11 décembre 2013
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08:50
« L’arbre aux oiseaux » de Jan Van Kassel ©
Aux rythmes des vagues lascives
Dans les brumes de Toubab Dialaw, (*)
Sur le mur des litanies
Sous les stèles du ciel,
Se gravent les mystères
Des esprits en prière,
Rependant leurs bienfaits
Sous les reflets miroitant
De la voûte étoilée,
Et sur les branches laiteuses
De l’arbre aux oiseaux.
© Michel Bénard.
(*) village sénégalais situé sur la côte Ouest.
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Michel Bénard
27 novembre 2013
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08:30
Photo par Frédéric Bacuez - http://ornithondar.blogspot.fr/2011_07_01_archive.html
C’est l’heure crépusculaire
Où remontent les mille senteurs
Des pluies tropicales,
La terre exhale toutes ses essences.
Silhouettes étranges des fils de la nuit,
Pêcheurs de hasard et d’incertitude,
Ils lancent dans l’écume et le vent
Leurs filets de brume bleue.
Laboureurs de galaxie, herseurs d’utopie,
Ils sèment dans les sillons des songes
Leurs graines d’illusions.
C’est l’heure crépusculaire
Où tous les parfums opiacés
Des pluies tropicales
Nous saisissent d’ivresse.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
13 novembre 2013
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08:08
© Paul Maulpoix
A l’ami & au sculpteur Paul Maulpoix.
Lorsque la détresse revêt la forme du quotidien
Avec pour unique soutien la déchirure du prochain,
Le ciel comme une chape de plomb
Demeure obstinément silencieux
Au-dessus d’étranges silhouettes
Reflétant sur un miroir de sang.
Mais il faut marcher, encore marcher,
Lorsque la terre se dérobe sous les pas,
Que le chemin se fait des plus incertains,
Il faut avancer jusqu’au terme de l’humain,
Jusqu’au dernier souffle de la vie
Au cœur de la haute dramaturgie.
Dans ce déchirement de l’extrême,
Monte l’effroyable dissonance
Du cri du silence et de la main
N’ayant plus qu’un grand vide à retenir,
Quand les reins s’arc-boutent
Sur l’absolu décharnement,
Et que se profilent deux jambes brisées
Au gibet des oubliés et de l’inavouable
Meurtrissure de l’écriture des corps.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
30 octobre 2013
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08:43
http://valtambour.free.fr/m_senegados.html
Aux abords d’un village
De cases sommeillant encore
Dans la fraîcheur des brumes matinales,
Bordé de baobabs, palmiers, manguiers,
Et autres grands arbres fruitiers,
Sur le chemin de terre rouge,
De sable brun, encore inondé
Des dernières pluies d’hivernage,
Gisent les cadavres abandonnés
D’un chien et d’un grand zébu
Implacable loi de la griffe africaine.
Les femmes rassemblées autour du puits,
Rient, chantent et se confient leurs secrets de nuits.
De rares hommes sont déjà aux champs,
Cultivant le mil et l’arachide.
Dans le lointain montent
Les dominicales litanies implorant
Tous les esprits et saints du ciel.
Le marabout en appelle aux anciens,
Aux sages paroles de l’absence.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
16 octobre 2013
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07:25
http://www.kweeper.com/fbouvier/image/105425
Par le geste calligraphique
Mettre l’encre en amour,
Draper d’inconnu
Le blanc de l’infini,
Et du noir profond,
Extraire ce corps de lumière.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
2 octobre 2013
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07:35
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18 septembre 2013
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07:33
http://www.astrium.com/harmattan-et-sante.html
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Vous pourriez troubler
La transparence de mes rêves,
Tout est si fragile, si délicat,
Dans ces paysages flottants,
Volatils, vaporeux, indéfinissables,
Ephémères écumes d’aube
Comme des fragrances nocturnes
Que disperse le souffle de l’harmattan.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Arrêtez-vous si vous le pouvez,
Plus loin il n’y a plus rien
C’est le terme du chemin.
Buvez ce charme mystérieux
D’une mélodie inconnue,
D’une lettre inédite,
Pour un amour en devenir.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Car sur le sable je pensais
Avoir écrit le poème d’une vie,
Je me suis retourné
Et le vent avait tout effacé.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Car vous êtes déjà
Au cœur de l’éternité.
© Michel Bénard.
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4 septembre 2013
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07:30
http://fr.123rf.com/photo_15172487_torcal-de-antequera-andalousie-espagne.html
Une voix profonde et fascinante
Monte des terres chaudes d’Espagne,
Décroche les larmes
Aux yeux arides des Saints,
Résonne sur les vitraux.
Une voix qui comme une banderille
Se plante au milieu du garrot.
Une voix qui décline
Les degrés de la destinée
Et transforme en poussière
Les statues de sel et de pierre.
Une voix comme une muleta
Rouge vif au centre de l’arène,
Et le sang d’une grenade
Sur celui du cœur du Christ.
Une voix qui déchire le ciel
Monte des terres chaudes d’Espagne,
Comme l’écho des poèmes
De Garcia Lorca et de Machado.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
21 août 2013
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07:16
http://arbrealettres.wordpress.com/tag/suc/
Tu portes ce mystère
Du voile de Véronique,
Comme un effleurement d’aube,
Une lumineuse rencontre,
Une diaphane apparence.
Te voici interrogative
Enigmatique beauté,
Délicieuse rêveuse hypnotisée,
Par le miroir des brumes
Sur l’étendue océane
Des plages silencieuses.
Alors, afin de me convaincre
A t’imaginer réelle,
Je passe la main
Dans le sel de tes cheveux
Pour te rendre plus belle encore.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
7 août 2013
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07:32
http://www.transenprovence.org/pages/Les_petits_metiers_dautrefois_et_les_cris_de_la_rue-446065.html
Non ! Ne me parlez plus des dieux,
Mais parlez-moi simplement
De la vie des hommes.
Sur cette inextricable terre noire
Aux impressions controversées,
Laissez-moi vous emporter
Dans ces tourbillons inversés,
Aux amalgames de formes et de couleurs,
De sculptures et de masques inquiétants,
D’étoffes aux étranges pigments.
Insolites échoppes que celles
Du lapin qui fume,
De l’âne qui tousse,
Où du goéland qui danse.
Eblouissement processionnaire
Aux sensations chamarrées,
Aux effluves d’épices et de fruits.
Menuisiers, ferronniers, joailliers,
Artisans de la rue côtoyant
Sans cesse le seuil de l’inconnu.
Non ! Ne me parlez plus de « Dieu »
Mais dites-moi simplement
Le nom de l’homme sage !
© Michel Bénard.
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Michel Bénard