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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:08
Je plie (2ème partie) – Mouloudi Mustapha
 
 
Nul n’a le droit d’évaluer les traces de tel ou tel comme nul n’a le droit de juger quiconque tant que la vérité lui échappe. La vérité n’est pas uniquement celle qui saute à nos yeux, il y a aussi ces autres vérités par certains voilées et par d’autres décrochées… Pour comprendre autant le froid que la chaleur, il faut les subir, Il faut laisser le soin à celui ou ceux qui ont connu ou vécu près de ces dites traces. Faire le bilan, c’est légitime encore faut-il que la conscience soit vraiment consciente. Encore faut-il qu’on ne s’arrête pas uniquement aux amuses gueules… Encore faut-il que l’utile volonté de remédier ou d’apporter un plus soit réactualisée. La logique veut que, lorsque le cheval, bien en retard, ne suit plus le peloton, c’est le cavalier qui est à blâmer… Il en est de même pour un peuple sous le diktat de l’indifférence, laquelle reste bien le nerf de l’exclusion. Tout peuple broyé par l’assistanat et soumis de force au chômage n’hérite de son dirigeant que le statut du misérable au sens propre du mot… encore faut-il que ces dirigeants sachent que leur santé et autre, que leur liberté et autre, dépendent bien de celles de leurs concitoyens… Ont-ils le courage de commencer par revoir, voire mettre fin à leurs procédures si lourdes et si fastidieuses qui entravent voire étranglent la couche profonde de la société.
Au fait qui les a absous du devoir pour ne leur laisser que des droits ?
 
 
                              (2ème partie dédié à mon frère
                               Athanase Vantchev de Thracy)
 
 
Suffocant entre quatre murs
Qui ne suit pas s’abstient
Je caresse mes blessures
Loin bien loin des miens.
 
Je plie, présent et passé
De demain, je ne rêve plus
Je fus tant de fois ramassé,
Ce qui coule est déjà perdu.
 
Je plie toutes les histoires
Du grain de sable à l’épi
De la clarté au grand noir
Des longs jours aux molles nuits.
 
Je plie les dits et les non-dits
Les soupirs devant les gerçures
Le silence et le grand bruit
Les portes aux fausses serrures.
 
Je plie avec précaution
Mes empruntes pour souvenirs
Avec le tyran une seule solution
Partir pour ne plus revenir.
 
Je plie avec précaution
L’image de feu mon père
Porteur de la révolution
Aux frontières de sa terre.
 
Je plie avec précaution
Le portrait de cette mère
Qui avait toujours la solution
Pour vider la bouteille de son air.
 
 Je plie sans le moindre regret
Ma page pour simple bagage
Défiant ces tristes congrès
Rusés, ennemis des sages.
 
Je plie sans le moindre regret
Leur foi dans le pouvoir
Leur avidité du gré-à-gré
Qui nous plonge dans le noir.
 
Je plie sans le moindre regret
Ce souvenir qui m’interpelle
Traçant sous la croix un trait
Jadis le beau suivait la belle.
 
© Mouloudi Mustapha
Hassi R'mel le 18/08/2014



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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 07:05
Je plie – Mouloudi Mustapha

 

  
 
Peut-on imaginer ce que nous perdons comme papiers et encre sur les droits de l’homme ?
Peut-on imaginer ce qu’on confisque au droit à la santé, à l’éducation, à la promotion de l’humain qui restent les premières exigences du droit de l’homme pour financier ce que nous appelons les associations des droits de l’homme ?
Le mal est-il ainsi devenu l’autre moitié de l’humain ?
Pourquoi nul ne parle de droits de l’homme dès que nous avons une naissance alors dès que quelqu’un à tort ou à raison est interpellé par ce qui semble être une autorité, les ONG et autres assurent tout leur vacarme ?
Pourquoi quand tout un pan de société s’écroule sous le fardeau de l’indifférence nul n’ouvre la bouche ne serait-ce que pour dénoncer mais dès que tel ou tel lié pour telle ou telle raison à tel ou tel intérêt les médias parlées et écrites aiguisent alors leurs griffes… ?
Qui est derrière cette situation ?
Si le soleil a un droit sur le jour et les étoiles et la lune ont un autre sur la nuit, lequel est à même de nous dire pourquoi la couche profonde n’a le droit qu’aux éternelles attentes ?
 
 

 

(Première partie dédiée à mon frère
Athanase Vantchev de Thracy)
 
 
A chaque jour son soir
A chaque nuit son aurore
De déboires en déboires
Rien ne sort de nos pores.
 
