Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:12
A la folie – Michel Duprez
Bernardo Luini
 
 
 
Je lui dit « Je te hume ! »,
elle rit de bon cœur.
Ah, l'humour ! Quand l'humeur
dirige votre plume
 
jusqu'à ce que s'allume
en vous cette ferveur
d'aller vers le bonheur
sans aucune amertume.
 
Je la hume, elle rit :
c'est l'amour qui fleurit
sur ses lèvres, je rêve,
 
elle rêve et, tous deux,
nous revivons sans trêve
ces instants délicieux.
 
© Michel Duprez



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:25
J'ai tant rêvé par vous... - Anna De Noailles
Anna-Elisabeth, comtesse de Noailles par Philip Alexius de László, 1913
 
 
 
J'ai tant rêvé par vous, et d'un coeur si prodigue,
Qu'il m'a fallu vous vaincre ainsi qu'en un combat ;
J'ai construit ma raison comme on fait une digue,
Pour que l'eau de la mer ne m'envahisse pas. 
 
J'avais tant confondu votre aspect et le monde,
Les senteurs que l'espace échangeait avec vous,
Que, dans ma solitude éparse et vagabonde,
J'ai partout retrouvé vos mains et vos genoux. 
 
Je vous voyais pareil à la neuve campagne,
Réticente et gonflée au mois de mars ; pareil
Au lis, dans le sermon divin sur la montagne ;
Pareil à ces soirs clairs qui tombent du soleil ; 
 
Pareil au groupe étroit de l'agneau et du pâtre,
Et vos yeux, où le temps flâne et semble en retard,
M'enveloppaient ainsi que ces vapeurs bleuâtres
Qui s'échappent des bois comme un plus long regard. 
 
Si j'avais, chaque fois que la douleur s'exhale,
Ajouté quelque pierre à quelque monument,
Mon amour monterait comme une cathédrale
Compacte, transparente, où Dieu luit par moment. 
 
Aussi, quand vous viendrez, je serai triste et sage,
Je me tairai, je veux, les yeux larges ouverts,
Regarder quel éclat a votre vrai visage,
Et si vous ressemblez à ce que j'ai souffert...
 
Anna De Noailles. (1876-1933)
 
Source : http://www.poesies.net/20eme.html



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:15
Lorsque le paysage… - Michel Bénard
 
 
Lorsque le paysage devient irréel
Les portes de l’imaginaire s’ouvrent
Sur le mystère des beautés célestes.
Immobiles et silencieux
Nous devenons veilleurs
D’espaces aux brumes lactées,
Sentinelles des constellations
Gravitant dans les ondes hypnotiques
De la musique des sphères.
Lorsque le paysage devient intemporel
Les portes du ciel se referment
Sur l’éternel mystère des rêves.
 
© Michel Bénard.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:37
Imprévisible – Ode

"Le Baiser" de Munch

 


Imprévisible et faire le vide autour de soi
Abandon des parfums de chair
Brûlures de sel, de vent et de sable
Vous dire l'existence du feu qui m'habite

Ce feu, ce ventre de braise

Bleue, elle est bleue mon île
Vos gourmandes lèvres amoureuses
Hissent mes voiles et mes rêves
Sur les plages de mon île océane

C'est là que je veux mourir sous vos baisers
De cette noble mort des amants
Celle qui libère et rend à la vie
Tous les deux dans le même cocon

Amours de soie et de coton

Et les encens de la chair montent de la mer
Pour crier votre nom qui allume la pierre
Pour garder en moi la chaleur
Tel le papillon, j'ai les ailes fragiles

Fragiles aussi sont mes amours

J'ai besoin de vos yeux pour sortir de ma nuit
Que vous preniez ma main et me guidiez
Au printemps du cœur ainsi celui de la fleur
Que je vois la danse de l'oiseau des mers

Venez me rejoindre sur mon nuage bleu

Entendez le silence de mes secrètes pensées
Mes mots d'aime, mes passions, mes cassures
Malgré l'abandon, les amours domptées
Reviennent en cris parce qu'on les a étouffées

