Dors, mon âme Sur le sein blanc du silence. La nuit au visage de femme Implore la délivrance. Dors dans l’invisible douceur D’un geste tendre. Mes doigts glissent sur ton cœur Comme une aile, Et sur tes lèvres se dessine L’arabesque fine D’un baiser....
Dans la gueule du Temps… Avant de prendre ma plume je m’allonge sur l’aile d’un mirage à cheval sur ses plus hautes branches qui se balancent au bras d’une promesse… J’ouvre la cage imaginaire et les mots s’échappent ivres d’espace… Oiseaux multicolores...
Tableau : Serge Lascar J’ai tracé un chemin de chardons et d’étoiles Qui va de l’au-delà aux portes de nulle part Une piste fanfaronne creusée à rebrousse-poil Loin des idées reçues, illusions et remparts. Filant à toutes voiles Vers le bout de ma vie...
Il était une fois un humain Qui se sentait le plus malin. Il se croyait le plus grand chasseur… « Ah, comme je suis invincible ! Et tout, sur terre, m’est accessible. » « Oh, comme cet homme est arrogant : Je vais corriger ce pédant », Pense un microbe...
FSP/ @Rainer Künis, Liechtenstein Et te voici, menue et toute paisible dans la fraicheur d’un matin d’avril, fragile liane, solide lien entre deux familles unies, quittant l’eau pour affronter l’air de ce milieu hostile où pêcheurs et prêcheurs sévissent,...
D’un coin de mon œil, le vert de la feuille de palmier coule tel le lait du sein guérissant de la mère. Le soleil tisse son linceul au rythme impassible du jour estival. Sur la terrasse, des mouettes nerveuses se disputent les mots que je n’ai pas encore...
Telle une odalisque, Une femme ashkénaze Au regard bleu et pénétrant, Venue des abysses Apparait d’ un lointain passé. Son visage est affecté des signes D’une mémoire en errance, D’une vie migrante. Beauté hiératique, Profil de cariatide, Corps en abandon...
la religieuse À doigts d’oblate solfier les soupirs ensauvager les accords à pas mesurés tracer des îles pour bure déchiquetée à pas de chanoinesse défaire le chapelet des tensions avec des grains de tendresse à mains de moniales sculpter un visage dans...
Œuvre de Nadine Amiel© Dans la nuit nos corps Se conjuguent, fusionnent, Se mêlent, se confondent, S’harmonisent et s’accordent Comme deux violons Jusqu’au seuil de l’aube, Où inconscients ils sombrent Dans les rêves évanescents Des mystères de l’amour....
Authentiquement déchirés Aux genoux des filles, Bas résille des temps démaillés, Les jeans sont troués Par tout le corps, par tous les pores, Petits trous pour respirer. Jean effilochés, rapiécés, Mue de lézards défraichie, Usée. jusqu’à la trame, Jean,...
Vu sur GraphicAmi.com Moi, trop terre à terre ? Mais, mon cher ami, puisque vous m’autorisez à m’expliquer en y mettant les formes, la terre, j’aurais préféré qu’elle soit carrée. Ç’aurait ainsi été plus facile en effet, non seulement pour moi, mais également...
Le courrier JE garde encor en moi les spasmes des tranchées N'ayant plus de ferveur pour ce chant de victoire… OUBLIERAI -je ce jour quand recrue, je marchais… JAMAIS je n'aurai cru vivre un tel purgatoire… LES enfants s'amusaient près d'un vase où juchaient...
Licorne blanche ©its-kat-yo Je ne suis pas prête à les suivre. Tout se brouille : vraisemblance, mirages se mêlent. J’hésite mais puisque tout songe a une réalité,* entrons dans le cercle. Brumes et soleil noir laissent émerger des estuaires d’où jaillissent...
Fleur des champs – Louis Janmot –Musée des Beaux Arts de Lyon / Photo J.Dornac© J’aime l’oiseau parce qu’il sait ton nom. J’aime le ciel parce qu’il est dans tes yeux. Pierre Perret J’AIME sentir le vent passer dans tes cheveux. L’OISEAU roucoule en paix...
Anonyme, Portrait d’homme avec une licorne Jeu de la vie, Jeu de l'Amour,Gueuse de mes nuits,Punch de mes jours. Aigre douce, aigre forte,Elixir d'herbes folles,Espoir fou à ma porte,A mon bras comme étole. Dame de pic, Dame de coeur,Tu m'apportes, tu...
Les fruits de l'automne, d'Armand Niquille, tempéra sur panneau, 113 x 100 cm, 1944 Dans le crépuscule feutré de rousseur, les anges et les démons, vigies de la tentation, jouent une marche triomphale. Les couleurs crépitent, festoient entre soie et feu....
Terre d’andésite et d’améthyste Là-haut, sur cette , s’envolent feuilles jaunes et feuilles brunes, manuscrits de l’automne Au coude du chemin, un lièvre bondit, emportant la sérénade de l’aquilon Le souffle chaud des biches allume les yeux du silence,...
perlesdorphee.wordpress.com/tag/surrealisme Je me souviens du papillon de lumière posé sur ton visage et de l’odeur nacrée du rêve de ta peau et de ton sourire épanoui telle une fleur sauvage et de cette joie printanière plus vaste que le monde qui blessait...
Photo Nadjiwill Long est le voyage des mots Nés du sang de l’arbre endeuillé Dans l’amère lucidité De la Beauté du Monde Menacée. Captifs du puits noir de la vacuité Refusant son viatique à Charon, Ils révèlent la lumière voilée, Avec elle, s’acheminent...
De gauche à droite De haut en bas ... La distance n’existe pas... En long, en large, en diagonale En hauteur, en circonférence, ... Je suis là, sans distance... En chiffre ou en lettre, écris-moi Je suis le point au bout du doigt ... La distance est un...
Illustration Bernard Capelle L’autre soir, alors que la nuit tombait, et que je pressais le pas pour rentrer chez moi, une petite voix s’est élevée à côté de moi. En effet j’ai vu qu’à ma droite se tenait une petite fille, tout de rouge vêtue. Voici la...
... Parfois, on commence un livre en ayant hâte d’arriver à sa fin... Quant au livre de la Vie, il y a des chapitres que l’on aime relire, d’autres que l’on élide... Toutes les pages ne sont pas identiques, quelques-unes plus longues à lire et à comprendre...
Quand on a recours à l’autodérision, nul besoin d’un permis pour bonne conduite. On va droit vers la cible, c’est-à-dire soi-même, et les éclats de rire pulvérisent la peur jusqu’à ce que la mort, craignant d’être impliquée dans un scandale, s’enfuie...
Prix GUILLAUME APOLLINAIRE 2023 de la Société des Poètes Français L'artiste et poétesse Nicole Coppey établie à Sion (Valais) s'est vue attribuer un nouveau prix international, le Prix Guillaume Apollinaire 2023, décerné par la Société des Poètes Français...
Il n’y a pas de lieu, pas de temps sans amour, la vie coule dans tout désert, il ne fleurit qu’une seule fois dans la vie comme Echméa, Agava ou le lys bleu des montagnes Nilgiri, les enveloppant d’une brume bleuâtre, on peut ne jamais le trouver, on...