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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:14
VERTIGE D’AMOUR – Marie Alice Théard
 
 
Depuis des temps immémoriaux
Sous le ciel aux couleurs indigo
Le parfum des tambours de l’ile parle clandestinement
Du sort émouvant de ces deux amants
Dont le vertige s’est nourri des caprices des lieux où se mêlent en abondance
Les essences côtoyant intimement l’attache des algues marines
Larguant leurs entraves en partance
Pour les flots mouvants d’imprévisibles amours naissantes
 
Le parfum des tambours de l’ile flotte en chantant
Des irisées tressant les récits friands de souvenirs
Du ruban de voyage portant ces deux amants
Lune et soleil unis perpétuant la sérénade du devant-jour
Attentifs aux hasards en maraude
Colportant les rires de nuits blanches
Dans l’esquisse de matin naissant
Filant le bonheur jusqu'à l’obsession
Pour la joie d’être aimé
Dans d’étranges tentatives annulant la migration des errances
Les dérives en eaux troubles
Les balades à travers les avenues balafrées où se bousculent
Les souvenirs des alliances sans devenir
Unions abusives dispersées perdues et ballottées
Par la démesure et les manigances d’un imaginaire trompeur
Leurs corps s’emmêlent inlassablement chuchotant
Comme pour dire ces choses interdites de passage
Et gonflées de promesses
S’apparentant à la conquête des légendes
Osant échapper à la vigilance et à l’austérité singulière de la raison
 
Sur l’ile l’éloquence des tambours multiplie les notes aux
reflets cristallins perpétuant cet amour de tous les temps
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 07:49
À Clarissa – Victor Varjac
 
 
 
Avant d’être un visage
ce fut une impression
une divine musique
un vol diaphane
à contre-jour du rêve
comme un couple d’oiseaux
découvrant l’infini…
C’était à la fois
si tendre et si léger
que l’émerveillement
devint une imprudence…
Une ombre étrange parut
drapée d’un silence fou
qui gèle… dépèce… ou brûle
tous les points
d’interrogation…
Paralysée… statufiée
par les mains de l’angoisse
je vis au milieu
de ce masque
deux prunelles s’enflammer
comme deux améthystes
au regard électrique…
Sous mon corps s’éveillèrent
les flots noirs d’un gouffre
et leurs chants aquatiques
m’encourageaient à franchir
la ligne bleue de ma peur…
La « Dame aux Sortilèges »
m'enveloppa d’une caresse
divine et mortelle
désincarnant mon être
sur les lèvres des voyelles…
J’allais m’émouvoir
dans les bras du mystère
quand un ange
d’une si grande beauté
hallucina l’espace
brisant le maléfice
de la mort cachée
sous l’œil imaginaire
d’un spectre travesti
en lumière de ciel !…
Je sentis une flamme
courir dans mes artères…
Elle brisa mes chaînes
Et me rendit mes forces
giflant la ténèbre
aux espoirs macabres…
L’aube montait en moi
comme une volupté
un paradis de soie
un jour à commencer…
En soulevant mes paupières
je vis l’ange sauveur
au seuil de mon réveil
murmurer un poème
aussi doux qu’un baiser
« Angelina !... Angelina !... »
Ce rêve est dans mon âme
ce prénom dans mon cœur
et ces mots vivront ma chair
jusqu’à la fin des temps…

© Victor Varjac
Antibes, le 3 juin 2011


Extrait du nouveau recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 07:14
Caresses – Béatrice Pailler
 
 
 
Sur la mer si fraîche, lisse,
Aux vagues glissantes,
L’éther aux fraîches mains
Essaime l’ambre brun.
Et Sur les terres vagissantes
Sème les embruns qui fraîchissent,
L’amer fraîchin.
 
© Béatrice Pailler



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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:17
Tu serais nue sur la bruyère... – Francis Jammes
Tu serais nue sur la bruyère humide et rose,
comme ces femmes qu'on apprend en classe, près
de chèvres se donnant des coups au bas des prés.
Tu dormirais en ne rêvant d'aucune chose,
et tes jambes pareilles, tièdes et douces
luiraient dans la pluie verte et glacée de la mousse.
Ton corps serait comme l'air et l'eau qui sont purs.
Un grillon aigre chanterait dans le vieux mur
d'une maison abandonnée et qui aurait,
à ses pieds, les champignons roses des forêts.
Les alouettes qui ont la couleur de l'argent
siffleraient en volant vite. Et, tout en dormant,
tu mettrais une main dans tes cheveux remplis
de brins de paille agaçants de roides épis.
 
Francis James
 
http://www.poesies.net/francisjamesvers1894.txt



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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 07:07
ODE – Michel Duprez
 
 
 
Terre, accomplis ton règne et roule
des larmes fouettées par le vent.
Je dors dans la fureur des hommes,
parmi les feuilles combustibles
d'un grand livre accusé de vivre.
 
