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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 07:00
Ce jour là – Ode
 
 

Tu me tenais la main ce jour là
Tu me parlais d’amour
Sur la plage, nous nous sommes arrêtés
Tes mains sur ma peau
Tes lèvres sur ma bouche
Nos deux corps soudés
Sans qu’un seul souffle du vent ne passe

Dans ma tête, il y avait tes yeux
En mon corps, le désir
Je nichai mon nez au creux de ton cou blanc
Je sentis sous ta peau battre le flux de ton sang

Ah ! Respirer ton odeur qui m’enivre encore
Et toi qui te laissais couler dans mon corps
Comme un bateau ivre
Dans l’océan de tendresse assoiffée, de caresses de feu
Emmêlant nos boucles en une course folle
Vers nos rivages
Écoutant le vent chanter pour nous
Les corps emmêlés comme rubans de soie

Montaient le soleil des brumes
Et les odeurs végétales

Dans le creux de tes mains tu me tenais
Dans mon corps, je te gardais au chaud
Au fil argenté de l’eau
Nous avons chaviré jusqu'au creux du monde
Jusqu’à la petite mort
Ce jour là...
 
©Ode

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 07:45
Parfums exotiques – Ode
©Rob Hefferan
 
 
Il embaumera des encens les plus rares
Et sur nos chairs enlacés là où l’âme bat
Ravissant, superbe, qu’à nul je ne le compare
Les Étoiles et la Lune seront témoins de nos ébats

Nous serons sans nul pareil ainsi sera notre alcôve
Dévoilant mon ventre ivoire et mes seins d’ambre
Unis dans un charmant ouvrage comme des fauves
Dans les tendres effluves de vanille et de gingembre

Que de délicatesse noble et de grâces jolies
Ferons bombance d’amandes et de miel vivifiant
La figue, la mandarine se feront au soleil de nuit
Ainsi triompheront nos plaisirs ardents

Mais la longue attente est amère à ma couche
Le désir brûle en mon ventre et mon sein
Que vienne le jour où il viendra y poser la bouche
Plaise aux dieux de ne me réserver un cruel destin

La rencontre de nous deux est exigeante au fil du temps
Une brume épaisse et floue le dérobe à ma face
Se dénouent mes cheveux en de longs flots rougeoyants
Sur mes épaules nues que seule la lune cette nuit embrasse

Vents d’Est et du Nord, soufflez vers ma couche
Conduisez mon cher amant dans mes draps de cannelle
Qu’il me couvre de son ombre et de sa bouche
En ces odeurs de nous que le désir emmêle

~*~

Mélange de rêveries aux odeurs de vanille et parfums exotiques
Rêveries nordiques pour pays chauds, pays des amants
Magnifique voyage aux odeurs portées par les vents antiques
J’y reviendrai encor car ils varient avec le temps…
 
©Ode

 


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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 06:59
Silences – Ode
Photo J.Dornac©
 


Et le printemps mettait à peine sa robe d'été
Je t'ai donné rendez-vous
Tu es venu
Blessé
Le désir s'est tu
L'amour ne l'a pas entendu
La tendresse l'aura remplacé
 
L'amour
 
Le Fleuve l'a porté
Sur ses vagues d'ors
Sous le soleil de là-bas
Nourrie au songe de l'espoir
Qu'un jour tes yeux de silences voient
- Tels mes yeux émerveillés -
L'immensité de sa Beauté
 
La solitude
 
Elle est de pierre
Lorsqu'elle envahit et le corps et l'âme
Sans la souhaiter
La chercher
La vouloir
Mais comment exprimer l'horreur vécue
Aux portes de l'impossible
 
Illusions
 
Le Monde est illusions
Visions fulgurantes de masques
Où se cachent les yeux de la violence
De la haine, des rapaces
Ainsi les yeux de l'amour et du songe
Paradoxes de l'humanité
Perdue dans ses abstractions
 
Du désir
 
Et mon désir court
Il n'est plus le même
Il court après l'espérance de la guérison
Maintenant que je te sais
Il court après ton regard
Et le temps
Qui garde l'amour intouché
 
Moi, la femme
 
Moi la femme d'hier et d'aujourd'hui
À la tendresse sans âges
Amie du Fleuve
De ses vents
De ses intempéries
De ses soleils et ses lunes
De ses Étoiles qui se parlent d'amour
À la lisière de mon univers imaginaire
 
