Rembrandt : portrait d’un vieil homme Par inadvertance J’ai vieilli Dans l’indifférence J’ai flétri Tout naturellement L’on m’a dit : « Tu n’as point mal vieilli mais vieilli finalement » © David Chomier Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions...
Photo Maxime Daviron Aux marges vertes Le ciel coagule. La lumière séparée Quitte le jour. Les herbes Dansent lent, Courbent la nuque Au menuet du silence. Et sur le mur, Sa nudité, La lumière Couleuvre glissant Et dans son ombre, Pierres portées, Le...
i.pinimg.com/originals profond, ce toi qui dort en moi et qui s’éveille et balbutie je le porte comme une obole qui frissonne au-delà de la terre pour que ce toi qui est en moi jamais ne se dilue en quelque turbulence et que l’éphémère devienne marbre...
L’abominable virus, au-delà des malheureuses victimes dont il est responsable, nous donne, notamment à diverses politiciennes et politiciens, une terrible leçon qui, si nous la comprenions, pourrait enfin faire avancer l’humanité… Écoutons cette leçon...
Illustration de Louis Morin Comme des voiliers cinglant Vers les océans d’amertume S’échappent les poèmes… Pourtant à la terrasse d’un hôtel, Nous restons caressés par le vent Dans le vertige de l’espace Pour un non-sens délicieux. Car rien ne peut donner...
Le penseur de Rodin Ah ! La chair et ses amours ! Émerveillement éphémère d’un pauvre cœur qui croit appréhender le paysage des anges tandis qu’il marche dans le sentier d’un monde qui doit le détruire ! L’éternité n’est qu’une image un lieu inhabitable...
Beauté africaine, superbe sculpture d’Etienne Fatras © Jeune Afrique Lointaine descendante De cette ancêtre unique Toujours renaissante. Jeune beauté d'argile Pétrie sans modèle, sans outils De mains libres et agiles Jusqu'aux formes accomplies. Vous...
- allô ? Allô, qui est à l’appareil ? - Bonjour, c’est moi. - Moi ? Salut, Moi. Euh… Attendez un peu, parce que, vu les circonstances, comment dissimuler mon embarras ? Avouez que c’est plutôt déconcertant, comme si, tout d’un coup, ma propre identité...
N'arrache pas le clou en cristal, les lèvres du silence s'ouvriraient sur nos étreintes. Ne découds pas l'ourlet de l'étoile au pommeau d'acier elle cache le secret de nos nuits fragiles celles où le feu coule de tes mains d'oiseleur. ©Nicole Hardouin....
Antonio CANOVA (1757 - 1822) - Psyché ranimée par le baiser de l’Amour Marbre Paris, musée du Louvre - © 2010 Musée du Louvre / Raphaël Chipault Un frisson de lumière éclaire boucharde, ébauchoir, spatule, rifloir et burin. Derrière le rideau, le modèle...
Adrien de Witte - Femme au corset rouge - (1880) - ©Ville de Liège Le ciel s’habille de silence, Sa lumière se dépose Sur les frondaisons de votre corps Soulignant les lignes Gracieuses de votre cou, Allant jusqu’à réveiller De sa luminosité embrasée...
Dans mon rêve, je voulais te donner un livre aux pages innombrables cachées entre de grosses couvertures, certaines couvertes d’une écriture propre, ordonnée, d’autres aux mots effacés ou tranchés. il y avait aussi des pages entières soulignées ou en...
Illustration de Ode Embrasse ô ! mon ami Observe très haut le ciel C'est l'arrivée, la toute première neige Aux mille ailes brisées Sens cette fleur hivernale ami Le parfum s'en épuise Quand un à un tombant, se fondent les pétales Aux tombées des flocons...
René Magritte, L’heureux donateur, 1966. Ixelles Musée des Beaux Arts. © Jean-Louis Mazières Qui suis-je ? Quis sum? Je voudrais être un homme important Mais je sais depuis l’aube lumineuse Que je ne suis rien qu’un hasard du temps Porté jadis par le...
Photo JDornac© Comme la mer lorsqu’elle lance ses jupons d’écume pour faire l’amour avec le goéland comme le roc tremblant sous l’effleurement de la bruyère blanche comme la neige épanouie contre l’épaule du versant aux rêves océaniques comme la pirouette...
Sidonie s’est vraiment fâchée Sidonie, arrête de vociférer, de crier à tue-tête à longueur de journée : ça m'ébrèche, m'écorche, me ronge, ça m'encrasse, me transforme la cervelle en huile de vidange et la tête en fagot d'épines. Si encore tu m'en faisais...
Festival Burning Man 2013 L’énergie est ce mouvement Qui m’entraîne et me renouvelle. S’échappe-t-elle ? Je la concentre. Si je la dissipe, elle s’use Et se calcine à petit feu Sur le bûcher De l’éphémère. Gaspillée, elle disparaît Dans mes anfractuosités,...
Ils viennent le jour, ils viennent la nuit, c'est le moment Au même endroit, c'est un abri, un campement C'est le printemps, ils l'ont senti leur paradis Terre des nids et des parades de l'amour Et ils arrivent par la mer, entre les vagues Ils grimpent...
Traduction en provençal de Béatrice Gaudy Un deux trois quatre cinq six sept huit hommes qui tapent de toutes leurs forces un grand nombre de fois sur un homme sans arme tombé à terre Tu ne parviens pas à concevoir que leur uniforme élève ces huit hommes...
Marc Chagall, Au-dessus de la ville Écoutez chanter le violon vert Amour, pendant que la fleur flétrit Sous le givre gelé de l'hiver Que ses pétales fondent sur le blanc lit Écoutez chanter le violon vert Amant, pendant que l'alcôve refroidit Absence...
Collage de Michel Bénard© Vers vous je m’avance A pas de mousse, Sur l’espérance des champs Où refleurissent les terres en jachères. L’astre solaire souligne De ses rayons d’encre et de lumière, Votre corps en offrande, Donne la vie et révèle Vos courbes...
A la plus haute branche du chêne une ombre m’a pendue par le pied gauche qui me dira son nom qui m’expliquera ce que chevelure et branchages chuchotent en regardant sourdre la source jusqu’où mon regard descendra-t-il pour rencontrer la fracture d’où...
Photo Andreas Koener C’est terrible de perdre un amour Une rose à peine ouverte Un papillon aux ailes Humides encore Un sang clair Illuminant les pages, Des mots nacrés Pour une musique d’aube Une gemme jetant ses premiers feux, C’est terrible de perdre...
Dans plus de 98% des cas de féminicides, il s'agit d'un homicide volontaire et pas d'un accident.• Crédits : Denis Meyer / Hans Lucas – AFP L’impensable est hélas ! trop souvent accepté. Honte à celui qui touche un cheveu de la femme Si ce n’est pas amour...
puyvalador-rieutort.over-blog * Symbole, en rappel de la matriarche éléphant conduisant le troupeau vers les points d’eau, incontournables garanties de survie. Comme eux j’ai clamé Les ailes fanées du désespoir, Moi qui n’ai connu du lait matriciel Que...