Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 06:57
La marche de l’obscur – Victor Varjac
Photo J.Dornac©
 
 
 
La marche de l’obscur
épanouit ses pas
telle une fleur sans nom
au parfum enjôleur
Mais je suis ton regard
la blancheur de tes mains
la pulpe de ta bouche
la course de ton sang
et ta jeunesse m’offre
les délices de mes nuits !...  
 
©Victor Varjac
Antibes, le 19 novembre 2012


Extrait du recueil de Victor Varjac « Les Fiançailles de l’Aube » aux Editions Chemins de Plume

 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:08
Multitude – Béatrice Pailler
Marc-Antoine Raimondi – 1520 - Strasbourg ; cabinet des estampes et des dessins
 
 
 
Que s’allongent et s’épaississent les ombres que s’efface la lumière, bientôt, oui, bientôt, il fera sombre. Entends-tu la voix rauque de mes enfants au crépuscule ? Ils s’agitent, ils grondent, l’impatience les brûle. Rouges agapes, festins cendrés, dans les ténèbres, piégés, ils ne veulent plus rêver. Vois, au ciel étoilé, pleine et entière, comme un appel, la lune luit. Ici, lentement s’éveille la plus sensuelle des nuits.
 
C’est l’heure maudite, celle des étreintes troubles et des brasiers infâmants où les succubes visitent les hommes, les désespèrent, les ruinent, à jamais languissants. C’est l’heure bénie, l’heure des filles nubiles, soumises, suantes de volupté, l’heure des vierges folles, offertes et dénudées. C’est le temps des vampires. En éternels invités, peaux neigeuses, veines bleutées, ils boivent aux calices des gorges veloutées. Regarde, les cohortes d’outre-tombe et leurs fantômes déchaînés, dans nos souvenirs endeuillés, ils prodiguent les caresses fanées d’un monde figé.
 
Tous, chœurs de nuit errants sous le hâle blafard, surgis de terre, tenaillés par la faim, ils viennent se nourrir, s’abreuver à l’humaine sueur d’une chair suppliciée. Es-tu prêt à mourir ?
 
Accepte, l’évidente, l’envoûtante beauté de ces âmes damnées. La vie est un rêve inutile, sois sans peur, donne leur ton sein à dévorer. Rouges sont mes baisers, laisse-moi étancher ma soif de ton sang. Offre-moi ta gorge et je ferai de toi le plus terrible et le plus cruel de mes enfants.
 
©Béatrice Pailler



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:15
GILBERT – Michel Duprez
Photo J.Dornac©
 
 
 
Être ange, c'est étrange,
surtout quand celui-ci vous colle à la peau
du premier jusqu'au dernier jour de votre existence.
Le mien s'appelle Gilbert.
Ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir,
il a généralement bonne mine
même s'il rougit dès qu'on l'aperçoit.
Un soir, je l'invite à poser un geste fort,
il chancelle, esquissant un signe indécis,
un peu comme un éléphant qui aurait perdu la mémoire,
un singe aussi, peut-être, excessivement maladroit,
qui ne demanderait pas mieux que de trouver son maître.
Il a l'impression d'avoir été trahi,
un peu comme un aigle aveuglé
par la taupe infiltrée au beau milieu de son aire
afin de voir clair dans son jeu.
Le lendemain, par on ne sait quel tour de passe-passe,
voilà Gilbert aux anges :
son chemin est enfin tout tracé,
le résultat si troublant que je demeure sans voix.
Gilbert m'obéit au doigt et à l’œil
(il est vrai qu'en ma qualité de peseur d'âmes
comme de pourfendeur de dragon,
je suis son supérieur hiérarchique).
Je préfère évidemment le savoir rassuré
plutôt que profondément déçu par une mine de papier mâché.
Aussi ai-je estimé qu'il était de mon devoir de protéger à tout prix
ce dernier survivant d'une espèce en voie d'extinction,
en l'empêchant notamment de se sentir un peu plus diminué
chaque fois qu'il se taille après avoir pris peur.
 
