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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 04:43
Photo ©Claude Luezior

 

 

Espaces 
 
en marge
de nos écritures
le goût acidulé
d'espaces
 
marge vierge
mais brûlante
où peut éclore
juste un graphe
de l'indicible
mot-clef
d'une parenthèse
 
à la marge
de nos dédales
et de nos chiffres
une ou deux
taches d'encre
 
hiéroglyphes
indélébiles
de nos attentes
empreintes
au fond de soi
 
ces marges
annotées
ajourées
si humaines
que personne
ne publiera
et pourtant
essentielles
à nos silences
 
marge d'erreur
où respire
la tolérance
tranche d'espoir
où repose
l'essentiel
d'un aimé
d'un non-dit
 
© Claude Luezior
 
Spazi
 
Ai margini
delle nostre scritture
il sapore acidulo
degli spazi
 
margine bianco
ma scottante
dove può schiudersi
solo un grafico
dell’indicibile
parola d’ordine
d’una parentesi
 
al margine
dei nostri dedali
e delle nostre cifre
uno o due
macchie d’inchiostro
 
geroglifici
indelebili
delle nostre aspettative
impronte
del nostro intimo essere
 
questi margini
annotati
fessure dell’animo
così umani
che nessuno
pubblicherà
sono
essenziali
ai nostri silenzi
 
margine d’errore
dove respira
la tolleranza
parte di speranza
dove riposa
l’essenziale
d’una persona amata
del non detto
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 11 Dicembre 2017

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 05:24

 

Choisir ou subir
 
 
Viens vers les rivages
Marin des jours bons
Et des nuits sauvages
Tu avances en dépit
Des mauvais présages
 
Tu ne crains nulle tempête
Tu te moques des vents contraires
C’est droit vers l’étoile du berger
Que tu mènes ta barque
Tes biens et tes équipiers
 
La route est longue
Qui va de la naissance
Aux derniers instants
Là où tu trouveras enfin
Ce calme auquel nous aspirons
 
Souvent tu as hissé la grand-voile
Pour filer toujours plus vite
Entre l’amour et la folie des mitrailles
Aux femmes tu offrais ta ville et ses murailles
Il n’est qu’avec elles que tu déposais les armes
 
Elles seules pouvaient conquérir ton cœur
Car elles seules possédaient la clef
De tes nombreuses forteresses
Pour te conduire aux portes du bonheur
En t’offrant quelques îles parfums et senteurs
 
Tu as fini par connaître
La route de ta vie
Ses pièges et ses joies
Ses beautés et ses laideurs
Ses vérités et ses mensonges
 
Lorsque, bientôt, âme lassée
Tu poseras les pieds à terre
Tu jetteras un triste regard
Sur ce que fut ton destin
Et tu diras « Quoi, c’est déjà la fin ? »
 
Et tu comprendras
Qu’on ne choisi guère
Ce que l’on devient
Mais qu’on peut l’aborder
Ou tristement le fuir…
 
©Jean Dornac
 
 
Mulhouse, le 4 décembre 2017
 
 
 
Scegliere o subire
 
 
Vieni verso le spiagge
Marinaio dei giorni buoni
E delle notti selvagge
Avanzerai nonostante
I cattivi presagi
 
Non temi nessuna tempesta
Ti prendi gioco dei venti contrari
È dritto verso la stella del pastore
Guidi la tua barca
I tuoi beni e la tua squadra
 
La strada è lunga
Va dalla nascita
Fino all’ultimo momento
dove finalmente troverai
La serenità a cui tutti aspiriamo
 
Spesso issi la grande vela
Per navigare più veloce
Tra l’amore e la follia delle mitraglie
Alle donne offrirai la tua città e le sue muraglie
È soltanto con loro che deponi le armi
 
Soltanto loro possono conquistare il tuo cuore
Poiché solo loro possiedono la chiave
Delle tue numerose fortezze
Per condurti alle porte della felicità
Offrendoti isole di profumo e sentore
 
Hai infine conosciuto
La strada della tua vita
Le sue trappole e le sue gioie
Le sue bellezze e le sue cattiverie
Le sue verità e le sue bugie
 
Quando presto l’anima sarà stanca
Poserai i piedi per terra
E getterai uno sguardo triste
Su quello che è stato il tuo destino
E dirai «ma come, è già la fine?»
 
