3 juillet 2013
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http://jardindemariposa.free.fr/blog/?p=570
Je n’ai plus que toi
Et tes espaces juvéniles
Éclairant mon automne
Toi et ta voix de source
Qui inonde mon âme
Quand je vois mes rêves
Sombrer à l’horizon
J’ai coupé un à un
Les liens délétères
J’ai éteint les feux des naufrageurs
Et les heures bleues
Ont déserté mon ciel
Je n’ai plus que toi
Mon cœur
Pour rebroder ma vie
A la frange des jours
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil « Que l’espérance demeure » écrit à deux plumes par Denise
Bernhardt et Webert Charles. Éditeur : Le Vert-Galant.
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Denise Bernhardt
2 juillet 2013
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07:06
http://www.fond-ecran-image.com/730111-j-adore-les-vieilles-serrures-et-les-vieux-cadenas-ceux-ci-sont-tres.php
Ouvrir le poing pour tous les poings
Restés tendus-fermés.
Lancer des élans déployés
Pour planer haut et loin,
Les mains déverrouillant les cimes
Et délivrant les paysages.
Car les accès restent figés,
Bloqués à double, à triple tour,
Et les serrures sont grippées.
Poussons les portails, les vantaux,
Tous les battants aux fluides ailes.
Passons et repassons les seuils,
Lignes de feu transfigurées,
Seul combat où les deux côtés
Seront vainqueurs en même temps !
© Luce Péclard
Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du
Madrier
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Luce Péclard
1 juillet 2013
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http://beautemondial.canalblog.com/archives/2012/11/28/25690362.html
Les songes symboliques de l'esprit galvaudé,
S'accrochent, terrifiants, aux cheveux des dames,
De leurs yeux rougeoyant et leurs mains boursouflées,
Ressort l'omnipotence des cantiques infâmes.
Leurs corps a l'usure des breloques enfantines,
Tout est frais et jeune, et de leurs vierges courbures,
Et de leurs cœurs ravaudeurs, chantent une comptine :
"En mon antre fleurissent, l'Amour et la luxure".
Sur la place de la gare, où l'on cueille le houx,
Le soleil rêveur les fait réapparaître,
Car sous la fraîche brise, elles peuvent transparaître,
Vertes, elles sont le feuillage qui couvre le trou,
Les boulevards chauds, de leurs charmes de méthane,
Abattent les hommes - Ô ivre courtisanes.
© Dionysos
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Dionysos
30 juin 2013
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http://clubpoesiegbrassens.blogspot.com/
L’ardeur de la mort
ne laisse que des cendres
et la vie rendue à la poussière
sur la feuille du jour
doucement s’éparpille
et… lentement… se perd…
… mais de la brise mystérieuse
Jaillissent des flammes nouvelles…
La lumière annonce le réveil
et le cœur qui se lève
chemine au milieu de la cendre…
Au pays des hommes
l'ombre est une étincelle
dont le sourire vient d’expirer…
© Victor Varjac
Antibes, septembre 1996
Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de
Plume
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Victor Varjac
29 juin 2013
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07:52
"On ne sort pas aujourd'hui"
Jour de soleil ou jour de pluie,
A l'avance on l'a transformée,
En princesse, comme grande fille,
Prison dorée, prison fermée.
On l'a dit bien calme et tranquille,
"C'est une enfant bien élevée"!!!
Isolée et seule dans son île,
De ses amis bien préservée.
Une Joconde sans sourire,
Les grands trouvent cela parfait.
L'enfant pourtant préfère rire,
L'amusement est son bienfait.
Elle rêve déjà d'être libre
Loin de ces grands palais d'été.
Aux pays lointains pense à vivre
Et reprendre sa liberté.
Qu'ils sont tristes tous ces dimanches
Costumés en bonne société.
Je préfèrerais "faire la manche"
Pour acheter ma liberté !
Quand je regarde les nuages
Pleurer des perles sur ma vitre,
Je pense à ces oiseaux en cage,
A la perle enfermée dans l'huître !
Pierfetz ©
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-3petitefille.htm
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Pierfetz
28 juin 2013
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http://reikidoc.blogspot.fr/2012/11/mothers-gambling-tale.html
J’ai fait vivre tant de monde et crié si fort ma joie
Que chaque jour qui m’accueille est comme un bel oiseau bleu.
Hommes, femmes, enfants nés dans la lumière d’un songe
Et dont la voix parfumée à la saveur de ma terre
Faisait vibrer l’air du temps aux fenêtres peuplées d’ombres,
J’ai percé tant de secrets, inventé tant de visages,
De souvenirs, d’amours fous, de gestes étincelants,
Prêté si souvent l’oreille à ces bruits imperceptibles,
Ces silences cristallins jaillis du ventre des choses
Et que personne, à part moi, n’était capable d’entendre,
Que le ciel peut s’effondrer, la nuit répandre son sang,
Je garderai le pouvoir qui m’a été concédé
De rétablir l’harmonie au plus profond des mémoires.
