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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 06:43

 

1118387449.10-copie-1.jpg

 http://tootsie.skynetblogs.be/archives/2010/12/03/a-demain.html



Ceci n’est pas un poème.
Je ne suis d’ailleurs pas un poète moi-même,
Seulement un homme de parole
Venu vous offrir les mots d’un autre,
Le porte-voix d’une ombre
Qui sait qu’un jour mille sources de lumière
Jailliront de sa poitrine
Avant d’embraser vos yeux ou d’enchanter vos oreilles.
Je ne parle même pas en mon nom,
Mais, en mon âme et conscience, je vis, je vois,
Je peux même deviner entre les lignes
Ce que chacun et chacune d’entre vous rêvent de vivre.
J’assume pleinement les devoirs de mon rôle
Et n’en démordrai pas,
Jusqu’à mon dernier souffle.
Ceci n’est qu’une partition
Dont je suis l’humble instrumentiste.
Laissez-vous guider par la musique des mots,
Les émotions, j’en fais mon affaire.
Partageons ces quelques fruits défendus
Fraîchement cueillis pour vous dans les jardins du silence.
Pour vous, mais aussi pour ceux et celles qui vous ont précédé
Ou qui vous suivront.
Ils ressemblent à des cailloux,
cependant ne vous y trompez pas :
À peine attrapés au vol, ils fondent sur la langue
Comme cet alcool juteux giclant hors de sa peau de chocolat
Quand la dent cède au désir.
Ceci n’est pas un poème
Mais seulement une page
Du testament d’une âme,
Une toute petite page
Qui vaut son pesant d’homme.
A présent que je l’ai portée en moi le temps qu’il fallait,
Qu’elle a réussi à diluer son encre dans mon sang
Jusqu’à ce que sa pensée finisse par conquérir la mienne,
Il m’incombe de la remettre au monde.

© Michel Duprez



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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:38

 Eole.jpg

© Sandro Botticelli – Détail de la Naissance de Vénus



Il souffle une forte bise.
C’est tout juste
Si les rameaux du saule,
Cessant ainsi de pleurer,
Ne s’envolent vers Lausanne,
Puis au large d’Evian,
Ayant largué leurs amarres.

Il souffle une bise sans pitié.

Il ... Qui, Il ?

Pourquoi nous assène-t-Il
Son souffle de démiurge ?
Sommes-nous des pions dans son jeu ?
Il jette ses dés, s’amuse bien !
Il nous oppose les uns aux autres.


© Luce Péclard
16.6.2010



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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:50

 

Nathalie-Pellus.jpg

© Nathalie Pellus : Cri de femme

Découvrir Nathalie Pellus par son site :
http://nathalie.pellus.free.fr/Nathalie_Pellus,_artiste-peintre/Nathalie_Pellus.html




Son cri se pétrifia sur les grisailles lépreuses du mur décrépi, d’un monde corrompu sous ses fragments de dorures patinées.
L’ordre s’affiche au cortège de sa détresse, la pensée libérée glisse sur le sang du fil rouge de la vie, ponctuant le désespoir d’une femme captive, levant les yeux au ciel, en rêvant de l’immense puissance de la parole sur une page blanche.

© Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.




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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:19

 

couture0021.jpg

 http://www.parenthese-clermont.org/ateliers-artistiques/



Peut-on repriser un cœur
Peut-on retisser le Bonheur
Peut-on tisser le Vent
Pour en faire une couverture de fraîcheur
Peut-on tisser les Étoiles
Pour en faire une voûte ou une murale
Peut-on tisser l'Arc-en-ciel
Pour se vêtir de ses couleurs
Peut-on tisser les Nuages
Pour en faire une couche pas très sage
Peut-on tisser l'Océan
Pour s'en faire vêtements

© Ode



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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:17

 

Pleurs-d-enfant.jpg

http://shannadidi.blogourt.fr/58480/Pleurs-d-enfant/



Pourquoi tant de haine
Pourquoi tant de joie
Après le meurtre d’un homme ?
Une vie n’est-elle pas toujours
Plus précieuse que la mort
Même s’il s’agissait
D’un véritable assassin ?

Pourquoi mon cœur pleure
Cette vie perdue
Que tous disaient monstrueuse ?
Pourquoi la compassion
Pour ce criminel
Qui ne connaissait pas la pitié ?
Et tuait sans remord…

Pourquoi mon âme saigne
A la vue d’une femme battue
Ou bafouée par un phallocrate ?
Pourquoi ne puis-je supporter
Les larmes des femmes
Que l’on a violées
Tuant leur joie de vivre ?