Michel Duprez© 




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:00
III) Les opportunistes - Un monde de brutes a l’état brut - Djida Cherfi
 
 
 
Se frayer un chemin
Dans un monde où on ne maîtrise rien,
Peut sembler si anodin
Et si simple pour certains.
Ils tracent leur route
Comme des vacanciers au mois d’Août.
La vie n’est pour eux
Qu’un grand terrain de jeu.
Un espace de loisir
Où ils sont libres de choisir.
C’est un endroit où ils ne voient
Ni la politesse, ni la détresse, ni même les gens qu’ils blessent.
Ils se frayent un chemin
D’une facilité lisse.
Qu’ils lubrifient pour un destin
Vers lequel, sournoisement, ils glissent.
Par bien des manières,
Ils traquent les moindres petites failles.
Et quitte à côtoyer Lucifer,
Ils les joignent pour en faire un portail.
Tout est simple, tout est normal !
Rien n’est jamais compliqué et rien n’est jamais sale !
Au final, « ces gens semblent oublier
Que cette terre si belle et, qu’ils croient gouverner
Est indifférente à ce qui les attend et au sort qui leur est réservé. »
 
 
 
©Djida Cherfi
13/08/15



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:08
- Anamnèse -  de Claude Bardinet - Par Michel Bénard
- Anamnèse -  de Claude Bardinet. Editions Librairie-Galerie Racine – Paris – (54 pages)
 
 
               « Entre l’Anamnèse, la sérendipité et le doute la poésie construit son nid. »  MB. 
 
 
Allez, encore un pas, osez, ça y est vous êtes au seuil des arcanes poïétiques de Claude Bardinet. Entrez !
Les dés sont jetés et jamais ils n’aboliront le hasard.
Il n’y a d’ailleurs pas de hasard, mais phénomène de convergence si « Anamnèse » se présente à vous sous le sceau de l’hermétisme pondéré, mais désiré !
Claude Bardinet répand ses mots, ses bribes verbales, ses signes ludiques ou symboliques sur le pupitre de son scriptorium. Où peu à peu en bon compagnon ébéniste du verbe, il compose sa marqueterie poétique.
Notre poète joue avec les lettres, les expressions, les métaphores, afin de mieux se risquer à l’imprévu des jeux de mots, il compose ses textes comme il réalise ses graphismes en ne laissant apparaître que juste l’essentiel d’un trait. Sorte de minimalisme.
Il laisse ici et là des clés, à vous d’en trouver les bonnes serrures.
A ce jeu la poésie a pris un peu de distance pour laisser place aux effets troublions, elle s’est mise en retrait, parfois même jusqu’à la déliquescence, afin de mieux nous surprendre et se ressaisir.
A l’angle du labyrinthe quelques fleurs délicates percent de-ci de-là, dispensant lumière et couleur en touches de bonheur et d’amour.
Ce ne saurait nous déplaire, il arrive à Claude Bardinet de se faire un tantinet coquin en jouant avec : «  Des beaux nichons…/… » Pardon de jolis seins !
Il arrive que le texte soit volontairement destructeur, comme pour mieux provoquer. Sous une couverture de fantaisies se cache un iconoclaste.
 
« En Poète iconoclaste
Je dévoile mon arsenal…/… »
 
Voilà ! Le mot est lâché, Claude Bardinet revêt sa tenue de poète provocateur et iconoclaste.
Si l’idée veut dominer, la poésie est à ses pieds.
Peut-être Léo Ferré aurait-il trouvé son compte, lorsqu’à juste titre notre poète se veut quelque peu anarchiste. A quoi, à qui peut-on encore croire face à cette effroyable corruption, à cette inacceptable falsification d’une société humaine exsangue, à bout de souffle.
 
