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Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Vous pourriez troubler
La transparence de mes rêves,
Tout est si fragile, si délicat,
Dans ces paysages flottants,
Volatils, vaporeux, indéfinissables,
Ephémères écumes d’aube
Comme des fragrances nocturnes
Que disperse le souffle de l’harmattan.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Arrêtez-vous si vous le pouvez,
Plus loin il n’y a plus rien
C’est le terme du chemin.
Buvez ce charme mystérieux
D’une mélodie inconnue,
D’une lettre inédite,
Pour un amour en devenir.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Car sur le sable je pensais
Avoir écrit le poème d’une vie,
Je me suis retourné
Et le vent avait tout effacé.
Non, ne passez pas trop vite,
Ralentissez le pas,
Car vous êtes déjà
Au cœur de l’éternité.
© Michel Bénard.
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