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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:10

 

justice-yeux-bandes.jpg

http://www.azurs.net/photoblog/a/2008/05/post_4.html



Entre les deux plateaux, symbole de justice,
raide exclamation
la flèche s'est ployée aux chalumeaux du vice !
l'interrogation

Est devenue un signe, incertain, qui divague,
balance fou puis ment,
intrigue et s'amalgame et sans vergogne drague,
à maintes moeurs se rend.

Ainsi la déraison, chez le justiciable
en égare l'avis,
trafique et bat les jeux coupés à l'amiable,
entre juges, nervis.

Dans le palais surpris, la dérision rampe,
ne sert que le voyou :
lors la Justice outrée en substance décampe
laissant son nom au clou...

© Claude Gauthier



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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:06

 

pieds.jpg

http://www.semainesgrossesse.com/un-peu-daide-pour-votre-liste-de-naissance.html



Réapprendre l’ordre des souffrances
Imprégnant aux voiles de nuit
Leurs luminescences pacifiées,
Pour offrir à l’agonie
Le sourire de la vie.
Pouvoir regarder les étoiles
Sous le velours du silence des mots.
Voir plus clair dans l’obscurité,
Ecouter le secret de la terre.
Là, entre l’âme et l’esprit,
Semer des graines d’amour
Sous un soleil qui fera perler du ciel,
Les couleurs de l’espérance.

© Michel Bénard.



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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:12

 

oiseaufeu.jpg

http://www.babymek.fr/llaima/page2.html



Mon ami de Perce-Brume
Âme des ténèbres et des lumières
Tu as encore
Dans la bouche, ce goût salé
De tes larmes de fond
Dans la gorge
Le son de tes cris muets
Et à l'âme
Les plaies de tes désespérances
Toi l'Œil, témoin
De la Beauté
De cette Beauté
Disparue en une nuit
Dans les vents colériques
Désastres recouverts de blanche neige
Ta Beauté, tes Amis perdus
Ton imaginaire-imaginé
Tes laminaires-laminés
Et ta Forêt-Voisine bulldozée
Tu as encore au fond du cœur
Les blessures infligées
Dans tes veines
Coulent les odeurs obsédantes
De la sève même de tes créations
Pour te remémorer
Qu'il y a un Ailleurs
Qui t'attend
Pour te renforcer
Afin que jaillisse la Lumière
En d'autres saisons
En d'autres lointaines contrées
Ta palette-mémoire
Se souviendra toujours
Ton œil-magie
A su capter et captera encore
Ses instants de Vie
Tu es le Prince
Des Forêts désenchantées
Tu es le Révélateur
De la Beauté amputée
Tu as peur
Te sens seul et abandonné
À l'aube, à l'heure bleue
Tel le Phœnix
Tu renaîtras de tes cendres
T'envoleras dans la Magnificence
Aie confiance, Perce-Brume
N'ai plus peur
Tu es comme l'Ange
À qui l'on aurait coupé les ailes
Courage
Ne les empêche pas de repousser
Par crainte
À nouveau de t'envoler
Ne laisse rien, ni personne
Occulter ta piste d'envol
Tu es l'Oiseau-Fabuleux
Qui plane au-dessus des terres
Tu regardes pour tous
Tu perces les brumes
Tu es Lumière dans l'obscurité
Tu es le Gardien de la Vérité
Pars, envole-toi enfin
Laisse ton œil guider tes voyages
Laisse à ton cœur parler
La Laideur et la Beauté
Sans, pour autant, retomber
Regarde à l'Horizon
L'Étoile se lève, majestueuse
L'Oiseau, de son chant, t'appelle
Il te chante des chants nouveaux
Sons mélodieux
Pour toi Perce-Lumière
Ne sens-tu pas tes ailes repousser
Sens comme c'est bon
De renaître à la Vie
De t'envoler
Avec, à la bouche
Un goût de miel d'Ors
Envole-toi Perce-Brume
Envole-toi Perce-Lumière
Envole-toi bien haut...