« L’Europe dissoute en clearstream
Nos institutions c’est d’la frime…/..
Claude Bardinet se veut lucide sur l’absurdité de ce monde et particulièrement de ceux qui sont censés le gouverner, mais contre vents et marées il demeure optimiste.
Ce cap de Bonne Esperance passé ou surpassé, les textes d’ « Anamnèse » se mettent en réflexion, ils philosophent même, pour le plus grand bonheur d’Erasme ce chantre de la folie ordinaire.
Sans être dans l’éloge, nous sommes cependant dans l’interrogation de la démence de toute une société contaminée par le virus hypertrophié de la pandémie spéculative libérale. 
Claude Bardinet voudrait-il se rendre obscur, impénétrable ou presque afin de mieux provoquer, voire de faire se retrancher son lecteur dans le questionnement.
Pour conclusion, ici je vous laisserai suspendus dans la réflexion.
 
« Naitra un monde en perdition
…………………………………
Tous nos calculs sont artifices
Ephémères sont nos bénéfices. »
 
« L’art survit à tout
Même aux fossoyeurs
Nos rêves les plus fous
Survivrons ailleurs. » 
 
Si nous nous référons à notre poète tous les espoirs sont permis.
 
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
- Anamnèse -  de Claude Bardinet - Par Michel Bénard
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 06:46
Attendre - Ode
 

Le pendule de mon ventre se balance
Sur l'axe de votre longue absence
En un mouvement oscillatoire érotique
Rythmes harmonieux de feu et de chairs
Force de l'action qui me rappelle à l'équilibre
Pendule compensateur sur la marche de l'attente...

Explorer la patience en compagnie de l'espoir
En prononçant vos voyelles une à une
Incantations impérieuses au verbe aimer
Aux odeurs annoncées de votre chère présence
Tissant ainsi mes jours à la joie de vous retrouver
O ! Solitude lourde remplie de vos silences...

Qu'arrive enfin cette libération, je la demande, la crie
Afin de réconcilier mon âme veuve de vous
Et que cesse cette césure qui me traverse
En mon cœur crénelé à votre empreinte
Ainsi, je traverse avec force et ferveur des espaces les couleurs
Jusqu'à vous, jusqu'à mon interminable et intime douleur...

Chaque geste, chaque mot écrit, chaque souffle
Chaque pensée, chaque coucher, chaque lever
Vous appartiennent, vous sont offerts, sont à vous
Sentinelles de notre ensemble ainsi protégé
Brasiers mis sous globe pour qu'ils ne se consument
Qu'emmêlés à vos miels comme un embrun d'écumes...
 
Ode©
22 avril de l'An Deux
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/attendre.htm



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:04
Cancer de l’âme – Jean Dornac
©Madriana Mad-Jarova
 
 
 
Un trou noir dans mon âme
A remplacé le cœur d’une femme…
Il absorbe mes souvenirs
Et déjà, mes bonheurs à venir…
 
On voudrait que l’amour dure toujours
Mais au regard de nos vies, il ne dure que quelques jours
Que sont nos heures sans cette passion
Juste un grand vide pour mieux perdre la raison…
 
La tumeur sans cesse s’agrandit
Laissant pénétrer les ténèbres
Il paraît que le « mal a dit »
Qu’elle prépare ma proche veillée funèbre…
 
Le voile blanc de la mariée
En noir deuil s’est déjà transformé
Que feront-ils de mes cendres
Et de mon cerveau aux mille méandres ?
 
A chaque heure qui péniblement passe
Le mal progresse, me blesse, mon ronge
L’amour absent fait que ma vie me lasse
Et que je m’enfuis au loin dans mes songes
 
Un cœur trompé, peut-il survivre
Après l’abandon tragique et final ?
Peut-il encore avoir envie de vivre
Cette existence sans le moindre fanal ?
 
