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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:40
Esperanza - Ode

Oeuvre en titre : « Coup de foudre » de Claude Théberge©

 

 

 

 

De tout temps je t'attendais
Depuis les débuts du Monde
Des siècles j'ai erré
Mais puisque la terre est ronde
Je t'ai enfin trouvé


Le sais-tu seulement
Toi que j'aime en secret
Que depuis tout ce temps
Du destin il est un décret
Celui qu'un jour tu m'aimerais


~*~


Au ventre tourmenté des synchronies
Sous les étoiles du songe
Monte le désir de chair et de sang
Replié dans l'écho blanc des lunes
Comme feuille au bourgeon de printemps


Au soleil vert des prairies gorgées d'eau
Les fleurs sauvages offrent leur mystère
Comme je t'offre le mien, je me dévoile
L'âme dénudée, offerte, enfin, enfin toi !
Tu m'ouvres les bras, il est l'heure


À la récolte des miels d'automne
Des grappes remplies de vins chauds
La chair mûrira, la feuille rougira
Fleuriront nos amours
Et nos regards porteront le jour


Car dans le sillage des départs jaillissent les retours


~*~


De tout temps tu m'attendais
Depuis les débuts du Monde
Des siècles tu as erré
Mais puisque la terre est ronde
Tu m'as enfin trouvée


Tu sais maintenant
Toi qui m'aimais en secret
Que depuis tout ce temps
Du destin il est un décret
Celui qu'un jour je t'aimerais

Ode©
11 mai 2005

 

http://histoiresdemots.free.fr/esperanza.htm  


 


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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:45
L’automne et l’hiver - Ode
Photo d'automne au Québec de Pascal Tribout©
 
 
 
 
Fruits des étés, le miel doré dense
Comme l'amour que la femme porte
Laisse la chair mûrir son fruit de neige
Pour préparer le long hiver
À l'écho blanc des lunes

Que le veneur brise les branches d'arbres
Pour marquer le passage de la bête traquée
Empreintes des morsures du loup
Et du sang du cerf, tache rouge sur le tapis blanc
Dans l'obscurité de l'absence

Dans le sillage des départs
Rebroussent les pas des retours
À la hauteur du chemin des souvenirs
L'automne ne se fera plus jamais printemps
Broyé entre deux pierres de chagrin

L'oiseau seul, portera la saison
Sur ses ailes lourdes des malheurs
Aux cimes d'érables dépouillés de leurs feuilles
Pour alléger le mutisme du grand gel
Dans la beauté des musiques glacées

Les congères envahiront la plaine
Aux flancs frileux des champs
Au ventre tourmenté du hasard
Jusqu'à la fonte des larmes blanches
Et
Montera le soleil des brumes
Pour étouffer le dernier souffle du Nord !

©Ode
23 octobre 2002
Création de la page Ode©  



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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:34
Toi ma Cinquième Saison - Ode
Photo : « Ma Cinquième Saison au Fleuve » Ode 2005©
 

 

Douleur et joie d'aimer, noyer ma soif
Aux éternelles fontaines de tes jardins

Fontaines de symboles et de fables
Fontaines aux fleurs qui s'éveillent

Tiens les portes ouvertes de ton paysage
Dans tes bassins j'y tremperai mes pieds

Ouvre le portail de ta grande maison
À ta table je ferai honneur au repas offert

Orne ta couche de draps de tissu fin
Mets au chevet les aromates de ton pays
Fais brûler les encens les plus précieux
Et que ton amour me dénude
Et que ta caresse me vête

Que ton cœur contre le mien délire
Qu'à mes eaux il éteigne son feu
En cette grande nuit blanche des corps
Entourés de lune d'or et de bleu
Flot de la mer et rythme de la flamme

Ô toi ! Ma cinquième saison
Ma rafale de sable, mon reflux de vagues
Mon intemporel au levier des amours sans âges
Mon précieux amour, mon infinie tendresse
Mon oiseau fou, mes murmures, mes silences, mes cris
 
Ode©
 

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 06:35
Pensées de l’Aube – Ode
Création Ode©
 
 
 
 
Les mots boudent
Les jours sombrent
et
mon cœur se débat

Les murs
des saisons défilent
et
tombent les pierres dressées

~*~

Levée à l’aube
Avant même
que le soleil froid
ne se lève

Il froidure dehors
Il frissonne en moi
La vie se précipite
Le temps se contracte

Du lever au coucher
Du coucher au lever
L’espace d’un souffle
Tout se bouscule

Hier, il y avait une petite fille
Que sera-t-elle demain ?

