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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 07:08
Publicité - Thierry Deschamps
Infographie © Thierry Deschamps
 
 

Com comm' consomm'
À genoux Homm'
Com comm' consomm'
L'âme se donn'

Achète ! Achète ! Achète !

Tu n'as besoin de rien
C'est faux !
Regarde ton voisin
Idiot !
Ne sois pas si ringard
Achète sans retard
Tu verras c'est l'panard
J'te raconte pas d'bobards

Achète ! Achète ! Achète !

Com Comm' Consomm'
À genoux Homm'
Com comm'
L'âme se gomm'

Achète ! Achète ! Achète !

Les spots publicitaires
C'est beau !
Te montrent ce qu'il faut faire
C'est chaud !
Tu peux t'laisser guider
On a tout étudié
Tu as juste à payer
C'est ça la liberté

Achète ! Achète ! Achète !

Com comm' consomm'
À genoux homm'
Com comm' consomm'
l'âme à sodom'

Achète ! Achète ! Achète !

Mate ces étalages
Si hauts !
Ne leur porte par outrage
Salaud !
Ici rien d'inutile
Ne te fais pas de bile
Fais comme toute la ville
S'rebeller est futile

 
 Achète ! Achète ! Achète !

Com comm' consomm'
À genoux homm'
Com comm' consomm'
Dans le rectum

Achète ! Achète ! Achète !

~~*~~
 
©Thierry Deschamps
 
http://www.societe.le-spleen-de-zarathoustra.fr/publicite.html



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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:13
Ma vie – Denise Bernhardt
 
 
 
Pour effacer ma peine
Il faudrait seulement
Que tu me prennes dans tes bras
Comme les femmes que tu aimes.
Et je sentirai,
Le frôlement de tes lèvres
Sur mes cils,
Les frissons d’eau
De tes doigts dans mon cou.
Mais je verserai tant de larmes,
Que tes baisers mon amour
Ne sauront les tarir.
Pour effacer ma peine
Il faudra me donner
La caresse lente
De la vague apaisante
Dans l’écume du soir.
Et je m’endormirai
Serrée contre ton cœur.      

© Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.



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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 08:25
L’AILE ET LA GRIFFE – Luce Péclard

http://www.paperblog.fr/4125392/le-chat-et-l-oiseau

 

 

Le chat s’infiltre sous la haie,
Sinueux ainsi qu’une liane.
Il rencontre l’ail d’ours, l’ortie,
Le grillage épineux des ronces.
Il passe habilement partout,
Au fil conducteur de sa proie.
La souris lui importe moins
Que l’oiseau sur les basses branches.
Il a repéré l’imprudent
Qui faisait escale un moment.

 

A la vitesse de l’éclair,
Dans un vif froissement de plumes,
L’aile a juste évité la griffe
Et le ciel a paru plus vaste !  

© Luce Péclard


Extrait du nouveau recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier





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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 07:24
À toutes les sauces – Carmen
 
 
 
Cœur Sauce Marinière
Pour volage, toujours en voyage, sur un voilier fendant… toutes les mers
 
Cœur Sauce Tyrolienne
Quand il hésite entre une belle italienne… et la saine Autrichienne
 
Cœur Sauce beurre Maître-d’Hôtel
Pour le désir charnel, sans relationnel
 
Cœur Sauce Béchamel
Où les sentiments sont pêle-mêle, parce que de « bons amis » s’en mêlent…
 
Cœur Sauce Bordelaise
En panne dans la « Bérésina » des émotions, et les sables mouvants du malaise…
 
Cœur Sauce Aigre-douce
Entre rire jaune et larmes amères, brisé, cassé, saccagé, émoussé, enveloppé d’une housse
 
Cœur Sauce Verte
De rage d’y avoir cru et n’avoir pas vu venir la fin de l’amour malgré les alertes
 
Cœur Sauce Espagnole
Quand enfin, il trouve le bon « corazon » vibrant à l’unisson du sien, aussi bien face au Taj Mahal ou sur l’Acropole ! 
 
© Carmen 2014 – Tout droits réservés



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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 07:03
Le silence… - Victor Varjac
 
 
 
… Le silence…
le silence obscurcit
la naissance du jour…
brouille chacune de mes pensées…
isole et torture l’image
cachée au fond de mon être…
Mon rêve si tendre
Est pris au piège…
Il ne m’emporte plus
sur l’écho de ta voix
vers une terre merveilleuse
où le soleil du cœur
ne se couche jamais…
Pour survivre… je respire
Les secondes passées…
Je répands le flacon
Où tremblent nos paroles
et je ferme les yeux
pour égarer le mal
effleurant de mes doigts
le frisson de ton corps
livré à cette fièvre
née d’un songe inconnu…
Les heures maintenant
distillent une souffrance
plus noire que la chute
qui tourmente
jusqu’à délire
l’esprit accroché
à l’interrogation
plus folle que le Temps !...
Je marche et je titube
je titube et je marche
à côté de la route…
Que suis-je sans ton chemin ?...
Un rôdeur… un vagabond
qui n’a plus de visage
et cherche dans l’extrême
l’ombre de son destin…