Je n'ai qu'une main pour saisir
le seul caillou de ta légende,
que le temps de compter mes grains,
de revendiquer leur croissance
près des autres marchands d'espaces.
 
Tes canons pointés vers le ciel
déchirent l'écorce du monde
et c'est le feu, lézard farouche,
qui dominera l'inconstance
des pionniers de l'espérance.
 
Il est toujours temps de mourir.
Seuls les vivants peuvent ravir
l'apparence pâle des choses
que traversent, la nuit venue,
tes yeux d'enfance fantastique.
 
Terre, accomplis ton règne et rêve
au retour tremblant des idées.
Toutes leurs ailes déployées
forment l'hélice irréductible
qui pourra ventiler notre âme.
 
© Michel Duprez



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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 06:45
L’étonnement – Michel Bénard
 
 
                                            Au peintre et philosophe Ladislas Kijno.
 
 
L’étonnement,
C’est ramasser les feuilles mortes
D’une galaxie perdue,
C’est oser par amour
Sauter dans le vide de l’autre,
C’est croire encore
Aux signes de l’au-delà,
Aux stèles de brume
Et aux caresses métaphysiques,
C’est savoir aussi s’étonner
Pour repartir de rien
Sous les ors de la grande icône,
Car la poésie
Nous sort du désespoir
Pour nous conduire vers sa vérité.
 
© Michel Bénard



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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 07:14
À la lampe de la lune – Ode
 
 
Nous aimer à la lampe de la lune

fanal lumineux

qui éclaire nos nuits

et installe les jours


 
Sentir monter la marée

à bout de ciel

à bout de souffle

à goût de sel


 
La nuit est de braise

le jour est de cendres


 
Rêvons de la renaissance

à la source de l'enfance
 
© Ode



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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:06
Trouble d’Univers - Jean Dornac
 
 
 
De la piste des Etoiles
Je descendais, curieux
Sur l’étrange boule bleue
Planète insignifiante
Au royaume des astres
D’où provenait
Une nauséabonde odeur
D’orgueil et de violence

Dans l’instant,
J’entendis, effrayé
Les orgues barbares
Crachant un feu de mort !
D’horribles flammes
Consumaient trop de vies
Transformant ces humains
En torches affolées

On ne m’avait pas menti
Ces animaux étranges
Au cerveau trop développé
S’ingéniaient à s’entretuer
Leurs savants égotiques
Inventaient même
Des armes mortelles
Pour leur petite planète

L’oasis bleue
Si belle au soleil couchant
Se colorait de rouge sang
Et de ténèbres impénétrables
Le chant céleste lui-même
Ne pouvait se percevoir
Sous le fracas
Des canons et des bombes

Pourtant, j’entendis
Un timide murmure
Comme une source vive
Chargée d’amour…
Mon âme fut consolée :
Le temps de la punition
Voyait son bras retenu
Par cette petite fleur d’espérance…

© Jean Dornac
Paris, le 22 mars 2011



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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:41
La Vieille Femme De La Lune – Sabine Sicaud
 
 
 
 
On a beaucoup parlé dans la chambre, ce soir.
Couché, bordé, la lune entrant par la fenêtre,
On évoque à travers un somnolent bien-être,
La vieille qui, là-haut, porte son fagot noir. 
 
Qu'elle doit être lasse et qu'on voudrait connaître
Le crime pour lequel nous pouvons tous la voir
Au long des claires nuits cheminer sans espoir ! 
 
Pauvre vieille si vieille, est-ce un vol de bois mort
Qui courbe son vieux dos sur la planète ronde ?
Elle a très froid, qui sait, quand le vent souffle fort.
Va-t-elle donc marcher jusqu'à la fin du monde ? 
 
Et pourquoi dans le ciel la traîner jusqu'au jour !
On dort... Nous fermerons les yeux à double tour...
Lune, laisse-la donc s'asseoir une seconde.
 
Sabine Sicaud (1913-1928)
 
http://www.poesies.net/sabinesicaudpoemeschoisis.txt



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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 07:30
Regards – Marlène Racine-Toussaint
 
 
 
 
Un regard, c’est vraiment peu de chose
Lorsqu'il provient de l’être aimé
Peut-être un signe d'amour non déclaré
Ou encore d’amour éternel
Le tien en tout temps m'a phagocytée
Tendre, il fait battre mon coeur
Cause des moments de grand bonheur
Accompagné d'un doux sourire
Il me subjugue tout à fait
Baissé, il implique tendresse enfouie
Cache les non-dits
Perçant, il laboure mon âme
Révèle des désirs restreints
Captivant, il m'empêche de m'enfuir
Poignant, met mon coeur en émoi
Pétillant, révèle ta joie de me voir
En Coin ou furtif manifeste ta timidité
Vitreux, démontre un chagrin
Un regard de chien blessé exprime des regrets
Ton regard, de quelque manière il se pose sur moi
Indique que tu m’aimes, vraiment !
 
 © Marlène Racine-Toussaint (Maratou)



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