Je te tends la main aux confins de l'inespéré
Malgré l'insistance du lourd silence du temps qui impose sa loi
 
Ode©
 



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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:27
Aimances - Ode
©Anna Razumovskaya
 
 
 

Tisser ses aimances au rouet des jours
Broder ses rêves dans des nuages d’organdi
Nouer des liens dans le moelleux de la doublure de ses amours
Tresser sa vie sur un chemin en passementerie

~*~

Piquer plus bas que la source vive jusqu’au feu central
Jusqu’au fond de la forge ficeler la pierre philosophale

~*~

Tramer le poème dans le fil-à-fil des journées
Tel le fichu de madras qu’elle laissera tomber
Sur la moire antique aux symboles dessinés

~*~

Les fibres des chairs, étoffes précieuses
Taffetas, crêpe de soie, clairs rubans
Embrassent l’amante heureuse
Au velours du corps aimé, de l'amant

~*~

Ainsi les amours ouvragées
Deviennent œuvres maîtresses
Aux tissures éternelles d’ors nimbés
 
©Ode
 


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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:04
Mémoire – Ode
 © Vladimir Kush
 
 


Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

De mots tendres, de toujours
De nuits bleues d'étoiles
De corps vierges aux ventres chauds offerts
Dérive des libertés
Tanguant aux mouvements de la mer

Sources secrètes où le sang monte
Jusqu'au souffle du rêve

~*~

Là, au creux de mon cou, ta voix qui me chuchote :
« Je ne suis que l'écho que crée ta présence
Tu m'y rencontres. Je t'y entends.
Nous sommes les deux parts d'une même chose »

~*~

Nous sommes aussi les deux parts d'un même lieu
De cette île où la mer monte, berçante
Alourdie d'algues que l'on récolte à marée basse
Entraînant l'enfance et ses châteaux de rêves
Nous sommes les deux parts d'un même tout
De cette même scène où se joue le théâtre de nos vies

Je garde en ma mémoire
De ces souvenirs d'amour
Que je me rappelle à marée basse

…Et je pleure jusqu'au bout de mes aimances…
 
© Ode



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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 07:48
Songe d’Espérance – Ode
 

 
Flanquée de l'immense invasion d'ailes au retour de la saison
Chargée de labeurs à venir, ramassée au fil des longues nuits des silences passés
Où le printemps verglace quelquefois d'amours mortes
Et la campagne à l'heure bleue qui éclabousse de plaisir les fleurs naissantes
 
Je reviens dans la saison, ma saison, vêtue du paysage déchiré par l'absence
Aux prémices de ma saison, de cette marche sans fin, sans autre but que le retour
Perdue dans le ramage persistant des oiseaux revenus s'installer au pays
Où se dérobent encore le bonheur, les sourires, les éclats de rire
 
Visages insaisissables et frileux aux larcins des déchirures
Inutiles voyageurs qui se moquent dans les boisés, se rient des amours amères
Sur la couche sans fin du ponant au long fleuve de la solitude
Ils quittent leur nid pour migrer aux nids de la légende
 
Assise au seuil de l'inconnu, aux frontières des paroles
Sur la rive du songe, au feu de camp des espérances
Je vois, je sens, sans voir ni sentir les possibles infinis
Où mon amour posera son âme à la lumière du silence
 
Je regarde le feu attisé des sapinages abattus par l'oubli
Où s'étiole l'éternité des temps passés à attendre
L'espoir ne doit pas faire de bruit à l'approche du crépuscule
J'entends le vent d'Est et l'appel des clartés
 
Sous la paupière maquillée du paysage blessé des mensonges
Mes amours étanchent leurs soifs aux étoiles cachées
Visions éphémères au temps qui passe et repasse
Elles deviennent immenses au songe des espoirs

 
Et j'entends chanter les oiseaux de retour
Cette infinie migration aux ailes chargées d'espérance…
 
© Ode



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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:08
Attente – Ode
 
 

L'heure de l'arrivée, l'heure du départ arrivent
L'impatience ronge mes nuits
Et ce combat incessant de l'hiver avec le printemps
M'enlève la joie des beaux jours à venir

L'hiver fait encore valoir ses droits en cette mi-mars
En mon pays de longues froidures
Où les attentes se font permanences
O, mon pays de contrastes au ventre tourmenté

Obscurité de l'absence dans l'écho bleu des lunes
Mon pays blanc fait attendre ses verdures
Excède ma terre qui veut se réchauffer
Dans les bras forts du soleil chaud

Me ramèneras-tu les oiseaux partis à l'automne
Neige fugitive des fontes ?
Que les glaces des lacs s'effondrent
Sous le poids des soleils et des lunes !