Tenez ma main afin que mon cœur ne s'éteigne

 

© Ode



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 07:20
Sous l’œil de l’Univers - Jean Dornac

 

 

© Salvador Dali


Jamais les tyrans ne seront vainqueurs
Sous le souffle de l’Univers
Ils ne sont que péripéties de prédateurs
Qui passent tel un breuvage amer

 

Ils ont beau imposer leurs lois d’inhumanité
Toujours le cœur l’emportera
Créant des êtres de solidarité
Plus puissants, l’amour s’imposera

 

Que peuvent des lois iniques
Des expulsions massives
Face à l’Univers et ses lois ironiques
Qui d’un souffle suscite des âmes transgressives

 

Le seul pouvoir des rapaces
Reste l’ampleur de leurs crimes
Abominables traces
Dont la destinée reste l’abîme

 

Que ces plans de petits dictateurs
Sont insignifiants aux yeux des vrais cœurs
S’ils sont cruels et méprisables
Ils sont aussi la marque des diables
 

Ces présidents et ministres
Aux actes et discours sinistres
Construisent leurs carrières
En condamnant l’autre à la misère

 

Est-il engeance plus lâche
Que l’homme profitant du pouvoir
Pour meurtrir de sa hache
Les pauvres et les jeter en mouroirs

 

S’il n’est rien de neuf sous le soleil
Si les pouvoirs sont scélérats
Il ne faut pas détourner l’œil
Mais combattre ce phylloxéra

 

© Jean Dornac
Paris, le 15 août 2010



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 07:36
Des amours qui traînent – Yves Romel Toussaint
 
 
 
Dans le couloir de mon cœur
Il y a des amours qui traînent.
 
Sur les murs de ma chambre
Qui a assassiné mes visions
Quand j’ai longtemps regardé
À travers une toile brodée
Au large d’un sourire
Épinglé de rêves
Et d’arrogances nocturnes
Il y a des amours qui traînent.
 
Plus je cherche ton visage,
Plus mes songes d’antan
M’appellent à te suivre
Là où tu es dans la paix.
 
Quand dans mon être il a plu
Aux cérémonies des yeux ivres
Et… au cœur de mes désirs insensés
Il y a des amours qui traînent.

© Yves Romel Toussaint


Extrait du recueil « La face double du rêve » écrit à deux plumes par Denise Bernhardt et Yves Romel Toussaint. Aux éditions Le Vert-Galant.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:49
DANSE DU RÊVE - Pierfetz
 
 
 
Etoile portée par fol amour
Au coeur de l'être, porte bonheur
Sans le paraître et sans atours
Le rêve est notre apesanteur.
 
L'Amour est rêve de bohème,
Léger et bien lourd à porter.
Ballerine sait combien on l'aime.
Les danseurs sont à sa portée.
 
L'usure du temps fait bien son oeuvre,
Comme un vent ensable la dune,
Recouvre le précieux chef-d'oeuvre
Et la lune se perd dans la brume.
 
Longtemps après t'avoir aimée,
Personne portée disparue,
Mes nuits je peux encore rêver
A l'amour perdu dans la rue.
 
Il ne reste que ton image
De danseuse parmi les étoiles.
Le rêve amoureux n'a pas d'âge.
Le poète soulève son voile.
 
Couple de danse, ballet d'acteurs
Se reflètent dans le miroir.
Le rêve est notre apesanteur
Un arc-en-ciel chargé d'espoir.
 
Pierfetz©
 
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/VII%20-%204%20%20-%20Danse%20du%20reve.htm



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:24
Essuie-Laisse-Pour une fois ...(1ere partie) – Mouloudi Mustapha

Eugène Delacroix – Détail de la « La mort de Sardanapale »
 
Beaucoup de nos responsables et élus oublient qu’avant qu’ils ne soient, ils étaient… Beaucoup de nos responsables et élus farouchement s’accrochent à la folie des rêves oubliant ainsi que la réalité avec toutes ces vérités les atteindra bien un jour… N’est-ce pas là deux des principales causes des malheurs qui frappent de nos jours notre génération ? Encore faut-il qu’ils sachent pourquoi les poissons finissent le plus souvent au bout d’une canne à pêche ?
 