E comprenderai
Che noi scegliamo poco
Di cosa diventiamo
possiamo avvicinarci un pò
Ma non lo sfuggiamo
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 5 dicembre 2017
 

 

 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 05:37
Igor Voloshin, 2012

 

FOLIE
 
Et s’il me plaît
à moi, démone
d’errer dans des courses folles
d’où je rentre meurtrie
et s’il me plaît
d’enserrer dans des rayons de crépuscule
des grappes de lumière
ivresse suprême
élixir trompeur
de mes réveils solitaires
serait-ce déraison ?
 
La raison
je ne vois que folie.
 
Et s’il me plaît
à moi, sirène
de m’enivrer de tes breuvages de sorcellerie
de me gaver de tes mets d’enfer
dans de folles agapes sabbatiques
drogue mystiques
de mes journées angéliques
serait-ce un hors temps ?
 
Le temps, pourquoi ?
le réveil n’a plus d’aiguille
le temps  pour qui ?
              indifférence.
               Solitude.
 
© Nicole Hardouin
Follia
 
e se mi piace
a me, demone
di vagare in corse folli
da dove rientro contusa
e se mi piace
di trattenere nei raggi del crepuscolo
dei grappoli di luce
ubriachezza suprema
elisir ingannevole
dei miei risvegli solitari
sarebbe irragionevole?
 
La ragione
io non vedo che follia.
 
E se mi piace
a me, sirena
di ubriacarmi delle tue pozioni stregate
di ingoiare cibi infernali
in folli riti sabbatici
droghe mistiche
delle mie giornate angeliche
sarà una perdita di tempo?
 
Il tempo per cosa?
la sveglia non ha più spilli
il tempo per cosa?
indifferenza
Solitudine
 
©Francesco Casuscelli
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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 05:02
L’argent
                                                  L’argent ne représente que le sida du monde – V.V.
 
 
Le pèze… le flouze
l'oseille… le blé
en un mot
comme en mille
l’argent… oui l’argent
toujours l’argent
rien que l’argent
plus rien… que l’argent…
 
Tout est devenu synonyme
de possession…
de puissance
et la Bourse incarne
le temple de la gloire
où régner sur autrui
devient l’aboutissement suprême !
 
Alors… ce culte admirable
de la Richesse
aussi éphémère
qu’illusoire
a peu à peu
remplacé le cœur
où vivait le poète !...
 
Son souvenir fut piétiné
comme une ombre
ridiculement inutile
mais la tristesse et l’ennui
s’emparèrent aussitôt
de cet homme « tiroir caisse »
qu’un coup de vent
un jour d’automne
arracha des mains
de la corbeille maudite !...
 
Emporté au milieu
d'une foule anonyme
et solitaire
cette caricature insolente
ne trouva soudain
que l’indifférence
d’un ciel d’encre
et les railleries d’une chanson
pour conduire promptement
les billets de sa dépouille
aux enfers de l’orgueil
et de la cruauté…
 
© Victor Varjac
Antibes, 14 décembre 1999
 
Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS
I soldi
 
Il denaro non è altro che l’AIDS del mondo -V.V.
 
 
I contanti… i quattrini
la pecunia… la grana
in una parola
come in mille
i soldi… sì i soldi
sempre i soldi
soltanto i soldi
nient’altro… che i soldi
 
Tutto è diventato sinonimo
ti possesso
di potenza
e la Borsa incarna
il tempio della gloria
dove regnare sugli altri
diventa l’abbruttimento supremo!
 
Così… il culto ammirevole
della Ricchezza
tanto effimero
e illusorio
poco a poco
sostituisce il cuore
dentro cui viveva il poeta!...
 
La memoria è stata calpestata
come un’ombra
ridicolamente inutile
ma la tristezza e la noia
sequestrano immediatamente
quest’uomo (cassaforte)
come un colpo di vento
in un giorno d’autunno
che strappa le mani
 dal cestino maledetto!
 
