seul, de mon beffroi
je hume les effluves nomades
qu’exhalent alentour
collines, gorges et béances
tels des embruns
les amours anciennes
montent à mon regard
pour d’ultimes dédicaces
là se distendent
en vains amalgames
amnésies partielles
larmes et falaises
connivences païennes
de trop courtois romans
qui s’égarent à mes prunelles
en déshérence
éteindre les promesses
de bigotes fumerolles
qui m’enlacent et m’étreignent
de leurs souvenirs en grisailles
seul face à la brise
qui noue ses entrelacs
et fomente l’orage
de toutes les délivrances
faire enfin table rase
au cœur de la tempête
déchirer l’éclair
et vivifier ma fibre
©Claude Luezior
in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018
https://editions-lgr.fr/claude-luezior/
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