© Victor Varjac
Antibes, le 21 avril 2000


Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS



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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 07:02
À l’Heure Dite (extrait d'une nouvelle) – Béatrice Pailler
 
 
 
…………La lumière est encore incertaine mais l’on devine, à perte de vue, la nappe fleurie d’une pâture, un verger noueux, aux arbres tordus, croulant sous la floraison, et sautant la clôture, la prairie enfin libre qui s’échappe vers l’horizon. Vaste mer verdoyante venant s’échouer sur l’écueil sombre d’une forêt de grands arbres, remparts de lances aigües, où s‘empale la nue. Dans la mouvance des cieux, tout va très vite, les nuages rosissant accueillent en leur sein les troubles phosphorescences de l’aube mûrissante. Les lueurs, sauvages et barbares, qui déferlent en vagues successives, incendient l’atelier d’un flot d’ambre rougeoyant, et frappent, de plein fouet, le sofa, cramoisi, qui s’enflamme. Au loin, le soleil, or et sang, filtre au travers de la futaie, et s’élève, dardant ses premières flèches vermeilles.
 
La petite, subjuguée, haletante sous l’averse solaire, ne bouge plus, sa chevelure de cuivre en fusion roule sur sa poitrine, coule sur son ventre. Dans l’incandescence du moment, les éclaboussures rousses de sa peau lactescente deviennent, des constellations d’étoiles miellées, qui scintillent sur ses épaules et ses bras, en milliers de paillettes fugaces. Voulant à tout prix percer les tendres secrets de cette nef sacrée, avec passion l’homme scrute ce corps d’opale rougi. Sous ses yeux affamés, la lumière explore, enlace et capture, la chair sculptée d’ombres inattendues. Elle dépose à fleur de peau, une somptueuse parure, un voile rougissant au feu du levant, emperlé de sueur, irisé, insaisissable et dansant.
 
Avec frénésie il s’est mis à l’œuvre, et buvant la lumière, à même le corps offert, il travaille comme un forcené. C’est un combat qu’il renouvelle au jour le jour cherchant, au cœur de la lumière, la quintessence des êtres. Oui, sans relâche, dans une quête obsédante, il veut approcher l’absolue vérité, idéale et irréelle, qui couve sous la chair. …………..
 
© Pailler Béatrice avril 2014
 
Texte édité par la revue en ligne Levure Littéraire - Dans son N°9 Le Cheminement de l’Artiste
 
http://www.levurelitteraire.com



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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 07:18
Mirage – Michel Duprez
 
 
 
 
Une île, encore une île, ô Mer !
Si tu pouvais jamais fixer
à ce coquillage qui chante
mon souci d'évadé,
je t'épargnerais pour toujours
les mots de l'Agonie,
les mots de mes départs.
Miroir, mirage, envol des vagues ;
toujours tourner la grande roue,
la barre ou le disque du ciel
et taire un cri d'enfant gâté
dessous la terre solitaire,
boire le feu de tes entrailles
où se consument les regrets
et lever mon verre d'eau vive
à la santé de l'insatiable !
Amour amer, ah ! Mer mélancolique
ô liquéfiante raison d'être
quand les amarres sont larguées
à la vitesse du sang neuf,
dans les coursives de ton corps,
les mêmes mots toujours s'étranglent
et rêvent d'accéder au jour.
 
© Michel Duprez



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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:03
La beauté – Charles Baudelaire
Charles Baudelaire par Emile Deroy
 
 
 
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière. 
 
Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. 
 
Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ; 
 
Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
 
Charles Baudelaire
 
http://www.poesies.net/lesfleursdumal.txt



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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:02
Ce soir – Michel Bénard
 
 
 
 
Ce soir le mystère de la femme
Se met en gésine
Dans les sombres profondeurs
Des soies de l’encre.
Sa grâce perle doucement
Sur le bout des doigts,
Son regard s’éprend de transparence,
Tout n’est plus que silence,
Emotion contenue,
Linéaire délicatesse.
Dans un transport magique
Le geste réintègre l’origine,
La racine de l’arbre de vie
Pénètre le cœur de l’éternité.
 
© Michel Bénard.



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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 07:42
Tes yeux – Ode
 
 
 
Tes yeux gris-verts par temps ensoleillés
Deviennent rayons dorés, raisins andalous
Comme vin doux et fort à la fois

Je m'agrippe à tes grappes et m'y enivre
Je me cramponne à tes braises

Ton cou comme tronc d'arbre
M'élève jusqu'aux étoiles
Nocturnes sacrées

Je m'accroche à ta lune

Incommunicabilité de l'extase
Sensuel silence des désirs
Il fait nuit sur mon île, don à l'amour

Je m'agriffe à ta chair
 
© Ode



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