Messo al centro
da una folla anonima
e solitaria
questa maschera insolente
spesso non trova
l’indifferenza
d’un cielo d’inchiostro
e le provocazioni d’una canzone
per condurre subito
i biglietti dei suoi resti
agli inferi dell’orgoglio
e della crudeltà
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 26 novembre 2017

 

 

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 05:33
Le réveil - Eva Gonzalès

 

Vol d’aurore – Claude Luezior
 
le cambouis de la nuit à fini de
couler dans mes artères
 
entre chien et loup s’allongent les
ultimes rapines du noir
 
dans ses brumes en charpie, le jour
ébroue ses victoires premières
 
ton sourire s’amarre à mon regard
 
au bouquet des sens respirent des
fumets d’aube
 
le bruissement des couleurs est à
marée haute
 
tutoyer la lumière
 
 

©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan
Il volo dell’aurora

 

Il fango della notte ha finito
di colare nelle mie arterie
 
tra cane e lupo si distendono
le ultime rapine del buio
 
nelle sue nebbie lanuginose, il giorno
sbuffa le sue prime vittorie
 
il tuo sorriso è ormeggiato al mio sguardo
 
nella dolcezza dei sensi respiriamo
gli effluvi dell’alba
 
il fruscio dei colori è
un’alta marea
 
prossima alla luce

©Francesco Casuscelli
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 04:43
À nouveau, je veux remercier mon ami Francesco Casucelli pour cette nouvelle traduction de l'un de mes poèmes. C'est pour moi une joie profonde, un bonheur que peuvent comprendre tous les créateurs.
 
Comment ne pas espérer, quel que soit l'art que nous pratiquions, qu'il sera partagé dans bien d'autres pays ? L'art peut devenir ou être un lien, le plus fort entre les peuples, entre les humains pour ne pas laisser place aux mépris des racismes abominables et destructeurs des âmes de toutes les victimes mais aussi celles de leurs bourreaux...
L’enfant – Jean Dornac
 
Que suis-je d’autre qu’un enfant
Porteur déjà de cheveux blancs ?
Le temps a passé si vite
Rien qu’un éclair dans la nuit
Un rayon de lumière entre deux nuages…
Il me semble que, dans un instant
Je vais me réveiller, sortir d’un étrange rêve…

Que s’est-il passé, le temps d’un souffle
Pour que je ne me reconnaisse plus
Alors que je sais être moi encore ?
D’où sont venues ces rides
Qui me donnent l’air d’un sage
Alors que je viens à peine
De faire mes premiers pas ?

Qui m’expliquera la course du temps ?
Ô combien d’êtres aimés, déjà, sont disparus
Emportés par la grande vague
Des vivants ayant fait leurs ans ?
Qui me dira le mystère du temps qui passe
Alors qu’il n’est, peut-être, qu’illusion ?

L’éternité n’est-elle pas le présent ?
Sans la course du soleil
Sans la ronde de la terre
Que serait un jour, une nuit
Les saisons et une vie ?
Ô mystère de la création !
Que valent donc nos heures ?

Que valent mes vers, ces fleurs d’enfant
Au regard de la nuit qui approche
D’un possible néant ou encore
D’un éternel recommencement ?
Comment évaluer l’élan de mon cœur
Le poids d’une vie offerte
Pour que demain soit plus beau qu’hier ?...


© Jean Dornac
Paris, le 23 avril 2010
Il fanciullo 
 
Chi sono io se non un fanciullo
Già con i capelli bianchi?
Il tempo passa in fretta
Nient’altro che un lampo nella notte
Un raggio di luce tra due nuvole...
Sembra quasi che in un istante
Mi possa svegliare e uscire da uno strano sogno...
 
Cosa è successo in così poco tempo,
Da non farmi riconoscere più
Nonostante sappia di essere ancora io?
Da dove sono spuntate queste rughe,
Che mi danno l’aria di un saggio,
Anche se sto appena iniziando
A fare i miei primi passi?
 
Chi mi spiegherà la corsa del tempo?
O quante persone amate, sono già spariti
Portati via dalla grande onda
Dei viventi che hanno fatto i loro anni?
Chi mi dirà il mistero del tempo che passa
Dato che potrebbe essere solo illusione?
 
