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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:40

 

 

 
 
Avoir le droit de crier
de raconter
avoir le droit de s’arrêter
de poser son bagage
Ouvrir la maison de l’enfance
comme on ouvre les yeux
chasser cette ombre
où se cachent les secrets
où somnolent les regrets
confier les mots du passé
à la bienveillance du présent
laisser le vent de l’automne
effeuiller les souvenirs
avant que l’hiver ne les balaye
Respirer s’asseoir
et écrire... enfin
 
©Kathleen HYDEN-DAVID
 
Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019


 
 
 
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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 06:43
Auguste Rodin : L’Éternel Printemps

 

 

Mes yeux se fondent
dans le ciel de ton visage
mon cœur métamorphose
ma chair en torche vive
et je brûle ma Vie
au brasier de ton corps...
Le temps s’essouffle
à poursuivre mon être
évanoui de lumière
au sein même du plaisir...
Saltimbanque de l’Amour
au pays éphémère
où les destins fragiles
ne sont plus que des leurres...
Je dépasse le cercle
effrayant des miroirs
et fais de chaque seconde
un écrin de saveurs...
Dans le froissement
inconnu des possibles
comment ne pas goûter
aux plats du bonheur
surtout lorsque l’aimée
est une gourmandise
dont l’appétit sauvage
m’ouvre l’entrée secrète
d’un « présent volupté »...
 
Toi si belle et si tendre
au milieu de mes jours
toi qui portes mon rêve
comme ta propre sève
pourras-tu repousser
la cruelle Camarade
cachée dans mes artères
prête à dévorer
l’amour qui nous lie ?...
 
© Victor Varjac
Antibes, 18 novembre  2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
 
 
 
 
 
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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 06:40
Sculpture de Sergio Garcia

 

 
 
Je me souviens...
 
Il était là
solitaire
au pied de l’escalier
qui monte vers la bénédiction
 
Il était là
pour dormir un peu
cherchant quelque mollesse entre les pierres
et ces pâles rudérales qui fleurissent
au hasard des fêlures du béton
 
La nuit écrasait tout l'édifice de l’église
qui semblait couver ses pardons
Seul brillait l'œil fixe de l'horloge
pleurant la rouille de ses chiffres en rond
 
Il était là près de son chien rasséréné
qui avait trouvé
enroulé sur lui-même
les reins creusés
les yeux fermés
la pause d’abandon
 
Il était là
la nuit coulait sur ses épaules
 
Je le saluai
il me répondit « Bonsoir ! »
et leva les yeux :
la lune inondait son regard
qu’il avait bleu...
 
Je me souviens que je n’avais rien
rien à donner
que ma main dans la sienne
 
Je me souviens, c’était le premier mai
grand jour épuisé d’espoir
 
Je me souviens de cette lumière lunaire
qui avait l’air de vouloir
dorer à l’or fin la misère
 
Je me souviens...
Qui dormira d’un sommeil de pierre
après ça ?
 
© Jeanne CHAMPEL GRENIER
 
 
 
 
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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 06:58
 
Hamlet, sculpture de Lord Ronald Gower
 
 
Demande ton chemin aux bourgeons
ils viennent de si loin.
Économise le dire des roses
recueille la brise sur leurs pétales.
Interroge le battement d'ailes du rossignol
il connaît tous les secrets de l'aurore.
Déchiffre le paraphe de la nuit
juste pour comprendre l'identité des étoiles.
Enlace l'ombre des loups
pour effacer ton passage.
Accompagne le silence
il chemine vers un infini à partager.
 
©Nicole Hardouin
 
 
 
 
 
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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 04:54
Photo : wallpaperscraft.com

 

 

 

Un hibou dans la nuit
Attend sans bruit.
Ses yeux comme des billes d’or
Epient le mouvement
D’une proie, calmement.
Il semble méditer
Sous le ciel étoilé
Et son amie la lune
Lui caresse les plumes.
Un hibou dans la nuit
S’envole sans bruit
EN déployant un doux
Hou... hou...