La femme ou l’homme qui a aimé
Et qui soudain se trouve abandonné
Sait bien que son cœur pourrit
Ouvrant ainsi la porte aux pires folies…
 
Rien n’est plus beau et doux que l’amour
Rien n’est plus cruel qu’un brutal abandon !
Ils n’existent plus, les beaux jours !
Mais il faut encore trouver la force du pardon…
 
© Jean Dornac
Lyon, le 11 octobre 2015 




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 06:49
DIS... POURQUOI ? – Pierfetz
L'Amour aux quatre saisons - Anne ( PFT ) 2005 ©
 
 

                           (Il y a des questions sans réponse ) 
 
 
Printemps, été, automne hiver,
La VIE marchande ses quat'saisons
aux passants de son univers
Sans leur en donner la raison.
 
L'être soumis à son destin
Recherche le "pourquoi" des choses,
Il ne vit pas chaque matin
Comme l'éphémère et la rose.
 
Avant de poser les questions,
L'enfant vit bien près de sa mère.
Le sage perçoit la solution
Car jamais il ne désespère.
 
 A certains moments de la vie,
La question n'est plus de savoir.*
Quittons le " pourquoi " qui nous lie,
Sans le chercher dans un miroir.
 
En nous sommeille un grand trésor,
Parfois perçu comme un bastion,
Fermé aux grands vents du dehors.
L'Amour vrai n'est pas en question.
 
Je t'aime pour ce que tu me donnes,
Les questions deviennent moins lourdes,
Avec toi, je les abandonne,
Enfouies sous plages comme palourdes.
 
J'aime tes regards émerveillés,
Ma réponse est tendresse pour toi,
Amour, tu nous tiens éveillés,
Sans nous détruire sous les "Pourquoi"!
 
Pierfetz ©
 




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 06:47
Révolution – Thierry Deschamps
" L’arrestation de Louise Michel " JULES GIRARDET
 


Réveillez-vous pantins, esclaves et oubliés !
Échappez-vous enfin de ce monde vermoulu !
Voici venir votre heure ! Faites-vous respecter !
Oubliez votre peur, descendez dans la rue !
La Liberté est chère, il vous faut La gagner !
Unis dans la galère, par la lutte maintenant,
Tracez votre chemin vers une autre destinée !
Inventez des lendemains sans despotes ni manants !
Osez ! N'attendez plus que l'on vous prenne la main !
Ne laissez plus personne vous traiter tels des chiens !

~~*~~
 
©Thierry Deschamps
 
http://www.jets-de-mots.le-spleen-de-zarathoustra.fr/revolution.html  



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:20
Rosalie – Michèle Freud
 
 
 
 
C’est un personnage, la Rosalie : elle est pareille au champagne qui pétille et l’hymne à la joie résonne au plus profond de son être pour une fête d’amour et de paix. Son cœur est un champ de coquelicots qu’elle offre à tous ceux qui lui font l’amitié de l’écouter.
 
Elle sillonne les sentiers de France avec son âne et dans deux couffins, elle a mis un duvet, une tente, des habits de pluie, quelques vêtements de rechange, des friandises et des livres à distribuer.
 
Sa vie est une errance mais cette vie-là, elle l’a choisie, elle y tient, elle la défend contre tous ceux qui « n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux ». Elle se frotte au vent, à la nuit, s’abandonne au bleu du ciel, y boit de la douceur, de la pureté, de la jeunesse. Autour d’elle, l’air vibre de tendresse, de confiance et de sérénité, autour d’elle, il fait plus clair et plus beau.
 
C’est un drôle d’oiseau, la Rosalie, affamée de paysages, de grands espaces, de rencontres. Elle vieillit sans être vieille, on dirait que la vie glisse sur elle comme la lumière sur du cristal.
 
A 70 ans, elle a encore envie de courir, de danser et de déployer ses ailes. Quelquefois, elle éprouve une sensation de félicité comme si elle venait d’avaler un morceau de soleil. Et puis, c’est une résiliente, capable d’encaisser les chocs, de rebondir et de s’adapter.
 
Pour Rosalie, tout devient fil de soie pour tisser la trame d’une existence enthousiasmante. Elle n’en finit pas d’ouvrir son cœur à l’enchantement du monde, de goûter à la saveur des choses et de sentir en elle tout un engouffrement de vie.
 
©Michèle Freud
 



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche