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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 07:25

 

gouttes.jpg

Image en titre : « Perles d'âmes en bord de Seine » infographie de Ode©



Je te vois marcher dans les rues de Paris
Le cœur à marée basse, à force de maux
Qui t’enlacent le corps et l’âme…

Rêves en bord de Seine,
Voix de l’amie dans mon cœur,
Soleil irradiant sur le toit de l’âme.
Au songe de ton doux visage,
Les maux, ces cris de corbeaux, s’envolent.

A l’ombre du vieux pont,
En filigrane de tes pas,
J’entends ta voix, Poète…

Ô combien de destinées
Ont foulé la passerelle ?
Ô combien d’amours y sont nées ?
Mes pas se confondent
Dans la course de l’Histoire.

Tu es l’homme parmi les loups
Loin de la meute des faux-semblants
Tu cherches une vérité à aimer…

Peut-on vivre sans aimer ?
Sans amour à donner,
Sans caresses à offrir et recevoir ?
Il n’est d’autre vérité que l’amour,
C’est l’ouvrage des poètes, de le dire…

Sous le ciel d’un hiver au long cours,
Tes mains de papier au fond des poches
Tu arpentes les quais, le regard éperdu…

Mon vague à l’âme est contemplation,
Pleurs sur le creux des consciences.
Tragique époque des apparences
Où l’avoir surpasse l’être,
Cette hérésie des foules égarées…

Je suis l’amie qui te murmure l’espoir
Lorsqu’au soir venu, tu vacilles.
La solitude n’est rien au pays des mots…

Les poètes, cœurs fragiles,
Âmes parchemins vite émoussées
Sous les calames enfiévrés,
Ne sont que vide sans les muses,
Amies fidèles et passionnées.

Toi et moi sommes ce poème vibrant de vie
Qui court les ruelles sombres,
S’attarde sous les porches entrouverts
Gambade dans les allées d’un parc
S’accroche aux rires des enfants…

Mon amie, sonnet rafraîchissant,
Fleur ardente et poète sirène,
Tu élagues mes allées ténébreuses,
Tenant ma main au bord du ravin,
Tu m’offres les ailes d’un radieux destin.

Ecoute, Poète,
Sous le halo des réverbères,
La ville bat le pavé,
Et dans la nuit qui chemine
Nos plumes d’encre bleue fredonnent
La chanson des âmes à l’unisson…
Demain, tu verras,
Il fera beau…

Thalie Lescop-Boeswillwald© et Jean Dornac©
Ce 3 mars 2010


Création de la page par Ode©



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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:23

 

homme.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Sors de la masse !
Trouve par toi même ton chemin.
Relève-toi face aux tyrans,
Qui veulent te briser les reins.
Retrouve la face !

Qu'attends-tu donc pour vivre, vas-tu te réveiller ?
N'as-tu pas l'impression que les dés sont pipés ?
Que le jeu de la vie n'est qu'une mascarade,
Une illusion choisie depuis des millénaires
Par d'aucuns qui ont cru qu'ils pouvaient échapper
À l'existence précaire de Notre Humanité !

N'en as-tu pas assez de tous ces vertueux ?
Pseudos dépositaires de la parole de Dieu,
Qui te vouent sans façon aux flammes de l'Enfer
Si tu ne te plies pas aux idées rétrogrades
Censées panser les plaies de tous les miséreux
Et rendre, s'il se peut, l'imbécile plus heureux !

Crois-tu encore sans rire, à la magnificence ?
Auréole des puissants et de leur basse engeance.
Dans le luxe et la frime ces beaux Messieurs paradent,
Foulent aux pieds les espoirs d'un peuple dans la misère
Cultivent le Pouvoir, récoltent la Finance
Et n'ont pour le commun que mépris et méfiance.

La connaissance doit-elle n'être qu'un privilège ?
Être humble et apprendre, serait-ce sacrilège ?
C'est un peuple ignorant que les puissants préfèrent,
Celui qui gobera toutes leurs belles salades.
Culture et soumission ne font pas bon manège,
Car avec la conscience les mythes se désagrègent.

Reprends ta place !
Dirige les pas de ton destin.
Ne laisse pas les charlatans,
Tenir ta vie entre leurs mains.
Assume ta race !

HOMME !

~~*~~

© Thierry Deschamps


http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/525-homme.html



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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 08:26

 

horizon.jpg

http://v2p.fr.eu.org/coup_de_coeur/4081-Fixer_l%27horizon#pfe_histo



Il faudra vivre désormais
avec ce mal au fond du cœur
et chercher
toutes lampes éteintes
un filet de jour.

