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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 07:17

 

silhouette-le-gens-d-affaires-dedans-2238765.jpg

http://fr.dreamstime.com/photo-libre-de-droits-silhouette-le-gens-d-affaires-dedans-image2238765



A cours une manière, étrange,
Sentencieuse assez qui jamais ne dérange,
Facture d’un verdict
L’immuable dixit :
« Les gens » ! Autres baudets de la fable notoire,
Ils font assurément les choux gras de l’Histoire,
« Ces pelés, ces galeux » dont procèdent nos maux.
Quand le censeur indemne de défauts
S’en démarque et, vaille que vaille,
Visant ceci, pas moins cela,
Manque sa poutre et d’une paille
Prise sur eux, en fait un plat !
Foules, aux mœurs inopportunes,
Mères de nos pleins d’infortunes,
Leurs singuliers travers, on les doit indexer
Pour sentences aidant, assez les surtaxer !
Ainsi s’agitent, bons apôtres,
Ceux-là qui nous renvoient à de constantes « Gens ».
Mais décomptant les uns, les autres,
Toujours échappent leurs agents.
Finissons-en de cette énigme
Où triture le paradigme,
Comment en débusquer le type ? A moins,
Que masquant mal où le bât, là, nous blesse,
Par exquise faiblesse,
Nous jouions aux phénix, lors qu’assommants pingouins.

Assez du subterfuge
A jouer contre autrui le maître cabaleur
Le vil art du transfuge :
Puisque les « gens » c’est vous… demandez-leur !

© Claude Gauthier



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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:22

 

un-enfant-et-un-adulte-dans-le-sable.jpg

http://www.farmaciacarafa.com/categorie/Stanza-del-Sale.php



Ne dites surtout pas à l'enfant que je fus,
Combien j'ai trop laissé de nos projets en rade ;
Prince autrefois peut-être, aujourd'hui c'est sans grade
Que j'ai tourné le dos à nos bruyants refus.

Nous en avions souvent entrepris des raffuts,
Sorte de jeux voyous d'antique mascarade,
Sains monômes abrupts, vrais prétexte à parade :
Nous inventions demain. Dès lors, sur des affûts

Je traînasse nos vœux de transformer le monde,
Mon oeil traître, bourgeois, le trouvant moins immonde !
Faites-lui croire ainsi que je m'implique encor,

Dans cette bulle bleue où je refais sans trêve
Les chemins du Pérou, des Pôles et d'Angkor.
Vassal impénitent de notre estimé rêve !

© Claude Gauthier



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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:14

 

magritte-femme.jpg

© René Magritte



te souviens-tu quand ta parole
tenait en bride mes chevaux
sous le galop desquels la terre
nous préparait un ouragan
tu les tenais à l’encolure
leur bride arquée entre les dents
puis ayant franchi bien des plaines
et parmi elles ta vallée
remonté les plus raides pentes
tu déployas cette voilure
qui prit ma chair et l’emporta
où se préparent les tempêtes
et j’y volai battant leurs pluies
pour revenir dessus ta tête
et ruisselante te combler
comme je fus
te souviens-tu…

© Claude Gauthier
27 juillet 07



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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 07:39

 

daumier-copie-1.jpg

© Honoré Daumier



Les coqs républicains ne font jamais défaut !
Ils trouvent des pavois et chacun d'eux s'y juche,
Que ce soit un perchoir, plus souvent une cruche,
Père d'amphigouris dont il est le Hérault !

Chaque cause qu'il dit, lui devient un assaut !
Il est plus qu'une mouche, à lui seul une ruche,
En son obituaire ouvert comme une huche
Ses avis très souvent effectuent le grand saut !

Ces maîtres à penser qui vous refont le monde,
Ayant coupé du Roy, alimentent leur fronde... !
Je leur propose alors : "dans un hameau d'antan,

Qu'ils y mettent en jeu de façon péremptoire,
Leur chronique manie à refaire l'Histoire... !"
J'irai moi-même après, en mesurer l'empan !

