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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 07:46


 

 

Oui, je l’appelle de toutes mes forces
effaçons enfin ces haines absurdes
qui tuent, blessent, torturent
font pleurer les femmes et les enfants !

 

Jetons dans les cavernes de nos cerveaux
au plus profond du vide de nos esprits
pour qu’on ne la retrouve jamais
l’abominable hydre du racisme

 

Pourquoi une couleur de peau
condamne-elle à mort
condamne-elle à la misère
à être pillé et méprisé

 

par ces esprits sans reliefs
que sont les dominateurs
ces prétentieux aux coeurs de glace
qui imaginent faire oeuvre utile !?

 

Combien de temps encore
l’humanité supportera-elle
cette gangrène de l’âme
cette pourriture de nos esprits ?

 

Combien de temps encore
les extrémistes de la haine
entre frères humains
trouveront-ils des voix d’électeurs ?

 

Combien de temps encore
les coeurs aimant
au-delà des artificielles frontières
devront-ils souffrir

 

souffrir du mal
infligé à ces autres eux-mêmes
nés sous d’autres latitudes
d’autres climats ?

 

Combien de temps encore
ceux qui se disent intelligents
pourront-ils écraser
des peuples entiers ?

 

Leur « intelligence »
n’a pour synonymes
que « l’égoïsme »
l’orgueil et la bêtise !

 

Qui nous libérera
de cette gangrène de l’âme ?
Il est tragique que l’ouragan des haines
soit plus puissant que les vagues d’amour…

 

©Jean Dornac
Lannion, le 21 novembre 2021
               
 

 
 
 
 
 
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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 07:30
Photo Hélène Bourgès©


 

 

Grand-père, dis-moi, c’est comment une âme ?
Mon petit, l’âme, ça ne se sait pas,
Ça ne se raconte pas.
Peut-être en verras-tu, un jour,
Si tu sais ouvrir tes yeux et ton cœur.
Peut-être…
Dans les cris joyeux des enfants, sautant dans la vague,
Dans les yeux du chaton à la patte cassée,
Dans les doigts des amants qui désirent et se serrent,
Au souffle du vieillard à ses derniers instants,
Dans les mains gercées du bûcheron fourbu,
Au fil de l’araignée volant à tous les vents,
Dans le tendre sourire de l’amante,
Dans le silence d’un matin ou d’une nuit,
Au détour du chemin qui, sans fin, serpente.
Je sais une âme qui dort, au cœur d’une pivoine,
Lassée d’avoir trop vu, trop déçue par les hommes.
Cherche sans vouloir, mon petit,
Tourne tes yeux vers le soleil et la lune, 
Écoute la joie, elle te guidera.
 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 07:44

 

à Coline, 3ans
 
 
 
 
Regard vif et rond
de passereau furtif
qui n'a pas froid aux yeux
 
Petite brouette de malice
qui roule, roule et crisse
 
Plein de bouches à nourrir
et d'autres chats à fouetter
 
Elle remue ménage et déménage
tout ce qui traine la savate
ou qui nage autour d'elle
 
Casserole vole !
Il faut cuire des croquettes !
 
Tiens bon la queue
de la casserole bleue
de la chourfette et du coutio !
 
Elle goûte, elle regoûte
le fricot imaginaire
Les yeux au ciel :
C'est du tout cuit !
 
On se passe le fameux
fumet fumant fustigé
Inutile de minauder
Chacun en a sa part
et tous l'ont en entier
 
Grand sourire de fierté
de Top chef échevelée !
 
Puis s'en va
comme on s'envole
un sourire au bec
mille bisous dans la poche
et tout le mouchoir dessus !
 
©Jeanne CHAMPEL GRENIER
       
 
 
 
 
 
 
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19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 07:46


 

 


Ah ! Si l’on n’avait pas détourné les lecteurs de la poésie…

 

 

Les mots n’acceptent pas que je les examine,
Que je les mette en forme et les fasse chanter ;
Ils se sont assombris puis se sont révoltés
Sitôt que j’ai voulu les tirer de la mine.

 

Ils se sont enfermés dans leur gangue mesquine,
A quiconque empêchant de les solliciter ;
Et l’on a vu plusieurs poètes dépités,
Devant leur page blanche avoir mauvaise mine.

 

Si personne ne peut faire changer d’avis
Ces vocables obscures, si rien ne les ravit,
C’en sera donc fini de la belle écriture ;

 

C’est notre faute aussi, nous les avons froissés,
En les privant de sens, ce qui les dénature :
De nos galimatias, ils en avaient assez !

