20 août 2013
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http://hiram3330.unblog.fr/2008/09/18/ombre-et-lumiere/
Comme dans une peinture de Rembrandt
Nous sommes Ombres et Lumière
Les clairs-obscurs foulant le sol
De ce monde d'asphyxie constante...
Tous les deux, faisons la paire
Réunion des contraires
De tout, mélange adultère
Coexistant entre créations et misères...
L'équilibre atteint, alchimie plénitude
Subtil dosage des contraires
Et voilà la comète qui pénètre notre atmosphère
Gerbes d'étincelles, l'éparpillement...
Morcelés intérieurement
Paradoxe des êtres fragiles
Ces feux qui brûlent en nous
Ces feux parfois mal éteints
Et ce mal qui nous étreint
Dessinent notre propre Constellation
À travers l'immensité enténébrée
Des tréfonds de nos âmes en fusion...
Reliés entre eux
Par des lignes de forces
Les lignes de vie
Les lignes de fracture
Qui nous façonnent,
Ces Points Lumineux
Esquissent une Géographie du Mystère
Une Topographie Intérieure des Lieux
Paysage mental dans sa totalité
Permettant aux Voyageurs Éphémères
D'embrasser dans son entièreté et sa multiplicité
L'irrationalité de nos Êtres...
Cohabitation des contraires
Ombres et Lumière
Clairs-obscurs
Morcelés
Désirs désordonnés
Créations débridées
Œuvres inachevées
Il faut savoir composer...
On ne délimitera pas le territoire
Il est infini, vaste comme Océan
Se regarder dans le miroir
Le traverser de temps en temps...
Mathématisons la réunion de nos polarités
Nous sommes la somme de nos différences
Le résultat de nos contrevérités
Tel l'Univers, nous sommes Immensités
Et notre expansion n'a d'égale que notre épicentre
Sa Source
Le Principe Vital
Notre Conscience
Brasiers, ouragans, tornades
Mers gelées ou en furie
Rosées du matin, vent doux
Il y a en nous tant d'herbes folles
Et tant d'herbes hautes
Tant d'étendues sauvages
À explorer
...Vertige...
Conscience aiguë de la mort
Au bout du Chemin
Et du Temps qui passe
Saisis par cette soif de tous les possibles
Par le désir soudain
Irrépressible
De tout vivre
Tout connaître
Tout sentir
...Vertige...
Ombres et Lumière
Nous sommes
Silence et Cri
Nous sommes
Plaies et Couteaux
Nous sommes
Clairs-obscurs
Nous sommes
...Comme dans une peinture de Rembrandt...
Ode ©
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Ode
19 août 2013
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http://www.cidehom.com/apod.php?_date=060219
Tourbillon infernal
Des jours qui passent
Et que rien ne freine
Ma vie s’écoule
Au jour le jour
Sans que rien
Je ne maîtrise
Le temps passe
Des vies meurent
D’autres naissent
Dans une farandole
Endiablée et sauvage
Des rois aux manants
Tout trépasse
À l’heure dite
Le souffle s’étiole
Et finit par s’éteindre…
Que restera-t-il
Des souffrances
Des bonheurs
Et des joies furtives ?
Que restera-t-il
De nos créations
Etoiles filantes
Dans un univers
Qui semble sans limites ?
Que restera-t-il
De nos amours ?
