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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
Peinture de Roland Souchon

 

 

L’éclat des baies coralines d’un houx est venu réveiller les tentures du

Songe de l’hiver

Tandis que le bleu cristallin du givre berce les fagots oubliés.

 

Cliquez ici pour lire la nouvelle : Lumières d’hiver

 

 

©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:30
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 07:25

 

Photo Jean Dornac prise en 1972 lors de mon service militaire obligatoire que j’ai passé pour l’essentiel à Dakar au Sénégal. A l’origine, il y a donc 48 ans, il s’agissait de diapositives que j’ai pu transformer il y a peu en format jpg, mais avec une qualité très moyenne. Reste que ce sont de grands souvenirs… Merci à Michel de me permettre d'en utiliser grâce à ses poèmes parlant du Sénégal ! (Jean Dornac)

 

 

Les chèvres en ce pays

Se mettent en prière

Dans l’attente du miracle vert,

De la magie des eaux,

Sous le regard effaré

D’habiles joueurs d’osselets.

Des étoffes de couleurs

Aux mille motifs

Flottent au vent.

Couturières de lumières,

Brodeuses de légendes,

Habilleuses d’éphémère,

Des femmes de peaux noires

Aux reflets éclatants,

Colportent mangues et noix de coco,

Pagnes et chapeaux de paille,

Avec aussi d’arc-en-ciel boubous.

Par peur du gros temps,

Des pirogues colorées

S’échouent sur la plage

Qui soudain se vide

De tous ses enfants

Et marchands d’illusions.

Même la marionnette de l’ancêtre

Abandonnée, gît sur le sable.   

 

©Michel Bénard.

 

 

 

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 07:40

 

 

 

 

 

 

 

De nos liens tissés depuis la Nuit des Temps

nous nous délecterons comme des amants

de l’Antique

du Paléolithique

de la Magna Dea

et de Gaia

Tout capter du cosmique

du réel, de l’irréel

du rêve, même,

pourvu que tous les deux

on continue, on s’aime

de cet amour amitié,

bonheur d’éternité

Mon âme, mon ami

 

~*~

 

Dei nostri legami intessuti dalla Notte dei Tempi

ci diletteremo come amanti

dell’Antico

del Paleolitico

della Magna Dea

e di Gaia

Tutto captare del cosmico

del reale, dell’irreale

del sogno, persino,

a patto che entrambi

continuiamo ad amarci

di questo amore amicizia,

felicità d’eternità

Anima mia, amico mio

 

~*~~*~

 

Ode©

 

Extrait du nouveau recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction de Mario Selvaggio
 
 

 

 
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:46
Photo J.Dornac©

 

Comme une histoire ordinaire…

 

 

Lorsque j’ai été embarqué

Dans le luxueux train

On ne m’avait pas dit

Qu’on me jetait dans la vie…

 

Curieux voyage, dès ses débuts

Après le passage d’un rude tunnel

Ce fut une éblouissante lumière

Qui me donna l’envie du retour

 

Mais un infranchissable sens interdit

Me bloqua pour de bon dans cette vie !

Sur le moment, j’ai eu très froid et puis tant de bruit !

Et, de plus, on m’obligea brutalement à respirer !

 

Mais fort heureusement, je reçu une consolation

Un peu de merveilleuse douceur au sein

Avec le délicieux parfum du lait de maman

Et, en prime, le sentiment étonnant d’être aimé !

 

Soudain, j’entendis une grosse voix

C’était celle de papa !

Et une beaucoup plus chétive

Celle de mon grand frère, ce cadeau !

 

Pouvait alors commencer

Cet étrange voyage que, par ici, on nomme la vie

Avec, très vite, la certitude, rien n’étant parfait

Qu’il y aurait un cruel terminus !

 

Ah si j’avais su…

Serais-je seulement venu ?

Serais-je monté dans ce train

En sachant que c’était sans retour ?

 

Pourquoi l’aurais-je pris ce direct

Qui m’éloignait du Paradis

Pour me mener vers un tragique enfer

Peuplé, il est vrai, de quelques joies…

 

Mais je découvris trop vite

Que la vie d’ici était surtout

Un océan de souffrances et de larmes

Et que personne, aucune vie, n’y échappe !

 

J’aurais préféré ne jamais venir

Ne pas perdre si vite mon innocence

Au contact des envies et de la folie

Qui nous prend si vite dans ce monde

 

Ce monde cruel par ses maladies

Ce monde abominable imposé par les tyrans

Ce monde ridicule qui n’attache d’importance

Qu’aux fumiers qu’il nomme argent, fortune, pouvoir !

