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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 

Dans le sillage incertain

Des signes jumelés

De nos flammes ravivées

Par le secret voilé,

Je me surprends à rêver

De peindre le poème

Et d’écrire l’icône,

Sur le désert d’une plage

Au sable mordoré.

Simples concordances

Entre lettrines rouges et or,

Juste à ce point où veille

Une forme nouvelle d’amour,

Que fertilisent l’écume et le sel

Sur l’orbe nacré

Des lèvres irisées

De la naissance du jour.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 06:27

 

 

 

 

Soudain tout nous devient

Intense rayon de vie,

Couleur et lumière,

Renaissance éblouie,

Embellie insoupçonnée,

Que rêve de composer

Le peintre ou le poète,

Sur la blancheur virginale

De l’adamantine surface.  

 

©Michel Bénard 

 

 

 

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 06:43
Nu – Dos, peinture de Nadine Amiel©

 

 

 

 

Tôt ce matin

Aux frissons de l’aurore,

Un rayon de soleil

Divin effaçait

Les dernières lueurs de lune.

Il réveillait de tièdes nuances

Sur vos lèvres lisses et nacrées,

Il s’offrait palpitant

Au seuil de votre tiédeur virginale.

 

Vous êtes ma source, ma vie,

Le rubis de mon Arcadie,

 

Ma cristalline note stellaire

Toute éblouie de mélancolie.

Vous êtes ma terre inconnue

Dansant sous mes étoiles,

Vous êtes cette beauté furtive

S’effaçant au détour de la rue.

Du bout des doigts pour vous 

Je jongle avec le monde

Dans un prélude de silence.

 

Vous êtes ma source, ma vie,

Le rubis de mon Arcadie, 

 

Jusqu’à, totalement brisé,

Tomber en faiblesse d’amour.  

 

©Michel Bénard.
 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 06:34
Adrien de Witte - Femme au corset rouge - (1880) - ©Ville de Liège

 

 

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur les frondaisons de votre corps

Soulignant les lignes

Gracieuses de votre cou,

Allant jusqu’à réveiller

De sa luminosité embrasée

L’arrondi furtif de votre épaule.

Le ciel s’habille de silence,

En son extase saisir l’invisible,

Côtoyer la secrète couleur rubis

Du sang de la femme.

Dans la ronde du monde

Le ciel s’habille de silence,

Sa lumière se dépose

Sur mon rêve qui doucement s’efface,

Perdu dans l’indifférence

De la solitude du monde.  

 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 06:27
Collage de Michel Bénard©

 

 

 

Vers vous je m’avance
A pas de mousse,
Sur l’espérance des champs
Où refleurissent les terres en jachères.
L’astre solaire souligne
De ses rayons d’encre et de lumière,
Votre corps en offrande,
Donne la vie et révèle
Vos courbes de blanche pureté.
Le dôme céleste de vos seins
Réveille en moi ses formes
D’une ineffable transparence
Soulignant l’interrogation
Du mystère de l’amour,
Jusqu’au seuil de l’intime.
 
©Michel Bénard.
 

 
 
 

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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 06:53
Arthur Rimbaud (1854-1891) par Ernest Pignon-Ernest.

 

 

 

 

De Picasso à Cocteau,

Nombreux sont ceux

Qui dessinèrent et s’inspirèrent

De l’énigme poétique de Rimbaud.

Fernand Léger, s’aventura inconscient

Dans les méandres « des illuminations »,

Valentine Hugo, maria son décor de rêve

Aux sillages des semelles de vent.

Ernest Pignon Ernest, par la magie du crayon

Le fit devenir résolument moderne

Et lui rendit ses lettres de noblesse

Par l’instinct de la liberté.

La sculpture de Moirignat,

Sublime de légèreté, éblouissante d’élévation,

Transpose l’alchimique fusion du sang.

Le poète n’est plus qu’un funambule

Entre terre et ciel

Pierre angulaire des signes de l’amour.

Ladislas Kijno saisit la main de Rimbaud

Pour danser avec lui dans une folle

Arabesque d’encre et d’éternité

Rejoignant les voleurs de feu.

Avec lui Sonia Delaunay  

Retrouva la musique de son Orphée.

Zao Wou Ki en transcenda l’éblouissement

Sur l’espace aux vides transparences.

Jacques Moretti esquissa passionnément

L’étrange errance des nuages,

Il partit vers l’infini d’une fresque

A jamais inachevée.

Germaine Richier, gravera dans le cuivre

Le parcours du juif errant,

L’ivresse du désert, la puissance des tempêtes

En d’étranges arcs en ciel.

Jeanne Esmein, imagina sa bohême

Sur les cris des corbeaux

Dans les espérances de l’aube.

Luc Simon, échafaudera « la parade sauvage, »

Le voyage des dernières caravanes.

Ipousteguy offrit au poète les ailes

Dont il avait rêvé toute sa vie,

Pour fuir l’humaine comédie

« Les semelles devant » (1)

Se résumant à une seule empreinte

Gravée sur un granit d’Ardenne.
 

