25 mars 2013
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http://renneslechateau-fr.com/rennes-chateau-actualite/peut-encore-trouver-des-tresors-france-t455.html
Sous les lambris et les ors,
les requins de l’Art, renifleurs du vermillon
passent en rang d’oignons
lorgner, nonchalants, les trésors.
À la queue leu-leu,
sur les toiles vivantes,
ils mettent des zéros,
calculettes écœurantes.
Caché dans le liquide ardent
où a séché son âme,
l’artiste impuissant
renie son propre drame.
Mais les marchands bruissant de dollars
n’écoutent pas la toile qui pleure,
cette souffrance splendide et rare
qui, une énième fois, se meurt.
Et les riches clients
préparent en banque les coffrets
mais l’artiste enfermé
rayonne sur le Temps.
© Claire Prendkis
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Claire Prendkis
24 mars 2013
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http://www.ai.univ-paris8.fr/~jj/Pers/Indonesie/index.html
Le ciel se penche
et les troupeaux de la nuit
s’accrochent aux lignes immenses
que délivre le vent…
… comme une révérence
elles disparaissent une à une
dans le fleuve de l’ombre…
L’horizon lève l’ancre
et le navire de lumière
fuit l’astre obscur
qui s’empare du monde…
Les ailes de la nature
une fois repliées
ouvrent la porte
aux bruissements confus
des heures qui s’apaisent…
… et l’homme retrouve chaque fois
au milieu du silence
évaporé du jour
le chant de la prière
dans la chapelle du soir…
© Victor Varjac
Antibes, mai 1998
Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de
Plume
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Victor Varjac
23 mars 2013
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© La jeune fille à la perle - Jan Vermeer
Perle, rosée du p'tit matin
Coule au coeur de mon être. Chère
Tu es pour moi un vrai festin
De fleurs et de fruits en chair.
A ta source, je me désaltère.
Avec toi, j'affronte la foule.
Je découvre à nouveau la terre
Qui me nourrit et qui me saoule !
Le pouvoir et la jalousie
N'ont pas d'écho dans notre coeur.
Notre Amour est sans fourberie
Et nous ne formons qu'un seul choeur.
Dans la famille comme au travail,
Un bon levain au quotidien,
La bonne tenue du commercial
Ont Assuré nos lendemains.
Dans mon petit coin de jardin,
La rosée tombe au goutte-à-goutte
Sur ma Rose chaque matin.
Coeur moins sec connaît moins le doute !
© Pierfetz
Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/VI-11Perledamour.htm
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Pierfetz
22 mars 2013
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© Rodin
Tout ce sang répandu dans la nuit du langage,
Ce sang bleu, noir, blanc, rose, en rêve éparpillé,
Preuve de mon passage en ce lieu redouté,
Ce paradis perdu poignardé par l’orage.
Tout se sait, nul n’échappe à cet œil sans visage
Qui vous condamne un jour au silence glacé,
Comme si l’on pouvait cacher le feu sacré
Qui nous a rendu fous et donné l’air sauvage !
Tous ici, morts ou vifs, toujours montrés du doigt,
Parfois contraints de vivre envers et contre soi,
Pauvre de nous, les seuls à seuls avec nous-mêmes.
Tout savoir nous est dû mais, là-bas, nul ne sait
A quoi peut bien rimer ce terrible secret :
Être nous malgré tout quand dorment nos poèmes.
© Michel DUPREZ
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Michel Duprez
21 mars 2013
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http://vieuxsinge.blog.lemonde.fr/2009/10/07/cela-sappelle-laurore/
Le ciel à son aurore en mille symphonies,
Allume les brasiers -
Mystérieuse ardeur d'étranges incendies -
De jugements derniers.
C'est l'immense alchimie où l'âme se ressource,
L'appel au firmament
De l'étoile du jour éternelle en sa course,
Fugace en son moment.
L'éther ouvre les bras et se prépare un songe -
Cascade de pastels -
Puis invente des feux que l'infini prolonge,
En précieux rappels.
