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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 06:40

 

 

 

Des pieds qui marchent seuls

dans le métro et dans la ville

systématiquement

et mécaniquement,

sans cerveau pour les commander.

 

Parce qu’il faut vaquer

à ses inutiles affaires,

puisqu’il faut les recommencer

chaque jour que Dieu fait.

 

J’aimerais mieux les voir déambuler

dans la campagne, la forêt,

vagabonder, flâner

parmi les fleurs qui se lamentent

de ne plus voir personne les cueillir

bien qu’elles soient à profusion

et qu’elles aient délégué

quelques-unes des leurs

pour nous tenir compagnie

et profiter de nos conversations.

 

©Louis Delorme  

 

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat

 

 

 

 

 

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 08:27

 

 

 

 

Mets-toi dans la peau de celui qui souffre

Aie pour l’opprimé de la compassion ;

Entre lui et toi, immense est le gouffre...

Ne souhaite-t-il pas la révolution ?

 

Mets-toi dans la peau de celui qui peine,

Martyrisé par le poids du labeur ;

Ne crains-tu jamais qu’il ait de la haine

Contre ceux qui lui volent son bonheur ?

 

Les déshérités, mets-toi dans leur tête :

La jalousie peut les faire crever ;

Ils n’ont pas le droit de faire la fête

Et même plus le désir de rêver.

 

Ils sont comme toi des êtres qui pensent

Tous ces mal aimés par le mauvais sort ;

Comme toi sans doute, ils fuient les offenses

Et toi, comme eux, un jour tu seras mort.

 

Mets-toi dans les pas de celui qui sème

La graine d’espoir pour la voir lever ;

Ses vœux et les tiens sont souvent les mêmes,

Ce dont il se plaint peut bien t’arriver.

 

Mets-toi dans le sang de celle qui saigne,

Que l’on a violée durant son travail

N’accepte plus que la violence règne

Qu’on traite l’homme ainsi que du bétail.

 

Tends un peu la main à ceux qui mendient :

La honte ils la ressentent comme toi !

A leur désarroi, rien ne remédie,

Ils n’ont pas de pain, pas non plus de toit.

 

Mets-toi dans l’esprit de celui qui cherche

La raison qui fait qu’il dort ici-bas !

Ce n’est jamais Dieu qui nous tend la perche

Nous sommes seuls à mener le combat.

 

Celui qui a faim, mets-toi dans son ventre

Qui le tiraille à perdre la raison ;

Son placard est vide et sans joie, il rentre,

Et c’est vrai quelle que soit la saison.

 

Mets-toi dans le cœur de celui qu’on livre

Injustement à de sales bourreaux ;

A qui ne reste plus qu’une heure à vivre

Qui de plus est derrière des barreaux.

 

Si tu penses à ceux qui sont tes frères,

Ta vie vaudra d’avoir été vécue ;

Ta peur de quitter un jour cette terre

A tout jamais ton cœur l’aura vaincue. 

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 07:26


 

 


Il a perdu son boulot de manutention.
C'était pourtant dans une usine de pétrole !
C'est vrai qu'il n'avait jamais fait beaucoup d'école,
Qu'on n'avait pas beaucoup soigné sa condition.

 

On lui a fait faire une longue formation :
Maintien, comportement, prise de la parole,
Écouter, s'impliquer : on vous braque, on vous viole :
C'était là tout un travail de motivation.

 

Il est trop de voleurs qui freinent l'abondance
Des grands supermarchés ; oh ! l'horrible existence !
Ceux qui chapardent, hélas ! ce sont de pauvres gens !

 

Qui ne peuvent pas faire autrement car leur vie
Ne peut suivre la route et ça pour de l'argent...
Il a fui, s'est enfui de son âme asservie.  
 

©Louis Delorme   
 
 
 
 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 07:40
verviers.lameuse.be

 

 

 

Il a le doigt près du bouton qu'on lui propose !

S'il appuie, un missile aussitôt va partir,

Avec dix secondes pour toucher de son tir

L'objet volant qui ne serait pas de sa cause.