© Claude Gauthier



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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 07:11

 

modigliani.jpg

© Modigliani



... visitant l'autel nu de ses chairs, sa main tremble,
messagère d'envie où boivent les amours,
tout de lui disparaît, son âme te ressemble,
offrant pour une nuit, la course de ses jours.

comment, surtout pourquoi, peut-il ainsi se faire,
que se porte vers elle un évident dessein,
son cœur en est le chantre et ne saurait le taire,
dès que tombe le châle en découvrant son sein.

pourquoi s'en étonner. puisque le monde est monde,
faut-il se rendre sourd, en ignorer le chant,
les flammèches de feu, les vagues et leur onde,
les échos du matin portés jusqu'au couchant ?

combien de temps encor, durera la méprise
de l'heure déchirée et ses vains rendez-vous,
étrange il se fera, tel soir quelque surprise
pour rattraper les mots et leurs signes jaloux.

à quand l'immédiate et subtile fragrance,
le parfum sur la gorge où brûle quelque encens,
la nuque jusqu'au pli des aines, sans outrance,
et ces mystères d'eaux soudain, incandescents.

ne viendra-t-on jamais célébrer le mystique
délicieux pouvoir du rite solennel,
et puisque l'heure approche aux rythmes de l'antique :
se répand entre eux, seuls, comme un goût d'éternel...

© Claude Gauthier



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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:28

 

800px-Mas_Drome_Provencale.jpg

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mas_Drome_Provencale.jpg



Ce sont des gages pleins de charmes,
Tirés sur nos deux cœurs cachés
Ingénument, loin des vacarmes,
Par quelque manège alléchés.

Le mas, dans ses murs débonnaires
Qu’ont patinés de temps jaloux,
Les quatre saisons partenaires,
Fidèles à nos rendez-vous.

Poétesse la main maçonne,
En posant la tuile des toits,
Sous le soleil le blé frissonne
Qu’un vent caresse de ses doigts.

Enfin, une écharpe de lierres,
Met son paraphe sur l’enclos
Et, chuchotant de pierre en pierres,
Leur explique nos mot à mots.

Si quelque jour en promenade
Vous nous veniez ici, pardon,
Laissez-nous cueillir la grenade,
Cachés dans ces airs d’abandon.

Ainsi, l’Amour file sur toile
De nos ébats les feux-follets
Et surtout qu’une bonne étoile,
Maintiennent clos nos vieux volets.

© Claude Gauthier
12 novembre 07



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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 08:21

 

1263294883253.jpg

http://www.lecube.com/fr/le-silence-n-existe-pas-isabelle-bonte_851



Je hais ce tchadri fou qui voile ton visage
Ô femme amie, amante, épouse, mère aussi,
Toi la fleur dérobée au-delà de son âge :
Quand cessera le sort qui te tient à merci ?

Mais c’en est fait de lui. Au sortir de ta chambre,
Découverte, on verra de la même façon,
Que ta peau soit laiteuse ou bien qu’elle soit d’ambre,
Ton visage affranchi d’une vaine rançon.

Je sais que le soleil prépare des caresses
Pour embrasser ton front, tes tempes et ta main…
Attends, ne languis plus, s’annoncent les ivresses
De te livrer à lui. Rêve ! C’est pour demain.

Quand sous la lune avec ses cortèges d’étoiles
Un vent déjà murmure au fond de tes vergers,
Qu’il t’aidera s’il faut à soulever ces voiles,
Sans exposer ta vie à d’arrogants dangers.

Je t’aime d’un amour et fébrile et sincère
Et ta blessure laisse au plus profond de moi,
L’attente du moment qui fera ta misère,
Antique un souvenir où buvait ton effroi.

" J’ai tenu quelque instant à me tenir aux grilles
Du palais d’un vizir m’ayant couverte d’or,
Fait baigner, parfumer parmi toutes ses filles,
Goûter le miel, l’eau d’oranger, que sais-je encor "…

Tel était le récit brûlant de la Sagesse,
Désireuse de vivre avant que d’en parler,
L’amer enfermement de l’âme qu’on oppresse
Sans nom, car sans regard et qu’on vient de voiler.

Elle fut prise ainsi d’un étrange malaise
Irrépressible trouble au point qu’elle en a fui,
Puis m’a dit que : " savoir n’est que pure fadaise,
Quand subir ce néant est un mortel ennui " !

De quels féroces, noirs, instincts imaginaires,
Est sorti ce décret qui ramène au tombeau
Et ma mère et ma sœur, mon amante si chères,
À peine qu’elles ont déserté le berceau.

