5 février 2014
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08:38
© Franz von Stuck
Déjà la nuit s’avance
Les bras chargés de roses noires,
Dont elle vient essaimer
Nos amours de lin et de cendre.
Le silence suprême
Eut raison de nos larmes.
Ne crains pas mon amour
Nous sommes au-delà
Des rivages obscurs,
Laissant à la vie inhumaine
Le fardeau de nos peines.
Nos yeux se sont ouverts,
Et nos souffles se mêlent
Aux parfums irisés de l’astral.
Nos corps transfigurés renaissent
A la beauté des heures primordiales,
Tandis que nos âmes
Deviennent flammes,
Dans la splendeur
Des mondes annoncés.
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le
chasseur abstrait.
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Denise Bernhardt
4 février 2014
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09:03
http://jackinou26.over-blog.com/article-la-plume-et-l-encrier-114920123.html
La plume accourt vers l’encre vive,
Elle s’y plonge et désaltère
Dans un bouillonnement d’idées !
L’encre vive étanche la plume.
Jamais elle ne tarira
Tant que la soif sera pressante.
Les doigts se joignent sur la plume
Pour une étape de prière,
Un mariage de ferveur.
Rien ne peut jamais séparer
Ce que le divin a uni !
© Luce Péclard
Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du
Madrier
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Luce Péclard
3 février 2014
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08:30
© Marie Guillemine Benoist
J´aime la géométrie de ton corps
et le crayon artistique qui l´a tracé
ton corps…
corps luisant
agrémenté de pierres qui luisent
ton corps…
c´est l´île des Hyperboréens
rêvée par les naufragés perdus
sur les brisants de mer
et moi
dans ma quête de bien-être
dans ma quête de folie et de luxure
j´y demeure
sempiternellement
comme seul temple
salutaire
depuis les pieds déposés sur la lune
ohé !!!
pour les œufs d´arc-en-ciel que tu m´apportes
aux portes écloses des désirs fous
ma vie tranchée en deux
je t´offre la plus belle tranche
comme pour avoir porté dans ton corps
l’immense pays de Cocagne des étonnants voyageurs
© Raynaldo PIERRE LOUIS
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Raynaldo PIERRE LOUIS
2 février 2014
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08:54
© Manuel Robbe
La mort
ne se devine pas
pourtant
elle est là
avec sa triste figure
en alphabet de signes
en contrastes appuyés
sur le tranchant
de lumière…
La mort
ne lâchera pas
ce souffle
aux visages d’aventures…
Le Grand Sablier
avare et mesquin
compte
et recompte
à la seconde près
la durée
qui nous sépare
de la chute suprême…
… Mais qui osera
serrer
encore et encore
la gorge du Temps
jusqu’à l’arrêt
de notre déchéance ?
La Mort
égare nos souvenirs
efface nos rêves
déchire une à une
les pages tant aimées…
La Mort
n’écrit pas
elle emporte l’image
de ce qui fut…
laissant
un grand trou noir
à la place de l’âme…
La Mort
cherche à être
elle qui n’est rien
rein qu’une illusion
sur le doigt
d’un mirage !...
© Victor Varjac
Antibes, le 6 juillet 2009
Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux
Editions Chemins de Plume
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Victor Varjac
1 février 2014
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08:42
© Pieter Bruegel
A cheval sur ma plume au grand galop
D’une ruade cul par-dessus tête.
Ivre de vent et de mots
A la régalade, partir en goguette.
Je roule et déboule,
Des rimes plein les yeux.
Un poème roucoule,
L’alphabet est en feu.
Turbulents compagnons de voyage
Quatrains et tercets jacassent.
A moins que profitant d’un nuage
D’un même chœur ils ne s’enlacent.
Du fond de nos poches des vers s’égosillent,
Eclatent les rires d’un jour guilleret.
Libre et crottée la prose se tortille,
Et folle cavale s’enfuit échevelée.
Les sonnets s’égaient sérieusement éméchés,
Leurs voix éraillées chantent merveille.
Et sous l’édredon de nos ailes repliées,
Calliope sourit, Euterpe veille.
© Pailler Béatrice.
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Béatrice Pailler
31 janvier 2014
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08:28
http://la-part-des-anges.vefblog.net/3.html
Qui peut me dire à quoi ressemble
Le visage d’un ange ?
Car, voyez-vous, le plus étrange,
D’après ce qu’il me semble,
C’est que, si par bonheur,
On en voit un qui passe, il vole,
Il fait des cabrioles
Tout en jouant avec nos cœurs
Et quand il n’est plus là,
Quand la grisaille quotidienne
Redevient la gardienne
D’un lieu qu’on ne reconnaît pas,
On commence à s’interroger
Sur ce qu’on a vu, ou pas vu.