 

©Louis Delorme  
Extrait du recueil « REBONDS – écrit avec Jeanne Champel Grenier » de 2020. Editions Le Brontosaures et Thierry Sajet            
 
 

 

 

 


 
 
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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 07:30
Dessin de Béatrice Gaudy

Les traductions sont de Béatrice Gaudy

 

 

 

 


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17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 07:53
Le cauchemar par Henry FUSELI


 


Je suis les parfum
qui rampe et enlace
en effluves savantes
la splendeur affamée
de ton corps sauvage…
Je suis le démon
qui sommeille et prend
possession de tes veines
dévorant tes mirages
sans laisser une trace…
Je suis l’émotion
qui frappe à ton coeur
et transfigure
le galop de ton sang
en un cri de lumière…
Je suis la rencontre
où le feu du regard
traverse les mondes
tel un enchanteur
pour ne plus te quitter…
Je suis à la fois
l’ombre et la clarté
le chasseur et la proie
l’arme et la blessure
la naissance et la mort…
Je suis le cerf volant
juché sur les épaules
de ta vie qui s’étire
et fascine ton coeur
de sa beauté suprême…
Je suis le tentateur
qui marche dans ton corps
et t’offre le soleil
crépitant de caresses
dans le fouillis de l’être…
Non… non… ne cherche pas
ce murmure qui rôde
et frôle du désir
les paupières de l’aube
tu ne peux l’attraper…
Je suis l’inconcevable
le souffle de l’extase
le raz de marée
qui soulève et déborde
la gorge de ton âme…
Je suis la volupté
le grand miracle d’or
qui brûle dans ta chair
comme la griffe pourpre
de l’amour que je suis !…


© Victor Varjac
Antibes, le 17 juin 2001


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS

 

 

 


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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 07:44

 
 
 
 
Il est plus qu'ami, Il est mieux qu'amour.
Il nait à midi, Il grandit toujours.
Poussé là, seul en bord de route.
Comment, pourquoi ? On ne sait pas !
Une graine au vent, vent de déroute,
Aux autres il ne ressemble pas.
 
Dans cette brume qui m'enveloppe,
Je me confonds au coeur de l'arbre,
Pareil à lui, je me dev(e)loppe
Et les passants restent de marbre.
 
Si, de passage, tu me regardes,
Et que tu me vois différent,
Tu comprendras que par mégarde,
On me laisse fleurir joliment !
 
 

©Pierfetz
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 07:35

Bienvenue sur Couleur Poésie, chère Barbara Auzou

 

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 08:21

Extrait de conte...

 

Les miaulements s’élevèrent à nouveau, insistants et provocateurs, sous la fenêtre du père Lanselme. Furieux d’être réveillé, le gros homme jaillit de son lit, se saisit du pistolet posé sur un guéridon et fit feu à travers la croisée entrebâillée. Pas assez vite. Les deux chats qui venaient de sonner minuit à leur façon détalèrent dans l’ombre, indemnes.
- Maudits greffiers ! Vous ne perdez rien pour attendre ! Si vous croyez que vous allez continuer à me mener la vie dure !   

Théodore avait de quoi être irrité. Une semaine déjà que ces félins importunaient sa famille à qui mieux mieux, miaulant dès l’aube comme des possédés, en couvrant même le chant du coq; réitérant à n’importe quelle heure du jour et de la nuit près de son domicile; dérobant de la nourriture chez les Lanselme, que portes et fenêtres fussent ouvertes ou fermées.

La veille, ces diables d’animaux s’étaient introduits nuitamment par la cheminée du grand salon, subtilisant un saucisson dans la cuisine et laissant des traces de pattes noircies de suie dans toute la maison. Ces larcins et malices attisaient d’autant plus la colère du riche marchand d’étoffes qu’il s’était ingénié à la mort de son épouse, un an plus tôt, à éloigner de lui tout ce qui ressemblait à un chat. Des années durant, par amour pour sa chère défunte, il avait supporté la présence de la gent féline dans son entourage, mais la page était tournée. Du moins le croyait-il… Depuis plusieurs jours, deux représentants de cette engeance étaient réapparus dans son quotidien, non pour le meilleur mais pour le pire.    

Ils vont voir de quel bois je me chauffe ! se dit-il. Ma patience est à bout. Avec mes fils, demain, je vais frapper un grand coup. Mais il me faudra l’aide de Delphine.
A la seule pensée de la cadette de la famille, le père Lanselme respira mieux et un sourire s’ébaucha sur son visage rougeaud.   
Ma fille, elle, réussira, se persuada-t-il. Avec sa délicatesse innée et ses manières de fée, elle arrivera bien à attirer ces maudites bestioles là où je le voudrai, et alors…

Revigoré par ces belles résolutions, Théodore se rendormit bientôt et passa à l’action dès le lendemain, comme il se l’était promis. Les jours précédents, malgré leur adresse et leur ruse, ses fils Arthur et Rodrigue avaient échoué à tuer les chats à coups de pierres. On eut dit que l’odorat des bêtes était décuplé et les faisait s’enfuir au moment opportun, juste avant de recevoir la volée de gros cailloux apprêtée par les Lanselme. Les tentatives de capture avec un filet de pêche s’étaient révélées aussi vaines.