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 04:58
Tableau d’Hermann Eschke

 

 

 
 
 
22 janvier
Le port, ah quelle aubaine au bout de la tournée !
Un phare tutélaire y lance ses éclairs
Et la côte apparaît au soir de la journée,
Richement adornée, avec ses joyaux clairs.
 
23 janvier
Perles vives, joyaux, de toutes les couleurs,
Enseignes, feux tournants, lueurs de réverbères,
Une ville insolite illumine ses fleurs
Et parmi ses clartés dans le noir exubère.
 
24 janvier
C’est la cité nouvelle aux clartés innombrables,
Etoiles recouvrant le sol devenu ciel.
Les rayons aperçus ne sont pas comparables
A ceux de l’autrefois, au lustre artificiel.
 
25 janvier
Un lustre ou mille et un, le temps ne compte pas
Puisque c’est dans l’instant que l’éternité plane !
Et pour la mesurer, ni crayon ni compas :
Pour la peser non plus, refusée à la glane.
 
A suivre…   
 
© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 
 
 


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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 06:47

 

 

 

 

 

 

Tu écoutes son silence

Déposé par deux étoiles

Au creux de tes mains.

Tu voudrais happer le soleil,

Danser avec l’élan dévoilé

Au pourpre de son feu

Révélant les flammes de l’éveil.

Tu apprendrais le point de croix

Et broderais la gaieté de ta voix

Sur la mémoire de son imaginaire.

Pluie d’été, tu arroserais ses racines

De larmes de tendresse,

Rosée de la joie.

Tu voudrais être poète,

De la pointe de ta plume

Délier les lettres du cœur

A l’aune d’une jeune vie.

Vague d’émeraude, tu chevaucherais

Le fou rire de la mer,

Délire du mystère.

Poussière de lumière

Tu lui parlerais d’âme à âme.

Tu entends son silence

Révélé,

Éblouissant.


©Nicole Portay
Extrait du recueil « Entre rêve et réalité, le reflet du silence »

aux Editions les Poètes français


Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
site:
www.societedespoetesfrancais.eu        
blog: www.societedespoetesfrancais.net         

 
 
 


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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 06:26
Photo lexpress.fr

 

 

 

 

J’avais perdu

La haute note de l’azur

Et les mots venaient mourir

Sur un clavier de silences.

Pourtant nous avions sacrifié

A l’échange du sang

Pour que coule sur les pages

Le sang éclatant des poèmes.

Pour moi tu volais le feu

Dérobais les étoiles

Et des fragments de ciel.

Tu retrouvais le secret tutélaire

Des sources disparues

Et dans le gémissement des nuits

Quand la vie semblait s’échapper

De nos corps naufragés

Nos souffles se mêlaient

A la respiration des âmes.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 06:34
Photo lesvadrouilleurs.net

 

 

 

 

Au mur des ronces drues,

La nuit cesse de parfaire la pierre.

Opaque est le temps qui l’occupe.

L’aube chahute.

La neige en éteule résorbe les angles,

Telles les feuilles en chevet

Aux tombés des brumes,

Ou la chaleur étendue

Crue sur l’azur.

 

Comme tous les mots donnés au silence :

Mots des nuits de neige,

Des larmiers de l’automne ;

Mots du soleil radiant

Et du printemps vierge.

 

L’aube s’égoutte,

La frange des hêtres essuie la nuit.

 

Sur la page

Le silence me dépose.

Sur la page

Le poème résorbe mes angles.

 

©Béatrice Pailler 

 

Revue en ligne  LICHEN : N° 29 septembre 2018

http://lichen-poesie.blogspot.com/p/beatrice-pailler.html  

 

 

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 06:47
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photo : www.superprof.fr

 

 

 

Pas d’enrobage possible La réalité est ainsi

 

Le polissage
L’arrondissement des angles
C’est l’affaire de quelques âmes qui savent faire Mais il faut faire avec
La réalité est ainsi

 

Quand les gastéropodes prendront le pouvoir Quand ma femme ne m'aimera plus
Toutes les luttes seront inutiles
La réalité est ainsi

 

Je suis né c'est l'évidence L'évidence qu'on ne choisit pas La réalité́ est ainsi

 

Pas d'enrobage possible La réalité est ainsi

 

© David Chomier

  

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

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