© Michel Duprez
(« Rêve-toi et marche », Chez l'auteur, Forchies-la-Marche, 2010)
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Michel Duprez
27 juin 2013
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07:30
http://mundo-maria.blogspot.fr/2011_09_01_archive.html
si doit mourir l'amour, s'il advient qu'il expire,
comme choient les épis balayés par la faux,
si je dois m'en aller un peu plus loin et pire,
qu'il s'agisse de toi, suite à de vains assauts,
s'il doit nous arriver de ne plus reconnaître
entre nous deux, les tout premiers messages bleus,
si l'amour doit quitter ce qu'il fit en notre être,
s'il n'entend plus nos dits: "je t'aime et je te veux"...
s'il ne doit plus orner nos fronts de ses guirlandes
et tresser des lauriers à de doux inconnus,
s'il me renvoie aux champs, aux marais à mes landes,
s'il ne veut qu'en la chair lui échappe nos nus,
s'il faut que ta beauté me demeure étrangère,
si je perdais le goût de nos voeux d'avenir,
si le sort me voulait servir la coupe amère,
d'un imprévu banquet dressé pour me punir,
alors, je te le dis, j'en atteste à la terre,
le livre ouvert hier et déjà refermé,
me verrait disparaître et boire en solitaire,
l'âcre odeur de ces riens - triste amour condamné -
ultime la rasade où le coeur nu déplore,
de n'avoir pu cueillir tes soupirs et ton cri,
cette fleur entrevue et que la peur dévore...
vois! le vase est rompu... je t'en cède ce bri !
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier
26 juin 2013
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© Franco Cossutta
A l’ami & au peintre intuitiste
de l’intemporel, Franco Cossutta.
Avec tous ces voyages
Qui reviennent frapper
Aux portes de la mémoire,
Lorsque l’homme inachevé
Redevient poussière
Dans les sphères de l’univers,
Le simple souffle d’un murmure
Qui traverse discrètement,
La face méconnue
Du miroir de la vie !
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
25 juin 2013
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© Infographie de Ode
Quand le cœur se met à table
Tenant sa plume en main
Il parle de lui...
Je vous dirai mon âge
à voix basse
raconte-t-il
J’effeuillerai mes ans
Vous dirai ma peine
Ferai verser l’encre
de mon âme
Sur la page blanche
Au feu primitif
de la nuit
Au clair de lune
flottant sur la mer
Du matin premier de la chair
je me souviens
Couchés dans la plaine
Trempés de rosée
Énamourés
Rose, elle était rose
la chair
Se roulant aux vagues de la mer
Où je tanguais au rythme du cœur aimé
Et battais la chamade
Me gonflais
de bonheur
Tendres souvenirs
Difficiles souvenirs
Dont je ne peux taire
l’itinéraire
Récits nus de joies
et de révoltes
J’ai battu fort
sur la terre des aimances
dans les bras des espérances
et aussi
des peines
Et ce cœur aimant
qui sur moi veillait
Comme l’oiseau
sommeille la nuit
Pendant que
La mer montait musicale
jusqu’à la saignée des mots
Que d’orages ai-je dû traverser
dans la lumière nocturne
Là où j’ai creusé ma soif
aux glaciers des primitives écritures
Inépuisable soif
En quête d’un rayon de lune
pour me réchauffer
Cerf-volant des hautes marées
Des battures
Des îles de sable
J’ai souvent pris le large
Pour me sauver
l’âme
me sauver, moi
le cœur
Et l’Oiseau de Mer
m’a ouvert ses ailes
depuis
je demeure
dans la chaleur de son nid
© Ode
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Ode
24 juin 2013
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Sdf. Illustration. | Corbis http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2008/11/27/1339338_paroles-de-sdf.html
En hommage à tous ceux qui luttent
pour survivre…
Vivre pour survivre
N’est pas une destinée
C’est la croix imposée
Aux peuples démunis
Par des âmes noires
Croupies d’or et d’argent
Pauvre ou miséreux
Qu’il est dur ton chemin…
Lutter pour se loger
Et, partout, être honnis
Lutter pour aimer
Et, toujours, être banni…
Lutter pour travailler
Jusqu’au dégoût
Jusqu’à ne plus pouvoir…
Lutter pour grandir
Et être jeté dans les égouts
Du mépris des prétentieux…
Lutter, toujours lutter
Sans jamais un répit
Jusqu’à ne plus avoir de larmes…
Rester éveillé
En oubliant le dépit
Et le désir de vengeance…
Croire encore
Espérer toujours
En un avenir possible…
Se jeter à perdre âme et corps
Dans le récit tragique
Des humiliations « ordinaires »…
Survivre encore à l’âge de la retraite
Avec un pourboire odieux
On te tend une corde suggestive
Pour effacer ta gênante existence
Tache aux yeux des « gagnants »
Qui signe l’échec de leur âme
Mais tu t’accroches
Tu tends la main
Pour prolonger encore
Cette vie qui est la tienne
Cette sève écrasante
Objet de tant de larmes
Vivre pour survivre
Est ta destinée
La seule que t’ont laissé
Les âmes damnées
Des fortunes engrangées
Pauvres êtres égarés…
© Jean Dornac
Paris, le 6 décembre 2010
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Jean Dornac