Photo Djida Cherfi© Tu peux dire que je suis barrée,je ne vais pas changer.Tu diras que je suis tarée,c’est parce que tu n’arrives pas à m’assumer.Toi, le conformiste de la médiocrité,ne me demande pas d’être ce que je « devrais »Je suis peut-être à côté...
contesarever.wordpress.com L’instant fleuri qui porte graine Te retrouve les mains en palme Avec le geste du semeur. Alors, émergeant d’une fois, Remontant les sillons des ans Dans la brume des mille automnes, L’aïeul arrive à pas comptés, Il sème sa...
Moïse par Michel-Ange Je confie à votre regard deux génies de la Renaissance. Le premier arrive, par ses sculptures, à transcender les limites de l’art. Pour y parvenir, il abolit toute idée de grâce au profit de la puissance. Cette puissance s’inscrit...
René Magritte On lui avait formellement interdit de répondre aux questions par d’autres questions… Et pourtant il l’a fait. Il était convenu que le mot de la fin, même si celui-ci lui brûlait les lèvres, devait rester jusqu’au bout top secret… Et pourtant...
Waldmar Lorentzon, Astral Attraktion 1934 (cubisme-surréalisme) - Photo Viveca Bosson Ce ne sont pas ses mots ce sont les miens ces mots qui reviennent Depuis les temps immémoriaux Malgré cette trop longue absence ils me caressent encore ils m'enveloppent...
L’oiseau papier Julie était sans cesse en partance, n’en finissait pas d’explorer la nature, sa maison à ciel ouvert, elle y vivait heureuse et libre. Elle se frottait au vent, à la pluie, au froid, à l’imprévu, à l’insolite et même à la peur. Toutes...
Vénus africaine, Charles Cordier, 1851 Moulage d’airain et d’argile Vénus noire au sourire d’infante La nuit file de brocart L’orbe de tes cils Femme fleur de tous les désirs Auxquels nul ne se dérobe Rose de pluie De sable et d’écume Refoulés par le...
Proposé par Michel Bénard grâce à qui je peux faire cette publication ce jour. Gigantesque panne informatique. « Was ich nicht weiß, macht mich nicht heiß », dixit Goethe – je vous le cite en allemand pour la joliesse des rimes créée par les paronymes...
Le monolith de Gustav Vigeland – Photo Patrick Mignard© Prends bien garde, Partout la poudrière explose. Attention, Où poser tes pas désormais ? Les medias Te déroulent un tapis d’angoisse. Leurs images Ne sont pas que reflets factices. Et tu erres, Pur...
l’image blanche du bonheur avec une pluie qui enveloppe la naissance d’un visage lumière d’une neige qui danse les connaissances du vivant l’air vif qui enserre ses bras © Christophe Pineau-Thierry Extrait du recueil : Sentier débutant – PhB éditions...
« Pourquoi pas » - Franco Cossutta© Pas pressés du besogneuxpas feutrés de la monialepas cinglants de la conquérantepas onctueux du curépas assurés du nantipas insultants du détrousseurpas insolent du dandypas incertain du travestipas quémandeur de la...
www.magicmaman.com Pour qu’on ne prenne plus l’enfant pour une chose, Une proie innocente, un objet convoité, L’objectif d’un touriste en mal d’obscénité, Ou l’indécent jouet d’un jeu qu’on lui propose, Pour qu’il ne risque plus de trouver porte close,...
V. Hugo, Taches en forme de paysage (DR) Une lame de fond a brisé ma défense, S’est infiltrée en moi par vagues jusqu’au cœur... Une larme se fond sur ta joue qui s’offense, Ruisselle en émoi divague sa rancœur, Et l’arme gît au fond des ans de mon enfance.....
mediter-pour-etre-heureux.com J’ai mis beaucoup de temps A cesser de m’en faire, Ne plus prendre sur moi Tous les malheurs du monde, Ne plus ouvrir les bras Aux douleurs indicibles Ni porter les fardeaux D’un poids indivisible. J’ai mis beaucoup de temps...
œuvre de Caspar David Friedrich « Moine au bord de la mer » Tesselles-galets, Toits, À ciel ouvert ; Le ciel, Ciel-eau, Profond, Très haut, Sur l’horizon Corps-d’eau. Tesselles-pavés, Carreaux, Mer-à-ciel De blancs, De bleus, De blancs encore, De gris,...
www.magicmaman.com " S'il te plaît, dessine-moi une joie, dit une petite fille. " L'homme prit ses crayons et se mit à l'ouvrage. Quand il eut fini, il lui tendit son dessin. " Mais c'est moi, remarqua l'enfant étonnée. " " Tu as raison, c'est bien toi....
J’ai jeté les étoiles Dans le brame du vent, Et déchiré mes nuits Aux lèvres d’un amant. J’ai pleuré ton nom Vers l’espace Qu’il ne franchira pas. J’ai recréé ton image Comme un baume pour l’âme. Mais j’entends trop de voix Qui murmurent vers toi, Trop...
www.pinterest.fr Nous traversons les jeunes frondaisons, Puis l’immensité des champs Aux vagues de blés blonds, Où les ailes d’anges S’embrasent au feu céleste, Lorsque soudain apparaît Un visage de douceur vénitienne, Dans le mystère d’un silence S’étirant...
en ce temps là tu étais ma voisine je n’avais de yeux que pour toi toi la femme presque accomplie et moi l’homme en devenir quelques poils au menton l’affirmant l’avenir semblait nous appartenir et pour nous, l’éternité était encore notre réalité ne pouvant...
www.amanjiwan.fr Ce matin, je veux Oublier ce monde en folie, Revoir mon arbre aux merveilles, Ôter mon manteau de chagrin, Nier le rétrécissement de la vie Avec quelques vers de poésie, Visualiser un soleil couchant Irradiant un ciel d'organdi, Retenir...
Photo J.Dornac© Aux contreforts de l’aube, le jour s’offrait, vibrant d’air vif. Des assauts de bleu pervenche saluaient ce jour de printemps. Epicentre des songes, mars envoyait ses messages brodés de tendresse. Seul un chapeau de brume coiffait les...
© GUILLAUME SOUVANT/AFP Il pleut sur les murs de la cité, Sur les immeubles sans toitures, Le toit des voitures Et dans le regard oblong Des paraboles Qui poussent sur les balcons. Il pleut sur les platanes Que n’arrivent pas à grandir Et sur les ballons...
Photo J.Dornac© J’ai vu le domaine des dieux A Pen Hir, au pied des falaises blanches J’ai vu comme une naissance De tours d’ivoires Pieds dans la mer D’un infini bleu C’est le début de la création Mais j’ai vu également A Pen Hir, la fin de la terre...
Photo J.Dornac© Accepter peu à peu De chercher sans trouver, De frôler la réponse Impossible à cerner, Laisser les choses dans le flou Comme brume au petit matin Ou brouillard au soleil couchant, Peut-être sans les dégager, Naviguer dans l’imprécision,...
Le pointe des mots perfides, Lame acérée, a entamé la plénitude Au diapason Des sentiments conjugués, Le coutelas de l’amour passion bafoué A finement ciselé le cou de la Belle. Radicalement. Saint-Brieuc 2000 © Gérard Gautier Extrait du recueil « Je...