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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:52
 
 
 
 
 
cruelle
aux sillages
virtuels
qui encanaillent
l’ombre
solennelle
déchirant
ma pensée
 
diablesse
que je porte
pendentif
de survie
dépouillant
mon torse
de toute autre
présence
 
fascination
d’un empire
céleste
qu’elle exerce
aux heures
sacrées
sur mes soleils
naissants
 
chatte
sur le couvre-lit
de mes fantasmes
mortelle présence
malgré l’absence :
je demeure
sa tendre souris
aux heures consentantes 
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan




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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 04:07
Le tableau de Louis Delorme

 

 

Contrepoints, vol.III : Poètes citoyens
de Louis Delorme et Jeanne Champel Grenier
Editions France Libris, 2018
 
 
Et si, dans le cycle infernal que nous avons engendré, les arbres se mettaient à cracher de la fumée ? Comme ça, par je ne sais quelle tendance, quelle mondialisation, quel profit. Question de mode, pour épouser un noir/blanc ambiant, un non-figuratif omniscient, pour faire "chic", bobo, par déférence à un amour d'Hiroshima ?
Juste pour tatouer notre future ex-planète bleue, afin d'effacer le vert pomme un peu vieux jeu de ses vergers, les camaïeux de ses frondaisons, ses arcs-en-ciel démodés. Oui, une fumée de tous les diables, âcre, bien toxique, qui vous prend aux tripes, nourrie par Lucifer en personne, à Seveso, Bhopal ou ailleurs.
Ah, respirer à plein poumons du soufre saupoudré de nanoparticules, de l'isocyanate de méthyle ou un bol de charmante dioxine ! Au lointain, dans ce tableau réjouissant qu'affectionne notre amie Lilith, une main, un bras, un seul : qui fait coucou, saluant la révolution grise. Ou qui crève : pas grave, l'humanité s'est éteinte. Et vive la modernité !
Voilà quelques lignes jetées en son temps devant la gravure néo-expressionniste de Louis Delorme (ci-après). Détail croustillant, ce tableau date de 1971 et prend sans doute, de nos jours, un sens prophétique.
Une fonction du poète n'est-elle citoyenne ? Celle d'un lanceur d'alerte devant l'incurie de nos civilisations qui, parées de leurs technologies, ont déjà généré tant de désolations. L'artiste, en un saisissant raccourci, s'empare de ferraille et d'un tuyau pour symboliser Le retour du soldat. Capitale de la douleur d'un Eluard ou Machines de Tinguely ? De son côté, Jeanne Champel Grenier  évoque les déchirements sanglants de Verdun et la fatale solitude de l'Otage. Par ailleurs, le Cycle infernal de Louis nous ramène à Bosch, tandis que sa Clef fait mine, à la Dali,  d'ouvrir ou de fermer une porte brisée.
En contraste, l'on perçoit, au-delà de ces figurations, (comme le disait Armand Niquille qui, lui aussi, a peint la guerre de manière crue), au-delà de ces mots cabossés... l'existence renaissante :
 
Capter les petits riens du tout
Les bouts vivants qui font un tout.       (Jeanne)
Car, poursuit-elle, nous sommes noirs de vie, en nous grouille le monde.
Son pinceau, tantôt couleur aquarelle, tantôt chargé de soleil et d'épaisseur humaine, trace une route d'espérance pour son concitoyen mais s'inspire également de ces peuples autres symbolisés par Des poupées de chiffon aux laines bariolées / Qui nous donnent le ton et le goût de lutter (Le grand Pamir) 
Grammaire nouvelle, ici, ailleurs ou au mitan de forêts amazo-miennes, syntaxe amoureuse de l'aube, mots tendres : nos vies ne devraient-elles être huîtres perlières ? 
 