Dans le vertige même
de l’amour
il sera là
pour déchirer ton âme
prise dans les ronciers.

Si un jour tu partais
vers d’autres continents
il te suivra
avec sa cohorte
de cris et de poussière,
avec ses pleurs silencieux
sous le couvert des nuits.

Déjà tu es un autre
tu es l’enfant
du haut mal de la terre,
comme ton peuple
qui vit sous des vagues de toile
se brisant à l’infini
à la moindre respiration de l’air.

Demain tu marcheras vers l’horizon
rêvant les yeux ouverts
de ta ville-chair
barricadée d’amour

© Denise Bernhardt


Poème extrait du recueil « Tremblements de cœur » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Éditeur : Le Vert-Galant. Ce recueil est né à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010.



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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:47

 

illumination.jpg

http://marielcaelestia.unblog.fr/accueil/philosophie-bouddhiste/de-la-peur/



                                                    A Claude Martingay


Qui sait comment
Il te reste à goûter la vie ?
Tu as pris tant de raccourcis,
Déjà compté tant de miracles !

Qui sait pourquoi
Tu descends le cours des années,
Alors que ta jeunesse
Remonte l’échelle du temps ?

Qui sait combien d’aurores
Regagneront leurs crépuscules,
Et combien de midis
Rejoindront leurs minuits
Avant que tu recenses
Les seuls dons du présent ?

Qui sait quelle habitude
Il te faudra quitter encore
Pour distinguer la route
A portée de ton pas ?

Qui sait quand,
Qui sait où
Tu sauras accueillir
Ton illumination ?

© Luce Péclard
30 juin 2012



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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 07:38

 

rouge-a-levres03.jpg

http://muscatine64.blogspot.fr/2010/03/xxieme-siecle-et-marivaudage.html



La marée va et vient
tant fait le sable dans le sablier

Me tient le goût de te plaire et de te séduire

Basculer avec toi hors des limites de la décence

Ô mon amant de toutes mes aventures
et de mes inconstances

Jusque dans mes tréfonds tu fais de mes imperfections
des souvenirs d'amour

Tu sais mes attentes
dans les balbutiements de l'aube
et mes pulsions sous le soleil ardent.

Dans les jours sans relief notre couple porte beau.

Ô mon amant de marivaudages
et de feux de camp

Ton regard qui me parle réinvente chaque fois
la clarté de mes rêves éveillés.

Je crois aux présages
et nos pas sur la plage
À l'heure des mille galanteries
Me prédisent qu'au fond des âges
Sur nos corps patinés
le bonheur est à jamais inscrit.

Ô mon amant de toutes les infinitudes
et de l'inimaginable beauté des caprices
et de leurs fidélités.

Dans les souterrains du temps
Toi et moi c'est écrit
Nous allons ensemble
Curieux et attendris
sur les pas des élus.

Chantant nos âmes éprises
Jusqu'aux derniers quatrains joués
sur l'ivoire des clavecins
et les cordes de la mandoline

Ô mon amant de toute éternité
Qu'il fait bon vivre
Au rythme de nos affinités

© Marie Alice Théard



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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 07:39

 

nuage.jpg

http://nuage1962.wordpress.com/2009/12/01/dimpressionnantes-nuees-detourneaux/



L’ombre roule et se fane
comme un rêve effrayé
s’enfuit de la maison…

L’image retrouve le geste
dans le corps inconnu
de la nuit qui s’éveille…
alors commence la métamorphose
de la transparence et de l’obscure…
… tumulte silencieux
qui protège les heures
à l’abri du soleil…

Etranges nuées
qui précipitent les chants
sur la ligne infinie
où se mêlent
comme les lèvres d’un baiser
la vie et la mort
dans le lit du sommeil…

© Victor Varjac
Antibes, août 1997


Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume



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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 07:38

 

orchidee.jpg

http://www.entretien-orchidee.com/comment-fair-refleurir-une-orchidee



À l’aurore, au réveil
Le soleil éblouit,
Chasse les brumes du ciel,
Après la nuit qui fuit !
Amie, tu m'émerveilles !
Au plus profond de moi,
Il descend et s'engouffre.
Je ne vois plus que toi,
Et même si j'en souffre,
Je reste près de toi.
L'extase du midi.
L'eau fraîche qui coule en moi,
Entraînant mes ennuis,
Me baignant de sa joie.
L'Amitié me grandit.
Le soir au crépuscule,
Le temps a fait pousser
La moisson d'amitié.
Jamais aucun recul
Ne fera l'oublier

© Pierfetz


http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-8tempsamiour.htm



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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:17

 

feu-d-artifice.jpg

© Christophe Bouquin http://www.francophonie.org/Le-feu-d-artifice-du-14-juillet.html