Dès lors, c'est le pouvoir de fastueux mélanges,
Les courses dans l'azur,
De ces lueurs qui font le regard des archanges,
Aux portes du futur.
Aux nuages partout répondent les lumières,
Les ors de leurs torrents,
La céleste marée engendre en leurs rivières,
Des moraines d'argents.
Autour de sangs vainqueurs, d’éclatantes écharpes,
Frissonne la couleur -
L'indocile velours - de cent teintes les harpes,
Aux arcanes du coeur.
L'ineffable palette entraîne en sa mouvance -
Complaisante psyché -
Qui naît, rêve ses flous, se perd chaque nuance
D'un paradis caché.
Quels mots jamais sauront - inutiles scories -
Rendre le sens jaloux
De ce théâtre offert par de muets génies,
Qu'on écoute à genoux.
© Claude Gauthier
29 octobre 2001
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Claude Gauthier
20 mars 2013
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http://laplumedelarbre.blogspot.com/
Les brumes océanes enveloppent
Les épaves envasées du chenal
De leurs fantomals lambeaux.
C’est l’instant de magnétiser
Les sources aux frémissements lumineux,
D’avancer jusqu’aux celtiques confluences,
De pénétrer le cercle des pierres dressées,
D’ouvrir les vies lapidaires,
D’écouter les résonnances cosmiques.
L’univers se colore de sèves et de sang,
Alors allons jeter l’ancre
Dans le lait des étoiles.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
19 mars 2013
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© Passage de Claude Gaveau
Dans tes nuits ensoleillées
Dans tes jours étoilés
Les yeux ouverts à la Vie
Tu cherches
Dans les amours éphémères
Dans ta bulle, dans ta sphère
Le cœur battant
Tu cherches
Dans les corridors embrumés
Dans les bras de la poésie
L'âme disponible, aux aguets
Tu cherches
Dans le chaos des portes closes
Dans la lumière des ogives ouvertes
Tout fébrile
Tu cherches
Dans les signes qui t'éveillent
Dans le parfum de la fleur éclose
Ému, tu deviens la rose
Et tu cherches
Dans tes jours d'insomnies
Dans la peur, dans ton lit
Mille pensées se bousculent
Et tu cherches
Dans les bras de cette femme
Dans les draps de ton drame
Tu crois tomber
Et tu cherches
Te relèves à chaque fois
Pour franchir le seuil, c'est la loi
Au bout du chemin
Jusqu'aux sept portes
Le Passage
Et tu trouveras
Un homme, libre enfin
À l'aube de tes ans
Et là, tu sauras
Pourquoi tu as aimé
L'oiseau et son chant
Pourquoi tu as humé
Le parfum de la rose
Pourquoi tu as aimé
Ces femmes offertes
Pourquoi tu as chéri
Ta nécessaire solitude
Pourquoi, adores-tu
La Vie
C'est qu'Elle t'aime aussi
Ode©
12 juin 2001
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Ode
18 mars 2013
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© Balthus
Comme une garce
Tu t’empares de mon être
Tu t’insinues, tu t’infiltres
Jusqu’au plus intime
Sans pitié ni égard
Jusqu’à l’étouffement
Etrange nuit de l’âme
Qui impose les ténèbres
Eloignant toute espérance
Tu es le bistouri
Qui scarifie le cœur
Par un féroce rituel
Ô combien de fois
Tu t’es imposée
Quel que soit ton alibi
En intruse malvenue
Déposant ton venin
Tel un scorpion noir
Tu ronges mes entrailles
Et tu glaces mon sang
Faisant de ma vie
Un effrayant cauchemar
Allant du vide sidéral
Au trop-plein de frayeur
Tu n’es que laideur
Qu’ennemie de la vie
Troubadour du malheur
Trompeuse maladie
Menteuse trop habile
Harpie grimaçante
Il suffit pourtant
D’un simple « je t’aime »
Pour que la lumière explose
Et que tu perdes ton pouvoir
Tu n’es plus, alors, que souvenir
D’un égrégore nuisible