C’est le chaos planétaire
Je me réfugie en toi
Toi, ma Terre Promise
Mon Compagnon du Fleuve
Je porte en moi ton ombre
Je te garde au chaud
Les pieds sur ma terre gelée
Qui se couvre déjà de blanc

L’hiver, le long hiver
est à ma porte
Les arbres sont squelettiques
Plus une feuille au sol
La table est mise
Pour le grand banquet
des glaces et des tempêtes

~*~

Et je reprends le fil
de mes pensées
J’habille mon âme
de chaleur
...
Pour la survie

Par la fenêtre
 en ombres chinoises
sur  fond de ciel orange
arbres dénudés
et sapins géants

Rien ne bouge
Tout est silence
De ces silences dentelés
comme vitrail ancien

Tout se succède
Tout recommence
Il ne faut rien regretter
Jamais

Il me reste toi
Ma Promesse Antique
venu du fond des âges
pour m’apprendre
l’horizon des choses

~*~

Le ciel est jaune
tournoyant au bleu
Les ombres chinoises
se retirent
Dans la naissance du jour
Annonce d’une belle journée
froide

Et

Je viens vers toi
me réchauffer

Vers toi
Ma Terre Promise

Ode©
24 novembre 2008
 

 
 
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 06:49
Le Dernier Cantique - Ode
Photo et digitalisation de Ode©
 
 
                                                              « Le bonheur n'est pas dans ce que l'on voit
                                                              mais bien dans ce que l'on ne voit pas.
»
                                                              Claude Latendresse, août 2006
 



Créées pour vivre plus de cent ans
Les premières amours folles
Ne respirant que si l'autre est là
Promesse d'une vie Une à deux
Exaltation de la passion qui anime les amants

~*~

Tu es resté tant d'années auprès d'elle
Sous les ciels clairs et les longs jours d'hiver
Étais-tu le premier, étais-tu le dernier ?
À l'appel de ses grands yeux fauves
Tu as répondu, seul malgré elle
Deux avec elle, elle était ton chemin
Tu étais le sien, elle suivait la trace de ton ombre

~*~

Tu t'es éloigné de son corps dans les jours grandissants
Elle est retournée au Fleuve, son Amour, son Amant
Dans le ventre de l'avant naissance retrouver l'originel
Oubliant ta peau devenue floue, puis irréelle
Dans les jours et les nuits solitaires
Regardant les eaux couler vers l'est
Vers l'océane promesse

~*~

Mais ta vérité était entre ses mains
 Tu ignorais qu'elle était ta vie
Tu ne savais pas que ta mort
Serait sa blessure infinie
Tu ne savais pas que les sables de la mer
Te parleraient encore d'elle
Toi, les lèvres desséchées
Au sel amer, désertées

~*~

Elle a préféré les sables des berges
Les nuits lunaires, les vents forts
Les pays imaginaires, aussi ceux des corps
Appelant l'Amour à en crever
Pour vivre et fuir la mort

~*~

Elle parlait seule au vent, aux oiseaux
Au Grand Héron blessé
Qui est venu souvent la visiter
Mythique visiteur, amour de nuit
Sombre comme ton ombre qu'elle cherche encor

~*~

La route fut belle mais dure
Jamais elle ne t'a trouvé dans ses ailleurs
Tout était différent,  d'autres ombres
Ses souvenirs se confondaient
Au jugement des heures

~*~

Ta chair, devenue terre d'absence
Tu rêvais de ses cheveux de feu
Au chemin de ses veines
Au rythme de son sang, à la douceur de ses reins
À ses lèvres chaudes et accueillantes, à la vire de ses seins
Où jadis, tu t'attardais

~*~

Elle, à l'aube arrivée, n'avait pas connu le sommeil
Elle avait même vu se renverser les étoiles
Et la lune s'était fêlée
Mauvais présage
Et le verdict est tombé
La maladie, la mort frappent aveuglément

