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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:53
La vie est un mensonge – Victor Varjac
 
 
 
La vie est un mensonge
à la gueule de bois
qui préfère ta bouche
toujours pleine d’images
et qui plonge mon cœur
dans l’œil de nos caresses…
Cette errance d’ivresse
tel un fruit de mon sang
traversera les jours
sans but et sans rivage
mais aurons-nous l’audace
et le courage
de vivre notre amour
dans la chair d’un voyage
sans espoir de retour ?...

© Victor Varjac
Antibes, le 17 décembre 2012


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 07:12
Chaque larme végétale – Victor Varjac
 
 
 
Chaque larme végétale
de ses ailes perdues
brouille le visage
de l’heure fiévreuse
étourdie par la chute…
Enivrée de couleurs
les feuilles ouvrent la main
de l’arbre qui s’endort
et possèdent l’espace
aux lèvres éphémères
mais le vide tragique
ne promet que la Mort !...
Le vent préfère ignorer
le voyage sans retour
la lumière blessée
et le froid sans amour…
Bientôt la neige
effacera le paysage
en lui fermant les yeux…

© Victor Varjac
Antibes, le 1er décembre 2012


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 07:38
Détruire par le feu – Victor Varjac
Photo J. Dornac ©
 
 
Détruire par le feu
retenir par le geste
ou murer la parole
pour échapper aux tourments
à l’incertitude
à la grande folie
de ce rêve incroyable
que la mort convoite
sans jamais l’emporter…
Le chemin de l’Amour
apparaît sous les pas
comme une absence retrouvée
une rose offerte
sur la tige d’un baiser…
Mirage au corps d’ange
à la fièvre de chair
traversant le décor
aux heures indécises
sous le regard terrible
de l’angoisse du soir…
L’espérance veille
le désir s’impatiente
la rencontre devient
le brûlant secret
qui brise en deux
la solitude noire…
Déjà sur l’autre rive
apparaît la silhouette
incertaine et blafarde
surgie de la mémoire…
Une jeune passion
caresse l’avenir
moment inattendu
mais follement espéré…
La nature déborde
en un ballet sensuel…
Le quotidien n’est plus
un long couloir triste…
Les lèvres et les mains
changent le monde
en découvrant l’étreinte
qui donne la jouissance…
Le cœur
a reconnu le cœur
et le Temps s’évapore…
Passage de l’éphémère
au royaume suprême
où l’homme périssable
devient immortel
sous les traits de l’orgasme !...

© Victor Varjac
Antibes, le 6 juin 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 07:49
À Clarissa – Victor Varjac
 
 
 
Avant d’être un visage
ce fut une impression
une divine musique
un vol diaphane
à contre-jour du rêve
comme un couple d’oiseaux
découvrant l’infini…
C’était à la fois
si tendre et si léger
que l’émerveillement
devint une imprudence…
Une ombre étrange parut
drapée d’un silence fou
qui gèle… dépèce… ou brûle
tous les points
d’interrogation…
Paralysée… statufiée
par les mains de l’angoisse
je vis au milieu
de ce masque
deux prunelles s’enflammer
comme deux améthystes
au regard électrique…
Sous mon corps s’éveillèrent
les flots noirs d’un gouffre
et leurs chants aquatiques
m’encourageaient à franchir
la ligne bleue de ma peur…
La « Dame aux Sortilèges »
m'enveloppa d’une caresse
divine et mortelle
désincarnant mon être
sur les lèvres des voyelles…
J’allais m’émouvoir
dans les bras du mystère
quand un ange
d’une si grande beauté
hallucina l’espace
brisant le maléfice
de la mort cachée
sous l’œil imaginaire
d’un spectre travesti
en lumière de ciel !…
Je sentis une flamme
courir dans mes artères…
Elle brisa mes chaînes
Et me rendit mes forces
giflant la ténèbre
aux espoirs macabres…
L’aube montait en moi
comme une volupté
un paradis de soie
un jour à commencer…
En soulevant mes paupières
je vis l’ange sauveur
au seuil de mon réveil
murmurer un poème
aussi doux qu’un baiser
« Angelina !... Angelina !... »
Ce rêve est dans mon âme
ce prénom dans mon cœur
et ces mots vivront ma chair
jusqu’à la fin des temps…

© Victor Varjac
Antibes, le 3 juin 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 07:36
Le sommeil se retire – Victor Varjac
 
 
 
                               À Alice Bogard
 
 
Le sommeil se retire
dans l’ombre qui s’efface…
Le silence retient
la dernière seconde
avant le cri de l’aube…
Bientôt les petits yeux
de l’heure qui s’étire
offriront la naissance
d’un visage inconnu
à l’univers farouche
modelé par le Temps…
La création chemine
dans des corps éphémères
aux violences d’homme…
La figure du jour
face à son miroir d’âme
contemple l’ineffable
encore fragile et doux
dans son bain d’avenir…
Le rouge monte aux joues
de la plaine étonnée…
Quelques mèches d’espace
dans la paille du blé…
Mille taches d’écume
d'un nuage qui rêve
sur les tiges de l’herbe
aux ailes de rosée…
Sur le seuil d’innocence
le cœur est un royaume
inondé de lumière !...

