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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 07:41

 

plume.jpg

http://www.etoilesdemesnuits.com/



Virgule…
Et puis Sa Dame s'est tue.
Erreur.

Un amour qui a, inexorablement,
pris la forme d'une bulle de BD vide,
Ironique,
Moqueuse.

Il écrit.
Pantin dérisoire s'agitant entre des parenthèses
devenues aussi insignifiantes que lui,
Toiles d'idées noires suspendues aux lèvres
d'une indifférente.
Avant elle, les virgules lui inspiraient
tant de mots,
d'adjectifs,
et d'adverbes.

Il s'enivrait de son corps au son des mots
qu'il lui murmurait,
Tant de richesse.

Mais la cruelle a posé une virgule
à leur poésie hier si douce.

Calligraphie ratée,
Plume brisée,
Il échoue sur un monde de hiéroglyphes
impossible à décrypter.
Crissement douloureux d'une plume dans
l'encrier de l'enfance,
Virgules assassines.

Points d'exclamation, lances acérées
qui transpercent les chairs de l'homme,
Derniers remparts d'un cœur mort, enfin.

Pas de points de suspension,
Attente délicieuse,
Il l'aurait alors suivi vers l'inconnu les yeux fermés,
accroché à sa beauté.

Pas plus de points d'interrogation,
M'aimes-tu ?
Il aurait ouvert son avenir au miroir de ses yeux.

L'horizon s'est barré subitement
de signes cabalistiques noirs et menaçants.

Point final.

© Dominique Dupuy



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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:32

 

doigts-entrelaces.jpg

http://vous-et-voies.com/chemin_eva/croisements/attache-moi/attachment/doigts-entrelaces/



Dis,

Me suivras-tu,
À l’aurore de mes folies,
Mes passions et mes morts,

Me tiendras-tu la main,
Lorsque les précipices de la vie,
Chausse-trappes et illusions m’attireront de leur vide.

Sauras-tu vivre avec moi
Les mille formes de l’amour de toute une vie,
Seras-tu seulement assez patient.

Croiseras-tu mes doigts aux tiens
Quand les élans de mon amour feront frissonner ta peau à la mienne.
Sauras-tu seulement révéler toute sensualité.

M’entraîneras-tu sur les lits de douceur et de pétales couleur ivoire,
Dans un raffinement de plaisirs,
Un éclatement de sens.

Me laisseras-tu approcher tes rêves
Ton front contre le mien, yeux fermés.
Filer dans tes bonheurs,
S’enivrer de ta force.



Es-tu là ?

© Dominique Dupuy



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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:06

 

jambe7.jpg

http://jocelynemontcharmont.wordpress.com/2011/10/19/jambes-magnifiques-2/



C’est le bal des femmes ménopausées,
De celles qui doivent désormais s’effacer,
Femmes énervées,
Femmes tant sollicitées,
Parfois même délaissées.

C’est le bal des femmes qui tournent une page,
De celles qui veulent s’exprimer mais,
Qui veut les écouter ?
Impossible de tricher, le temps les a rattrapées.

Elles s’éventent au gré de ces garces de suées,
Et esquivent le miroir faisant refléter sans pitié,
L’image de ces traîtres de petits riens d’adiposité
Qui, autour de leur ventre, viennent s’accrocher.

Le moral tout mou, elles ne se trouvent plus chou du tout,
Elles suivent tant bien que mal ce corps tout pagaillou,
Femmes du « j’ai mal partout »,
Elles se disent surtout qu’elles ne valent plus un clou.

Oh ! et puis …

Au diable la rime et la mélancolie du temps qui passe !
Mesdames, plantez là votre nostalgie,
Vous êtes toute de féminité désormais.

Allumez les lumières, électrisez la piste de danse,
Tournez, valsez, chantez, swinguez,
Trémoussez-vous au son de mille musiques

Le temps du lilas et des roses ne reviendra pas de sitôt ?
Grand bien lui fasse !

© Dominique Dupuy



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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:32

 

fond-bulle.jpg

http://fr.freepik.com/vecteurs-libre/colore-vecteur-de-fond-bulle_587588.htm



Bulle d’amour,
Volent les mots,
Zigzaguent au détour des vents mauvais.