Et puisque tes doux yeux ont tari leur fontaine,
Je regarde plus loin, pour deux, sur l’horizon,
Mais en larmes qu’un jour, toi la Samaritaine,
Vienne te réveiller une aube de raison.

Dès lors, nous irons tous hors les murs de la ville
Nous réjouir des feux de tel autodafé,
Géhenne où brûleront le fouet, la toile vile
Dont ton visage tendre avait été coiffé.

Désormais cette chape, indigne flétrissure,
Enfin tombée aux pieds d’un sort libérateur,
Me fera contempler, ô ! l’exquise gageure,
Ta beauté mon amante et ma mère et ma sœur.

© Claude Gauthier
28 octobre 2001



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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:30

 

otono

http://mundo-maria.blogspot.fr/2011_09_01_archive.html



si doit mourir l'amour, s'il advient qu'il expire,
comme choient les épis balayés par la faux,
si je dois m'en aller un peu plus loin et pire,
qu'il s'agisse de toi, suite à de vains assauts,
s'il doit nous arriver de ne plus reconnaître
entre nous deux, les tout premiers messages bleus,
si l'amour doit quitter ce qu'il fit en notre être,
s'il n'entend plus nos dits: "je t'aime et je te veux"...

s'il ne doit plus orner nos fronts de ses guirlandes
et tresser des lauriers à de doux inconnus,
s'il me renvoie aux champs, aux marais à mes landes,
s'il ne veut qu'en la chair lui échappe nos nus,
s'il faut que ta beauté me demeure étrangère,
si je perdais le goût de nos voeux d'avenir,
si le sort me voulait servir la coupe amère,
d'un imprévu banquet dressé pour me punir,

alors, je te le dis, j'en atteste à la terre,
le livre ouvert hier et déjà refermé,
me verrait disparaître et boire en solitaire,
l'âcre odeur de ces riens - triste amour condamné -
ultime la rasade où le coeur nu déplore,
de n'avoir pu cueillir tes soupirs et ton cri,
cette fleur entrevue et que la peur dévore...
vois! le vase est rompu... je t'en cède ce bri !

© Claude Gauthier



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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:10

 

justice-yeux-bandes.jpg

http://www.azurs.net/photoblog/a/2008/05/post_4.html



Entre les deux plateaux, symbole de justice,
raide exclamation
la flèche s'est ployée aux chalumeaux du vice !
l'interrogation

Est devenue un signe, incertain, qui divague,
balance fou puis ment,
intrigue et s'amalgame et sans vergogne drague,
à maintes moeurs se rend.

Ainsi la déraison, chez le justiciable
en égare l'avis,
trafique et bat les jeux coupés à l'amiable,
entre juges, nervis.

Dans le palais surpris, la dérision rampe,
ne sert que le voyou :
lors la Justice outrée en substance décampe
laissant son nom au clou...

© Claude Gauthier



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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 07:08

 

Eros-Psyche.jpg

http://www.cosmovisions.com/$Eros.htm



Le corps empli de tout de force et d'espérance
l'esprit l'accompagnant dans la suite des jours
ensemble ils nouent l'écharpe et l'écharpe balance
te saisit et t'amène à moi pour nos amours

Revois, relis, redis de si douce facture
nos élans dont le goût flottent encor dans l'air
je cherche en tâtonnant l'indicible fêlure
et se livre enivrée ô ta chair à ma chair

Non sans avoir cueilli dans ce bonheur qui tangue
jusque-là séquestré le fruit aventureux
la louve y vient et pousse en son désir la langue
puis le conduit savante dans ses jardins en feux

L'onde d'ailleurs revient, les reconnaît, les porte
reconduit ce mélange inspiré, fol et doux
eux deux sont une vague et de cette autre sorte
dont les ciel les voyant devient un rien jaloux

Reçois dans tes bras blancs les ocres et les sables
de mes yeux dans tes yeux les éclairs de là-bas
de ma bouche brûlante ah! tous ces baisers aimables
de mon ventre en le tien, ses ardents branle-bas

Quels sont donc ces soupirs, ces plaintes, ces murmures
cette chorégraphie inspirée en le don
sous le regard d'Éros qui compte les blessures
dont le jouir jamais n'imagine un pardon

Ce que j'attends de toi est bien sûr ta réplique
je vais me retirer alors qu'encore en toi
il m'est besoin de lire après cette ode épique
s'il t'en plaît le partage et dernier émoi

© Claude Gauthier



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