 
Dédié à mon frère Athanase vantchev de Thracy
  (Pour le Grand Prix International de Poésie Alexandre le Grand qu’il vient de recevoir en Grèce)
 
Que sais-tu du froid ?
Aujourd’hui bien au chaud
Couvert de laine et de soie
Dans ton robinet deux eaux.
 
En toi je vois un pervers
Assoiffé tu as tout perdu
Pour toi seul ces vers
Légers et bien tendus.
 
Essuie bien ton miroir
Tu verras tous les détails
Avec ou sans accotoir
Même devant ton bobtail.
 
Essuie bien tes yeux
N’oublie pas tes oreilles
Accablées et malheureux
N’attendent que le soleil.
 
Essuie bien tes lèvres
Seul Dieu est éternel
Nul n’est pie ou lièvre
Et nul ne vit que de sel.
 
Laisse les souvenirs
Te monter à la tête
Tu saurais que souffrir
Modifie, rires et fêtes.
 
Laisse les souvenirs
Reprendre leurs cours
Tu sauras que maudire
Jouera de vilains tours.
 
Laisse les souvenirs
Envelopper ton présent
Tu saisiras que sourire
Est notre plus beau présent.
 
Laisse pour une fois
Cette folie des grandeurs
Nul n’est bar, nul n’est proie
La lumière ne fait pas peur.
 
Laisse pour une fois
Ton monde sans monde
Avec ses fausses lois
Et ses bêtes immondes.
 
Laisse pour une fois
Cette tente mensongère
Sur la haine, tire une croix
Et sois utile à ce père.
 
Laisse pour une fois
Ces rêves dépassés
Regarde sous le bois
Les mères angoissées.
 
Tu as condamné ton corps
Que Dieu sauve ton âme
Homme, sans foi, sans décor
L’enfer n’est pas une flamme.
 
Tu as condamné l’aujourd’hui
N’empoisonne pas, demain
Homme souviens-toi des nuits
De l’intolérance, de la faim.
 
Tu as condamné la culture
Détruit bien de générations
Homme, triste lit des sutures
Cesse avec tes obsessions.
 
© Mouloudi Mustapha
Alger le 04/06/2014



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 07:25
Banlieue – Thierry Deschamps
Infographie © Thierry Deschamps
 


Brouillard du réveil un matin sans soleil,
Lendemain à hier en tout point identique
Les jours s'écoulent, toujours pareils,
Grains de sable dans l'horloge cosmique.

Anonyme dans la multitude,
Qui se dirige vers les transports.
Tout geste n'est plus qu'une habitude,
Il n'y a plus d'Homme, juste des corps.

Le train emmène son chargement,
De teints blafards et de zombies
Compressés, là, bien gentiment
Sans âme, sans force, sans énergie.

Quais immenses fourmilières,
D'où s'échappent les troupeaux noirs,
Qui se bousculent sans colère
Comme des moutons à la foire.

Bouillonnement d'une rue sans nom,
Où tous ces robots s'agitent,
Marchant vers quelque direction,
Comme s'il s'agissait, là, d'un rite.

Carte de pointage estampillée,
Bonjour laconique du matin
Toujours, les mêmes gestes saccadés,
Hier, aujourd'hui ou demain...

~~*~~
 
 ©Thierry Deschamps                                               
 
http://www.societe.le-spleen-de-zarathoustra.fr/banlieue.html



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:33
Offertoire – Denise Bernhardt
La vague d’Hokusaï
 
 
 
La vague brise dans le soir
Ses filets d’argent
Qui se meurent et s’irisent
En un frissonnement.
Tandis que nos âmes se confondent
A l’astre suspendu sur la mer
S’empourprant peu à peu,
De ce baiser d’amour
Tout le jour attendu.

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche