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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 06:43
Sur le silence du ciel – Michel Bénard
 
 
 
 
 
Sur le silence du ciel
Teinté de pourpre et d’or
Où les destinées se cicatrisent,
Embellir le paysage d’âme
Et peindre l’ombre insolite
D’une felouque aux portes du désert.
 
©Michel Bénard.

 
 
 
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:41
Egaré sur la croisée – Michel Bénard
©Franceleine Debelle – Fontaine de feu
 
 
 
 
Egaré sur la croisée
Des quatre chemins,
Echevelé par le souffle
Des quatre vents,
Le poète errant
Hors du temps,
Dépose ses voyelles
Sur le silence blanc
De la pierre tombale,
Du voleur de feu,
Du funambule des étoiles,
De l’enfant de la grande parade.
 
©Michel Bénard




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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:37
Dans le silence de nuit – Michel Bénard
 
 
 
 
Dans le silence de nuit
Lorsque je ferme les yeux,
Tu m’apparais soudain
Comme une lueur solaire
A l’heure du couchant.
Alors très humblement
Pour toi j’écris ce poème
D’encre et de lumière,
Sur les ailes d’une colombe
Ne rêvant que d’espérance,
D’amour et de paix.
 
©Michel Bénard.



 
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:35
Les corps momifiés se drapent – Michel Bénard
 
 
                                           Dédié au sculpteur-céramiste Vincent Lallier.
 
Les corps momifiés se drapent de pérennes fiertés,
Parures stratifiées de la mémoire,
Sous les langues d’argile,
Patinées, brunies à la flamme  de paille
Octroyant renaissance à la femme.
Alors elle devient veilleuse, sentinelle, vigie,
Scrutant dans les eaux sablonneuses
Les fragments d’une terre promise,
Que seule l’éternelle première
Peut porter au secret de son sein   
Et préserver dans les fibres
Intimes de son ventre.
 
©Michel Bénard.



 
 
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 06:44
Surgissant des brumes blanches – Michel Bénard
 
 
 
 
Surgissant des brumes blanches,
Des ombres de silence
Glissent mystérieusement
Sur le miroir automnal des eaux.
Ce sont des lettres et signes
De lumière diaphane,
Qui nous habillent
De songes et de promesses
Aux transparences de porcelaine.
 
©Michel Bénard.  


 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 06:47
La rumeur s’estompe – Michel Bénard
 
 
 
 
La rumeur s’estompe, le silence s’installe,
Le ciel se plombe, l’océan fonce,
Le vent s’intensifie,
Les sombres nuages grondent.
C’est le miracle de l’eau,
Le temps de l’hivernage,
L’éveil de la nature
Célébré par un envol multicolore,
Drapé arc-en-ciel en mouvance,
Céleste nuance,
Vitrail migrateur,
Salué par l’étonnement
Des grands corbeaux à col blanc
 
©Michel Bénard.  



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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:47
En marge des terres – Michel Bénard
 
 
 
 
En marge des terres,
Juste à la pointe extrême
De la longue passerelle de bois
Enjambant la mangrove,
Fadiouth…l’île aux coquillages,
Où stèles et blanches croix
Sont réunies au même jardin de l’éternel.
Crucifix et croissants entonnent
Une prière commune et similaire,
Destinée au seul et unique « dieu » de l’univers.
Prêtre et imam palabrent
Sous l’arbre aux nasses.
Fadiouth… l’île aux coquillages, 
A su effacer la frontière des religions
Pour laisser seulement s’élever
La parole des sages calligraphiée
Dans la Tora, la Bible et le Coran.
 
©Michel Bénard.  


 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 06:49
Nous nous inventons – Michel Bénard
 
 
 
Nous nous inventons
D’impénétrables mystères,
Pour naviguer sur l’écume des rêves
Où nous transparaissent
De lointaines silhouettes antiques,
D’énigmatiques figures de proues.
Nous esquissons à la mine de plomb
Les couleurs du monde,
Nous érigeons des offrandes
A des «  dieux » qui n’existent pas,
Mais que nous croyons porter en nous
Puisqu’aucune certitude
Ne vient conjurer le doute.
Nous incendions aux seuls noms
De la poésie et de la vie
Toutes les étoiles du ciel.
Nous nous inventons
D’étonnants jardins d’enfants
Afin de croire qu’il nous reste
Encore un peu de temps
Pour courir après nos illusions.
 
©Michel Bénard.
 



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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 06:49
Recension : Vital Heurtebize. - par Michel Bénard
Recueil : Le temps d’aimer...Dieu ?
 
Vital Heurtebize par «  Le temps d’aimer...Dieu ? »  poursuit sa réflexion humaine chronologique et symbolique des temporalités de l’ultime, du sublime, du vivre, d’aimer, etc.
Avec sérénité, aujourd’hui en poète aguerri et incontesté il touche à l’Eternité par une tentative d’approche de « Dieu ».
 
« .../...au seuil de Dieu, nous passerons la trame : »
 
« Les Hauts Lieux de l’Esprit nous seront ouverts : »
 
Mais quel dieu ? Dans sa postface Jean Fabrezan nous avertit : «  Tout au long de l’ouvrage, Vital Heurtebize s’adresse à quelqu’un qui lui répond mais qui est-ce ? » Yenenga     la princesse de la mythologie africaine où l’auteur a vécu quelques années. Est-ce tout simplement la femme vectrice de l’amour ou « Dieu ? Sans doute un peu des deux.
 
