24 avril 2013
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http://foudre.chasseurs-orages.com/viewtopic.php?t=4338
Clairvoyance de l’âme
Pour une autre âme
Poèmes venus des célestes lactescences
Jusqu’à mon cœur
Ton île comme un brasier sur la mer
Ne laisse jamais s’éteindre les braises des fascinations
L’amour est un fleuve qui va
Insouciant de l’érosion des berges
Tout à coup le silence inexpliqué
Les retours inutiles
Et toujours la cruauté des non-dits
Carpe Diem avec toi
Avec un autre
Attendant que le mal s’invite un jour
Convive indésirable…
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil « Que l’espérance demeure » écrit à deux plumes par Denise
Bernhardt et Webert Charles. Éditeur : Le Vert-Galant.
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Denise Bernhardt
23 avril 2013
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07:34
© Paul Cézanne
Au profond du vallon boisé,
L’ancienne ferme inhabitée
N’est plus que plaie à ciel ouvert,
Gravats et pans de murs en ruines.
Le chemin qui la caressait,
Inutile et désespéré,
Se perd dans les taillis hirsutes.
La grange et l’étable esseulée
Retrouvent la terre battue.
A la paroi de la cuisine,
Un évier reste bouche bée,
Et le robinet déchaussé
Lance des appels métalliques
Au disque solaire impassible.
En contrebas le ruisseau coule,
Attentif au seul chant de source,
Et le talus déjà s’apprête
A s’étoiler de tussilages.
© Luce Péclard
21.2.2011
(INÉDIT)
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Luce Péclard
22 avril 2013
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Claire Prendkis
21 avril 2013
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Nuit bleue © Emmanuel Pérès
La tiédeur de la mort
s’enroule et distille
sa fièvre accrochée
à la marche des ombres…
Elle vibre et danse
comme un insecte
à l’heure où l’obscur
d’un souffle mystérieux
engourdit la transparence
et pénètre le paysage…
Innocente et complice
la seconde effleure l’espace
qui se métamorphose
en vapeur bleue
puis presque tendrement
tout disparaît…
… le galop des herbes
commence la nuit…
© Victor Varjac
Antibes, décembre 1997
Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de
Plume
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Victor Varjac
20 avril 2013
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07:33
http://12croixbonheur.canalblog.com/
Il y a parfois trop de notes...
Je n'aime pas le gaspillage.
J'ai rencontré une pie sotte
Qui écumait tout le village.
Je me suis sauvé dans ma grotte
Pour échapper à tout ce monde
J'ai emmené dedans ma hotte
Les mots dont je n'avais pas honte.
La pie voleuse avait tout pris
Sur les fruitiers de mon jardin,
Mais au-delà de son mépris,
J'ai caché un bijou lutin.
Personne ne pourrait me le prendre.
Chacun le possède en secret.
Petit lutin n'est pas à vendre,
Il est caché, il est discret.
C'est un bijou de mon enfance,
Qu'en mon être ma mère a semé.
Il a grandi dans l'innocence
Et je l'ai toujours bien aimé.
Tous les meilleurs joailliers du monde
Ne pourraient fabriquer un jour
Ce bijou qui brille à la ronde.
Il a pour nom le mot "AMIOUR" *
Pierfetz©
*Amiour: une invention poétique de Pierrot.
L'amour passion est fragile.
L'amitié vraie est une complicité à long terme.
Quand l'un et l'autre se rencontrent, on peut parler d'Amiour !
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/II-6Cupidon.htm
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Pierfetz
19 avril 2013
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07:18
© Roméo et Juliette - Théodore CHASSERIAU
Roméo rêve au delta de ses reins,
Les yeux ouverts sur la mer qui l’emporte.
Lasse d’errer et de faire la morte,
Son âme éclate en grappes de raisins.
Juliette est l’île au soleil de ses mains,
La plage où chante une vague si forte
Qu’elle devient la voix qui réconforte
Ce feu tremblant sur la pointe des seins.
Se pourrait-il que ce ne soit qu’un songe,
Ce réveil du désir qui se prolonge
Et ne veut plus mourir toutes les nuits ?
Roméo rêve et comble cette absence
Par un grand cri dans le cœur du silence
Avec l’espoir d’en savourer les fruits.
© Michel Duprez
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Michel Duprez
18 avril 2013
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07:43
http://gegouska.over-blog.com/article-le-poeme-de-ma-vie-87870162.html
Ils ont cru quelque temps le poème bonasse,
Breuvage liquoreux
Avec quoi contrefait, quelque chétif finasse
Maints projets doucereux.
Surfait comme anodin, quand d’humeur trop crédule
Niais et bon enfant,
Un quidam s’en saisit dont il fait son pendule,
Tel autre un olifant.
Ils l’entendent souvent comme un brame sans force,
Complainte haute en fards,
Dont l’insipide ton, désespéré se force
Sur des matins blafards.