Éphémère planète bulle,
Tes bras pour la tenir haut,
Couleurs désir et plaisir,
Cocon, passion déracinée.

Vaporeux le tulle effleurant nos corps,
Léger tes doigts sur ma peau,
Tracent des ronds et des volutes
Sur mon ventre offert à l’amour.

Filent les triolets et trilles,
Tiennent mon souffle pour le déposer
Là, au creux de ton corps accueillant.

Désamour,
Bulle éclatée,

Évanouie, la musique.
Evaporée la nébuleuse de nos imaginaires.

Pop !

Toujours désinvolte et séducteur,
Tu t’agites et virevoltes, bulles agitées par l’alizée,
Je t’avais fait roi de ma voie lactée,
Et toi, tu souffles …

Clic,
Lève les yeux, un jour tu verras,
Ton âme frivole …
Clac !

© Dominique Dupuy



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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 06:49

 

prostitution001.jpg

http://ksiazek.photoshelter.com/image/I0000vX1aCrcWE9A



Pour une putain qui cherche des bras,
Pour une saleté affamée qui tend la main et mendie un bout de pain dérisoire,
Pour un gosse au visage creux, morve au nez,
Pour le salaud qui se découvre une conscience au détour de ses méfaits.

Pour toutes ces années perdues,
Vraiment « avec le temps on n’aime plus ».

Pour ce port enfoui dans la brume, perdu au milieu des mers,
Pour ce fort autrefois invincible devenu aujourd’hui ruine lamentable,
Pour ce vaisseau autrefois guerrier, victorieux et maintenant galère misérable,
Pour cette île luxuriante mais rien d’autre qu’un enfer de marigots, palétuviers et serpents d’eau.

Pour toutes ces années perdues,
Vraiment « avec le temps on aime plus ».

Pour cette foi que l’on veut transcendante,
Déclassée au rang de circonstance atténuante, témoin de ce qui n’est plus,
Pour ces blasphèmes crachés, vitupérés par ce mal rampant,
Crapaud vicieux, trompeur, gluant de flatteries minables,

J’ai nommé le capitalisme, argent élevé au rang de roi,
Noblesse de pacotille, repaire de corsaires défigurés par l’envie du pouvoir et de richesses,
Flatteur minable des vanités à faire miroiter des lendemains chantants.
Serpent ne sifflant rien d’autre qu’un monde miroir aux alouettes.
Tu me dégoûtes à faire tomber les fragiles, les ignorants et les naïfs.

Orgueilleusement indétrônable,
Infiltré dans les moindres recoins des âmes même les plus aguerries à reconnaitre le Malin.
Tout se monnaye et s’engouffre dans une société de comptables implacables et falots.

Vaisseau fantôme qui salit les hommes à son passage,
Tu ne laisses dans ton sillage que temps corrompu.
Tout s’achète, tout se vend,
Le vice ? Quand la norme est aux plaisirs rapides et violents,
Le beau ? Quand la splendeur des femmes est à la blancheur squelettique.

Mais l’espoir, l’espoir …
Celui qui brille légèrement dans les yeux de la putain la plus aguerrie,
Celui qui détrône le tyran emporté par une foule juste et brave,
Quand il surgit du fond de l’âme du plus cynique, oui, celui qui ose penser que,
Peut-être, un geste de partage est encore possible quelque part.

Et le temps qui me fait signe, brise mes ardeurs, refroidit mes espérances,
Ne m’emporte plus que dans une foi de découragée,
Heureux temps où je la portais haut devant.
C’est elle désormais qui me soutient,

Me reste à déposer entre tes mains …

Vraiment, avec le temps on n’aime plus.

Avec quelque chose de Léo Ferré

© Dominique Dupuy



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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:57

 

Van-Dongen.jpg

© Kees van Dongen, Le Coquelicot



Les toiles se succèdent sous les pas tranquilles du visiteur, et pourtant,
Quelque chose se répète, attirant, fascinant,

Comme perdues dans les vapeurs des folles nuits parisiennes,
Les femmes Van Dongen toisent le chaland de leur regard noir.

Grands yeux noirs charbonneux, intenses qui sondent le monde.
Entre certitude d’un pouvoir de femme et vulnérabilité sous le regard du peintre.
Impudents, dompteurs et pourtant presque fumés,
Promesse de mystère, douceur et félicité.
Miroir d’une époque désormais perdue,
Presque de l’insolence,
Emergence de la femme du monde,
La femme Cocotte.