Ode©



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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:25

 

fifine49-vip-blog-com-198418Diversity_Matters_photo_without.jpg

http://fifine49.vip-blog.com/vip/pages/fifine49_article2873.html



J’ai rêvé d’un monde multicolore
Où chacun échangerait sa couleur
Passant de noir à blanc
Tout étonné, ravi ou catastrophé
De blanc à rouge
Dans un monde où tout bouge
De rouge à jaune
Sous l’effet d’un tendre baume
Avant que d’être métissé
En une belle soierie tant désirée…

Cette humanité rêvée
Goûtant aux charmes et douleurs
De tous ses frères méprisés
Pour une simple nuance
Offerte par le temps, les climats
Et les aléas de l’histoire…

Et je rêvais encore
Aux expériences de mille teintes
Qu’une nature facétieuse
Nous imposerait comme leçon
Pour apprendre enfin à nous aimer
Au-delà des frontières imaginaires…

Et je sentais, qu’enfin
Mépris et racismes
Tomberaient dans la marre amère
Des folies d’orgueil des pauvres humains
Et que se dissiperait aussi
L’odeur nauséabonde
De l’insensée haine millénaire…

Tous étant chacun
Par la grâce de gènes comédiens
Nul ne serait premier ou dernier
Aucun ne serait enchaîné
Aux drames des générations
Sourdes à l’intelligence
Du cœur et de la raison…

Monde rêvé
Monde désiré…

Nouveau monde possible
Si nos âmes se parent, demain
D’un arc-en-ciel d’Amour…

© Jean Dornac
Paris, le 23 janvier 2010



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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 08:32

 

cuba-fleur-bougainvillier-rose-60.jpg

http://www.pentaradiaire.com/blog/index.php?2008/03/19/19-bougainvilliers-roses-a-cuba-flore-de-cuba



                                                                  Pour René Philoctète


Ces îles qui marchent René
Se souviennent-elles du jardin des regards mouillés
où le fier soleil d’été narguait les vasques de bougainvilliers
au contour des départs
Se souviennent-elles
des rives où nos rêves s’époumonèrent
à déclamer bonheur
dans la profusion des émotions inexplorées
Des sensations de grand vent où nos âmes se brûlèrent
d’avoir couru sans cache-poussière
les flancs dépouillés
de nos quêtes insensées
Nos illusions de félicité

Ces îles qui marchent René
se souviennent-elles
de nos silences satinés valsant à tire-d’aile
dans la somnolence
de prunelles cheminant vaille que vaille
telles somnambules
à travers le tulle de nos
épanchements
Se souviennent-elles
du frisson de « la perle à nos lèvres accrochée » dans l’heure des confidences
déambulant pêle-mêle sous le halo intime
d’une lampe d’opaline
Nos débordements dans l’immédiateté de l’abondance
de nos frénésies intimes

Dis-moi René
Se souviennent-elles ces îles qui marchent
de l’adulte retrouvant les bonds impromptus du rire de l’enfance
dans le fugace moment d’absolue vérité
Moment indéfinissable
où les orients cristallisent le passage des courtisans de l’aube
Prose de gammes réconciliées des grandes orgues
Chant d’osmose et de liberté

Ces îles qui marchent René
Se souviennent-elles de la mémoire oubliée

© Marie Alice Théard
Au Pays du Soleil bleu, 1997.



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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 07:14

 

liseuse.jpg

© Fragonard



Venir à vous
Les mains pleines de poèmes
La mémoire toujours au bord des larmes

Venir à vous
Sous les feux lents de l’automne
Dans les premières brumes

Venir à vous
Des je t’aime dans les yeux
Des rires dans la voix

Suspendre le temps
A l’horloge des cœurs
Et réchauffer vos soleils
Au creux de ma tendresse...

