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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 06:53


 


La flamme était trop belle
Trop haute, trop éclatante
De celle dont les braises
Ne veulent pas mourir.
L’étoile s’est brisée
Mais les fragments épars
Glissent
Dans l’infini du temps.
Nul ne peut jeter
La gerbe d’eau dans l’âtre,
Ni disperser
D’un geste sur les cendres.
Seule « la grande nuit qui marche »
Viendra verser un jour
Dans mon âme en attente
Le suave breuvage de l’oubli.

 

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.    
 
 
 

 

 


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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 06:25

 

 

Adieu la vie
Adieu l’été et ses roses offertes
Les caresses sucrées
Et le miel du plaisir.
Le soleil tremble à l’horizon
Ivre de ses débordements.
Et les nefs peu à peu
S’évanouissent
Aux îles sous le vent.
J’ai effleuré la joue
De la jeunesse
Et glissé mes doigts sur sa tempe,
Elle a posé sur moi son attente,
M’a tout donné
Pour tour reprendre.

 

©Denise Bernhardt  

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.    

 

 

 

   
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 07:35


 

 


Si ton amour en un instant
S’est sublimé
Comme une langue de feu
Dans la mer
S’il n’a pas résisté
A un tremblement de coeur
Un bouleversement de la chair,
Avant de perdre tout mon sang
Je reprends le voyage
La quête infernale
D’un moment de lumière
Sans pouvoir effacer jamais
Le regard d’un poète,
Où la nuit tourbillonnait
Parmi la semence glacée
Des constellations.

©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 

 

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 07:38

 

 
 
                            « Je cherche deux notes qui s’aiment », Amadeus Mozart
 
 
Parce que c’est trop dur
Et que ça fait trop mal
On ne peut rayer
D’un crissement de plume
Deux notes qui s’aiment.
On pose quelques bémols
On arase les dièses
Ponctués de soupirs.
Mais c’est toujours
La même musique
Le même chant
Pour que rien ne meure
Dans le silence des âmes.
 
©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 
 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 07:25

 

 

Voici un an déjà
J’étais assassinée,
Doublement, c’était par mon amour.
De son corps j’ai appris
Que j’étais un fantôme.
Pourtant se taisent les miroirs,
Les photos sont muettes,
Et les mots qui coulent de mon coeur
N’ont pas d’actes de naissance.
Depuis que je suis morte, j’erre dans la vie,
Avec tout le jour, son visage,
Son regard, que mon regard caresse,
Et le souvenir d’un « abominable amour »
Que je ne connus pas.
 
©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 
 

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 07:24
Photo : niny.eklablog.com


 


Je suis malade
Il m’a interdit la porte de sa chambre,
Une caresse sur sa joue
Mes doigts sur son coeur
Des baisers aux deltas de ses veines
Il a revêtu un roncier
Pour m’écarter de l’île noire
De sa peau.
Il est resté prisonnier d’un sortilège
Qui prend ma vie, mon souffle.

Que mes cheveux se recouvrent de cendre,
Je l’adorais.

©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 


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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 06:30
Renoir : La rêveuse
 
               « C’est en croyant aux roses
                   qu’on les fait éclore »
                   Anatole France
 
 
 
 
Quand tu reviendras
A l’orée de mon cœur
Nous serons toujours face à face
Debout, à la même césure
Du temps et de l’espace,
Où je dirai les mots
Qui ont le pouvoir
De délier le cours du destin
Qui nous attend à l’aube
D’une conjonction d’étoiles.
 
©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 
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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 06:26
Photo lexpress.fr

 

 

 

 

J’avais perdu

La haute note de l’azur

Et les mots venaient mourir

Sur un clavier de silences.

Pourtant nous avions sacrifié

A l’échange du sang

Pour que coule sur les pages

Le sang éclatant des poèmes.

Pour moi tu volais le feu

Dérobais les étoiles

Et des fragments de ciel.

Tu retrouvais le secret tutélaire

Des sources disparues

Et dans le gémissement des nuits

Quand la vie semblait s’échapper

De nos corps naufragés

Nos souffles se mêlaient

A la respiration des âmes.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 06:48

 

 

 

 

 

Pour te laisser en paix

Je dérivais sur des mers inconnues,

Parcourue par la vents salés

Perdue dans les embruns.

Aussi je m’arrimais

Dans un port de hasard.

Des algues lascives

L’étreinte fut suave,

Et leurs langueurs

Sur ma coque émoussée.

Ses doigts caressaient

Mes paupières noyées,

Sa bouche me sauva

De la peur des abîmes,

Et son corps m’entraîna

Vers les grèves offertes.

Mais une fois que je fus

Repue, désaltérée,

Se réveilla la peine.

A nouveau mon âme

Etait emplie de toi.

Et je suis, tandis que m’emportait

La vague souveraine,

Qu’inexorablement je revenais

A mes amours premières.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 06:03
Giovanni Strazza a sculpté la transparence dans le marbre. Résultat, 170 ans après avoir été sculptée, sa Vierge voilée reste fascinante.

 

 

 

 

Elle ne pouvait créer

que dans la respiration des étoiles

 

 

 

Heureuse celle

Qui a reçu ton chant

Où les mots ont tissé

La beauté en filigrane

Dans les soies de l’amour.

 

Heureuse la femme

Qui par toi, renaît

Voilée de transparences,

Irriguée des sèves oubliées

Et du sang resurgi.

 

Heureuse celle

Qui attend perdue,

Dans les neiges de l’absence

Un envol d’oiseaux blancs

Traversant le silence.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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