Smokey eyes,

S’y retrouvent force et exquise fragilité,
Femme magnifiée et bafouée,
Sexe cru, érotisme raffiné,
Luxe et misère,
Langueur et puissance.

Rien de simple,
Rien du bon sens,
Tout de la complexité d’un monde brillant qui s’écroule en s’étourdissant d’alcool et de fêtes.
Libérées des corsets et des conventions, elles fument, s’étourdissent.
Lendemains de guerre, espoirs dans les volutes d’opium, argent brûlant,
Frénésie des danses qui agitent les corps.
Elles existent.

Désabusées, amoureuses et magnifiques,

Merveille de la femme troublante.

© Dominique Dupuy



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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:20

 

solitude-copie-1.jpg

http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,ombre,solitudejpg.php



Merveilleux hasard qui a vu se croiser, se retrouver, s'entrelacer, se caresser leurs mots.
Moments discrets et rares de deux corps qui se touchent un court instant,
Poussière d'étoiles pétillant dans les yeux,
Amour, Toujours ...

Las ! Leurs yeux ne s'étaient pas trouvés que ceux de l'homme s'évadaient déjà au loin.
Bleus, ils étaient bleus, autant que les siens étaient noirs.
Puis, le silence pesant de cette fugace amourette s'est installé dans le plus profond de son mal-être.

Dites-lui, dites-lui !
Est-il possible d'oublier une illusion ?

Nuit après nuit, le mirage se reconstruisait pour mieux l'épuiser en insomnies cruelles,
Jour après jour l'histoire repassait devant ses yeux sombres.

Blessure à vif qui saigne,
Quand un éclat de rire sonne soudainement aux oreilles,
Quand un sourire accroche les souvenirs,
L'illusion de lui emplissait sa vie.

Tu t'es gourée d'histoire, la belle,
Tes étoiles qui scintillent,
C'est du roman à quat ‘sous,
Il ne faisait que rire à son plaisir,
Il y a maldonne dans le casting.
Quel vide habitait donc la femme pour que la douleur vienne ainsi coller à son âme.
Apprivoiser les abîmes de spleens un à un.
L'illusion des yeux bleus a la peau dure.

Vieillie, exténuée mais vivante, elle a choisi de laisser partir ce regard,
Elle l'a posé là, comme sur un autel,
Autel de l'oubli.
Elle y a posé ses souvenirs, les grandioses comme les bêtas.

Elle en a terminé avec les illusions.
Dieu que cela aura été long.

© Dominique Dupuy



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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 06:26

 

venise.jpg

http://mayamumu.centerblog.net/rub-carnaval-de-venise.html



Vous seriez mousquetaire,
Piquée de la pointe de votre épée,
Je pousserais un petit cri,
Pour mieux vous laisser être mon corsaire.

Sans préliminaire,
Je vous laisserais nu-propriétaire de mon repaire.
(elle est facile, je vous l’accorde !)
J’aime tellement vous plaire.

Dans vos bras voluptuaires (si, ça existe !),
Pour deux sous pas sectaire,
Au-delà de ce qui est réglementaire,
Vous seriez largement prioritaire.

Pour vous je me ferais signe lunaire,
De mon amour vous seriez le dépositaire,
Et moi de vous récipiendaire,

Non, non ! je ne me contenterai pas du bon vieux truc du missionnaire !
Que diable, soyez téméraire, que dis-je, Solaire !
Osez votre savoir-faire,
Osez le spectaculaire,

L’imaginaire, mon mousquetaire, l’imaginaire !

Mais vous … toujours lapidaire.
Oui, vous me l’avez déjà dit.

Vous n’en avez rien à faire.

© Dominique Dupuy



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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 08:21

 

Tais-toi-non-mais.jpg

http://tws3d.com



Hep Petit ! Oublie-les,
Oublie les portes qui claquent, les poings dressés,
Les cris étouffés, les insultes et les mots acérés.
Le rouge passage à tabac. Le bleu mauvais coups.
Toutes ces larmes de douleur et de colère.
Quand l’enfance devient un enfer.
Bras qui se lèvent en une armure dérisoire.