Venir à vous
Dessiner sur vos lèvres
Un sourire majuscule

Apprivoiser le manque
Au présent des jours
Et fleurir l’absence
De mots doux...

Venir à vous
Au gré de nos saisons humaines
Comme un pèlerinage d’amour

Venir à vous
Une écharpe de ciel frangée de cendres
Pour une valse avec l’enfance enfuie
Aux heures de novembre...

Venir à vous
Un silence au bout des doigts
Et du bonheur dans mes bagages...

Thalie ©
Le 27 Octobre 2001



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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 07:02

 

0409-poeme-inacheve.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Quel est ce sortilège, qui me tient prisonnier ?
Par quel mystérieux piège, me suis-je fais attraper ?
Serait-il sacrilège de vouloir m'échapper ?
Quand j'ai le privilège à jamais de t'aimer !

Dois-je accepter ce rêve comme réalité ?
Quelle force me soulève et me fait espérer ?
Dois-je, tel un jeune élève, apprendre à exister ?
Quand mon âme s'élève vers ta douce pensée !

Comment a pu s'ouvrir cette fenêtre à la vie ?
Pourquoi donc ce désir m'a -t-il ainsi conquis ?
Pourrais-je encore te fuir, m'enfermer dans la nuit ?
Quand mon cœur soupire dévoré par l'envie !

Qui pourrait bien me dire où se niche la raison ?
Que faire quand un sourire enchante l'horizon ?
Devrait-on s'interdire l'amour et la passion ?
Quand nul ne peut prédire découvrir l'exception !

~~*~~

©Thierry Deschamps


http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/409-poeme-inacheve.html



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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 07:49

 

gris.jpg

http://jusamawi.com/2010/09/23/pereza-gris/



                                                à mon frère Athanase


En attendant je colle
Et recolle les souvenirs
De cette vie bien folle
Qui nous fait souffrir.

Range tes couleurs
Mon gris me suffit
Qui se veut une fleur
Doit respecter autrui.

Attention aux ressacs
Range tes mensonges
Ou libère ton havresac
Comme on vide un conge.

Je ne change pas de lit
J’aime ma couverture
Contre le froid, mon nid
N’ose point de détours.

Tout est derrière moi
Sous mes yeux l’instant
A chaque coin sa voie
Son droit est constant.

Je ne rase pas les murs
Je respecte le cimetière
Dernier endroit, c’est sûr
Pour la dernière prière.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 26/05/2013



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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:41

 

1706828431.jpg

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/2011/04/17/un-vrai-samedi-de-printemps/



Je ne pensais plus à ton enfer
ni au cadavre de l’autre
qui semblait avoir présagé
la mort dévorant ton île,
comme nuée de sauterelles
jusqu’à l’ultime brindille de vie.

J’avais repris ma quête d’amour
sans le trouver jamais.
Je ne croiserais que trahisons,
va-et-vient des nuages
au gré des strates indécises.

Je te voyais revivre
dansant sur la place
à l’ombre des micocouliers.
Pourquoi rester sous la chape de plomb,
tu étais loin,
entre-nous s’étiraient
des kilomètres de silence,
et la vague ne m’inondait plus
du souffle voluptueux
de ta respiration.

© Denise Bernhardt


Poème extrait du recueil « Tremblements de cœur » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Éditeur : Le Vert-Galant. Ce recueil est né à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010.



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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 09:37

 

sortie-jpg

http://mots.stergann.org/pmoysan/Blog.nsf/archive/2009-07



Du dehors au dedans,
Fais ta propre invasion :
Pars si tu peux,
Sans hésiter.

Quitte tes quatre murs,
Verrouille à triple tour,
Jette la clé
Avec ta peur.

Le vide est un tambour
Qui résonne au centuple.
Il rend le son qu’il faut
Quand les coups frappent juste.

Pars si tu peux,
Sans nul regret,
Et trouve le heurtoir
De la prochaine porte.

© Luce Péclard


Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier



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