Je plie ton histoire
Ce père m’a tout dit
Sur la lumière, sur le noir
Sur ce qu’était la vie.
 
Je plie ton histoire
L’œil sur celle de cette mère
Comment ne pas l’a croire
Elle a enfanté sur cette terre.
 
Je plie ton histoire
Exagérée, fausse ou vraie
Qui aime doit voir et revoir
Et non tirer des traits.
 
Bon ou mauvais ton songe
Tu parles sans rien écrire
La vérité use le mensonge
Qui s’allonge peut dormir.
 
Bon ou mauvais ton songe
Ton regard n’est pas sain
Tu cèles, gènes et déranges
Avec dieu, point de malin.
 
Bon ou mauvais ton songe
Le passé n’est pas une base
Que la vermine ronge
Le courant a deux phases.
 
On fait le deuil de la liberté
Tu feras celui de ton honneur
Ne nous parle plus de fierté
Le frère a besoin d’une sœur.
 
On fait le deuil du droit
Tu fais celui des valeurs
Ne nous parle plus de foi
Le diable ravive ta sueur.
 
On fait le deuil de l’espoir
Tu fais celui du respect
Nul ne  veut plus te voir
Tu restes le grand suspect.
avec tous mes respects
 
© Mouloudi Mustapha 
Alger, le 08-08-2014



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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:26
Essuie-Laisse-Pour une fois  (3ème partie et fin) – Mouloudi Mustapha
 
 
 
 
 
Dédié à mon frère Athanase Vantchev de Thracy et mon grand ami Jean Dornac
 
Dans cette vie qui ne fait pas mieux fait pire…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas d’avoir le premier rôle mais d’être à la hauteur de ce dit rôle…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas d’arracher mais de savoir-faire quelque chose d’utile avec ce qui fut arraché…
Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas de s’assurer le présent mais de faire quelque chose qui puisse être utile pour demain…
Enfin aujourd’hui c’est déjà demain et, demain, c’est bien un pas de plus vers la tombe et cette tombe abrite bien le plus important de ce qui peut, aujourd’hui paraître important…
L’administré (le citoyen) pour peu que la confiance entre lui et l’administration (ses élus et responsables) soit bien en place (réciproque) peut se surpasser et ainsi rendre à tout ce qui est utile toute son utilité et surtout son respect, il peut rêver et faire rêver dans le noble sens du mot autant les siens que ceux qui l’entourent. Il peut honorer le présent et ainsi asseoir le futur qui ne fera pas peur à la génération future… Malheureusement, tant que la démagogie (une façon comme une autre de considérer l’autre tel un ignare voir un peu plus) pour l’administrateur reste parfois une culture et souvent une science…Alors parler de la confiance, c’est comme parler d’un simple mot le plus souvent vide de sens…
Que peut-on attendre de celui qui grandit dans le lit de l’irrespect et vieillit sur la chaise du mal ?  
 
 
Inconscient que vois-tu 
En dehors de tes lustres ?
Vieux et jeunes perdus
Au fil de tes trois lustres.
 
Inconscient, à quand le réveil
L’heure n’attend personne ?
La sueur est une merveille
Le devoir, noble courçon.
 
Inconscient, reprends-toi
L’histoire n’a qu’une plume
Dans l’année, douze mois
Avant la toux, le rhume.
 
Même huilé, sans rail
Son utilité est nulle
Ce train plein de paille
Un leurre pour le bidule.
 
Même huilée, sans clé
La serrure n’a pas de sens
L’homme au travail bâclé
Perdra toutes ses chances.
 
Même huilé un vieux moteur
A la ferraille est condamné
Dans mes mots cette couleur
Pour laquelle je fus blâmé.
 
Laisse le couvercle à sa place
La blessure peut déborder
L’humain n’a qu’une race
Gommons le verbe «saborder».
 
Laisse l’espoir revivre
Ici bas, tout rappelle dieu
Nul ne pourra survivre
Sous le poids d’un pieu.
 
Laisse, regarde le soleil
Sa trajectoire est la même
On épuise bien les abeilles
Avec les « comme je t’aime».
 
Toi qui guettes mes lignes
Nous partirons les mains vides
Je persiste et je signe
Sur mon front deux rides.
 
Toi qui continues de mentir
Malgré tout, malgré ton âge
Que peux-tu encore définir
Que du noir sur ta page.
 
Toi, fais-toi empereur ou roi
Les saints relèvent de dieu
Sur ton nom, tire une croix
Bientôt on quittera ce lieu.
 
