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Aux abords d’un village
De cases sommeillant encore
Dans la fraîcheur des brumes matinales,
Bordé de baobabs, palmiers, manguiers,
Et autres grands arbres fruitiers,
Sur le chemin de terre rouge,
De sable brun, encore inondé
Des dernières pluies d’hivernage,
Gisent les cadavres abandonnés
D’un chien et d’un grand zébu
Implacable loi de la griffe africaine.
Les femmes rassemblées autour du puits,
Rient, chantent et se confient leurs secrets de nuits.
De rares hommes sont déjà aux champs,
Cultivant le mil et l’arachide.
Dans le lointain montent
Les dominicales litanies implorant
Tous les esprits et saints du ciel.
Le marabout en appelle aux anciens,
Aux sages paroles de l’absence.
© Michel Bénard.
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