Car les anges, c’est bien connu,
J’entends par là les vrais,
Ceux qui ne parlent que d’amour,
Qui sont criblés de doutes,
On les regarde, on les écoute,
Ils vous disent bonjour
Ils vous transportent dans les airs
Avec tant de légèreté,
Mais leurs traits, oui, leurs traits…
Resteront toujours un mystère.
© Michel Duprez
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Michel Duprez
30 janvier 2014
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08:19
http://images.toucharger.com/fiches/graphique/liberte/73179.htm
… j’ai vu la Liberté
ombre superbe, en aparté…
ce matin-là, je n’avais d’autre envie,
à l’aurore levant,
que de humer la vie
sans après sans avant,
une voix dans mon cœur me dit : « avance
fais de ce jour un devoir de vacance,
doute de toi, retourne à l’essentiel… »
et je la vis, ombre insolente
à ce point excellente
qu’elle en remplit mon ciel
me dépouillant alors d’un dernier oripeau,
pour la saisir et partant à ses trousses,
je l’ai revue errante en brousses…
sa main qu’elle tendit… était noire de peau !
© Claude Gauthier
12 octobre 07
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Claude Gauthier
29 janvier 2014
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08:27
© Mariano Fortuny Marzal
A une princesse imaginaire….
En lisière des nuits de l’intime
Oniriquement s’unir en toi,
Jouer aux bouts de tes doigts,
Effleurer tes lèvres,
Frôler ton corps satiné,
Dévoiler le profond mystère
De ton regard d’Orient.
Laisser passer le songe
Aux creux de tes seins,
Retrouver les berges
Humides et tièdes de ton ventre,
Simplement ne plus vivre
Qu’au rythme féerique
Des battements de ton cœur.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
28 janvier 2014
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http://magnetjl.blogspot.com/2007/08/note-dintention.html
Il est, je sais, des papillons
Qui traversent les continents
Ne se posant que sur les fleurs
Le suc se fait leur ciel de lit
Le vent portant cette myriade
Fait du vide un puissant Monarque
Ainsi le veut le Papillon de passage
Ce qu'il laisse en souvenir
C'est qu'il butine et continue sa route
Laissant tout derrière lui sans jamais plus revenir
Jamais la vie ne fait autant la belle que lorsque renaît l'Âme du Papillon
© Ode
Joliette, ce cinq février 2010
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Ode
27 janvier 2014
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08:05
Jose Benlliure y Gil, 1919
Ce poème est particulier. C’est mon témoignage sous forme poétique d’une étonnante aventure qui m’est arrivée, il y a un
mois, à l’hôpital, deux fois en vingt-quatre heures. J’aimerais que chacun puisse en profiter, les trois premières strophes relatent l’expérience réelle qu’il m’a été donné de vivre. Les
suivantes sont les réflexions qui sont venues les jours et semaines qui ont suivi… Jean Dornac
Le spectre de la mort
M’a troublé si longtemps
Me faisant suer jusqu’au sang…
Jusqu’au jour où mon cœur
Fatigué à force de trop aimer
Décida soudain de s’arrêter…
Pourquoi la peur blafarde
N’est-elle point venue
Alors que, déjà, je m’en allais ?
Pourquoi au réveil
Me sentais-je si bien
Et si déçu d’être encore de ce monde ?
Je n’ai pourtant pas vu
La Grande Lumière, le tunnel
Ni l’être à l’Amour Absolu …
Non, je n’ai pas connu la peur
Juste la déception d’être revenu
Ce fut comme une triste punition…
Mon âme avait-elle compris
Qu’ici-bas, n’existe pas le bonheur ?
Qu’il faut franchir le Styx
Pour quitter les balafres du temps
La haine de trop nombreux vivants
Et l’orgueil des prétentieux ?
Mon âme en fulgurance
Avait-elle saisi l’absence d’amour
Qui martyrise les foules humaines ?
A-t-elle su que jamais les puissants
Ne se détourneraient de la férocité
Et du pillage des biens d’autrui ?
A-t-elle vu que l’homme
Préférera toujours la guerre
La violence et le racisme
Comme raison de vivre
Et illusion d’être
Plutôt que d’apprendre à aimer ?
Ô mon âme, qu’as-tu vu
Le temps du bref passage
Sans m’en offrir la conscience
Qui ait si puissamment pu
Me donner l’envie de partir
Pour ne plus jamais revenir ?
Puisque me voilà revenu
Je poursuivrai ma route
Heureux et sans souffrir du doute
Sachant que le fait de partir
N’est une terrible douleur
Que pour ceux qui restent
Que demeure mon joyeux témoignage
À l’adresse de tous les âges
Vivre et aimer est un sublime cadeau
Mais mourir n’est peut-être pas
Une sinistre condamnation…
Alors, chassons nos peurs !
© Jean Dornac
Lyon, le 26 janvier 2014
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Jean Dornac