Pourquoi ma détresse
Devant l’enfant qui pleure
Et mon émotion
Face à celui qui sourit ?
Pourquoi ne suis-je pas
Un animal indifférent ?
Je ne subirais pas ces souffrances

Peut-être parce que je suis homme ?
Que l’Amour m’a visité
Au temps de mon enfance ?
Peut-être n’ai-je pas été
Trop abîmé au cours de ma vie ?
Peut-être qu’un rayon d’espérance
Illumine mes jours ?

Ô que sont curieuses
Les destinées qui président nos ans
Les unes sont cruelles
D’autres sont plus souriantes
Pourquoi ces différences
Qui font de nous
Des êtres aimés ou détestés ?

© Jean Dornac
Paris, le 27 mai 2011



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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:41

 

oeuvres-contemporaines-0105.JPG

© Alain Percy



                                           A Marcel Murris


La chair de la montagne
le murmure des grands arbres
l’ivresse de l’herbe sauvage
le long des lianes emmêlées
où la transparence de l’eau
se métamorphose
en un miroir vivant…
… toute cette beauté
m’apparaît
comme un éblouissement
entre les bras du ciel…

Voici l’heure
où le destin de l’ombre
confesse la lumière…

Sur le front du silence
où la prière s’agenouille
la pureté du monde
surgit enfin…
… libre de ses chaînes…

Le recueillement
peu à peu
entre dans le regard
et l’égoïsme qui brouille
l’âme des hommes
se livre au paysage
qui porte la vie…

Le voyageur anonyme
retrouve alors
dans le miroir de l’âme
le premier pas de l’innocence…

© Victor Varjac
Antibes, le 12 janvier 2001

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 05:18

 

felix-nussbaum-triomphe-de-la-mort-1944.jpg

© Le triomphe de la mort – Félix Nussbaum *

http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/actualites/felix-nussbaum-un-peintre-juif-allemand-a-decouvrir-absolument-5913



Vous étiez là
Et vous n’avez rien fait
Vous étiez là
Et vous n’avez rien dit
Vous étiez là
Quand ils sont venus
Les arrêter
Les embarquer
Les femmes et les petits serrés entre leurs bras
Les plus grands muets les yeux remplis d’effroi
Quelques hardes et puis rien au fond d’une valise
Et les hommes devant
La crosse des fusils plantée au bas des reins
Et le fer des souliers qui pressait la cadence
Et les cris et les ordres qui trouaient le silence
Une portière a claqué
Et ils n’étaient plus là
Partis pour où pour quoi
Vous ne le demandiez pas

Nous étions là
Mais que pouvions- nous faire
Ce n’était pas nous qui avions voulu cette guerre
S’ils n’étaient pas comme nous c’était leur affaire
Un jour ils reviendraient
Ils raconteraient
Et qui sait
Ce ne serait peut-être pas si terrible que ça
Rentrez les enfants ça ne nous regarde pas
Et si c’était à refaire

Que faisons-nous ?

© Annie Mullenbach-Nigay



* Felix Nussbaum, un peintre à découvrir

Né en 1904, Felix Nussbaum étudie aux Beaux-arts à Hambourg et à Berlin ; lauréat de l’Académie allemande à Rome, il est pensionnaire à la Villa Massimo en 1932. L’arrivée d’Hitler au pouvoir le précipitera sur le chemin d’un exil qui, après l’Italie, la Suisse et la France, le conduit à Ostende en Belgique. Arrêté après la défaite de la Belgique, le 10 mai 1940, en tant que ressortissant du Reich, il se retrouve interné au camp de Saint-Cyprien dans le sud de la France. Evadé, fugitif il retourne à Bruxelles où il demeure caché, avec son épouse Felka Platek, une artiste juive polonaise. Le 31 juillet 1944, il est finalement déporté avec elle à Auschwitz et assassiné. (Extrait du blog de Jacky Tronel)




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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 07:38

 

786_001.jpg

http://collections.delcampe.fr/



De nos jours malgré tous ces beaux et longs discours sur la liberté, la démocratie, et le droit en général, l’homme est encore dans l’attente de cet autre droit à l’existence lorsqu’il n’est pas tout simplement celui de la survie.

De nos jours, aux marchands de l’illusionnisme viennent s’ajouter ceux du vampirisme avec la bénédiction de ce que les uns et les autres osent encore appeler « les urnes ». Les mots changeant indéfiniment de sens, comment vouloir que le faux ne deviennent pas tout simplement du vrai et du bon vrai…

Où va t-il ce monde que nous voulons de progrès ? Où va-t-il cet homme que nous voulons du 21ème siècle voir civilisé ? Ce qui se passe dans certains pays n’est-il pas la remise en cause de bien de choses ? (Mouloudi Mustapha)



Animée d’une grande foi
L’arme plus âgée que lui
Dans ce monde sans loi
Il tient à défendre sa vie.

