3 octobre 2012
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07:09
© Michel Bénard
L’écriture délie les cris du monde,
Réveille les silences,
Ses signes s’impriment sur l’invisible.
La trace interroge la forme,
La lettre s’incruste
Sur un fond de feuille d’or
Sous un ciel de rêve.
L’alphabet se fait inaccessible
Pour mieux chanter l’inaudible.
Lorsque la lettre s’érode
Il faut la recomposer,
Lorsque le verbe s’absente
Il faut le recréer,
Et c’est le soleil qui s’enlumine.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
19 septembre 2012
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07:41
© Michel Bénard
C’est un long silence qui perle
Sur la toile écarlate,
Un mystère diaphane
Qui s’incline humblement
Sur la mémoire sombre,
Oublieuse de l’essentielle trace !
C’est un discours du possible
Qui contient les parfums
De brume des fleurs de sang,
Des sèves charnelles.
C’est un trop long silence !...
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
5 septembre 2012
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08:07
© Michel Bénard
Le geste suspend sa retenue,
L’émotion devient frémissante,
L’instant se veut merveilleux,
Le silence, ici n’a de raison
Que la vibration d’une plume d’ange.
Il n’est que touche d’encre
Qui trace le signe éternel,
Sur la transparence bleue
D’un ciel indicible.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
20 juin 2012
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06:32
Le poète est un enfant de l’esprit qui navigue sur les eaux transparentes de l’étonnement et de l’éblouissement au jardin des
candeurs, il se fait quêteur des sens, il possède le regard de la clairvoyance qui pénètre les essences subtiles, il vibre aux appels de l’intangible et de l’ineffable, mais il sait également
devenir l’homme de l’avertissement qui révèle l’unité fondamentale de la création depuis le chaos originel, il formule par résonnance métaphorique et symbolise ses visions prémonitoires, en
décryptant les signes.
Il se métamorphose aussi en semeur de mots tout en rêvant à la symbolique récolte d’une possible beauté intemporelle sertie d’un
éventuel amour universel.
© Michel Bénard.

© Liliane Caumont
Sculpture réalisée par Liliane Caumont pour « Le Poète » de Michel Bénard
Le site de Liliane Caumont : http://www.caumont.com/
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Michel Bénard
6 juin 2012
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06:39
© Michel Bénard
Lorsque les songes s’effacent
Dans les premières lueurs d’aube,
Que la beauté prend naissance
Au frémissement d’un éclat de lumière,
Il nous faut prendre alors la route
Pour renouveler les nuances de l’âme,
Oublier les grisailles coutumières
D’une civilisation au seuil du néant.
L’ouverture d’un premier chemin se profile,
Le voyage vers l’inconnu du destin
D’une péniche dans les brumes,
Frète des fragments d’éternité,
Des zones d’ombres,
Des balles de sèves et de pollens.
Il nous faut poursuivre alors la route,
Oser un pas vers le bleu de l’éternité,
Deux, vers les promesses de l’ailleurs,
Ecouter la partition du silence
Et de la symphonie du monde.
Ils te diront les mystères du cœur
Et l’espérance de l’homme
Dont le corps est un temple vivant.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
23 mai 2012
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06:30
© Michel Bénard
Lorsque le noir d’encre
Révèle la voix du silence,
La musique du calame
Devient le plus beau
Chant de l’homme,
C’est la note sublime,
La ligne qui transcende la poésie,
Où grandit la prophétie,
Où s’embrase la beauté.
C’est la trace du cœur,
Le signe devenant visible
Sur un fond de ciel bleu.
C’est l’enluminure d’un souffle universel
Qui voudrait déposer sur le monde
Le voile de la connaissance.
Lorsque le noir d’encre
Dispense l’éclat de sa lumière,
C’est un fragment de parole sacrée
Réfugié au grain du parchemin.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
9 mai 2012
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06:28
© Michel Bénard
Vouloir fixer le signe
Des poussières du rêve
Aux fragments de l’illusion,
Aux éclats de l’émotion,
Avec les encres de la mémoire
Perlant sur l’éther des pages,
Afin que la vie renaisse
De l’autre face
Du symbolique miroir.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
25 avril 2012
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07:06
© Franco
Effleurer silencieusement l’infini,
Déplacer l’ordre du temps,
Revisiter les livres de pierre.
Du symbole à la lettre
La poésie de l’intime
Prend forme d’une passerelle,
Ses couleurs abhorrent
L’aura d’un miracle.
Sur les brasiers de nuit
Les pénitents avancent pieds nus.
Penseur en liberté, je me surprends
A servir la messe du renoncement,
A oublier le temps des catacombes,
Mais à croire aux résurgences de la vie
Et à découvrir les beautés d’un diamant
Dans une veine d’ambre.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
11 avril 2012
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07:12
© Michel Bénard
Lorsque les songes s’effacent
Dans les premières lueurs d’aube,
Que la beauté prend naissance
Au frémissement d’un éclat de lumière,
Il nous faut prendre alors la route
Pour renouveler les nuances de l’âme,
Oublier les grisailles coutumières
D’une civilisation au seuil du néant.
L’ouverture d’un premier chemin se profile,
Le voyage vers l’inconnu du destin
D’une péniche dans les brumes,
Frète des fragments d’éternité,
Des zones d’ombres,
Des balles de sèves et de pollens.
Il nous faut poursuivre alors la route,
Oser un pas vers le bleu de l’éternité,
Deux, vers les promesses de l’ailleurs,
Ecouter la partition du silence
Et de la symphonie du monde.
Ils te diront les mystères du cœur
Et l’espérance de l’homme
Dont le corps est un temple vivant.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
28 mars 2012
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07:52
© Michel Bénard
Lorsque le noir d’encre
Révèle la voix du silence,
La musique du calame
Devient le plus beau
Chant de l’homme,
C’est la note sublime,
La ligne qui transcende la poésie,
Où grandit la prophétie,
Où s’embrase la beauté.
C’est la trace du cœur,
Le signe devenant visible
Sur un fond de ciel bleu.
C’est l’enluminure d’un souffle universel
Qui voudrait déposer sur le monde
Le voile de la connaissance.
Lorsque le noir d’encre
Dispense l’éclat de sa lumière,
C’est un fragment de parole sacrée
Réfugié au grain du parchemin.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard