17 mars 2015
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08:04
© Vladimir Kush
Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse
De mots tendres, de toujours
De nuits bleues d'étoiles
De corps vierges aux ventres chauds offerts
Dérive des libertés
Tanguant aux mouvements de la mer
Sources secrètes où le sang monte
Jusqu'au souffle du rêve
~*~
Là, au creux de mon cou, ta voix qui me chuchote :
« Je ne suis que l'écho que crée ta présence
Tu m'y rencontres. Je t'y entends.
Nous sommes les deux parts d'une même chose »
~*~
Nous sommes aussi les deux parts d'un même lieu
De cette île où la mer monte, berçante
Alourdie d'algues que l'on récolte à marée basse
Entraînant l'enfance et ses châteaux de rêves
Nous sommes les deux parts d'un même tout
De cette même scène où se joue le théâtre de nos vies
Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse
…Et je pleure jusqu'au bout de mes aimances…
© Ode
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Ode
3 mars 2015
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07:48
Flanquée de l'immense invasion d'ailes au retour de la saison
Chargée de labeurs à venir, ramassée au fil des longues nuits des silences passés
Où le printemps verglace quelquefois d'amours mortes
Et la campagne à l'heure bleue qui éclabousse de plaisir les fleurs naissantes
Je reviens dans la saison, ma saison, vêtue du paysage déchiré par l'absence
Aux prémices de ma saison, de cette marche sans fin, sans autre but que le retour
Perdue dans le ramage persistant des oiseaux revenus s'installer au pays
Où se dérobent encore le bonheur, les sourires, les éclats de rire
Visages insaisissables et frileux aux larcins des déchirures
Inutiles voyageurs qui se moquent dans les boisés, se rient des amours amères
Sur la couche sans fin du ponant au long fleuve de la solitude
Ils quittent leur nid pour migrer aux nids de la légende
Assise au seuil de l'inconnu, aux frontières des paroles
Sur la rive du songe, au feu de camp des espérances
Je vois, je sens, sans voir ni sentir les possibles infinis
Où mon amour posera son âme à la lumière du silence
Je regarde le feu attisé des sapinages abattus par l'oubli
Où s'étiole l'éternité des temps passés à attendre
L'espoir ne doit pas faire de bruit à l'approche du crépuscule
J'entends le vent d'Est et l'appel des clartés
Sous la paupière maquillée du paysage blessé des mensonges
Mes amours étanchent leurs soifs aux étoiles cachées
Visions éphémères au temps qui passe et repasse
Elles deviennent immenses au songe des espoirs
Et j'entends chanter les oiseaux de retour
Cette infinie migration aux ailes chargées d'espérance…
© Ode
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ode
17 février 2015
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/février
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08:08
L'heure de l'arrivée, l'heure du départ arrivent
L'impatience ronge mes nuits
Et ce combat incessant de l'hiver avec le printemps
M'enlève la joie des beaux jours à venir
L'hiver fait encore valoir ses droits en cette mi-mars
En mon pays de longues froidures
Où les attentes se font permanences
O, mon pays de contrastes au ventre tourmenté
Obscurité de l'absence dans l'écho bleu des lunes
Mon pays blanc fait attendre ses verdures
Excède ma terre qui veut se réchauffer
Dans les bras forts du soleil chaud
Me ramèneras-tu les oiseaux partis à l'automne
Neige fugitive des fontes ?
Que les glaces des lacs s'effondrent
Sous le poids des soleils et des lunes !
Feras-tu taire le dernier souffle du Nord
Afin que refleurissent dans les champs la verge d'or
Et les amours trop longtemps absentes ?
Que montent vite du terreau
Ces odeurs d'îles et de basses marées !
Que monte vite le soleil des brumes
De nos étés caniculaires !
Et dans les feuillages du songe
Qu'un vent doux fait chanter
Sous l'aile de l'oiseau revenu
Et des musiques végétales
Monteront les mots de chair
Dans les bourgeons d'avril
Que reviennent ces grandes nuits blanches des corps
Illuminés de lunes, habités de bleus et d'ors
Sous la verte passerelle du printemps
Aux encens des muguets
Des lilas mauves et blancs
De la rosée des larmes de bonheur
À la promesse de la source aux murmures immortels
Chant d'amour, chant éternel
Chant de la déraison
Chant de la saison
Chant de chair
Tant attendue
© Ode
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Ode
3 février 2015
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07:51
Tel le Phœnix, je renais de mes cendres
Ce n’est ni à l’hiver ni en saison autre que le printemps
En ces jours resplendissants
Que l’Oiseau unique vient, lumineux, s’épandre
Immortalité et résurrection de l’âme
Feu des corps rouges qui enflamme
*
Mon bel Oiseau sacré
Qui ne te nourrit que de rosée
Toi qui ramène les herbes odorantes
Le soleil, la joie, la vie trépidante
Ainsi, ramène-moi l’Amour
Dans ma saison mes toujours
Toi qui marques les heures qui s’envolent
Conduis ses pas sûrs jusqu’à moi
Guide-Le dans la rectitude de ton vol
... Jusqu’aux premiers émois
Que ton chant harmonieux Le séduise
Dans les nouvelles clartés de la saison
Que son corps ne brûle et ne se brise
Qu’Il s’arrête sur mes rives, tel le Papillon
Œuf primordial, Chrysalide des chrysalides
Qu’Il vienne goûter le nectar de mon amour
Goûter de mes fleurs les parfums humides
Dans le soir bleuissant de mon séjour
Qu’Il soit l’Amour écarlate de mes étés
De mes automnes, le Bonheur orangé
La Chaleur blanche de mes hivers
Ma Joie d’émeraude printanière
Qu’Il soit mon bel Oiseau empourpré
Que ses yeux, telles deux améthystes
Me transportent jusqu’au ciel étoilé
Vallée de plénitude que plus rien jamais n’attriste
*
…J’aime l’Oiseau, car il porte ton nom, Amour…
©Ode
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Ode
20 janvier 2015
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08:35
Les étoiles comme feux d’artifice
Filantes ou pas, célébraient nos épousailles
Épousailles étranges, toi du Grand Héron, le fils
Moi fille du Vent venue d’un autre portail
L’Univers avait pour nous préparé cette rencontre
Rencontre si belle de nous deux
Là où la terre et les cieux se confondent
Là où nos corps se sont fondus en camaïeu
Ô ! Miracle de l’Amour et du Rêve
Ce soir là tu m’auras envolée avec toi
… Jusqu’aux Origines du Monde…
© Ode
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Ode
6 janvier 2015
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08:35
N'oublie pas le jour
Ni les marées
Malgré le chaos
À la frontière de toi
Déjà le vol des oies blanches
La glace fond
Les mouettes ne patineront plus
Sur le grand Fleuve
Elles voleront...