Qui ne doutent jamais de rien
Et se donnent un mal de chien
À transformer les sablières
En perles de nacre princière       
Jeanne, avec sa verve, la brillance de sa touche picturale et des étoiles chevillées au cœur, irradie d'optimisme.
En miroir, le regard acidulé de Louis dans un dernier autoportrait: fenêtre ouverte, personnage contemplatif, sablier, manuscrit, palette. Tout un monde résumé, son monde encore en jachère... Il y a peu d'écart entre nos partitions, résume-t-il. Alors que son Bouquet fantastique semble être imprégné par les  teintes chaleureuses de Jeanne.
CONTREPOINTS : écriture polyphonique. Langage musical. Superpositions de lignes mélodiques, chuchote le dictionnaire. Sur ces portées de vie, dans ce triptyque brossé à quatre mains, vibrent sans cesse l'œil acéré de Jeanne Champel Grenier et celui de Louis Delorme. Qui font appel à tous les poètes et artistes citoyens mais aussi à tout être porteur d'espoir et de lumière.    
                                           ©Claude Luezior
                                           Extrait de la préface du vol. III de Contrepoints
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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 06:45
 
 
 
 
buvez !
comme le rouge-gorge
boit l’arc-en-ciel
comme l’archipel
boit sa lagune
et la fougère
son sous-bois
 
buvez !
à la source
qui fait la fête
au miroir
du puits
où culbutent
vos songes
 
buvez !
le calice
de droit divin
le sang
de la prière
sur l’autel
du pardon
 
buvez !
à l’aune
de vos élans
à la mesure
de votre désir
à gorge
déployée
 
buvez !
de vos lèvres
jusqu’à ce que vie
s’en suive
buvez jusqu’à plus soif
et surtout
buvez-moi !  
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Clames » aux éditions tituli




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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 07:36
L’ignorance est la racine du mal qui détruit ici, tue ailleurs ! (Jean Dornac)

 

 

J’ai choisi ce poème de Claude pour ce jour, il est brûlant d’actualité en France après le crime contre l’innocence d’hier près de Carcassonne. Rien n’explique ni ne justifie, à mes yeux du moins, la folie meurtrière de ce genre de brute sans cœur ni intelligence… Jean Dornac
 
 
 
ils fracturent
et concassent
tel Moïse, le veau d’or
ou les tables de la loi
même
les leurs
les nôtres
 
et piétinent
et saccagent
les statues
des musées
même les leurs
les nôtres
 
et meurtrissent
et congédient
l’âme millénaire
d’un peuple
même
le leur
le nôtre
 
et mutilent
et lapident
femme
et enfants
même
les leurs
les nôtres
 
et manipulent
et démantibulent
les signes
de Dieu
même
le leur
le nôtre
 
et bafouent
et distordent
toute parcelle
de dignité
même
la leur
la nôtre
 
et saccagent
et dilapident
le partage
du pain
même
le leur
le nôtre
 
et fissurent
et balafrent
les racines
de l’Histoire
même
la leur
la nôtre
 
et poignardent
et décapitent
l’autre
le frère
même
le leur
le nôtre 
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Clames » aux éditions tituli




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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 07:30

 

 

 

 

soi-disant
sans raison
sans détour
et sans souvenance
 
soi-disant
sans voisin
sans foi ni loi
et sans nuance
 
soi-disant
sans peur
sans façon
et sans appartenance
 
soi-disant
sans secret
sans souci
et sans dispense
 
soi-disant
sans gène
sans amant
et sans pénitence
 
Elle est partie
pour oublier
Elle est partie
pour l’exalter
 
criant mon nom
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Clames » aux éditions tituli




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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 05:41

 

 

 

 Oublier
 
tes énigmes au galop
sans mors ni bride
et ces débris
d'instants fracassés
 
ne plus piller
ces lambeaux de mémoire
que pulvérise encore
la meule des heures
 
quand se délitent
nos paumes écorchées
et s'accrochent
de viles déchirures
 
ne plus suffoquer
à l'ombre maigre de bétons
qui emmurent la fournaise
convoquant nos asphyxies
 
au pas, la tessiture
de nos voix en chamade
qui hument désormais
 
© Claude Leuzior
Aux franges de l'essentiel
Dimenticare
 
i tuoi enigmi galoppano
senza morso né briglie
in questi detriti
d’istanti spezzati
 
smetti di saccheggiare
questi frammenti di memoria
che la macina delle ore
ancora polverizza
 
quando si disintegrano
le nostre mani scorticate
e s’aggrappano
ai vili strappi
 
non soffocare più
all’ombra secca del cemento
che mura la fornace
provocando la nostra asfissia
 
nel passaggio, il tessuto
delle nostre voci in marcia
respirano oramai
le vertigini del silenzio
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 21 novembre 2017

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 07:42
"Dragon", de Jean-Pierre MOULIN, huile, 80x80 cm - Cliquez sur l'image pour accéder au site de Jean-Pierre Moulin

 

 

 

 

 

Mettre une pincée de mots sur les tableaux de Jean-Pierre Moulin semble a priori chose téméraire. Car s'approcher d'un buisson ardent, d'une énergie en expansion comporte toujours des risques : électrocution du regard, court-circuit des habitudes. On entre dans un champ magnétique où l'artiste catalyse les couleurs, explore des crêtes à pinceau nu, organise une mécanique intime, détruit et rebâtit des fractures.
 