© Victor Varjac
Antibes, le 12 mai 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 07:03
Le silence… - Victor Varjac
 
 
 
… Le silence…
le silence obscurcit
la naissance du jour…
brouille chacune de mes pensées…
isole et torture l’image
cachée au fond de mon être…
Mon rêve si tendre
Est pris au piège…
Il ne m’emporte plus
sur l’écho de ta voix
vers une terre merveilleuse
où le soleil du cœur
ne se couche jamais…
Pour survivre… je respire
Les secondes passées…
Je répands le flacon
Où tremblent nos paroles
et je ferme les yeux
pour égarer le mal
effleurant de mes doigts
le frisson de ton corps
livré à cette fièvre
née d’un songe inconnu…
Les heures maintenant
distillent une souffrance
plus noire que la chute
qui tourmente
jusqu’à délire
l’esprit accroché
à l’interrogation
plus folle que le Temps !...
Je marche et je titube
je titube et je marche
à côté de la route…
Que suis-je sans ton chemin ?...
Un rôdeur… un vagabond
qui n’a plus de visage
et cherche dans l’extrême
l’ombre de son destin…

© Victor Varjac
Antibes, le 21 avril 2000


Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 07:33
Certains regards – Victor Varjac
© Jean-Gabriel Domergue
 
 
 
                           
Certains regards
cicatrisent le plaie
d’où s’échappe notre souffle
épuisant notre monde…
Pourtant je le sais
nous devons accomplir
la traversée de l’âge
avant de céder
notre chair flétrie
aux avances terribles
de la triste poussière…
Provisoire est notre marche
incertain notre avenir
éphémère notre passage
mais au-delà de ce vertige
un autre commencement
hors des quatre saisons
près de la source déchirée
a retenu notre détresse…
Peut-on franchir le mur
qui garde le secret
de l’immortalité ?...
 
Point d’élixir
point de formule
ni de charme
pour se rendre
au pays de « toujours »
il suffit d’apercevoir
et de retenir
ce qui doit être aimé…
L’imprudence
accélère le sang
dans l’artère du ciel
alors le Temps
fasciné par un cœur
à l’audace d’archange
replie ses ailes…
… Mais toi
toi qui m’obsèdes
et me poursuis
du feu de ta beauté
que fais-tu à présent
assise sur ma nuit
comme une ombre jalouse
à la coulée du rêve ? …
 
Et la bouche étonnée
murmure un nom
mais j’ignore encore
s’il s’agit du mien !...
J’ai voulu enlacer
cette image désir
moi… l’ignorant
de mon être
et je n’ai serré
que la douce transparence
du vide
et la défaite amère
de ma naïveté !...
Le Temps déçu
par mon attitude
a repris sa course
et chaque nuit
je cherche
celle que mon cœur
n’a pas su reconnaître
alors je me souviens
du pays de « toujours »
et je dessine
dans l’ombre
l’étrange destinée
dont j’ai perdu le visage
avant même
de l’avoir aimée !...  
 
© Victor Varjac
Antibes, le 23 décembre 2012


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 07:38
Ne suis-je pas ce papillon – Victor Varjac
 
 
 
Ne suis-je pas ce papillon
à l’existence brève
qui découvre la terre
respire et disparaît
presque aussitôt
sans même avoir été ?...
Les jours fugitifs
ne retiennent que l’amour
cette brassée de ciel
que l’on jette
au feu du cœur !...
L’enfance pourtant
avec ses yeux d’âme
devrait nous protéger
de la lumière fausse
qui trompe les adultes
et donne au chant
malicieux du Pouvoir
le mirage d’une autre vie !...
Le miracle du monde
perdu dans l’univers
ne suffit pas à retenir
la pureté de nos êtres
qui se complaisent
dans les sables mouvants
d’une « richesse illusion »
où le mensonge et le crime
se désaltèrent
en toute liberté
à l’insomnie du sang !...
Vers luisant
de cette création
je brûle mes heures
à l’ultime espérance
d’un voyage d’Amour !...  
 
© Victor Varjac
Antibes, le 23 décembre 2012


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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 07:59
Je cravache les heures – Victor Varjac
 
 
 
 
Je cravache les heures
au brasier d’impatience
moi qui redoute l’existence
et sa durée trop brève…
Je saisi la crinière
de ce Temps sans regard
pour mieux le contraindre
à forcer l’allure
au risque de verser
dans le ventre des jours
où l’image s’efface
comme un souffle d’enfant
aux grilles de la nuit…
Je le pousse… il se cabre
ignorant ma fièvre
qui dévore mon cœur…
… et l’horloge qui rêve
calcine tout mon sang…
Je dois suivre le rythme
d'un Sablier maudit
et attendre que la main
invisible du ciel
tourne une à une
les pages des saisons…
Survivrai-je à l’attente
gorgée d’incertitude ?...
L’ombre voûte le sol
et dissout les visages…
Me serais-je perdu
en ce jardin damné
où chaque seconde cueille
pour le vase du néant
la rose de nos âmes !...  
 
© Victor Varjac
Antibes, le 5 juillet 2009


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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:30
La Grande Faucheuse – Victor Varjac
La Grande Faucheuse – Victor Varjac
Illustration de Grandville
 
 
 
Il vit la Grande Faucheuse
entrer dans sa chair
sans comprendre
car il ignorait
qu’elle se trouvait là
bien avant sa naissance !...
Il crut que la Mort
lui tirait les  yeux
mettant du plomb fondu
dans ses entrailles
et qu’elle attachait ses jambes
au piquet de la douleur…
L’homme devait apprendre
avant le premier cri…
L’ignorance
sœur jumelle de l’absurde
défigure les mondes
et plonge les cœurs incultes
dans le chaudron
des tempêtes…
La Belle Edentée
ressemble à l’inconnu
lorsqu’elle trempe
sa figure
dans le miroir
de nos peurs…
La glaneuse et la vie
se tiennent par la main
depuis la Nuit des Temps
et « l’homme parenthèse »
cherche toujours sa place
dans le puits carnivore
de l’interrogation…
 
© Victor Varjac
Antibes, le 5 juillet 2009


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