~*~

Symbole de tes mères
Elle contient à elle seule le berceau de tes ancêtres
Elle est la gardienne de tout ce que tu croyais perdu dans le temps
Vers elle tu es retourné
Qu'elle te tienne et l'âme et la main
Jusqu'à plus soif, jusqu'à la fin

~*~

Elle t'a ouvert son coeur
Elle t'a ouvert sa porte
Elle t'attendait, elle savait
Et tel l'enfant en son sein
De toi, elle prendra grand soin
Jusqu'à l'ultime souffle

~*~

Et la marée haute de la lune blanche d'août
A emporté avec elle les cendres et les restes de bois brûlés
Du dernier feu de grève
Du dernier feu de joie
Seuls avec le silence et la tristesse


Tous les deux, sur des sables émouvants

~*~

Ode©
28 septembre 2006

http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/dernier_cantique.htm

 
 
 


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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 07:38
Ode à l’Amant - Ode
« Les amants de Normandie » de Claude Théberge©

 
 

J'aime boire à la source insatiable de tes mots
Pour en inventer le rêve et le rendre à la vie

Pour que ce jour tant attendu le silence se brise
Et que de nos sangs entremêlés jaillisse un seul cri

Pour que dans nos jours aux heures de la soif
Nous buvions à la même eau pure de la fontaine

Pour que lorsque s'épanouiront les fleurs
Chantent les claires chutes de nos âmes

Pour que l'éternel murmure de la source
Remplisse notre couche de miel d'or

Pour que la liberté des semailles nous atteigne
Jusqu'à la grande clarté des vendanges

Pour que la pierre ne s'amincisse jamais
Que la montagne ne soit jamais rabattue

Pour que la franche épaisseur des choses
Devienne fine comme soie, douce comme ton corps

Pour que l'éternelle étoile se pose en nos sommets
Encercle nos hauteurs et soulève nos nuits

J'aime boire à la source insatiable de tes mots
Pour en inventer le rêve et le rendre à la vie
Mon amour, mon âme, mon bien-aimé
 
©Ode
http://zodode.5.50megs.com/CS/odeamant.htm  



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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:51
Être femme avec vous – Ode
D. Prudnikoff©
 
 

 
Pierre précieuse de femme
Depuis le début des Temps
Pour vous - fabuleux amalgame
Aux adorables recommencements

Elle est naissance des toujours
La première rêvée
Elle est pérennité de l'amour
Votre dernière levée

Le volcan de l'attirance tendre
Sous son cœur explose
La puissance du magma et des cendres
Étincellent à l'aube de l'apothéose

La puissance du feu en son sein
Femme de neige et de sables chauds
De délires énamourés en ses reins
Des précieux métaux, le touchaud

Elle aime en son corps de braise
À mouler ses hanches
Dans l'attente de votre tendre caresse qui apaise
Aux formes de la naissance blanche

Où dort aussi le oui charnel
Qui vous noiera de sa soif infinie
Et de son souffle allongé dans l'affectueux duel
Vous fera l'offrande d'une noble agonie

Quand les sources passeront
Au feu des tendres silences
L'Ange remplira de bleu l'horizon
Pour y éclairer notre semence

Naîtront enfin les fruits chauds de la terre
Enceinte du soleil de mai
Serons heureux enfin en ce généreux parterre
Tous les deux à tendrement s'aimer  
 
©Ode


 
 
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 07:38
Toi qui pars – Ode
 
 
 

Toi qui pars
Toi qui t’éloignes vers les levants
Regarde pour moi ton pays bleu
Retrouve les gammes de ton enfance
Ne me perds pas dans ce vaste océan
Regarde vers l’Ouest et plus tard
De l’autre côté du miroir
Peut-être m'y verras-tu ?

Un océan infini nous sépare
Nous en connaissons les rives opposées
Il porte les mêmes eaux
Il porte l’immensité
Des chagrins

Je me tiendrai au bord de mon fleuve
Au miroir de l'eau, j'y verrai ton ombre
Regarderai partir ses eaux vers l’océane tristesse
Un peu de moi s’en ira sur ta plage
De là où tu es, me verras-tu ?