 

Cent quatre-vingts vivants ! C'est beaucoup ! Pas grand-chose !

Pour un drone égaré qui ne peut ralentir :

Son but est de frapper le métal ; les martyrs,

Eux, ne sont que la chair... Et dès lors tout explose.

 

Qui dit qu'on ne saura jamais la vérité ?

Mais ils sont bien tous morts ! Quel jeu de société 

Des adolescents fous nous ont-ils mis en scène ?

 

Chaque jour au néant nous sommes confrontés ;

Mais que vaut une vie dans ce monde de haine,

Sur sept milliards ? Ça ne sert à rien de compter.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 07:25
photoshop edit - photo de thuie – Notre avenir et celui de nos enfants ?

 

 

 

Faute d’avoir analysé ce que nous sommes...

 

Nous allons voir le saut de la température

De deux, de trois, de quatre et même cinq degrés ;

Dans dix, quinze, vingt ans, nous serons effarés

Devant les changements subis par la nature;

 

Le pôle Nord sera lieu de villégiature,

D’un peu partout viendront chez nous les émigrés

Et par millions les corps devront être enterrés

A défaut d’avoir pris d’importantes mesures.

 

La croissance, il aurait fallu la contenir

Au lieu de la forcer, mieux la circonvenir…

Nous sommes une espèce au sein d’autres espèces !

 

Et nous nous inscrivons dans le milieu vivant.

Il nous aura manqué ce soupçon de sagesse

Qui permettait de croître et d’aller de l’avant.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 07:35
www.terresacree.org

 

 

Nous nous tricotons d’un côté et nous détricotons d’un autre.

 

 

 

Homme, tu es en train de soigner ton suicide

Jour après jour, tu détruis le monde vivant ;

Mais de quoi te nourriras-tu les jours suivants

Quand il ne restera que des plaines arides ?

 

Et lorsque tes greniers, tes frigos seront vides,

Que, pour polliniser, ne seront que les vents ?

Ne vois-tu que le mal ne va qu’en s’aggravant,

Que ton progrès, petit, débouche sur le bide ?

 

Resteront la mémoire et les ordinateurs,

Les giga, les téra de tes disques menteurs !

Peut-être un peu d’intelligence artificielle

 

Qui s’auto-produira, s’auto-réparera,

S’auto-énergira, se croyant immortelle…

Quelques homo sapiens, chus dans des trous à rats.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 06:25

 

La maire de Chanteloup-Les-Vignes a partagé sur Twitter la photo du chapiteau incendié, samedi 2 novembre 2019, dans le quartier de la Noé. (COMPTE TWITTER DE CATHERINE ARENOU)

 

 

 

 

Le pire des suicides est intellectuel.

 

La vie à fait de vous des hyper-arriérés !

Toi qui as incendié ta maison de culture

Et toi, l'école où tu n'as pas pris la mesure

De ce qu'est le savoir dans ce monde égaré.

 

Votre avenir, vous l'avez tous les deux barré

Sur la page qu'on tourne en cherchant sa nature ;

Vous avez choisi que votre âme reste impure :

C'est le noir qu'au grand jour vous avez préféré !

 

Si vous pensez avoir remporté la victoire,

Vous vous leurrez ; vous avez détruit la mémoire

Des grands ordinateurs de notre société.

 

On ne fait pas d'exploit avec l'ignominie,

Tout au plus on commet une triste infamie :

Vous confondez la chaîne avec la liberté.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 06:13

 

 


Comment peut-on chasser tous ces gens de leur terre ?
Disperser leurs enfants, démolir leurs maisons
Alors que va venir la mauvaise saison :
Elle est jolie, joyeuse, étonnante la guerre !

C'est ici qu'ont vécu leurs mères et leurs pères,
Hélas ! La soif de sang supplante la raison !
Ça va faire des morts, des blessés à foison,
Il faut laisser passer la folie meurtrière.