Mouvements horlogers parfaitement organisés mais aussi perpétuelle renaissance, soupirs de vie dans des déserts où se hérissent les épines de végétaux désormais minéralisés sur le tranchant des roches. Tantôt surgissent les fossiles d'un autre âge, tantôt s'épanouit la dérive d'un continent, tantôt se recompose l'espace, selon d'inénarrables et splendides logiques.
 
C'est que l'artiste est captif d'un cosmos intérieur. Moulin est tout à la fois architecte, ingénieur et porteur de feu : il décortique les rouages infimes de son univers, réarrange des lignes de fuite tel un mikado. Tout à la fois ange et démiurge, il organise l'anarchie, dompte le trait, distille l'aquarelle, décante l'huile, fait jaillir ses soleils, sacrifie l'inutile.
 
Bienveillant, parfaitement organisé, il décortique savamment sous nos yeux la machinerie de son monde onirique comme s'il nous expliquait l'horlogerie fine d'une pendule. Là où le génie du détail se noue aux microns d'un métal en mouvement. Minutieux, précis, Jean-Pierre Moulin dépasse toutefois ces ingénieries pour accéder aux portes d'astres tragiques où s'embrasent des feux sans artifices, où respirent couleurs, cris d'aube et éclaboussures de lumière.
 
Mettre des mots sur les toiles de Jean-Pierre Moulin, c'est s'approcher du feu, avec, dans ses poches, quelques pincées de dynamite. Beauté complexe, parfois grave, souvent acérée, où se féconde la liberté, où s'articulent des espaces et se fiancent d'inédites perspectives.
 
©Claude Luezior


 


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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 04:47
J’adresse mes chaleureux remerciements à Claude qui m’a beaucoup ému par son texte, tout comme Nicole Hardouin l’autre jour. Comme jeune auteur à cheveux blancs et rides marquées, j’ai beaucoup, vraiment beaucoup de chance d’être ainsi commenté au travers de mon recueil « Grains de vie » !
 
J’adresse également mes remerciements à la revue « Traversées », revue belge que je ne connaissais pas, mais y figurer est un véritable honneur doublé d’un vrai bonheur ! A découvrir en suivant les liens en bas de page.
 
***
 
Grains de Vie, Jean Dornac, Éd. les Poètes français, Paris, 4e trim. 2017
_______________________________________________
 
Semer quelques grains de vie dans le sillon de ses ancêtres, y laisser un peu de sa sueur et de son sang. Y buriner sa trace à coups de cœur.
 
Enfant des étoiles, le poète certes fait l’amour avec la beauté. Parfois cependant, les souffrances et douleurs / qui griffent la terre / font hurler ces tendres troubadours. Contrastes et clairs-obscurs, émerveillement et désespérance malaxent sa chair. S’y bousculent feux follets et poignées de cendres, feuilles mortes, zéphyr (Mais qui donc a le pouvoir / De faire taire le vent ?) et sentes tortueuses.
 
Au programme des souvenirs, La liberté me réclamait (…) Sur la péniche de mes rêves / Seule la rive existait. Une mère-grand nommée Marie, à laquelle ce recueil fait hommage, semble d’ailleurs être la figure tutélaire dans l’âtre de la reconnaissance.
 
Jean Dornac est oiseleur d’un site bien connu, http://www.couleurs-poesies-jdornac.com où pépie, en heureuse intelligence, tout un boisseau de créateurs, artistes et photographes. Dornac, lui-même homme de plume et d’objectif, en est, d’une certaine manière, le pater familias, le metteur en scène ou le chef d’orchestre ailé. De ce vivier, Ode, une poétesse-plasticienne, issue du Québec, illustre le présent ouvrage.
 
Michel Bénard, peintre, écrivain et préfacier, qui enchante également les portées informatiques dudit site, est ici-même de la partie et introduit ce livre d’élégante manière. Synergies de cœurs qui s’émeuvent / à la fragrance des émotions.
 