L’eternità non è forse il presente?
Senza la corsa del sole
Senza il giro della Terra
Cosa saranno un giorno, una notte
Le stagioni d’una vita?
Oh mistero della creazione!
A cosa servono le nostre ore?
 
Chi valuta i miei versi, questi fiori di fanciullo
Nello sguardo della notte che s’avvicina
In un possibile nulla o ancora
In un eterno ricominciare?
Come valutare lo slancio del mio cuore
Il peso di una vita offerta
Affinché il domani sia più bello del passato?
 
© Francesco Casuscelli
Milano, 2 novembre 2017
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 04:52

Grand merci à Francesco, merveilleux ami italien qui nous offre régulièrement la traduction de mes poèmes dans sa langue imprégnée de soleil et de joie de vivre !!

Jean

ENFANT…

Dans quel monde es-tu né,
Toi, l'innocent ?
Tu es arrivé confiant
Dans un monde
Fait de quelques puissants
De peuples affamés
Errants et sans liberté.

Gamin,
Ne sais-tu pas que pour briller,
Les tortionnaires
Vont tout te voler ?
Ne sais-tu pas que
Ta pauvreté est garante
De leurs excès ?
Ne sais-tu pas que pour tout accaparer
C'est ta vie qu'ils vont briser ?
Pour qu'ils règnent en maîtres
Tu dois disparaître...

Oh innocent,
Ne sais-tu pas que par soif d'argent,
Ils sont avides de ton sang ?

Oh, enfant de la terre,
Fils de toutes les nations,
Bambin aux yeux rieurs
Ou déjà en pleurs,
Pauvre ou miséreux,
Pleurant de faim
De froid, de peurs
Ceux qui veulent ta mort
Oublient qu'ils s'immolent
Et précipitent la terre
Dans l'horreur.

Enfant,
Tu es sel de terre
Et de vie !
Sans toi,
Nul sourire
Nulle joie
Nulle espérance
Nulle beauté
Nul avenir sur terre…

Enfant de Palestine,
Petite fille du Darfour,
Étudiant d'Iran ou de Chine,
Gamin du Pérou ou d'Argentine,
Fils d'Afrique et d'ailleurs
Ta vie n'est rien
Aux yeux de ces gredins.

Fils d'Europe,
Fille d'Amérique,
Tu te crois privilégié
Mais ta vie est en danger.
Pour la fortune de tes banquiers
Les pouvoirs vont t'engraisser
Avant de te livrer à la boucherie.
Comme on saigne le porc,
Ils t'enverront au feu de guerres
Qui, jamais, ne sont tiennes.

La mort de tout enfant
Fruit joyeux de la terre
Est un crime sans nom.
Tant de dons qui n'écloront pas
Tant de chances évanouies
Tant d'espérances anéanties
Pour la seule volupté
De quelques funestes prédateurs.

Enfant,
Je pleure les poèmes que tu n'écriras pas
Je pleure les notes que tu ne joueras pas
Je pleure les œuvres que tu ne peindras pas...

Je pleure l'amour dont, jamais,
Tu ne nourriras le monde…

© Jean DORNAC
26 juin 2009
Fanciullo
 
In quale mondo sei nato
Piccolo innocente?
Sei arrivato fiducioso
In un mondo
Fatto da alcuni potenti
Da popoli affamati
Raminghi e senza libertà
 
Bimbo,
non sai che per brillare
i torturatori
vogliono derubarti tutto?
Non sai che
La tua povertà è garanzia
Del loro lusso?
Non sai che per prendersi tutto
Rovinano anche la tua vita?
Affinché possano regnare e comandare
Tu devi scomparire...
 
Oh innocente
Non sai  che per sete di danaro
Loro sono insaziabili del tuo sangue?
 
Oh, bambino della terra
Figlio di tutte le nazioni
Bambino dagli occhi lucidi
Stai già piangendo
Povero e misero
Sofferente di fame
Di freddo e di paura
Quelli che vogliono la tua morte
Dimenticano che s’immolano
E fanno precipitare la terra
Dentro l’orrore
 
Fanciullo,
Tu sei il sale della terra
E della vita.
Senza di te,
Nulla sorride
Nulla è gioia
Nulla è speranza
Nulla è bellezza
Nessun futuro sulla terra...
 