© Mouloudi Mustapha 
 
 
 
 
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:10
La vérité – Mouloudi Mustapha
Surreal photography, Sarolta Bán
 

                                                                                       dédié à Adeline Mela et
                                                                                       Athanase Vantchev de Thracy
 
 
 
La vérité n’est pas un mot
Une unité où vit l’espoir.
Que la source dévoile son eau
Pour que l’on puisse boire.
 
La vérité est un ensemble
Un plus un font deux
Quand la terre tremble
Même le serpent prie dieu.
 
La vérité est un chemin
Rude, ensoleillé il éclaire
Pesant, verdoyant sans fin
Il nourrit, passants et terre.
 
Que l’âme aille vers les cieux
Que l’on revoit nos veines
Osons, oublions le sinueux
Pourquoi tant de haine ?
 
Il n’y a pas deux Dieux
Unique, pour vous, pour moi
Faisons de notre mieux
Pour relever notre foi.
 
Il n’y a pas deux planètes
La folie est un crime
Le même ciel sur nos têtes
Aimons-nous sans dîme.
 
Sans air l’eau n’a plus de sens
L’honneur est dans le respect
Il n’y a pas que l’obéissance
Sous le règne des suspects.
 
© Mouloudi Mustafa
Alger le 26/06/2014



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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 07:25
Essuie-Laisse-Pour une fois (2ere partie) - Mouloudi Mustapha
Dédié à mon frère Athanase Vantchev et  
mon grand ami Jean Dornac
 
 
 
Le plein n’est pas une solution
Quand on s’accroche au futile
Mon Dieu, que de questions
Comme si la foi était inutile.
 
Il n’y a pas mille chemins
Le soleil, un parfait exemple
Peindre ce qui est déjà peint
Ne rajeunit pas un temple.
 
Il n’y a pas mille chemins
A chaque sol ses blessures
Ne noircit plus le destin
Oh ! Créateur des murs.
 
Il n’y a pas mille chemins
A chaque porte sa serrure
Celui qui a froid, soif, faim
N’a pas besoin de tournures.
 
Hâbleur, qu’as-tu ramené
Demain, tout s’écrira
Jeunes et vieux, peinés
L’histoire te maudira.
 
Hâbleur, à chacun sa nuit
La tombe n’est pas en or
Que tu élèves le déjà instruit
A chaque port son apport.
 
Hâbleur, qu’es-tu sans air ?
Sans eau, tu ne peux vivre
Tel le poisson sans la mer
Au diable tu te livres.
 
Dans notre bilan l’écoute
Soupirs, regrets et remords
Dans le tien le doute
Le mensonge pour décor.
 
Dans notre bilan, la vérité
La voie n’est pas un non-sens
Le tien aux comptes truqués
Se joue bien de la balance.
 
Dans notre bilan, une suite
Le respect sur le reste veille
Dans le tien tout s’ébruite
Droit et devoir en sommeil.
 
Je conte, je ne mens pas
Peux-tu me contredire ?
Fatigué, j’ai compté tes pas
Abattu, tu m’as vu souffrir.
 
Je conte, je ne mens pas,
Douze années d’écriture
Sur les mères et les papas
Sur leurs profondes blessures.
 
Je conte, je ne mens pas
J’observe une minute de silence
À la mémoire de mon papa
Qui n’a jamais perdu patience.
 