Malheureux qui n’avez soupesé sa couronne,
Ni son glaive tenu,
Trop sourd à ses contre-uts sur lesquels il claironne,
Sans artifices, nu.
Où musardiez-vous donc au jour de sa naissance
Ignorant ses berceaux,
Au lieu de ses coursiers en capter la puissance
Puis en couler les sceaux.
Approche et vois au fond de son œil qui s’enflamme,
La crainte des cochers ;
Entends de son sabot intrépide, la lame
Fracassant les rochers
Les vents dont l’ouragan disperse ses crinières,
Cinglent nos attendus,
Tandis que ses nasaux calcinent nos manières
Et leurs tons éperdus.
Vous êtes-vous risqués à maîtriser l’enclume
De son poitrail de fer,
A lui passer un frein quand son œil noir s’allume :
Qui de vous s’est offert ?
Qui sait d’un bond hardi, lui saisir l’encolure
Et le piquer au flanc,
Pousser ou retenir son intrépide allure,
Dont il mène l’allant ?
Tel est, franc le poème où souffle Polymnie
A son oreille un chant
L’écoute toi de même et tes doutes renie
Puis t’en fais le servant.
Poète, garde nous ton art allégorique,
Source de bon aloi,
Qu’on ne nous serve pas quelque jour historique :
Un poème, c’est quoi ?
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier
17 avril 2013
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07:23
© Michel Bénard
Lent effleurement du calame
Au grain du parchemin,
L’encre dépose ses traces
Sur l’énigme des signes,
Griffes sur l’ombre du sable,
Ecume sur l’ancestral océan.
La calligraphie du poème
Ouvre les grands espaces
Des hautes demeures
Du langage intérieur.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
16 avril 2013
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Infographie de Ode ©
Mettre un voile sur ses yeux
Pour voir l'invisible
Car le cœur
Ne voit qu'avec les yeux abstraits
Baisser les yeux
Mettre un voile sur son cœur
Pour voir avec les yeux de l'âme
Plus profonde sera la découverte
Tout voir avec ces yeux
Ne peut être que merveille
Les yeux abstraits
Voient l'origine des choses
Ils savent traduire
L'âme de l'Autre
L'âme de la Nature
De la Bête
L'âme de la Mer
De la Terre
Les yeux abstraits
Savent ce qui est vrai
Perçoivent le mensonge
Reconnaissent La Vérité
Ils savent qui trompe
Qui dit les mots du cœur
Dénoncent l'intéressé
Révèlent l'Amour et l'Amitié
Ouvrent les portes de la générosité
De l'abandon
Aux sentiments sincères
Les yeux abstraits
Yeux du cœur
Yeux de l'âme
Voient l'invisible
Car tout est là
Ils regardent
Dans le tête à tête
Des âmes
Disent à mon cœur
Que tu es vrai
N'es pas mensonge
Que jamais le mal ne viendra par toi
Ils voient tout
Sentent tout
Me disent tout
Sur toi
La Nature
Les Hommes
La Terre
Écouter le calme
En soi
Ne plus souffrir des duperies
Que ne voient pas venir
Les yeux acquis
Déformés par la connaissance apprise
Perception faussée
~§~
Je te vois avec les yeux de l'âme
J'ai mis un voile sur mes yeux
Mon cœur a pris le voile
Pour mieux te voir
Te ressentir et t'aimer
Je te vois avec les yeux abstraits
Ce que je vois
Est Beauté
L'Amour t'habite
Je regarde dans tes yeux abstraits
Et je t'aime
Ode©
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Ode
15 avril 2013
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http://nantcye.wordpress.com/2010/02/15/comment-bouger-un-flemmard/
On dit souvent que de nos jours
Le travail forcé n’existe plus
Il suffit de regarder alentour
Pour savoir que c’est farfelu
Ô combien de femmes
Deviennent les bonnes
De leurs maris infâmes
Fainéantes personnes !
Ces hommes crient et pestent
S’ils doivent quitter leur fauteuil
Il n’y a rien qu’autant ils détestent
Que de leur confort faire le deuil…
Ô combien de tendres épouses
À la tâche doivent s’épuiser
Passant du bureau à la blouse
Sans avoir le temps de se reposer !
Sans parler de leurs enfants
Qu’ils soient petits ou grands
Les mâles disent pour se consoler
Que leur travail les a harassés !
Que de dérisoires excuses
Venant de ces cœurs misérables
De leurs femmes, ils abusent
Se montrant tout à fait méprisables !
Et si ces compagnes, d’aventures
Ne peuvent plus les supporter
Qu’à force de fatigue et blessures
À l’amour se permettent de rêver
Que nul ne soit surpris
Si elles cherchent un amant
L’époux n’ayant rien compris
À ce qui du couple fait le ciment…
© Jean Dornac
Lyon, le 6 avril 2013
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Jean Dornac