Les Grands sont empêtrés dans leurs affreux dénis :
Il ne lèveront pas le doigt pour ces bannis ;
Ils traînent comme des boulets leurs casseroles !

Les Kurdes, on en veut bien quand on a besoin d'eux ;
S'ils font appel à nous, nos promesses s'envolent :
Oh ! que l'homme est petit, que ce monde est hideux ! 

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 06:24

 

 

 

Homme, tu ferais mieux de les ouvrir, tes yeux !


Tu verrais que tu cours à ta perte prochaine ;


Désensable ton crâne et mesure la peine,


Et la tristesse aussi, que tu dois faire à Dieu.



 

Tu ne respectes pas ce qu'ont fait tes aïeux,


Tu te mens et tes mœurs ne sont pas des plus saines :


Tu crois aller devant, tu restes à la traîne


Et tes engagements ne sont jamais sérieux.


Homme, tu ferais bien de les ouvrir tes yeux.



 

Tu saccages les mers et tu souilles les plaines,


Tu détruis la forêt, maison la plus ancienne


Où tes pères vivaient, sans doute plus heureux.


Les arbres, tu les fais disparaître à la chaîne.


On ne dénombre plus tes effets désastreux,


Tes défigurations s'observent en tous lieux.


Tu verrais que tu cours à  ta perte prochaine,


Homme, si tu tâchais enfin d’ouvrir les yeux.



 

Tu voudrais bétonner des tours jusques aux cieux


Car ton orgueil n'a point de bornes, rien ne freine


Ta folle prétention, ni tes rêves odieux.


Tu multiplies les gaz de serre dangereux


Pour la survie de tous et, sans la moindre gêne,


Tu laisses tes déchets polluer ton milieu.


Homme, tu ferais bien de les ouvrir tes yeux.


Tu verrais que tu cours à ta perte certaine

 

Tu mets à mal les sols, en semant trop de graines,


Qui sont stérilisés de manière pérenne


Les abeilles ? perdues ! ça n’a rien de glorieux.


Ainsi qu’une liqueur, tu distilles la haine,


Tu fais de l’armement l’industrie souveraine


En pensant que tu seras toujours victorieux


Ne vois-tu donc pas que ta démesure est vaine 


Et si tu continues, à la planète bleue,

Tu ne manqueras pas de faire tes adieux.




 

Cependant, celui qui s’attaque à la misère,


Ceux qui par charité sauvent des malheureux


Et celui qui combat l’incendie volontaire,


Celle qui se dévoue dans un milieu scolaire


De défavorisés ; ceux qui vont près des gueux  


Porter de la chaleur et le pain nécessaire,


Ceux qui parlent d’amour au chevet de leurs frères,


Ceux qui vont en Afrique et soignent des lépreux


Font que tout peut changer et comme Dieu espère,


Voir demain le bonheur s’installer sur la terre,


Il attend, pour intervenir, encore un peu :


Il sait que tout, même le mal, est éphémère ;


L’homme finira bien par les ouvrir ses yeux


Et il se donnera un avenir radieux  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 06:12
Dans plus de 98% des cas de féminicides, il s'agit d'un homicide volontaire et pas d'un accident.• Crédits : Denis Meyer / Hans Lucas – AFP

 

 

 

L’impensable est hélas ! trop souvent accepté.

 

Honte à celui qui touche un cheveu de la femme

Si ce n’est pas amour et pour la caresser !

Ces comportements criminels doivent cesser,

On ne peut tolérer ces pratiques infâmes.

 

Chaque année, des milliers souffrent l’horrible drame

Des insultes, des coups... le nombre a progressé ;

Des centaines mourront, quoi de plus insensé

qu’on ne puisse empêcher que ces meurtres se trament.

 

Le scénario s’installe progressivement :

Ce sont des pleurs, des cris et des gémissements !

Voisins, ne vous bouchez surtout pas les oreilles !

 

Ne faites pas semblant de ne pas le savoir !

Ces scènes d’horreur finissent toujours pareilles,

Alertez les autorités, c’est un devoir !  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

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