Fanciullo della Palestina
bambina del Darfur,
studente dell’Iran o della Cina,
ragazzo del Perù o dell’Argentina,
figlio dell’Africa e di tutto il mondo
la tua vita non è niente
agli occhi di questi farabutti.
 
Figlio dell’Europa,
Figlia dell’America,
Tu ti credi privilegiata
Ma la tua vita è in pericolo.
Per la fortuna dei banchieri
Il potere t’ingrasserà
Prima di spedirti al macello.
Come un maiale insanguinato
Ti invieranno al fuoco delle guerre
Che non saranno mai le tue.
 
La morte di tutti i bambini
Frutti felici della terra
È un crimine innominabile.
Tanti doni non aperti
Tante possibilità svanite
Tante speranze in frantumi
Per il solo desiderio
Di alcuni predatori funesti
 
Fanciullo,
Io piango le poesie che non scriverai
Piango le note che non suonerai
Piango i dipinti che non dipingerai...
 
Io piango il tuo amore, che non
Potrà nutrire il mondo
 
© Francesco Casuscelli
2 novembre 2017
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 04:19
La chaîne
 
Comprends-tu ami
Que tu n’es que le maillon
D’une chaîne peut-être éternelle ?
Tu n’es que vraiment que ça
Mais si tu ne l’étais pas
La chaîne n’existerait plus !
 
Tu es l’élément indispensable
Nul autre que toi ne compte plus
Nul autre que toi ne compte moins !
Souvent tu te dis que tu n’es rien
En te comparant aux parvenus
Qui imaginent encore être tout !
 
Mais n’écoute pas ceux qui disent
Ô ! Les pauvres fous
Que sans études tu n’es rien !
Ô ! Pauvres gosses trop gâtés !
Ceux-là ne connaissent pas la vie
Trop pourris dans le luxe et dans l’or…
 
Toi, tu pratiques l’université de la vie
Tu te frottes chaque jour
Aux réalités d’une écrasante existence !
Tu sais le poids de la chaîne
Que tous nous portons
Depuis la nuit des temps !
 
Alors laisse aux ignorants
Le pouvoir et l’argent !
La fortune fait les imbéciles
Les esprits vides et arrogants !
Ils disent que tu es fainéant ?
Car tu refuses d’obéir et de les servir…
 
Mais toi tu es libre !
Libre de l’argent
Libre du pouvoir
Libre de leurs folies d’orgueil
Libre d’aimer la vie et la nature
Avec toutes leurs beautés !
 
Mais toi, tu chantes avec le vent !
Tu récoltes l’amour à tout bout de champ
Tu sèmes la liberté comme un brave paysan !
Et tu assumes de n’être qu’un maillon
De la chaîne qui nous lie tous
Depuis le commencement des temps…
 
Poursuis ta route, tu n’es pas fainéant
Tu n’es pas rien, tu es l’essentiel
Sans toi, pas d’argent ou de bénéfice
Sans toi, ces pauvres d’esprit ne sont rien
Ne leur resteraient que les mains vides
Et leur coutumière fatuité…
 
Va et sème la vie
Celle qu’on aime
Qui à personne ne nuit
Va compagnon de souffrances
Comme le poète on te méprise
Oublie-les, leur cœur est rance…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 octobre 2017
La catena
 
Capisci amico mio
Tu non sei altro che l’anello
D’una catena probabilmente eterna?
Non sei più di questo
Ma se tu non lo fossi
La catena non esisterebbe più!
 
Tu sei l’elemento indispensabile
Nessuno conta più di te
Nessuno conta meno di te!
Spesso ti dici che non sei nessuno
In confronto agli arricchiti
Che pensano ancora di essere tutto!
 