 

On me dit, parfois

Qu’avant le voyage

C’est moi qui ai choisi

Ce que j’aurai comme vie !

 

Si telle est la vérité

Ô combien je fus stupide

Au moment du choix

Pour ne pas hurler mon refus !

 

J’espérais longtemps

Que tout cela ne fut

Qu’un mauvais rêve…

Las, ce fut un cauchemar vrai et sans fin

 

Qui me fut servi

Année après année !

Désormais, et déjà

C’est la sortie qui m’attend…

 

Je ne sais sous quelle forme

Ni avec quelles souffrances

Je sais juste que la noire sorcière

Celle qui tous nous emporte

 

Me guette déjà, hideuse à souhait

L’œil méchant

Et un sourire mauvais

Sur sa face de serpent !

 

A nouveau, je n’ai nul droit

De refuser, de crier NON

Au sort funeste

De tous les vivants !

 

C’était bien une cruelle farce

Ce voyage qu’on vente tant

Cette beauté qui ne dure pas longtemps

Avant les premiers outrages de la mort…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 30 janvier 2020

 

 

 

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 05:05
www.gaiapresse.ca

 

 

 

 

 

Inutile de filmer juste en accéléré

Les moments d'une vie pour bien réaliser

Le cycle programmé qui file en un éclair

Quatre saisons pressées du printemps à l'hiver

 

De la graine germée au fruit mûr récolté

Plein de similitudes sont toujours observables

Pour ce qui est de l'homme, deux saisons enviables

Un boisseau de printemps suivis d'autant d'étés

 

Qui ne devine pas une fin de l'histoire

Quand apparaît l'automne et son hiver minable

Faire de bons vieux os est-il signe de gloire ?

 

Autant s'habituer au déclin misérable

Etre là simplement dans un corps provisoire

S'être cru né falaise et se révéler sable

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 07:26


 

 


Il a perdu son boulot de manutention.
C'était pourtant dans une usine de pétrole !
C'est vrai qu'il n'avait jamais fait beaucoup d'école,
Qu'on n'avait pas beaucoup soigné sa condition.

 

On lui a fait faire une longue formation :
Maintien, comportement, prise de la parole,
Écouter, s'impliquer : on vous braque, on vous viole :
C'était là tout un travail de motivation.

 

Il est trop de voleurs qui freinent l'abondance
Des grands supermarchés ; oh ! l'horrible existence !
Ceux qui chapardent, hélas ! ce sont de pauvres gens !

 

Qui ne peuvent pas faire autrement car leur vie
Ne peut suivre la route et ça pour de l'argent...
Il a fui, s'est enfui de son âme asservie.  
 

©Louis Delorme   
 
 
 
 

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 07:19
www.pinterest.fr

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

 

Ils ont arraché arraché

         Des arbres

Un bombardement

n’eut fait plus de mal

Et le cœur de Rambouillet

         pleure

Ils ont mutilé le parc

nos décennies

parfois toute une existence

de souvenirs heureux

Ils ont saccagé notre vie 

 

©Béatrice GAUDY

N.B. D’après les journaux locaux, plus de 600 arbres ont été coupés à la fin de l’automne 2019 dans le parc de Rambouillet, ville de la région parisienne

 

 

 

* * *

 

 

LOÛ DEVASTAIREI

 

 

An ‘ranca ‘ranca ‘ranca  

         daû aubrei

Un boumbardamen

n’aguè pa fa mai de mau

E lou cuer de Rambouillet

         pluro

An mutila lou parc

notra decennia

pèr fe touto ‘no existenço

de souvenir urous

An saqueja notro vido

 

©Béatrice GAUDY

N.B. Segound loû journau loucau, mai de 600 aubrei soun eita ‘ranca a lo fin de l’autouno 2019 din lou parc Rambouillet, vilo de lo regioun parisenco.

 

 

 

* * *

 

 

I DEVASTATORI

 

 

Hanno sradicato sradicato sradicato

         Degli alberi

Un bombardamento

non avrebbe devastato di più

E il cuore di Rambouillet

         piange

Hanno mutilato il parco

i nostri decenni

talvota un’intera esistenza

di ricordi felici

Hanno danneggiato la nostra vita

 

©Béatrice GAUDY

N.B. Secondo i giornali locali, oltre 600 alberi sono stati sradicati alla fine dell’autunno del 2019 nel parco di Rambouillet, città della regione parigina.



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