©Michel Bénard.
 (1) Titre de la sculpture d’Ipousteguy

 
 
 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:33
Œuvre d’Ernest Pignon-Ernest

 

 

                                                      Texte dédié au fabuleux dessinateur Ernest-Pignon-Ernest

 

 

 

Visions prémonitoires,

Corps brisés, mêlés d’angoisse

Comme vielles bigarrures

De linges séchés sur des fils

De fers barbelés.

Les fantômes prisonniers

Errent encore derrière

Les barreaux rouillés,

Les messages perdus

Comme bouteilles à la mer,

Sonnent le glas du désespoir

D’un suaire drapé

Sur les cadavres oubliés.

Une âme anonyme passe

Dans le silence extasié

D’un ange aux ailes froissées.


©Michel Bénard.
 

 
 
 

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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 06:22
Œuvre de l’immense peintre Safet ZEC©


 

                                          Texte dédié au grand peintre et graveur Safet Zec.

 

Simple note d’ocre rouge,
Juste rehaut de céruse blanc
Révélant toute la dramaturgie
De l’étreinte poignante.
Les veines se font saillantes
Sur les mains tourmentées,
Le suaire gris du calvaire
Gît sur la chaise abandonnée,
Les doigts déchirés, torturés,
Se font plus émouvants qu’une prière.
Une dernière lueur d’espérance
Filtre par l’étroite meurtrière
Soulignant de ses rais
Ce qu’il reste d’un frugal repas.
Les cages sont vides,
Les barques en errance glissent silencieuses
Sur les brumes du grand canal,
L’existence se fait sourde et fuyante,
Sous la misère d’une chemise ouverte
La poitrine est haletante.
Le monde pareil à la table de la Cène
Demeure à l’abandon,
Le corps de l’homme est en déposition,
Larmes, sidérations, blessures, torpeurs,
Soulignées d’un rouge fil de sang
Comme ultime rappel à la vie.     
 

©Michel Bénard.
 

 
 
 

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 05:58
Œuvre de l’immense peintre Safet ZEC©

 

 

 

 

 

Se taire,

Lorsque le supportable ne l’est plus,

Se taire,

Migrant en terres et forets défoliées,

Se taire,

Regardant des bibliothèques incendiées,

Se taire,

Face aux femmes, enfants brulés ou mutilés,

Se taire,

Dans les ruines silencieuses des villes,

Se taire,

Témoins de milliers de morts anonymes,

Se taire,

Devant barbelés, murs et frontières,

Se taire,

Au constat des barbares d’un autre temps,

Se taire,

Ecoutant ceux qui évoquent d’obscurs dieux !

 

Parler enfin,

Tout avouer même bouches bâillonnées,

Parler simplement,

Pour réapprendre le sens de la beauté,

Parler librement,

Pour épeler le verbe aimer,

Parler à tout vent,

Pour refonder l’humanité

Avant que le temps n’en soit passé.    

 

©Michel Bénard.

 







 

 

 

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:27

Nicole Portay : «  Fileuse d’espoir » Editions les Poètes français –

Préface Michel Bénard – Illustrations Auguste Haessler -

Format 15x21 – Nombre de pages 83 -

 

 

                                                        Préface

 

La poésie est révélatrice de signes, sans doute est-ce pour cela qu’il me fallut les ailes de l’ange de Reims et les chants Grégoriens de l’abbaye de Solesmes pour prendre mon envol avec ce recueil des plus prometteurs de Nicole Portay « Fileuse d’espoir. »

La route suggérée est longue, semée d’embûches, de méandres, d’arcanes, mais aussi de lumière forte d’espérance.

Là tout est brodé de vers riches, personnalisés, d’un vocabulaire précieux aux symboles incontournables et chargé d’images imparables.

Et si la poésie était une question de survie, de salut, alors mieux vaut sous le sceau de la confiance emboiter le pas sécurisant de la « Matriarche ».

La « Fileuse d’espoir » est en fait une semeuse qui patiemment veille en son jardin refuge à la germination des graines sacrées.

Si l’ombre est parfois présente dans cette œuvre, c’est pour mieux percevoir la lumière, la caresser et la déposer à sa juste place, là, précisément au centre du cœur et de l’esprit jusqu’à l’enchâssement escompté.

Nicole Portay avance en poésie dans une posture semblable à celle du pèlerin de station en station sur les degrés de l’élévation. Ses vers sont assoiffés de liberté, sont ciselés, sont peaufinés, la qualité d’une écriture soignée est la meilleure garantie pour l’élévation et la compréhension de la poésie, cela notre poétesse l’a parfaitement compris.

Bien loin des textes des premières heures, désormais nous sommes face à une véritable métamorphose, similaire à l’image de la chrysalide carapacée allant jusqu’à l’éclosion d’un merveilleux papillon multicolore.

Si Nicole Portay rêve parfois de devenir poète, elle l’est bel et bien et sur une margelle élevée.