Feux de paille
Etincelles d’un jour
Ou d’un instant
Avant que les lampions
Ne s’éteignent pour de bon
Aux yeux de celui
Qui s’en va au non-retour
Tourne la roue
Et la valse des vies
Tournent les jours
Et les nuits
Coulent les minutes
Et les secondes
Tout passe, toujours…
Avant, peut-être
Le renouveau
Du printemps des vies…
© Jean Dornac
Mulhouse, le 24 décembre 2010
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Jean Dornac
18 août 2013
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© Photo J.P-H. - http://pfastatt.typepad.com/unjour/saisons/
Mêlons nos souffles dans l'antre de la félicité
L'instant n'a de valeur que dans nos vœux d'éternité
Entamant le voyage sur l'arc-en-ciel de l'intemporel
Dans nos bras l'amour assoiffé
vient s'attarder
mon aimé
Irisant le printemps pour nous chanter
Au-delà du déclin de l'été
Métissant leurs humeurs toutes les saisons ont pour nous senteurs de
bonheur
Mensonges ou vérités qu'importent les aléas de nos promesses et de nos
aveux
Ce jour est seul porteur de l'assouvissement de notre soif de volupté
Sur l'île de notre hyménée
Le temps a passé sur la voilure des lunes pleines et l'arrogance des soleils aux
ardeurs métissées
Nos paupières fatiguées s'ouvrent encore en hiver sur l'éclat de l'amour partagé
À l’approche de la fin de toutes vies
Sur les rives de l'absolue beauté
Tu es mon cadeau des dieux
Mon aimé
© Marie Alice Théard
(2013)
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Marie Alice Theard
17 août 2013
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© La condition humaine n°1 - René Magritte
L’enfant ne sait
Alors qu’il vient au monde
La somme de douleur qui l’a appelé
Mais l’homme pourtant
Loin de méconnaître
fait tout pour l’ignorer...
Et continue de rêver
Un rêve qui ne lui sert à rien...
Ni l’avoir
Ni la fortune
La puissance
Ni même le bonheur soit-il qu’il existe sans malheur
Ne nous sauve
De cette condition
Inscrite dans la nature du monde
…
L’être peut-être qui jette une lumière dans l’ombre
Saura-t-il nous montrer
Comment vivre avec cette compagne
Qui comme notre ombre hante tous nos pas……
Car c’est bien ainsi qu’il faut la voir
Compagne et compagnon.
De notre si étroite existence ;
Serait-elle plus vaste cette existence
Que cette compagne
Marcherait encore dans nos pas…
Adolescents, nous apprenons,
Grandir
Comme chaque fois
Nous arrache à nous-mêmes l
Les racines que nous croyions autrefois éternelles
Et dans ces broussailles que l’on jette au feu
C’est encore nous-mêmes
Qui extrayons de cette âme blessée
Ces morceaux de miroir brisés
Qui malgré la pointe acerbe de certains éclats
Nous ont tout de même menés
Vers cet instant d’étrange vérité
Je suis un homme
Il me revient de gérer et ma vie et mes émois
Ma force et mon labeur
Me attentes mes désirs et mes rêves…
Mais soyons sage
Et reconnaissons en fait
Qu’il nous revient de gérer au cœur de nous même
Là où il n’y a de larmes ni pleurs ni de cris
Le chemin sinueux que nous frayons au travers la douleur…
Cette douleur de rêver
De croire
D’attendre
D’espérer
Que dis-je d’aimer…
Et au milieu des ces flammes
Qui ne cessent de nous consommer
Nous avons le courage
le pavois
L’hardiesse insensée
De poursuivre
Car au cœur du rêve
Au sein de tous les songes
Combien de fois ne nous sommes pas dits
Qu’une fois que nous nous serions retrouvés
Tomberaient les armures
Et naîtrait la chaleur de cette humanité
Qui panserait nos plaies
Et la douleur d’y être parvenue
En nous répétant sans cesse
Jusqu'à y croire comme un absolu
Que non la douleur n’est pas la vie…
Et vous l’écrire
Pour sentir s’enfoncer en moi
Le glaive austère de tous les linceuls
Que j’ai porté jusqu’à aujourd’hui…
Et ce soir dans la nuit de mon âge
Contemplant le miroir brisé
Souffrant encore de ces derniers segments
Qui s’enfoncent encore dans mes chairs…
Oui je me permets des larmes…
Car si comme vous mes frères brisés
J’apprenais que je la quittais
Cette compagne trop fidèle
Dans le gouffre laissé par son absence
Désemparé
De nouveau
Je devrais tout réapprendre
Et dans le lacis
Des morceaux de moi-même
Redessiner une autre fois
Ce que je suis
Et où je vais…
Non soyez assuré
La douleur n’est pas la vie…
Elle n’est que cette compagne
Qui m’aide à dessiner ce que je suis.