© Jean Dornac
Paris, le 15 octobre 2010
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Jean Dornac
17 mars 2013
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© Camille Claudel
Au bout de mon doigt, tu vois, je porte pour te plaire quelques fleurs écloses
On dirait ton plaisir jaillissant sauvagement de mon pouce
Si le temps le permet, dans ton jardin feuillu, j'irai me dévergonder
et nous emmêler
Ce temps-la n'est pas daté
Celui ou je t'attends dans toutes nos appétences
En route nous avons tant tardé
Il faut se dépêcher mon aimé
Il n'est que d'aimer
Sous un ciel cendreux ou au soleil d'été
Nous refaisons les gréements de nos voilures
Continuant le voyage, visitant tous les ports de la curiosité
emportés par le souffle du grand large
De temps en temps, ancrés dans la crique aux essences,
nous faisons escale
Solitaires un moment, nous redevenons complices en bout de saison
Nous dansons, tanguons et tressons nos rubans
Corps frémissant aux alentours de la complicité
Peu importe la durée de l'absence,
l'on se reconnaît nous deux quand le vent a soufflé,
car au bout de mon doigt, nos odeurs sont mêlées, mon aimé.
© Marie Alice Theard
(extrait du livre "Le temps, paroles à dire" publié en 2007)
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Marie Alice Theard
16 mars 2013
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http://aurelio666.skyrock.com/
La peau de ta jambe effleurée
Tu bouges, mais sans t’éloigner
Ma main se fait plus douce et glisse
Remonte enfin jusqu’à ta cuisse.
La douce chaleur de ta peau
Pousse ma caresse, plus haut
Tu t’étires un peu en grognant
Je me rapproche, tendrement.
Mes doigts se posent sur ton ventre
Cherche ton sein, le trouve enfin
Ma caresse se fait précise
Et ta réponse vient, exquise.
Ton bras m’entoure, me cajole
M’appelle à des tendresses folles
Tu te plaques tout contre moi
Tu te retournes. Tu es là !
Ma main redescend lentement
Vers la moiteur que je pressens
Elle se pose, délicate
Infiltrant les plis écarlates.
Ton corps est devenu plus dur
Ta main, elle aussi s’aventure
Et glorieuse s’approprie
Mon émergence. Mon énergie.
Elle glisse au long de ma verge
Qui s’érige, offrande de cierge
A cette déesse immortelle
Cette femme unique et si belle.
Nos bouches à présent s’entremêlent
Nos gestes sont hymne éternel
La vie gronde dans nos caresses
Dans un ouragan de promesses.
Je rejette en arrière le drap
Qui entravait trop nos ébats
Et je me hisse sur ton corps
T’embrassant, encore et encor.
Mes lèvres sur ta peau brûlante
Cherche ces zones odorantes
Qui les repoussent, les retiennent,
Et la fin, se feront miennes.
Je me rapproche, ta main me guide
Je suis debout. Au bord du vide
Planté, aux portes de la grâce
Je savoure l’instant qui passe.
Je glisse enfin aux profondeurs
Où m’attend la fin de mes heures
Je vais, je viens, toi tu gémis
Dans le mouvement tant promis.
Indicible balancement
Laboureur de cris et de chants
Je trouve au fond de tes orgasmes
L’origine de mes phantasmes.
Ton souffle est de plus en plus court
Le mien monte avec lui, toujours
Notre rencontre est imminente
La sève gonfle, turbulente.
Tes reins se creusent, tu exploses
Tes yeux se perdent dans les roses
Je te regarde, tu m’émerveilles.
Ta bouche, entrouverte groseille
Tes jolies petites dents blanches
Je m’accroche enfin à tes hanches
Et je crie mon ultime mort
Je suis rendu. Je suis au port.
Alain Springer©
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Alain Springer