21 octobre 2014
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07:23
La tendresse de Joseph Bernard – Musée des Beaux Arts de Lyon
© Photo J. Dornac
Les voiles prennent le ciel
Et le quai emporte les millénaires du port à la dérive
Le vent y est en ma faveur
L'ivresse de la lune pleine fait gonfler mon fleuve
Jusqu'à la blancheur de l'Oiseau.
Fière et droite, à la fois flexible comme un roseau
Au bord de ce fleuve qui me fait vivre
Comme l'air que l'on respire
Là où mes rêves naissent et meurent comme la vague
Là où tout abandon n'est qu'amour
Hume l'air où mon passage laisse
Un parfum de femme
Suis la trace de mes pas
Qui te mèneront vers l'au-delà
Mon pays des rêves d'amour
Où tu t'endormiras éveillé
En écoutant les notes qui suivent mes mots
Au pays de mes joies, de mes espoirs
De mes peines
Et qui chantent quand je suis gaie
Quand je respire à perdre haleine
Suis-moi, précède-moi même,
Le temps n'est qu'un filet de brume
Une fine dentelle qui nous sépare et nous unis
©Ode
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Ode
23 septembre 2014
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06:58
Tu m'aimes ou tu crois m'aimer
Toi le rêveur et de la femme l'amant
Tu veux ta tête poser
Là où ma rune est cachée
Entre mes Gardiens tant désirés
Je m'abandonne à ta rêverie
Je m'abandonne tout simplement
Je m'ouvre à toi, telle la mésange bleue, ses ailes
Je m'offre à toi sur l'autel
Des sacrifices délirants
Des anges tombés de Charybde en Scylla
Aux déités les plus anciennes
Nous participons des noces païennes
Les plus belles, les plus primitives
Dans la Beauté des symboles sacrés, de l'au-delà
Je suis la Fée du Soleil Couchant
Rituels nocturnes, envoûtements
Je t'appelle, ma voix, tu entends
Je suis là, te sers mes appas
Mais n'oublie pas, je suis aussi la Wacca
Dans un tourbillon de caresses
De gestes d'amour et d'ivresses
Nous spiralons dans le Temps
En corps à corps subtils
Reliés par le Fil d'Argent
Soyons humbles, vivant ce Mystère
Car nous sommes de la Terre
Soyons nobles, mon ami
Car nous émanons aussi des Étoiles
Baissons du Temple le voile
Aimons-nous !
© Ode
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Ode
9 septembre 2014
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07:09
Bel oiseau des mers
Tes ailes d'organdi
Légères et fragiles
Affrontent les vents
Allument le feu de mes yeux
Ni le déplacement ondoyant des vagues
Ni la beauté des îles des mers du Sud
N'égaleront jamais la beauté de ton vol stylé
Mon bel oiseau aux ailes de nacre
Comme toi, l'oiseau en saison froide
J'émigre de mon corps
Je n'ai plus faim, plus soif
Que de toi qui reviendras au printemps…
© Ode
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Ode
26 août 2014
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Contre moi, serre-toi
ris, pleure, raconte
tes vols d'enfance
tes rêves d'homme…
Presse tes odeurs à mon corps
Que nos humeurs se mélangent
au rythme composite
de nos amours architecturales…
© Ode
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Ode
12 août 2014
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Man Ray « Observatoire du temps, les amants»
Quand le cœur se met à table
Tenant sa plume en main
Il parle de lui...