Ma non ascoltare quelli che dicono
Oh! poveri schiocchi
Che senza gli studi non sei niente!
Oh! Poveri bambini troppo viziati!
Quelli non conoscono la vita
Troppo abituati nel lusso e nell’oro
 
Tu, pratichi l’università della vita
Ti consumi ogni giorno
Nelle condizioni di un’esistenza massacrante!
Tu conosci il peso della catena
Che tutti noi portiamo
Dalla notte dei tempi!
 
Allora lascia agli ignoranti
Il potere e il denaro!
La fortuna li rende imbecilli
Con l’anima vuota e arrogante!
Loro dicono che sei un fannullone?
Perché ti rifiuti di servirli...
 
Ma tu sei libero!
Libero dai soldi
Dal potere
Libero dalla loro follia d’orgoglio
Libero d’amare la vita e la natura
Con tutte le loro bellezze!
 
Ma tu, tu canti con il vento!
Raccogli l’amore alla fine del campo
Tu semini la libertà come un contadino coraggioso!
E ti consideri di non essere che un anello
Della catena che ci lega tutti
Dal principio dei tempi...
 
Prosegui il tuo cammino, tu non sei un fannullone
Non sei niente, tu sei l’essenziale
Senza di te, non ci sarebbero denaro e profitto
Senza di te, questi illusi non sarebbero niente
E resterebbero con le mani vuote
con loro abituale supponenza...
 
Vai e semina per la vita
Quella che ami
Che non nuoci a nessuno
Vai compagno di sofferenza
Disprezzato come poeta
Dimenticali, i loro cuori sono marci...
 
(c) Francesco Casuscelli
Dairago, il 9 ottobre 2017
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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 03:56
Monique
 
Je ne sais pas pourquoi nous sommes nés
Je ne sais pas pourquoi nous devons mourir
Je sais, enfin.. je pense que je vis,
Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
Je l’ignore comme tous ceux
Qui doutent qu’un dieu existe
Et se sentent infiniment seuls…
 
Pourquoi ces questions vitales ?
Parce qu’une amie est morte
Parce qu’elle a choisi de partir
Comme on dit pudiquement
Pour taire le mot « suicide » !
Mais à bout de souffrance
Comment ne pas la comprendre ?…
 
Elle a tiré le voile de fin sur sa vie
Venant d’un autre continent
Pour finir sa route non loin d’ici
Dans un pays que l’on dit neutre…
Cela ressemble à un suicide
Mais tâchons d’être un peu lucide
C’est un système qui l’a poussée…
 
Dans son pays, pas de soins gratuits
Pas de prise en charge valable
Le message tragique était :
Tu payes ou tu meurs !…
Les sans-cœur étaient au pouvoir
Les sans-âmes prenaient les décisions
Ils n’avaient qu’à mourir les trop pauvres !
 
« Ils ne servent à rien les gueux
S’ils ne remplissent pas nos caisses
Ils ne sont que bouches inutiles
Ils ne sont que des êtres nuisibles
Voire possiblement des ennemis
Du système qui, si bien, nous enrichit !
Sans argent à donner, qu’ils crèvent !... »
 
Monique ! Oui, ils t’ont tuée
Refusant de te soigner
Lorsque c’était encore possible !
Ils t’ont condamnée
Car ils ignoraient la compassion
Ils ne reconnaissaient que la richesse
Et la leur comptait plus que ta vie…
 
Mais leur vie n’est rien qu’un naufrage
Certes, leurs cales sont pleines
Des larcins commis contre nous tous
Mais si le ciel est vide
Leur âme n’est que néant
Et si le ciel est habité
Ils se puniront céans !
 
Pour avoir préféré leurs coffres à l’Amour
Ils habiteront dans les ténèbres !
Et toi, belle âme au corps lourdement torturé
Tu vivras dans l’éternelle lumière…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 11 février 2017

 

Monique
 
Non lo so perchè siamo nati
Non so neanche perchè dobbiamo morire
So soltanto che io vivo,
ma cosa vuol dire questo?
Io l’ignoro come tutti quelli
Che dubitano che Dio esiste
E si sentono infinitamente soli...
 
Perchè queste domande esistenziali?
Perchè è morta una amica
Perchè ha scelto lei di partire
Come diciamo con pudore
Per tacere la parola “suicidio”!
Ma nella profonda sofferenza
come non comprenderla?
 
