© René Magritte
Mélancolie prévisible du dormeur
Que piègent les caprices de ses souvenirs d’antan
Plongé dans les îlots abandonnés des terres interdites
Le poète règle les césures des rimes gorgées de volupté
Dans le bégaiement de l’aurore
La femme insoumise revit l’amplitude
Du voyage des doubles retrouvés
La fantaisie danse sur les cils du dormeur
Le présent a trouvé le passé
Outrance couleurs, les yeux dessinent les vallons des corps oubliés
Variance frissons, les mains redécouvrent les courbes de l’antre solitaire
Stridence passions, la longue caresse repeint la fulgurance de l’inconditionnelle jouissance
Aphorisme, insolent accord libération, le passé valse autour du péristyle des énergies cosmiques
Tout parle de transcendance, d’harmonisation, de double et d’appartenance
Mais pleure le regard du rêveur revenu d’ailleurs
Est-il de l’occident ou du pays d’ici
Sa larme a coulé sur l’âme du frère oublié
Pleure le regard du rêveur éveillé
© Marie Alice Théard
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