« .../...j’ai vu jusqu’à moi descendre ma guidance,
à la fois mon amante, et ma mère, et ma sœur !
celle en qui reposait toute mon espérance. »
 
Mais ici la question demeure quel est ce « Dieu » où se situe t-il ? Faut-il le desinventer ou le réinventer ? Il est l’innomé, l’inaccessible, l’intouchable, il en en fait celui de l’intérieur, celui généreux du cœur, celui intime de l’âme.
C’est un « Dieu » sans nom, sans image, sans rien, sans dogmatisme ni religion surtout, enfin un « Dieu » tout simplement comme vous et moi, avec au repli du cœur cette petite lueur de poésie, flamme vacillante qui peut-être sauvera l’humanité.
Un « Dieu » d’Amour contre les haines et les obscures ignorances.
 
« Le temps vient, tu le sais, déjà l’orage gronde :
où brûleront la Croix, l’Etoile et le Croissant
au même feu du Mal qui dévaste ce monde. »
 
Le poète se ferait-il voyant, et son chant ne serait-il pas prémonitoire ?
 
 
Michel Bénard.
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 07:45
Recension : «  Les chemins étoilés. » - Par Michel Bénard
Auteur : Jean-Charles Dorge.
 
 
Heureuse dualité ! Jean-Charles Dorge voit en la poésie un bonheur créatif et à la fois une quête spirituelle englobant un esprit d’humanisme visant à dépasser voire à estomper les dogmatiques réductrices.
C’est cette musique intime et ténue que l’on perçoit dans : «  Les chemins étoilés. »
La poésie offre à l’homme un moyen de se surpasser, ainsi que de côtoyer une forme de transcendance extatique latente, jeux mystérieux de l’inspiration.
La poésie est une forme d’élévation d’un monde brut et réel pour converger vers l’onirisme d’un univers visionnaire.
 
« Par la flamme, accédant au céleste univers
D’un amoureux baiser que j’aurais découvert,
Ma mémoire chavire encore à ce doux rêve. »
 
Ici le poète anticipe l’actualité, il s’offre à la terre, à la mer, au cosmos, c’est là dans ce vaste champ d’investigation qu’il façonne les accessoires de la paix, les outils de la concorde.
Par la poésie l’homme aspire à grandir, à s’élever vers une pensée plus lumineuse, une noble façon de lutter contre les régressions et obscurantismes  actuels où l’on tire plutôt vers le bas au lieu que de vouloir élever les esprits, ce qui apporterait sans aucun doute quelques réponses et solutions aux drames de nos sociétés contemporaines devenant de plus en plus touchées de cécité.
 
« Un monde sans âme ira sans réfléchir,
Dans la nuit terrestre un combat se prépare. »
 
C’est pourquoi il faudrait passer par : «  Les chemins étoilés. » de Jean-Charles Dorge pour nous imprégner d’un peu plus de lumière.
C’est aussi une école d’humilité où notre auteur se veut résolument positif, souhaitant ainsi par l’acte poétique restituer un peu de hauteur et de dignité à l’homme.
Le poète oriente son œuvre dans le sens d’un nouveau chemin, de la projection d’un nouvel édifice, d’un lendemain conscient qu’il est cependant d’une fragilité de phalène.
Telle est la fonction du poète, celle d’un militant au service de l’humanité, sans drapeaux, sans discriminations, sans castes, sans religions surtout source de tant d’incompréhensions et ne développant le plus souvent que des haines aux comportements sectaires!
 
« Hommes, les éternels d’hier et de demain,
Et vous de maintenant, résistez à la haine,
Rallumez l’autre flamme éclairant le chemin !
L’honneur est dans la paix : Combattez la géhenne ! »
 
Par essence le poète en son utopie rêve d’une terre appartenant à tous dans l’équité et la juste répartition des biens.
Un monde pur, propre, est-ce cela la petite étincelle divine ? N’est-il pas de nombreuses utopies qui sont devenues réalité, il suffit d’y croire et de ne surtout pas se résigner.
Et si par le plus grand des hasards «  dieu » existait, il y a fort peu de chance que vous le trouviez dans l’immensité de l’univers cosmique, mais plutôt il me semble tout simplement en votre temple intérieur, posé comme une petite lueur sur la pointe de votre cœur !
 
« Ici comme là-haut ta flamme vagabonde
Et renait en des gens bannis de la Cité !
Je te vois éternel dans l’infini du monde. »
 
Et n’oubliez pas à l’instar de Jean-Charles Dorge, que le monde du poète est celui de l’intime, il ne peut être perçu qu’en filigrane.
L’intime est aussi indéniablement l’espace de la femme qui apparaît discrète mais incontournable en transparence entre ces pages.
 
« Elle chantait d’une âme pure
Volant plus haut que les oiseaux.
Sa voix fusait des fins roseaux...
C’était la fée de la nature. »
 
« Ton regard vaut toute promesse
Ardente fée en ton secret. »
 
Sur les chemins de poésie de notre ami poète, nous croisons de véritables petites pépites, notes colorées et des plus délicates qui vibreront encore longtemps en vos cœurs.
 
©Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
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