Et comment je me présente à vos yeux…….
Non la douleur n’est pas la vie…
Mais au travers elle
Comment dire
La vie
L’amour
Nous prend la main…..
Oui je suis un homme
Il me revient de gérer et ma vie et mes émois
Ma force et mon labeur
Me attentes mes désirs et mes rêves…
Mais soyons sages
Et reconnaissons en fait
Que la douleur l’amour et la vie
Sont les trois Parques
Au travers lesquels nous nous sommes destinés
Et que là ou il n’y a de larmes
Ni pleur
Ni de cris
Nous nous frayons au travers la douleur
un chemin sinueux qui de notre rêve
De notre foi
nos attentes
Que dis-je de tout notre amour
Nous mène
Vers tous les autels
De la Vie…
© Yves Drolet
mardi, 6 août 2013
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Yves Drolet
16 août 2013
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© Albert Desmangles
Je sais d'où je viens
Et je sais qui je suis
Je suis fille d’Haïti !
Cette petite île située dans le bassin des Caraïbes,
Autrefois lointaine, par rapport à l’Europe, l’Asie et L’Afrique.
Mais grâce à cette nouvelle configuration du monde,
La technologie moderne et la marche du temps
Les distances se rapprochent.
Malgré tous les égards envers ma terre d’adoption
À laquelle je témoigne reconnaissance et affection
Les affres de l’exil, l'aliénation volontaire ou forcée
Et les impondérables qui ont influencé ma vie
N'empêchent que je lui voue un amour éternel
Je porte en moi mon île, je sens les battements de son cœur
Je la vois, je l'entends et ses cris stridents et lancinants
Déchirent mes entrailles, broient mon âme, percent mon tympan
Me font mal au cœur, au ventre, me phagocytent
Et me laissent bourrelée de remords de l’avoir quittée.
Je pense à Port-au-Prince, sa belle Cathédrale
Son beau Palais National et celui de Justice
Ses belles demeures, ses taudis et ses chaumières
Ses rues que j’ai sillonnées, en terres battues ou asphaltées
Maintenant enfouis sous les affreux décombres
Je revois ses manguiers, mon fruit favori, ses bougainvilliers
Ses choublacks et gueules de loups de Kenskoff
Ses temps de cyclones, d’ouragans meurtriers et de pluie
Ses beaux jours ensoleillés et sa mer d’émeraude
Qui ont eu le pouvoir de me faire rêver d’amour
Pardonne-moi chère Haïti, pays ou j’ai vu le jour
Pays où des souvenirs et mon nombril sont restés enterrés
Pour moi tu étais belle, la plus belle d’entre toutes
Jamais je ne t’oublierai, je t’aime à tout jamais
Je voudrais y revenir et mourir dans tes bras
Je sais d'où je viens
Et je sais qui je suis
Je suis fille d’Haïti !
© Marlene Racine Toussaint (Maratou)
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Marlène Racine-Toussaint
15 août 2013
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07:18
Infographie © Thierry Deschamps
Il y a bien longtemps étaient Adam et Ève,
Ils vivaient tranquillement dans un jardin de rêve
Une vie sans mouvement ennuyeuse à mourir
Où ils avaient le temps de ne rien découvrir…
Dieu, le père créateur, jaloux de son pouvoir,
À l'arbre du désir, leur défendit de boire,
Et de croquer la pomme il leur fut interdit,
Sous peine que les Hommes soient à jamais maudits !
Un jour, un ange déchu, rejeté par son Dieu,
À tout jamais perdu, se traînant loin de cieux
Alla trouver Adam et Ève sa compagne
Et astucieusement les condamna au bagne.
"Goûtez la connaissance de cet arbre de vie,
Découvrez l'espérance, la chaleur de l'envie.