Je vous dirai mon âge
à voix basse
raconte-t-il
J’effeuillerai mes ans
Vous dirai ma peine
Ferai verser l’encre
de mon âme
Sur la page blanche
Au feu primitif
de la nuit
Au clair de lune
flottant sur la mer
Du matin premier de la chair
je me souviens
Couchés dans la plaine
Trempés de rosée
Énamourés
Rose, elle était rose
la chair
Se roulant aux vagues de la mer
Où je tanguais au rythme du cœur aimé
Et battais la chamade
Me gonflais
de bonheur
Tendres souvenirs
Difficiles souvenirs
Dont je ne peux taire
l’itinéraire
Récits nus de joies
et de révoltes
J’ai battu fort
sur la terre des aimances
dans les bras des espérances
et aussi
des peines
Et ce cœur aimant
qui sur moi veillait
Comme l’oiseau
sommeille la nuit
Pendant que
La mer montait musicale
jusqu’à la saignée des mots
…/…
Que d’orages ai-je dû traverser
dans la lumière nocturne
Là où j’ai creusé ma soif
aux glaciers des primitives écritures
Inépuisable soif
En quête d’un rayon de lune
pour me réchauffer
Cerf-volant des hautes marées
Des battures
Des îles de sable
J’ai souvent pris le large
Pour me sauver
l’âme
me sauver, moi
le cœur
Et l’Oiseau de Mer
m’a ouvert ses ailes
depuis
je demeure
dans la chaleur de son nid
© 0DE
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Ode
29 juillet 2014
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Nous aimer à la lampe de la lune
fanal lumineux
qui éclaire nos nuits
et installe les jours
Sentir monter la marée
à bout de ciel
à bout de souffle
à goût de sel
La nuit est de braise
le jour est de cendres
Rêvons de la renaissance
à la source de l'enfance
© Ode
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ode
15 juillet 2014
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07:11
Modigliani
C’est l’immobilité
Dans le moment qui dure
Chaude, la fixité
De la moindre posture…
Ainsi, l’Amour venu
Abandonne la lice
Qu’à souffle retenu
Revisite un délice…
C’est le réel abstrait
L’instant flou sans mélange
Qui sur l’ombre distrait
Comme des ailes d’ange…
Ce qui reste du don,
S’inscrit en le message
Du suave abandon
Candide, presque sage…
C’est l’immobilité
Qui cache à s’y méprendre,
L’acte d’intimité
Puis en laisse un trait tendre…
© Ode
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Ode
1 juillet 2014
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07:42
Tes yeux gris-verts par temps ensoleillés
Deviennent rayons dorés, raisins andalous
Comme vin doux et fort à la fois
Je m'agrippe à tes grappes et m'y enivre
Je me cramponne à tes braises
Ton cou comme tronc d'arbre
M'élève jusqu'aux étoiles
Nocturnes sacrées
Je m'accroche à ta lune
Incommunicabilité de l'extase
Sensuel silence des désirs
Il fait nuit sur mon île, don à l'amour
Je m'agriffe à ta chair
© Ode
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17 juin 2014
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"Le Baiser" de Munch
Imprévisible et faire le vide autour de soi
Abandon des parfums de chair
Brûlures de sel, de vent et de sable
Vous dire l'existence du feu qui m'habite
Ce feu, ce ventre de braise
Bleue, elle est bleue mon île
Vos gourmandes lèvres amoureuses
Hissent mes voiles et mes rêves
Sur les plages de mon île océane
C'est là que je veux mourir sous vos baisers
De cette noble mort des amants
Celle qui libère et rend à la vie
Tous les deux dans le même cocon
Amours de soie et de coton
Et les encens de la chair montent de la mer
Pour crier votre nom qui allume la pierre
Pour garder en moi la chaleur
Tel le papillon, j'ai les ailes fragiles
Fragiles aussi sont mes amours
J'ai besoin de vos yeux pour sortir de ma nuit
Que vous preniez ma main et me guidiez
Au printemps du cœur ainsi celui de la fleur
Que je vois la danse de l'oiseau des mers
Venez me rejoindre sur mon nuage bleu
Entendez le silence de mes secrètes pensées
Mes mots d'aime, mes passions, mes cassures
Malgré l'abandon, les amours domptées
Reviennent en cris parce qu'on les a étouffées
Tenez ma main afin que mon cœur ne s'éteigne
© Ode
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3 juin 2014
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07:06
http://www.gersicottigersicotta.fr/archives/2012/12/14/25914934.html
Je voudrais enserrer dans mes pensées et
puiser dans les souvenances collectives
les mystères de la Vie
trouver la trace de l'Histoire
à jamais enfouie
afin que mieux l'on vive
ne plus répéter les erreurs du passé
enfin trouver la Paix, ne plus pleurer
trouver l'Espoir
Et je pars dans mes chers nuages
t'y retrouver
boire au creux de tes mains
l'eau cristalline de la claire fontaine
je m'y retrouve bien
ma soif y est apaisée
dès lors, je suis dans un monde sans âge
D'où vient ce vent qui me parle de toi
du désert ou du grand froid
je te vois, te sens, te hume, partout tu es là
côté cœur, côté âme, côté corps
viens que je boive encor
à l'eau pure de nos ébats
D'où m'est venu ce jour là l'idée de t'écrire
de tes mots, de ton nom
qui me rappelaient ma maison
Ô ! Non je ne sais pas
comment pourrais-je mentir
cette voie, sans le savoir, me conduisait vers toi
Demain, retournons boire à la fontaine
toi surgi de là-bas
et moi venue de la plaine
je poserai dans tes yeux mes yeux
mettrai mes mains dans la tienne
pourquoi ne pas être heureux
J'ai compris l'important lien
qui nous unit désormais et à chaque jour
ruban de soie et d'airain
et que tu es à jamais mon amour
que je te veux entre mes reins
au quotidien et aux toujours
Et j'ai compris encor
que sont pour nous les lendemains
nous en ferons notre décor
en ciel de lit et de satin
mon tendre amour bleu pastellé
viens près de moi, viens m’aimer…
© Ode
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