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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 06:55
Photo J.Dornac©

 

 

 

Il est frappant de voir aujourd’hui que le peuple silencieux des végétaux sort de sa cachette pour entrer dans notre quotidien.

 

Notre société réapprendrait-elle à aimer dame Nature ?

 

                                        « Pourquoi meurt-il l’homme dont la sauge pousse dans le jardin »

 

Ce vers, que les médecins de l’école de Salerne, célèbre au Moyen Age, ont consacré à la sauge, est le plus bel hommage aux bienfaits de la nature.

 

Bosquet, haie et fossé sont, outre la beauté qu’ils portent, des trésors de générosité.

 

Les poètes en ont fait des sonnets pour les déclamer à la veillée.

 

Je viens aujourd’hui vous parler d’une plante, papilionacée bien connue en ce mois de mai. C’est le genêt.

Sa fleur jaune qui sent si bon le miel, regardez-la d’un peu plus près : vous y verrez le fameux étendard dressé, et, à son pied, la carène en forme de bateau.

Observez bien la carène par-dessus ; de chaque côté se présentent deux protubérances : ce sont des repose-pattes pour les bourdons.

A l’atterrissage, sous son poids, le bourdon fait ouvrir la carène d’un seul coup.

Aussitôt, de longues étamines jaillissent pour lui projeter par-derrière un petit nuage de pollen sur le dos.

Pour assurer le coup, les courtes étamines s’y mettent pour, par-dessous, lui en coller sur le ventre.

 

Après, retour direct à la ruche pour servir dame abeille.

 

La fleur et l’insecte sont liées par des ententes amicales et profitables pour les deux.
La fleur du genêt n’existerait pas sans le bourdon et, à l’inverse, il n’y aurait pas d’insecte si les plantes, il y a des centaines de millions d’années, n’avaient inventé la fleur et ne cessaient de la perfectionner.

 

Dès le onze mai, si vous le pouvez, partez  à la rencontre de la fleur du genêt et du bourdon. Ils vous confieront leur secret.

 

*Tutoiement poétique autorisé, même aux adultes

 

©Roland Souchon

www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 06:50
Photo Roland Souchon©

 

 

 

Entends-tu la flûte du vent

Sur le bourgeon ébloui de tendresse

Cœur intemporel à la source de l’aube

Les nymphes à coiffes blanches

S’envolent sans fin

Errance vers la brume des rêves

Où l’enchanteur embaume les étoiles  

 

©Roland Souchon

 vendredi 26 mars 2020


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 07:44
Photo J.Dornac©

 

 

 

 

 

Aux contreforts de l’aube, le jour s’offrait, vibrant d’air vif.

 

Des assauts de bleu pervenche saluaient ce jour de printemps.

 

Epicentre des songes, mars envoyait ses messages brodés de tendresse.

 

Seul un chapeau de brume coiffait les Hautes-Chaumes du Forez quand il prit le chemin de Grandval.

 

Alors que s’éloignait l’écho des cimes, haies et taillis commençaient à résonner de joutes intimes.

 

Les replis hercyniens de cette terre d’andésite le comblaient de joie.

 

Plein d’allégresse, il allait d’éminences en vallons.

 

En ces lieux, il repensait souvent aux yeux pers de sa mère qui avaient bercé son enfance.

 

Près de la croix de granite s’allumait la première jonquille.

 

Midi sonnait au clocher de Grandval.

 

Il décidait de faire une halte au village de Sabatier pour saluer une amie, bergère sentimentale connaissant toutes les fleurs du chemin.

 

Heureuse de le retrouver, elle lui proposa de partager son déjeuner.

 

Ils se régalèrent d’une salade de pissenlits aux lardons et aux œufs mollets ; une pâte de coing sur deux madeleines avec une verveine du Velay vinrent fleurir le balcon secret de leurs retrouvailles.

 

En la serrant très fort, il prit congé de Fanny et de sa beauté de Madone renaissance.

 

L’heure était au retour par le chemin de L’épinat.

 

Il obliquait sur un sentier à travers bois menant à la ferme de la Grange Neuve.