Héritée de son grand père
Elle était suspendue au mur
Aujourd’hui, tout est clair
Point de répit, point de cure.

Plus haut que l’étagère
Un banc pour la décrocher
Longue, ni lourde, ni légère
Sur le bon registre cocher.

Huilée, sans bandoulière
Armée, elle peut servir
L’espoir lui servant de bain
Broyé, il ne veut pas finir.

Il coure rejoindre ses frères
La paix vaut bien son prix
Combattre pour sa terre
Contre vampires et maudits.

© Mouloudi Mustapha



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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:38

  2011033057682_anorexid.jpg

http://www.labonnecopine.fr/article/Psycho/L-Anorexie-une-maladie-a-ne-pas-negliger_i598.html



                                            A ma sœur


Elle a quarante ans aujourd'hui,
et tant d’années d'errance.
Corps filiforme,
Tout s'est inscrit dans ce corps décharné,

Quel passé lui a volé sa vie,
Quelle est cette douleur qu’elle s'oblige à porter.
Est-ce un secret de famille jamais divulgué.
Peut-être une histoire qu'elle a construite
dans la dévastation de ses pensées malades.

Tant de mystères autour de ce corps
qui ne la porte plus.
Jamais femme ne pourra éclore.
Il faudrait ce petit quelque chose,
Celui qui détourne les yeux d'un homme au coin d'une rue.

Oh, ce mal-être,
Comme une origine qui échoue à percer le jour,
Comme mille vies qui envahissent son âme,
sans qu'elle ne parvienne à choisir, jamais.

Tout cela l'emporte dans une folie,
De celle que personne ne peut comprendre.
Alors, ne lui reste que ce contrôle
qu'elle exerce sur ce corps qu'elle hait.
C'est décidé, il ne sera que chair et os.
Qu'il en soit ainsi.

Elle n'existe ni par la terre, la roche, l'air ou même l'eau.
Elle survit dans un corps qu'elle exige vide.
Il doit plier à l'exigence de son regard
qui n'accepte que l'extrême,
Peau diaphane, os saillants, grands yeux qui
envahissent un visage creusé.

Corps martyrisé.
Jamais, jamais elle ne l'aimera.

Elle s'emporte en passion, déraison,
Violence et douceur.
Instinct et intellect s'affrontent,
se séduisent à tour de rôle,
pour mieux se déchirer ensuite,
Et la laisser là, épuisée,
Seule, toujours seule.

Parfois, le calme revenait,
Elle nous laissait alors l'approcher, mal.
L'aimer. Anorexie.
Nous guettions le moindre sourire,
le moindre léger bonheur dans ses yeux.

Si seulement.
Que fallait-il faire ?
Que fallait-il faire ...

Cimetière de campagne
Entouré de champs paradés de couleurs,
Des jaunes, des verts, des rouges coquelicots,
Fleurs de printemps mauves, bleues pervenche,
toute la palette de la beauté d'un pays où il fait bon vivre.

Abondance de ce pays superbe.
Surplombant une vallée magnifique,
Douceur, générosité de vivre.

C'était trop pour elle.
Son cœur s'est arrêté, anéanti.

Sur la pierre tombale épurée,
un prénom, un nom, deux dates.
Une croix,

Simplicité. Eternité.

Le vide ne pouvait la sauver.
Seule la terre sait accueillir celui qui
a terminé sa route.

Tant de sérénité.

© Dominique Dupuy



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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:10

 

hommemarchandreduit.jpg

© Liliane Caumont : « L’homme marchant »

Visitez le site de Liliane Caumont
http://lcaumont.unblog.fr/page/2/



Dans l’anonymat,
L’homme trépané s’enlise
Silencieusement dans le magma
De sa civilisation.
Ses cris étouffés,
Ses yeux bandés,
L’homme décapité gît
Sur un coussin de lin
Dans l’isolement de son ébranlement.
L’homme s’enchaine à sa destinée,
A l’illusion miroir
Des cendres du néant,
Jusqu’à l’étouffement
De l’étoffe humide d’un mirage.
Au seuil de l’obscurité,
Le monde se veut austère,
La vie muselée, fanatisée.
C’est l’homme de l’involution,
De la lente érosion,
De l’irrésistible déclinaison.
L’homme entravé s’obstine aveuglement,
Avance vers son autodafé,
Vers l’obsession de son exclusion,
Impie il sert la messe de l’oubli
Jusqu’à fuir les ombres de la mémoire,
Le cauchemar serait-il éveillé ?

© Michel Bénard.



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