Autrefois, le feu rongeait l'absurde corde,
Le feu n'avait que faire de nos désirs.
Le feu détruisait, peu à peu, de ses mains
La tour où dormaient tous nos projets d'enfance.
Le feu secouait sa crinière en sautant
Par-dessus les étangs gelés de la terre.
Le feu jouait à l'eau de pluie tous les soirs.
Le feu priait comme un feu, seul, peut prier
Dans l'immobilité blessée de l'aurore.
Le feu s'enfonçait dans l'épaisseur des murs,
À la recherche d'une ombre sans légende.
Le feu galopait dans les rues en riant.
Le feu s'amusait à souder les contraires,
À couper l'espoir en deux parties égales.
Il savait qu'il n'était rien de plus qu'un feu
À diviser l'ennui de nos fulgurances,
Qu'il était seul à faire feu dans la nuit,
De tout son corps ébloui par la lumière.

© Michel Duprez
(« Langagements d'Orphée », Chambelland Editeur, Paris, 1978)



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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:15

 

amants-2.jpg

http://emmila.canalblog.com/archives/2013/03/14/26651717.html



As-tu dit " âme ma sœur âme " ?
De cet appel, j’en garde écho,
À mes braises répond ta flamme,
À mon offrande ton écot.

Quand dans ma main, tu reviens boire
Ce qu’elle infuse d’inconnu,
Ta lèvre en frôlant le ciboire,
Dévêt mon cœur et le fait nu.

Lors, puisque ma phrase te touche
Ode, rondo, terza-rima
Alexandrin, sonnet farouche…
L’aime toujours ! Comme l’aima…

Pour moi de superbe importance,
C’est de les savoir tous nichés
Au cœur joli de ton aimance
Et réfléchis par tes psychés.

Après, autour de ma clepsydre,
Il y a tes fouillis charmants,
Tes dits de vins, tes tons de cidre,
Tes contre-jours de diamants.

Tu fais pour sûr bien tes mélanges,
Et quand tu tisses, m’est avis,
Qu’un peu de terre et beaucoup d’anges,
Laissent mes vœux charmés, ravis.

Que mon calame soit superbe
Je n’en sais rien, à toi de voir,
Mais le chêne n’est rien sans l’herbe
Qui le célèbre en reposoir.

Il n’y a pas de grand poète,
De grands poèmes seulement,
À charge pour lui que sa quête,
Le conduise au seuil du moment :

Moment exquis, lorsque l’aiguière
Verse à souhait l’onde qui doit
Unir les sens à la lumière,
Où chacun d’eux comblé s’y voit.

À m’aimer, ton aveu m’oblige
D’être attentif à tout appel,
De m’y porter esclave lige,
Pour en citer nectars et sel.

Et lorsque me viendra l’aurore,
Ayant tressé tant de faisceaux,
Tes rubans les rendront encore
Inévitablement plus beaux.

Souviens-toi de nos incendies,
De nos courses les avenirs,
C’était au bal de nos envies,
Fortune chère aux souvenirs.

Entre mes berceaux et la tombe
Certes, je n’ai pas su glaner,
Tout ce que mon sein-catacombe,
Portait en lui. Et couronner

Tout à la fois les quelques ondes,
Que j’inventais, leurs clapotis,
Entre tes doigts et leurs facondes
Je les sais déjà bien lotis.

Au sortir de mon terrain vague,
Où j’ai trouvé ce ras-de-cou,
Ce bracelet et cette bague,
Chance offerte à moi, sans le sou :

A ton chevet, tout j’abandonne.
Et quelque rêve aidant plus tard,
J’aimerais que ton cœur frissonne,
Au chant d’un vers pris au hasard.

D’un vers et surtout de sa rime,
Qui se veut le meilleur de soi,
Rayon qui vient baiser la cime,
Avant l'envol de tout émoi.

Je te dis là, l’ultime gemme,
Joyaux du temps aux fronts offerts,
Puisque tu sais, " viens ! que l’on s’aime
À tons immergés et couverts ".

© Claude Gauthier
25 février 2002



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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:35

 

Precaires-EN.jpg

http://slovar.blogspot.fr/2009_02_22_archive.html



Lorsqu’il ne reste plus
Sur les lèvres des enfants
Que le cri indigné des damnés,
Que la détresse de l’homme
Se mesure à l’aune de sa précarité,
Les illusions s’envolent en poussière
Sur les pierres du vent,
Portant en mémoire
Les stigmates d’épines
Abandonnées sur le sable
De la destinée,
Et toute la fragilité
D’une statue de sel érodée.

© Michel Bénard.



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