Feras-tu taire le dernier souffle du Nord
Afin que refleurissent dans les champs la verge d'or
Et les amours trop longtemps absentes ?
Que montent vite du terreau
Ces odeurs d'îles et de basses marées !
Que monte vite le soleil des brumes
De nos étés caniculaires !

Et dans les feuillages du songe
Qu'un vent doux fait chanter
Sous l'aile de l'oiseau revenu
Et des musiques végétales
Monteront les mots de chair
Dans les bourgeons d'avril

Que reviennent ces grandes nuits blanches des corps
Illuminés de lunes, habités de bleus et d'ors
Sous la verte passerelle du printemps
Aux encens des muguets
Des lilas mauves et blancs
De la rosée des larmes de bonheur
À la promesse de la source aux murmures immortels

Chant d'amour, chant éternel
Chant de la déraison
Chant de la saison
Chant de chair
Tant attendue
 
© Ode
 



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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:51
Phoenix – Ode
 

Tel le Phœnix, je renais de mes cendres
Ce n’est ni à l’hiver ni en saison autre que le printemps
En ces jours resplendissants
Que l’Oiseau unique vient, lumineux, s’épandre

Immortalité et résurrection de l’âme
Feu des corps rouges qui enflamme
*
Mon bel Oiseau sacré
Qui ne te nourrit que de rosée
Toi qui ramène les herbes odorantes
Le soleil, la joie, la vie trépidante
Ainsi, ramène-moi l’Amour
Dans ma saison mes toujours

Toi qui marques les heures qui s’envolent
Conduis ses pas sûrs jusqu’à moi
Guide-Le dans la rectitude de ton vol
... Jusqu’aux premiers émois

Que ton chant harmonieux Le séduise
Dans les nouvelles clartés de la saison
Que son corps ne brûle et ne se brise
Qu’Il s’arrête sur mes rives, tel le Papillon

Œuf primordial, Chrysalide des chrysalides
Qu’Il vienne goûter le nectar de mon amour
Goûter de mes fleurs les parfums humides
Dans le soir bleuissant de mon séjour

Qu’Il soit l’Amour écarlate de mes étés
De mes automnes, le Bonheur orangé
La Chaleur blanche de mes hivers
Ma Joie d’émeraude printanière

Qu’Il soit mon bel Oiseau empourpré
Que ses yeux, telles deux améthystes
Me transportent jusqu’au ciel étoilé
Vallée de plénitude que plus rien jamais n’attriste
*
…J’aime l’Oiseau, car il porte ton nom, Amour…
 
©Ode



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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 08:35
Les étoiles comme feux d’artifice - Ode
 
 
Les étoiles comme feux d’artifice
Filantes ou pas, célébraient nos épousailles
Épousailles étranges, toi du Grand Héron, le fils
Moi fille du Vent venue d’un autre portail

L’Univers avait pour nous préparé cette rencontre
Rencontre si belle de nous deux
Là où la terre et les cieux se confondent
Là où nos corps se sont fondus en camaïeu

Ô ! Miracle de l’Amour et du Rêve
Ce soir là tu m’auras envolée avec toi

… Jusqu’aux Origines du Monde…
 
© Ode



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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 08:35
À la Frontière – Ode
 
 
N'oublie pas le jour
Ni les marées
Malgré le chaos
À la frontière de toi
 
Déjà le vol des oies blanches
La glace fond
Les mouettes ne patineront plus
Sur le grand Fleuve
 
Elles voleront...
À la frontière de toi
 
Les sous-bois verront les pousses
Le soleil réchauffera
Le ciel s'endimanchera
À la frontière de toi
 
Tu m'aideras à guérir mes lèvres asséchées
Par tant de manques, de baisers
J'ai tant souvent baissé les yeux
Au calice de l'attente
 
Le Printemps sera bientôt là
Ainsi ton sourire
Nos yeux se rencontreront
Feront naître l'été
 
Tout sera caresses des vagues...
À la frontière de toi
 
Je ne cacherai plus mes larmes
Elles seront de joie
Au goût des retrouvailles
Dépassées la frontière
 
…À la frontière de nous…
 
© Ode
 



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