L’éternel féminin, bien sûr, hante le bateleur des mots qui est, par tes yeux couleurs de rêve (…) tempête lorsqu’il t’imagine. Mais son vieux pays (…) mariant  l’eau et le feu y tient également une place de choix. Tout autant que le pain des patriarches et celui des Misérables.
 
Ainsi, l’âme profonde (…) qui danse sur les portées trouve-t-elle tout à la fois terre et ciel sur la Toile mais également ici, grâce à quelques grammes de cellulose et un soupçon d’encre. La chose est d’importance :  le temps, certes, rabote sa poussière, mais celle-ci ne devient-elle, grâce au poète, humus où ces Grains de Vie vont germer et s’épanouir dans la rétine de lecteurs en mal d’amour ?
 
©Claude Luezior
 
 
Article paru dans la revue :
 
 
 
La recension de Claude Luezior, ici :
 

Il est toujours possible d'acheter mon recueil, 15 euros plus les frais de port. Il suffit de m'écrire ici en privé pour me le demander !!

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 05:19
Agonie pour poètes…

 

 

 

Ultime
 
 
Penser à mes chimères
toutes élytres arrachées
 
Agonie pour poètes sans clés
oracles et druides hermétiques
 
À l'entaille du destin
mes pages, alourdies de cicatrices
n'ont su étreindre
les tatouages dont la gloire
çà et là pollinise les pistes
 
Respirer à contre-courant
des stridences perverses
quand il suffit, pour épousailles
d'agiter l'arborescence
de magmas et de bruits
 
En vulnérables vendanges
voici le moût de mots
que tuméfie à l'automne
un soleil épars
 
Ardente, malgré le passage
qui s'approche sans cesse
ma main pourtant combat
jusqu'à l'ultime phalange
 
À la plume, au couteau
et jusqu'à la trame
pour une flaque de lumière
 
Une fois encore
à la frange des laves
 
Panser mes chimères
tous poèmes arrachés
 
© Claude Leuzior
Aux franges de l'essentiel
Ultime
 
 
Pensare alle mie chimere
tutte elitre strappate
 
Agonie per poeti senza parole
oracoli e druidi ermetici
 
All’intagliare del destino
le mie pagine, appesantite dalle cicatrici
non interpretano
i tatuaggi di cui la fama
impollina qua e là il percorso
 
Respiro contro corrente
gli stridori perversi
quando per le nozze basterebbe
agitare le ramificazioni
del magma e dei rumori
 
Nel raccolto vulnerabile
ecco il mosto delle parole
che gonfiano in autunno
un sole sparpagliato
 
Appassionato, nonostante il trapasso
s’avvicina senza tregua
la mia mano ancora combatte
fino all’ultima falange
 
Con la penna o con il coltello
fino all’essenza
per una sorgente di luce
 
Ancora una volta
ai margini di un fiume di lava
 
accudisco le mie chimere
tutte poesie strappate
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 23 novembre 2017
 
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 05:52

 

Photo Claude Luezior

 

 

 

 

quand tressaille
au fond de nous
la fêlure du deuil
 
et s’écroulent
nos caillasses
en tragiques éboulis
 
quand se hérissent
les épines
en sanglants buissons
 
échines d’une douleur
pour pèlerins fourbus
en mal présages
 
quand s’embourbent
nos corps
sur des chemins sans âge
 
et se délitent
infécondes
les mains du partage
 
quand se ferment
les portails
des châteaux errants
 
où feulent des loups
sans louve
ni tanière
 
quand chant
la promesse
immensément seule
 
se frôlent
et s’envolent
nos connivences
 

©Claude Luezior

 

 

quando rabbrividiamo
nel nostro intimo
la ferita d’un lutto
 
e si sbriciolano
le nostre pietre
come detriti tragici
 
quando si ergono
le spine
nei cespugli sanguinanti
 
spalle d’un dolore
per pellegrini esausti
di cattivi presagi
 
quando s’impantanano
i nostri corpi
su percorsi senza età
 
e le mani della condivisione
sterili
si disintegrano
 
quando si chiudono
i portoni
dei castelli erranti
 
dove abbaiano dei lupi
senza lupa
e senza tana
 
quando canti
la promessa
immensamente solo
 
ci sfioriamo
e s’invola
la nostra connivenza
 
trad.par ©Francesco Casuscelli
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