Ces fruits vous ouvriront les portes du plaisir,
Ces fruits vous offriront la saveur du désir."
Quelle douce tentation, échapper à l'ennui !
La seule solution est de goûter ce fruit…
Et tels des enfants ignorant du danger,
Pour un acte inconscient nos ancêtres furent damnés !
Que penser de ce Père, qui laissa ces enfants,
Goûter le fruit amer, abusés par Satan !
Doit-on le pardonner ? Oublier l'injustice
Qui laisse des nouveaux nés au bord du précipice ?
~~*~~
©Thierry Deschamps
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Thierry Deschamps
14 août 2013
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07:28
http://atoutespages.canalblog.com/archives/2012/10/11/25305100.html
« Comment s’est formée cette rue flottante… ? »
(L’enfant de la haute mer)
Jules Supervielle
La terre promise n’existe
Que dans les yeux des enfants,
Mais aujourd’hui ils poussent leurs galets
En piétinant l’enfer.
Il n’y a plus de ciel
Dans le jeu de Marelle
Depuis l’Armageddon
La mort s’est promue colocataire
Du désastre du siècle,
Avec dommages collatéraux.
Le temps coudra les mots
Dans le patchwork des douleurs,
Avant de leur rendre
Leurs sens originel.
La mer s’ouvrira à de nouveaux prophètes
Pour engloutir tous les chagrins,
Tandis que nos rêves
Rassemblés aux abords d’un rivage
Prendront leur essor
Dans un envol de migrateurs
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil « Que l’espérance demeure » écrit à deux plumes par Denise
Bernhardt et Webert Charles. Éditeur : Le Vert-Galant.
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Denise Bernhardt
13 août 2013
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07:22
http://chrisbernardine55.wordpress.com/2009/10/24/lindifference/
Voulez-vous que je vous écrive ?
Sur le papier ou sur l’écran ?
Que vous dirai-je alors ?
Serez-vous réceptif ?
Brancherez-vous votre attention ?
Ou allez-vous vous dérober ?
Mais après tout qu’importe ?
Me faut-il vous parler ?
Ou respecter votre silence ?
N’est-ce pas le lien qui compte ?
Le clic est-il un pont ?
Un appel au secours ?
Dois-je m’élancer dans le vide ?
Ignorer votre indifférence ?
Aurais-je à me prouver
Que pour quelqu’un j’existe ?
© Luce Péclard
Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux
éditions du Madrier
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Luce Péclard
12 août 2013
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07:13
http://givernews.com/?2009/09
Ô Nature ! Je fuguais pour conquérir ton cœur,
Qui frissonne sous les draps soyeux des nénuphars,
La révérence ailée des crapauds chanteur.
J'écoutais doucement tout un étang bavard.
Mon esprit était vide et mon cœur était plein
D'Amour. Un été blond, emplissait tout mon être
Comme un doux chatouillement le long de mes reins,
De ma tête amicale, jusqu'à mon urètre.
Je plongeai mes pieds nus, dans cette eau charmante.
Des êtres d'émeraude et une odeur de menthe,
Picoraient mes chevilles de leurs becs verdis.
Je décrochais un fruit, des branches du dessus.
Comme une araignée qui, de ses pattes velues,
Amputait le poison de l'Amour infini.
© Dionysos
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Dionysos
11 août 2013
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http://libre-ouvert.toile-libre.org/?article19/
La porte verrouille
le regard de l’espace
son œil de pierre
et de bois mêlés
brise d’un geste d’ombre
la blessure du vent…
Le rêve injuste et froid
de la chambre inhabitée
ne peut franchir le porche
clouté de mystère…
… la fièvre bleue du soleil
arracherait les ailes
à ce délire d’images…
le corps soumis à la matière
s’arrête sur le seuil
mais l’émotion flamboie
dans la gorge de l’obstacle !
© Victor Varjac
Antibes, octobre 1998
Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de
Plume
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Victor Varjac