 

Près du ruisseau, il décidait une halte pour accueillir le printemps dans ce berceau de verdure, loin de toute civilisation.

 

Un pré humide hérissé de joncs luisait de toutes parts à l’appel du renouveau quand il aperçut un œil de perle.

 

Il resta immobile pour contempler ce bel échassier au gagnage avec son long bec flexible, deux fois plus long que sa tête gris fauve cendré rayée de quatre bandes sépia.

 

Migratrices, les bécasses seraient, aux dires des chasseurs, arrivées dans la semaine avec le vent du Sud par une nuit claire de pleine lune.

 

Aux bout de ses ailes, en avant des rémiges primaires, la bécasse possède deux petites plumes rigides dites « plumes du peintre », considérées comme un trophée, parfois offert par un chasseur en signe d’une amitié profonde.

 

A la faveur d’une bouffée de ciel, la bécasse s’enleva à grand fracas en une montée en chandelle jusqu’à la cime des sapins, puis, après un vol rasant horizontal, elle effectua, en coups d’ailes capricieux, des arabesques déroutantes terminées par un atterrissage en piqué dans une clairière.

 

L’émotion était à son comble.

 

Il imagina la bécasse en une pariade sur un layon forestier à l’heure de la croule.

 

Le soleil qui déclinait lui indiqua un chemin pentu qui le conduisit au village de Saint-Amant-Roche-Savine.

 

Une muse l’attendait dans sa maison habillée de lierre et de chants d’oiseaux.

 

©Roland Souchon

 vendredi 20 mars 2020


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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
Peinture de Roland Souchon

 

 

L’éclat des baies coralines d’un houx est venu réveiller les tentures du

Songe de l’hiver

Tandis que le bleu cristallin du givre berce les fagots oubliés.

 

Cliquez ici pour lire la nouvelle : Lumières d’hiver

 

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 07:29

 

 

 

Un froissement d’ailes embaume l’azur

 

Et emporte le bruit ample et clair

qui surplombe la promenade.

 

Sur le sillon odorant de la Terrasse des Feuillants,

j’ai reconnu ton pas,

 

Celui qui efface le hasard d’un geste,

sans briser le mystère des ombres agitées.

 

Quand le reflet bleu des pierres fait danser la lumière,

ton silence murmure l’inouï

 

Et je perçois le tumulte béant

qui me porte bien au-delà des choses.

Là où s’enfuit la beauté.

 

Muse fidèle de la première clarté,

tu recouds mes pages oubliées.

 

Morpho, accompagné d’un battement d’ailes  

 

©Roland Souchon


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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 07:39
b.poupouil.over-blog.org

 

 

 

 

 

Il suffit qu’un oiseau traverse le ciel

Pour que s’éploient les couleurs sur l’éventail

Vert palpitant à la ramille d’un peuplier

Rouge chaleur maternelle sur la lèvre d’un coquelicot

Bleue l’aile du geai à la cupule d’un chêne

Jaune au vent ondoyant des moissons

Orange au premier sourire d’une chanterelle

Pourpre la digitale habillée de patience

Au chant nacré d’un liseron de perle

Revient l’oiseau

Et se replie l’éventail

 

Que l’année nouvelle déploie son éventail

avec un arc-en-ciel où chantonne la brise  

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 07:11
Photo Roland Souchon

 

 

Lorsque vient décembre aux ailes d’une mésange


Mésange bleue aux reflets de jade, tu es caresse au frimas de décembre
 
Oiseau aux rectrices et rémiges de ciel ardoisé, ton duvet vert anisé retient le parfum du noisetier
 
Le bandeau noir de ton collier souligne tes joues blanches d’aube gelée
 
Lorsque tu descends bleuir le buisson, ton plastron jaune paille s’enroule au bouquet d’hiver
 
Paridé coiffé d’une calotte bleue, tu zinzinules à l’heure où s’enfuient les chatoyantes sonorités de l’automne
 
Quand vient le soir, le velours d’un soleil couchant accueille le mystère de ton chant

 

©Roland Souchon


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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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