À la frontière de toi
Les sous-bois verront les pousses
Le soleil réchauffera
Le ciel s'endimanchera
À la frontière de toi
Tu m'aideras à guérir mes lèvres asséchées
Par tant de manques, de baisers
J'ai tant souvent baissé les yeux
Au calice de l'attente
Le Printemps sera bientôt là
Ainsi ton sourire
Nos yeux se rencontreront
Feront naître l'été
Tout sera caresses des vagues...
À la frontière de toi
Je ne cacherai plus mes larmes
Elles seront de joie
Au goût des retrouvailles
Dépassées la frontière
…À la frontière de nous…
© Ode
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Ode
16 décembre 2014
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07:59
Sous la grandeur des longues saisons
Des temps mille fois millénaires
À rebours d'amours et de frissons
Les amants séparés, solitaires
Dans la forêt luxuriante du jardin secret
Aux souvenirs enfouis dans la dentelle
Les ramures des cris retenus font reflets
Dans les claires eaux de la fontaine éternelle
Les « je t'aime » se sont tus désormais
Ne font écho qu'aux cœurs qui palpitent
Au seul retour des jours heureux, mais
Tout n'est qu'absence qui les habite
Ils sont seuls et deux dans l'exil des agapes
N'ont jamais été autant deux depuis que seuls
Pas un instant, pas un souffle de l'autre ne leur échappe
Ils se savent là, ils se taisent, ils attendent, seuls
Et Un
© Ode
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2 décembre 2014
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08:24
Je reviens à ta rencontre
Celle des Âmes
De la création et de la Nature
Je sais que tu m’attends
Comme j’ai la hâte au cœur
Et au corps de te retrouver
Brises de sable et de grands flots
Vagues brûlantes de vent
Où le désir se dérobe et se renouvelle
Sans cesse
Le poète me l’a dit
Tu es mon Amant
À l’heure où le Soleil
Passe tout entier de l’autre côté des persiennes
Pour laisser place à la nuit
Je plonge mon corps dans tes eaux
À la hauteur de mes hanches embellies
Sous le regard bleu de la Lune
Et balayant toutes les lois
Nos eaux se mélangent
Pour donner naissance
Aux Étoiles
Que je porte en ma chair
Au sein de ta Terre féconde
Je suis celle qui fait
Couler les mots
Dans une douce étreinte
Au bouche à bouche de l’Amour
Je suis celle qui fait pousser tes fleurs
Aime tes arbres et leur ombre
Derrière les mots que j’écris
Tu es là, toujours
J’entends le Verbe de ton Âme
De poème en poème
…/…
La marée monte et descend
Ce sont les battements de ton cœur
O sentir ta présence dans la chair du poème
Comme l’Amour qui se lève
Au passage de l’Oiseau
Folle passion, délire de Feu
Étreinte infinie du Désir
Je suis celle qui court après la Vie
Avant que le Temps ne lui fasse Signe
Qu’il est temps de retourner aux Origines
Je suis fille de la Voie Lactée
Née d'une Étoile Filante
Fécondée par toi
Mon Fleuve...
© Ode
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18 novembre 2014
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07:56
Il pleut des muguets
Aux frontières de la saison
Il pleut des muguets
Aux frontières des sous-bois
Et sur la brise du vent
La braise chante l’amour
Avec des mots quotidiens
Aux fenêtres du printemps
C’est un filet de fleuve
Sur les tourments de la vie
C’est un cri sur les cimes des larmes
Une mousse de lumière
Sur les fleurs naissantes
Et je t’offre
une aumônière de lunes
Aux Sources de l’Imaginaire
Là où l’Amour
se fait enfant
Sur les sentiers des Mondes
© Ode
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4 novembre 2014
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08:37
Matthäus Merian l'Ancien
Tu es mon seul pays,
mon fleuve et mes collines
Mes brocards et mes ors
mes refrains et mes origines
Tu es mon pain, son sel
mes eaux et leur soleil
Mon réel jusqu'à l'aube
mon rêve au réveil
Il me plaît, tu le sais
que tu me fasses offense
En nos duels secrets
otages sans défense
Nous nous restituons
l'un et l'autre sa part
Gages, dons, échanges nus
sans fard
Songerais-tu à partir
Un souffle de ma bouche
Te devient une chaîne
et tu restes à ma couche
Aussi longtemps qu'il plaît
à mon désir vainqueur
Que tu viennes lui conter
les vœux clairs de ton cœur
© Ode
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