Lei ha strappato il velo della fine sulla sua vita
Venendo da un altro continente
Per finire la sua strada poco lontano da qui
In un paese che definiamo neutrale...
Quello assomiglia a un suicidio
Ma neghiamo d’essere un poco lucidi
È un sistema che l’ha spinta
 
Nel suo paese non ci sono cure gratuite
E nessuna cura sanitaria valida
Il tragico messaggio è chiaro:
paghi o muori!...
Al potere ci sono i senza cuore
Le decisioni sono prese da quelli senza un’anima
Cosa resta ai poveri se non morire!
 
«Non servono a niente i mendicanti
Se non riempiono le nostre casse
Essi sono delle bocche inutili
Sono degli esseri dannosi
Vedi possibilmente dei nemici
Un sistema che abbiamo ben arricchito
Senza soldi da dare, puoi crepare!»
 
Monica! si loro ti hanno ucciso
Rifiutando di curarti
Finché era ancora possibile!
Ti hanno condannato
Poiché ignorano la compassione
Non riconoscono che la ricchezza
E quella conta più della tua vita...
 
Ma la loro vita non è che un naufragio
Di certo le loro casse sono piene
Dei furti commessi contro di noi
Ma se il cielo è vuoto
La loro anima non è che nulla
E se il cielo è abitato
Allora lì saranno puniti!
 
Per aver preferito i loro averi all’Amore
Abiteranno nelle tenebre
E tu anima bella di un corpo pesantemente torturato
Tu vivrai nella luce eterna...
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 30 settembre 2017
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 04:33
J'ai conscience de la chance énorme que m'offre Francesco par la traduction de mes poèmes. J'aime profondément l'Italie et savoir que mes textes peuvent être lus là-bas est un intense bonheur pour moi !
 
Alors, très grand merci, mon ami Francesco !!
 
Jean Dornac
 
 
 
 
Etoile du matin

 

Qui es-tu, femme mystère,
Qui agite mes nuits,
Que dans mes délires, j’espère ?
De ton souffle, je languis…

Tu brilles dans mon cœur,
Toi l’Astre, chant de mon âme,
Tu te caches aux premières heures
Et mon jour devient infâme.

Si ton reflet ne se dessine pas
Au cœur de mon iris,
Chaque seconde est un trépas
Où vivre n’est plus qu’un caprice.

Astre singulier au cœur de ma vie,
Lorsque tu te montres à mon regard ébloui,
Mon âme danse un troublant fado,
Disparaissent tous mes fardeaux.

Alors, au long des jours, tu m’illumines,
Et qu’importe si les jaloux fulminent.
Belle étoile du matin, tu es ma force,
Si je suis arbre, tu es mon écorce.

Resteras-tu encore, demain, dès l’aube,
À me montrer le chemin des fleurs,
Par monts, par vaux, tout autour du globe,
Me mèneras-tu vers l’infini bonheur ?


© Jean Dornac
Paris, le 7 avril 2010
Stella del mattino
 
Chi sei tu, donna misteriosa,
Che agiti le mie notti,
Che nei miei deliri, io desidero?
Nel tuo respiro, io languo…
 
 
Tu brilli nel mio cuore,
tu astro cantante della mia anima
tu ti nascondi alle prime ore
e il mio giorno diventa infame.
 
 
Se il tuo riflesso non si disegna
Nel centro della mia iride,
ogni secondo è un mortorio
dove vivere non è che un capriccio.
 
 
Astro solitario nel cuore della mia vita,
Quando tu appari al mio sguardo abbagliato,
La mia anima balla un fado travolgente,
E spariscono tutti i miei fardelli.
 
 
Così, durante i giorni, tu m’illumini,
e non importa se i gelosi ci fulminano.
Bella stella del mattino, tu sei la mia forza,
se io sono albero, tu sei la mia corteccia.
 
 
Ritornerai ancora, domani, all’alba,
Per mostrarmi il cammino fiorito,
Attraverso montagne, per le valli, e tutto intorno alla terra
Mi accompagnerai verso la felicità infinità?
 
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 30 settembre 2017
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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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