© Mouloudi Mustapha
Alger, le 16 juin 2014



Dans mon monde, certains, se voulant ce qu’ils se veulent, se posent bien des questions tout aussi bien à droite qu’à gauche, en largeur qu’en hauteur. Le plus souvent, ces questions sont matérielles et quand elles sont morales elles ne dépassent pas tel ou tel intérêt et comme toujours individuel… Ils se posent bien des questions dont comment atteindre et comment dépasser, comment classer et comment déclasser, comment refouler et comment chasser, comment négliger et comment ignorer, comment tourner et comment retourner... Mais lequel d’entre ces hommes s’est dit un jour : mon dieu pourquoi le linceul n’a-t-il pas de poche ou encore la tombe n’a-t-elle pas de fenêtre ? Lequel de ces hommes s’est un jour posé la question : nous avons inventé et perfectionné bien de choses et même trop de choses les unes parfois utiles et souvent inutiles les autres tout simplement nuisibles. Pourquoi nous ne pouvons rien contre ce souffle qui fait battre notre cœur et nous permet de vivre ? Pourquoi, quand on est riche ou pauvre, le linceul est-il toujours de la même couleur et ne nécessite ni tailleur ni brodeur et encore moins de fer à repasser ? Malheureusement, nous vivons dans le monde de l’abject et dans ce dit monde, il faut soit toujours et sans cesse attendre soit s’attendre ? Lequel d’entre-nous préfère le monde de l’incantation au monde des actes nobles et sincères ? Ces certains se posent et continueront de se poser des questions et des questions et sans aucun doute ils trouveront toujours les réponses parfois vagues et souvent ridicules et nous, si nous n’osons même plus questionner ou nous questionner, c’est tout simplement parce que nous sommes sûrs que demain ou dans un mois ou dans une année ou même dans dix ans nous partirons de ce monde avec moins de bruit que nous sommes venus. Nous partirons peut-être plus lourd peut-être aussi légers que nous sommes venus… Si le  tyran d’hier se donnait le droit de mettre ce que nous appelons le citoyen à genoux ceux d’aujourd’hui ne lui permettent même plus de ramper… Ils parlent de démocratie mais oublient que la démocratie au creux de l’indifférence n’est pas une démocratie… Que peut-il bien représenter un choix sous le sifflement du fouet ? À toutes fins utiles seul le respect du droit et du devoir est la plus solide base d’une gouvernance.
 
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:24
Essuie-Laisse-Pour une fois ...(1ere partie) – Mouloudi Mustapha

Eugène Delacroix – Détail de la « La mort de Sardanapale »
 
Beaucoup de nos responsables et élus oublient qu’avant qu’ils ne soient, ils étaient… Beaucoup de nos responsables et élus farouchement s’accrochent à la folie des rêves oubliant ainsi que la réalité avec toutes ces vérités les atteindra bien un jour… N’est-ce pas là deux des principales causes des malheurs qui frappent de nos jours notre génération ? Encore faut-il qu’ils sachent pourquoi les poissons finissent le plus souvent au bout d’une canne à pêche ?
 
 
Dédié à mon frère Athanase vantchev de Thracy
  (Pour le Grand Prix International de Poésie Alexandre le Grand qu’il vient de recevoir en Grèce)
 
Que sais-tu du froid ?
Aujourd’hui bien au chaud
Couvert de laine et de soie
Dans ton robinet deux eaux.
 
En toi je vois un pervers
Assoiffé tu as tout perdu
Pour toi seul ces vers
Légers et bien tendus.
 
Essuie bien ton miroir
Tu verras tous les détails
Avec ou sans accotoir
Même devant ton bobtail.
 
Essuie bien tes yeux
N’oublie pas tes oreilles
Accablées et malheureux
N’attendent que le soleil.
 
Essuie bien tes lèvres
Seul Dieu est éternel
Nul n’est pie ou lièvre
Et nul ne vit que de sel.
 
Laisse les souvenirs
Te monter à la tête
Tu saurais que souffrir
Modifie, rires et fêtes.
 
Laisse les souvenirs
Reprendre leurs cours
Tu sauras que maudire
Jouera de vilains tours.
 
Laisse les souvenirs
Envelopper ton présent
Tu saisiras que sourire
Est notre plus beau présent.
 
Laisse pour une fois
Cette folie des grandeurs
Nul n’est bar, nul n’est proie
La lumière ne fait pas peur.
 
Laisse pour une fois
Ton monde sans monde
Avec ses fausses lois
Et ses bêtes immondes.
 
Laisse pour une fois
Cette tente mensongère
Sur la haine, tire une croix
Et sois utile à ce père.
 
Laisse pour une fois
Ces rêves dépassés
Regarde sous le bois
Les mères angoissées.
 
Tu as condamné ton corps
Que Dieu sauve ton âme
Homme, sans foi, sans décor
L’enfer n’est pas une flamme.
 
Tu as condamné l’aujourd’hui
N’empoisonne pas, demain
Homme souviens-toi des nuits
De l’intolérance, de la faim.
 
Tu as condamné la culture
Détruit bien de générations
Homme, triste lit des sutures
Cesse avec tes obsessions.
 
© Mouloudi Mustapha
Alger le 04/06/2014



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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:30
J’écoute et je regarde – Mouloudi Mustapha
 
 
 
Dédié à mon frère
Athanase Vantchev de Thracy)
 
 
Lequel est en avance
Lequel est en retard ?
Neuf mois balancent
Blancs, froids et vantards
 
Quand tout est plein
Devant mers et sable.
Lequel est un saint
Lequel est un diable ?
 
L’ombre perdant sa vertu
Entends-tu ma douleur
Toi de nouveau élu
Changeras-tu de couleur ?
 