Ce matin-là, tout se déroula autrement. Ayant aperçu les félins dans le pré qui bordait la bâtisse familiale, le veuf fit venir Delphine, une beauté de vingt ans aux longs cheveux auburn et aux yeux pers, et lui détailla ses instructions. Peu après, la jeune fille avait comme magnétisé les animaux qui la suivirent jusque dans la cave de la demeure, en ronronnant et en se frottant contre ses jambes. Elle leur versa un peu de lait dans une coupelle puis se retira, non sans avoir fermé à double tour la porte d’accès.

Théodore ne cacha pas sa satisfaction. La douceur féminine avait opéré un miracle !           
    
Bon, nous allons laisser ces sales bêtes crever de faim. Dans quelques jours, quand justice sera faite, nous les enterrerons loin d’ici, ou mieux encore, nous les jetterons dans le Rhône. Voilà un problème de réglé ! se réjouit l’homme, un rictus cruel plissant ses grosses lèvres…
……………..

Philippe VEYRUNES est Lauréat de l'Académie Française

    

©Jeanne CHAMPEL GRENIER            
 
 

 

 

 

 


 
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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 07:38

 

 

 

Illustré en première de couverture par ''la chapelle royale du château de Versailles'' (Excellente photographie de l'auteur), Chris Bernard nous présente son nouvel ouvrage : une compilation des éditos de la Revue PORTIQUE dont il est président actif, et cela pour sauver du piratage ses données informatiques ; merci donc encore au livre, cet outil durable, qui permet ce genre de protection. Et comme il serait dommage de perdre la trace de ces éditos pleins de foi en la poésie et en la langue française !

 

Chris BERNARD, cet homme de conviction qui fut conseiller municipal, créateur de prix littéraires, administrateur du Centre Culturel de Vaison-La-Romaine, occupe encore et toujours tant de bénévoles et belles fonctions en rapport avec l'humanisme et le rayonnement de notre langue, et ceci sans tapage médiatique ! Afin de ménager sa modestie, je ne citerai pas ( ils sont nombreux) tous les titres honorifiques qui s'attachent au nom de Chris BERNARD, poète, humoriste, directeur de publication de la revue Portique.

 

Signalons avec force à quel point ce poète s'est investi, sans la recherche d'honneurs tapageurs, dans la protection et la sauvegarde de l'expression poétique de langue française, sans oublier la main tendue au patois provençal de sa région, langue ensoleillée de Frédéric Mistral, toujours fidèlement pratiquée par bon nombre de ses concitoyens.

 

Fervent protecteur de la langue française, disions-nous ? En effet pas un seul de ses éditos qui ne lance l'alerte sur un relâchement quel qu'il soit : orthographe ou vocabulaire ; et c'est avec humour, mais insistance et clairvoyance que ce chantre du bon français nous relate toutes les aberrations linguistiques nouvellement créées par le laisser-aller du langage et celui de l'écriture.

 

Je me souviens d'un dessin humoristique ( un personnage à cheval qui partait en guerre avec pour légende : « Je suis à cheval sur l'orthograffe! » ( orthographe avec deux ff!) Un joli clin d'oeil que ce dessin publié au cours d'un nouvel édito !

 

Il n'est pas inutile de relire cette centaine d'éditos, voire plus, qui essaient de prévenir la lente mais sûre déperdition de notre langue par un abus d'anglicismes ou de termes informatisés qui font perdre au français toute sa richesse d'expressions, rendant la pensée plate et linéaire, reléguée à l'expression d'urgences ou de banalités.

 

Et si la désaffection des Français pour la poésie venait de cette lente descente aux enfers de l'expression stéréotypée, dénaturée ? Cette langue courante abrégée par l'urgence, le quotidien servile, le ''fast-food'' de la parole, peut-elle encore porter la musique, le rythme et la beauté nécessaires aux rapports humains?

 

Alors que notre bon français est si riche de tournures, de vocabulaire, d'expressions variées, riche en musicalité aussi ; pourquoi irions-nous le saboter ? Pour communiquer plus vite ? Aller à l'essentiel ? Etre ''dans le vent'' ? Mais l'essentiel n'est-il pas notre appartenance à un grand peuple instruit, ouvert, qui communique sa culture au monde entier et qui respecte sa propre langue, celle de ses écrivains, de ses artistes, de ses poètes ?

 

À suivre donc, avec joie et courage, la croisade de sauvetage de notre français. Et en route pour de nouveaux éditos qui ne manqueront ni d'humour, ni de sérieux, dans cette attachante revue PORTIQUE, toujours debout et fière, grâce aux poètes qui lui sont fidèles et au dévouement passionné de Chris BERNARD.

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

Editos et Poèmes - Chris BERNARD - Edition Portique -18 euros

à commander à :

Chris Bernard -587 Chemin du Jas - 84110 Puyméras

 

 

 

 


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