Dans les parfums de cannelle et de chair
Dans les feux de mer et de sang
Dans ton éternel sommeil de sable
Dans les sueurs de ce que furent tes rêves
Tu entendras la vérité qui m’habite
Que je ne tais plus

Et mon désir ira mourir sous le tien
Là-bas, loin, très loin…

De l’autre côté des Grandes Eaux
Au grand jour de la fin
La promesse tant attendue
Y sera-t-elle
Pour honorer l’amour de son Amour ?
 
©Ode


 
 
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:43
Sous un frimas de plume - Ode
Création Ode©
 
 

Ces quelques mots pour vous
Dans un élan d’amour tant de fois repris
Sans trop grande blessure, sans larmes
Là, de ma thébaïde
Je vous écris mes mots frimas

Frimas sur mon âme
Frimas sur mes amours
Au cœur de cette nuit
Où la vie s'est givrée
Et pendant combien de temps
À l'angoisse livrée

Soudain, renaît un fol espoir
Sous un rayon de plume
La vôtre

Que les mots me manquent
Pour vous dire que je vous aime
À peine un son, un silence répété
Dans le secret de mes pensées
À mon âme dénudée
Devant la difficulté de dire

Jamais mes mots ne mourront
Même si seuls et abandonnés à eux-mêmes
Ils assurent leur propre pérennité
Par delà les temps venus et à venir

Frimas sur mon âme
Et mon cœur se réchauffe à l’encre de votre plume

Vos mains de lune s’ouvrent et se referment avec le jour
Aux battements des cœurs qui aiment
En secret

Jusqu’au bout du bonheur
À l’encre du sang de votre plume
Mon cœur se berce
Au silence de sa musique

 
O délivrance des mots
O solitude du créateur
O noblesse des sentiments

Que le soleil nocturne n’arrive pas à brûler

Aucune flamme, aucune lueur
Aucune ombre que la vôtre
Hante ma retraite
Odeurs d’encens d’Orient
Des mots
Me parviennent
Tel un feu d’artifice
Qui éclaire ma nuit

Et je prends ma plume
Je laisse glisser les mots
Ils veulent naître
À la naissance pure et blanche
De la page nouvelle
Qui s’offre à nous

O survie des émotions
O magique lavis de l’encre
O sourire qu’en pensant à vous

Hors temps, hors champ
Des visions d’éternité
Il n’est plus d’heures
Plus de secondes
Sous le frimas de ma plume
Magie de l’instant de grâce
Où nos mains se rencontrent
Se réchauffent aux mots
Que la Muse nous dicte
Nos sangs comme encre
S’entremêlent en un festin
Où nous sommes les seuls hôtes
Au creux d’une forêt imaginaire
Où la Nature chante pour nous seuls

O survie des poètes
O frémissement de la fleur qui naît
O lumière des élus

Sous un rayon de plume
La nôtre !
 
Ode©
6 mars 2006


 
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:45
Une Rose – Ode
Photo J.Dornac©
 
 
 

Je t’offre une rose
Je la dépose sur tes terres
Celles de ton enfance volée
~*~
Jamais plus on ne t’enlèvera tes étés
Les oiseaux et les fleurs
Les grands espaces et la mer
Les sommets des montagnes

Jamais plus on ne t’enlèvera l’amour
Les étoiles ne s’éteindront plus
Le puits ne s’asséchera plus, jamais

Tu as pris le poème
Comme espace de jeu
Et tu as refait ton enfance
En te forgeant des souvenirs

Au poème, tu as tissé tes rêves
Tes jours, tes amours
Tes voyages
Tes sables de feu
Ta vie de l’ombre

Comme brûlure de sel
Le poème t'a donné
Le goût du cinname

Par le poème
Tu as créé des mers d’oiseaux
De fleurs et une folle enfance
Tu as repris la sente des vacances
Et de la lumière

Tu as risqué le poids de la vérité
Vaincu la peur
Sur l’île captive d’un radeau de rêves
Et de dures réalités
Le poème s’est alors enfuit

Sous l'aile de l'oiseau blessé
Le poème est revenu
Dans un fracas déchirant ton ciel
Aux odeurs de chrysanthèmes

Ainsi, je t’offre une rose d'éternité
~*~
Mon poème se hisse à la hauteur de la rose déposée sur les terres de ton enfance
Sur tes terres immortelles
 
©Ode



 
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