Hep, Petit ! Ecoute,
Ne reste pas tapi sur ce lit, replié là contre le mur.
Qui je suis ? Oh … je viens de la nuit des temps.
Je suis la musique, celle qui panse toute plaie.
Celle qui prend la tristesse, la broie et te souris.

Ne fais pas attention à eux.
Ecoute cet air, c’est ta mère qui te prend dans les bras,
Le soir, dans ta chambre, réfugiée de cette furie qui envahit ton père.

Petit, sèche tes larmes.
Comment ça tu n’es pas petit ?
Mais j’ai plus de quatre cents ans moi ! J’ai traversé les siècles.
Dépose ton cœur au creux de mes notes.
Dis-moi.

Marre des foyers, marre des coups. Oui, bien sûr,
Tu n’as pas demandé à venir au monde ? Je sais.
T’as la haine, tu vas leur montrer à tous ces cons.
Tiens, prend mon mouchoir.
Tu sais, moi, j’aime bien te voir dans ce monde.
Non, tu n’es pas un bon à rien,
Car, toi, tu m’entends. Pas eux.

Allez, je t’emmène dans des mondes d’élégance,
De parures délicates, d’amitiés profondes,
De regards bienveillants de pères tendres et présents,
De fou-rires entre potes, ballades en rollers et matchs de foot.
Chante, Petit, chante, cette mélodie est pour toi.

Le rouge sur le mouchoir. Pose-le sur mes notes,
Le bleu des coups sur ton corps. Je souffle, le voici devenu… soupir.
Ne pleure pas.
Tu entends ? Je suis un menuet - C’est quoi ? - Ecoute …
Lit de douces notes, posées et chantantes,
Harmonie parfaite, simple et pure.
Laisse-toi bercer.

Le sang ? Il l’envole dans sa mélodie,
Les mots tranchants ? Il les emporte dans ses triolets,
Hop ! tu vois ? C’est magique.
Tu souris ?

Oublie-les Petit. Oublie.

Menuet en sol mineur n°1, Haendel. Transcription pour piano.

© Dominique Dupuy



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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:04

 

Quelques-mots-d-amour.jpg

http://lemondedecawouette.blogspace.fr/1868976



Le poète les fait chanter « A la douleur du mal amour »
Les amants « A l’amour triomphant… »
Le philosophe les enferme en termes alambiqués,
Le paysan les tait,
Le marchand hèle le chaland,
L'homme heureux les fait rire.

L’homme d’affaires les compte et les recompte,
Le curé les susurre,
Le muezzin les annone,
Le journaliste en fait la vérité, plutôt la sienne d’ailleurs.
Les politiques les tordent à leur faire perdre leur identité.

Ils sont à hurler parfois, désespérément,
Quand il est intolérable de soutenir le regard
vide de l'homme qui s’échine en un travail ingrat,
de ceux qui grignotent la dignité jour après jour.

Poème griffonné dans la nuit,
Seule à mon bureau,
Enfermée dans une tour de mots qui débordent mon âme.
Quand, enfin je loue les amours
Platoniques,
Physiques,
Epiques,
Hystériques,
Magiques ...

Ils trouvent leur chemin
Par mes sens aiguisés à t’écouter.
Je survis à travers chacun d’eux,
Je m’épuise parfois à les faire couler de ma plume.

Ils caressent chacune de tes formes,
Te ferment les yeux et croisent nos mains,
Mots murmurés à l’oreille,
Echoués là sur ton épaule.
Entre nos corps ils glissent,
Victoire à chacune de nos nuits
de conquête.

Nous avons alors et pour nous seuls,
Tous les bonheurs du monde en un seul cri.

Passent les heures, les jours et les années,
Passent le temps et la vie,
Les mots font bien fait leur chemin.
Ils m’apaisent enfin.

Ecrire, entre bonheur et souffrance,
Fébrilité et certitude apaisante.
Qu'est-ce que la vie peut apporter de plus ?
Ecrire, bercée par la musique.

Tout ceci finit toujours par m'emporter
dans une tourmente intérieure, violente.
Sans mots, imprégnée d'images de refus,
de l'impossibilité de dire, de contradictions étouffantes.

Paix, j'entends son pas.
N’y touchez pas, il est à moi.

Mots apaisants et tendres,
A vous de jouer.

© Dominique Dupuy



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