J’écoute la nuit
Qui ronge mes veines
Sans faire de bruit
Elle dévoile mes peines.
 
Je regarde le jour
Plongé dans les ténèbres
Sans faire de détour
Il use mes vertèbres.
 
Je regarde et j’écoute
Le silence, mon lit
Sans quitter la route
J’enterre ce que j’ai appris.
 
Le lièvre devant le renard
J’écoute et je regarde
Ces petits yeux hagards
Et ces vieux qui bavardent.
 
J’écoute et je regarde
Pour me taire je traduis
J’ai connu corde et harde
Vu vieillir bien de puits. 
 
© Mouloudi Mustapha
Alger le 28/04/2014



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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 07:29
Sous ce froid pour décor – Mouloudi Mustapha
Sous ce froid pour décor – Mouloudi Mustapha
 
Que peut-on attendre de celui qui met l'avenir derrière lui et le passé devant lui ? Encore et encore …
 
 
 
                                                                       (dédié à mes grands frères et amis
                                                              Athanase Vantchev de Thracy et Jean Dornac)
 
 
Sous ce froid pour décor
           Le jour se décolore           
Encore, encore et encore
Il y aura d’autres encore.
 
A chaque seau son sceau
La lumière n’a qu’un prix
A chaque vache son veau
Pharaon n’a rien pris.
 
Plus rien dans la tête
On roule bien les ans
Il maîtrise la tempête
Que souffle le vent.
 
Plus rien dans le cœur
On aligne bien les mots
Demain fait déjà peur
Le ciel garde son eau.
 
La caisse est vide
Vite, il faut la remplir
Eviter, absents et rides
Le reste peut souffrir.
 
Gommer s’il le faut
Pourquoi s’attarder
Le jus est à base d’eau
Sur le khôl bavarder.
 
Cerner, plier, introduire
A chaque note un temps
Reviendra qui peut revenir
En hiver ou au printemps.
 
© Mouloudi Mustapha
Alger le 17/04/2014 
 
 
 
 
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:17
Mes mots sont faibles – Mouloudi Mustapha

 

© lahcene hellas - http://www.galerie-com.com/oeuvre/vieux-algerien/60019/

 

 

 

 

Avec toi celui qui n’a jamais su pleurer a appris bien de choses. Ni se torturer, ni sangloter, ni même gémir ne lui sont plus étranger.

Avec toi, celui qui n’a jamais su mendier a appris bien de choses et  se prosterner devient une banalité.

Avec toi même les bébés sont devenus des SDF attitrés et les boiteux sont devenus des estropiés…

Avec toi un taudis est devenu un luxe et le chômage une fonction…

 

                                                                               (Dédié à Adeline)

 

Toi homme sans cœur

Convoyeur du malheur

Tu n’as plus vingt ans

Dieu nous a inscrits

Sur la liste des partants

On ne vit qu’une vie.

 

Du doigt je te désigne

Je persiste et signe

J’irai écrire une ligne

Là où tout s’aligne

Si dieu me le permettrai

Et qu’avant moi tu partirais.

 

J’hume, souvent je bois

Tout est sous mes doigts

Que sais-tu de moi

Je sais trop sur toi

Tu as grandi sans voie

Et tu finiras sans voix.

 

Sans gène, sans sourire

Sans regard, sans avenir

L’espoir ne peut nourrir

L’absence peut détruire

J’écrirai, maudit vampire

Je soulignerai, souffrir.

 

© Mouloudi Mustapha

Alger le 06/04/2014



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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:12

 

22154910.jpg

http://coeurdesamesmagiques.forumgratuit.org/t46-le-bien-et-le-mal



Dans cette jungle qu’est devenu mon monde, je préfère celui qui me fait cauchemarder à cet autre qui veut me faire rêver.


Te souviens-tu de l’autre jour
Chuchotant à mes oreilles
Tu jurais honneur et amour
Nos têtes sous le même soleil ?

Vices et maux abondent
Qui n’a pas soif a faim
N’oublie pas l’autre monde
La fin peut être demain.

Rends-nous l’ascenseur
Ne le garde pas pour toi
Ta conduite fait peur
Même la gravité a ses lois.

Ouvre-toi à l’ensemble
Il n’y a pas que tel et tel
Qui croit rassemble
Et la vie ne sera que belle.

Ouvre, esprit et cœur
Hier, relève de l’histoire
Gare à tous ses pleurs
Qu’engendre l’enfer du noir.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 27/03/2014



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