Le poète est assimilé au magicien, au sourcier qui avance avec sa baguette de coudrier et c’est bien ce qui est évoqué dans le poème « Baladin », il traverse le miroir, il parsème de poudre d’or les terres en jachère et :

 

« ...rend la semence de l’univers

Au sillon de la terre. »    

 

Il faut donner du corps à la poésie, de la composition, passer à l’action, au partage, à l’échange, à la valorisation, imposer pacifiquement la poésie en « humble magicien ».

 

Le simple titre de ce recueil « Fileuse d’espoir » n’est-il pas synonyme des présages les meilleurs, vision symbolique de cette fileuse de lumière qui tient patiemment et confiante le devenir du monde entre ses doigts d’expérience

L’actualité impose son drame à notre poétesse, elle la taraude, surtout lorsqu’elle atteint des sommets de honte et d’injustice. Alors, Nicole Portay avec ses modestes moyens part en campagne, porte haut sa bannière contre la : « .../... violence annoncée/ Par l’anathème barbare. »

  

Savoyarde de naissance, un souffle provençal nourrit sa plume et c’est une belle aubade qu’elle offre au « Pastoureau » des abeilles, une sorte de défi à féconder lorsque « sonne le glas de l’univers » jusqu’à voir s’épanouir les graines de l’espoir.

Cette poésie est une véritable mosaïque constellée de tesselles colorées, de joyaux révélant toute la richesse d’un langage pertinent et précieux.

Des mots choisis, des mots sélectionnés, des mots clés sont les ingrédients glanés par Nicole Portay pour donner de l’intensité à la pensée fondamentale de sa poèsie.

Cette dernière se suspend souvent à la voûte céleste, aux espérances des étoiles, ne cherchez pas entre ses lignes une connotation religieuse, mais plus précisément un geste agnostique ancré dans le sacré, dans les sphères du mystère de l’univers.

 

« Gestuelle sculptée d’une irréelle prière. »

 

La poétesse Nicole Portay porte des yeux d’amour protecteur sur ses petits-enfants et les invite à danser au bord des étoiles.

 

« Comme le pain respire

Je te donne le souffle

D’une première lueur du jour »

 

Musique et poésie furent toujours intimement liées, âme sensible et vibrante comme une corde de violon, notre poétesse n’échappe pas à la règle, et à la musique des hommes se mêle celle de la nature, du vent, des oiseaux, du silence.

 

« Ecoute, c’est un souffle d’âme qui passe,

Il nous effleure. »      

 

Les textes sont porteurs de leur propre musique, de leur cadence, ils s’écoulent enrobés d’un verbe miellé porteur des parfums des collines.

Ici et là, nous croisons quelques néologismes des plus sympathiques et évocateurs tels, « poésiamour » ou « créaction » etc. Belle preuve d’une vraie volonté novatrice.

Sur cette voie poétique, ce ne sont que nuances douces et légères, dentelières et roses à cœur, intimes et solaires. Sorte d’initiation sentimentale pour l’amour informel, celui dont on rêve mais qui demeure impalpable.

Il est parfois des blessures qui saignent au fond du cœur, cachées, secrètes, clandestines qui s’habillent et se cautérisent des baumes de la poésie pour redevenir flammes résurgentes, bourgeons renaissant à la vie.

 

« Offerte par le Verbe alchimiste.../...

.../...Comme une eucharistie charnelle. »

 

La vie nous place sans cesse sur un fil en équilibre, où tout à chaque instant peut vaciller, basculer, mais ici encore le poète se fait funambule, allant de son balancier effleurer l’espérance jusqu’à tutoyer les étoiles.

Dans la poésie de Nicole Portay il y a toujours une promesse, un merveilleux instant de providence, une lumière nouvelle qui voudrait soulever le monde et faire naître dans un jardin protégé des essences nouvelles.

Sous certains aspects cette poésie subtile est érigée sur la frange d’un mystère ésotérique, avec ce ressenti d’aller au-delà du miroir, de surpasser les illusions et de pénétrer enfin dans le temple de lumière. Cependant notre poétesse a conscience que la voie initiatique pour retrouver l’origine de l’amour la plonge dans l’épreuve des défis et des tolérances.

Alors peut-être est-il sage de se fier à son ange qui viendra de ses ailes :

 

« Enlacer les blessures de ton âme

Sur un fil d’argent naissant. »

 

Au nom de la « créaction », racine première de l’acte de poésie, il ne nous reste plus qu’à nous faire les émissaires de la paix, de brandir les bannières de l’amour universel et de nous nourrir d’espoir dans :

 

« Le reflet d’une goutte d’eau

Blottie dans le bec du colibri. »

 

Par cette note sublime de vie, le temps est venu pour vous de rentrer en poésie portayienne.

 

Michel Bénard

 

Lauréat de l’Académie française.

Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres

Poeta Honoris Causa.

 

 

« Fileuse d’espoir », de Nicole Portay - Recension de Michel Bénard
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