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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 07:34
Photo de Leafar IZEN©

 

 

 
 
J'aimerais que tes yeux disent
L'espoir désemparé
D'en savoir déjà trop
Et pas encore assez
 
J'aimerais
Que ta main finement
Plante dans ma nuque
Sa vérité de serre
D'aigle
Et celle des choses de verre
Prêtes à se briser
 
J'aimerais que ton ventre lisse
Prouve les mondes
La plénitude du vide
Le néant prêt à tout enfanter
 
J'aimerais que tes jambes tracent
Quatre indéchiffrables traits
Autorisant le ciel et la terre
À se rencontrer
 
J'aimerai ta crypte
Ton corps
Sa voûte obstinée
À soutenir un monde
Son mausolée toujours prêt à s'effondrer
Sous le poids de tes pensées
 
J'aime déjà déceler
Dans ton ombre
L'approche de ta propre
Insoupçonnée
 
© Leafar Izen

 
 
 
 

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 07:10

Préface d'Albert Longcham, sj

Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris, 2020


 

Claude Luezior a rédigé ce recueil à l’âge où la vie semble un jeu, une énigme, une farandole joyeuse comme celles que savait si bien conduire François à Assise, avec la complicité de ses amis, les «tripudianti».

Est-ce un ange qui a tenu la plume de l’auteur voilà quelque cinquante ans ?

Quelle force a-t-elle poussé cet adolescent rieur de 17 ans à un engagement d’une telle densité, qui troue les ronces Entre désespérance et espérance pour n’offrir que L’encre / Des prophéties ?

Déjà son regard intérieur est oasis sans nuit froide, il est conscient de la dualité du vivre : Nuit d’aveugle. Nous le sommes toujours, devant ceux que nous crucifions ; Nous avions laissé tant d’enfants sur le bord du chemin. Si jeune, il a assimilé la croyance en l’Amour Là-haut / Les paumes / Ouvertes / Du crucifié. La réalité de l’Attente : Nous étions aux abois, un credo sur les lèvres. La force du pardon : À nouveau / Respiraient / Nos mains/ Le moût / des êtres / Bouillonnait .

L’auteur sait que la délivrance est enfouie dans le gémir de l’extrême, Il était là, quelque part / En ineffable présence. Il se rend compte, tout comme Max Jacob, que la mort est céleste pour la première fois.

Luezior ayant compris la difficulté et le mystère de la Rencontre, Nos bouches tremblèrent / Entre blasphèmes et espérance, égrène ici son premier chapelet, le seul où il met ses pas dans la montée du Golgotha, versets dépouillés d’une très longue succession de textes qui, au fil des années, deviennent, dans d'autres livres, rosaire poétique dans des registres variés, sensualité, humour, attente : toujours les mots se transmuent en eau vive.

Pourtant il est à remarquer que, dans les derniers recueils de l’auteur et particulièrement dans Jusqu’à la cendre (2018) l'on retrouve des échos, l’empreinte de l’atmosphère de Golgotha, par exemple : C’est ici que suintent en désespoir balafres, cicatrices et doutes, c’est ici que dansent les blessures d’un artiste au pied de la croix, ou encore : Lorsque se condense au fond de nos entrailles l’infinie parole d’une prière. Le feu mémorise toujours ses braises.

Dans Golgotha, avec fougue, recueillement, passion, Luezior nous fait vibrer un credo sur les lèvres.

C’est un livre d’heures à lire, mains jointes, comme aux premiers temps Au seuil / D’un précipice / Devant le tronc / Exfolié de paroles / Des mains / Se joignent.

C’est un hymne avec Des mains de vierges / Et de femmes / Mains gothiques / Hautes comme des cathédrales / Mains des siècles /À venir.

C’est un chant de silence. On était à la onzième heure / Celle où s’arrêta l’éternité. C’est l’écho de Verhaeren dans Humanité : les soirs crucifiés sur les Golgothas noirs, portons-y nos douleurs et nos cris et nos plaies.

Luezior déchire l’absence, il ouvre d’étranges portes sur le seuil de la foi. Sous la trace du cri, dans la souffrance, apparaît un visage : La douceur de la Femme / À l’enfant / Le miracle de la flamme / La flaque de lumière / Un miracle de mère.

Avec des phrases réduites à l’extrême minimun, ce qui décuple leur intensité, ce recueil est une prière ardente qui s’incruste dans l’âme du lecteur. Luezior, un des plus hauts poètes contemporains, lauréat de l’Académie française, a écrit là un livre d’une force exceptionnelle, passant de la douleur à l’espoir, du sacrifice au renouveau : Nos âmes avaient fait peau neuve. La force de l’image dans sa brièveté est exceptionnelle, sa force en est décuplée. 

Ce recueil est un livre d’amour, d’espoir : Le Golgotha n’était plus souffrance. Il était résurrection. On peut penser que l’auteur est un moine-poète sans bure, en ce sens où il écrit dans le silence et la solitude de son bureau qui est, au fond, son oratoire. L’adolescent a su faire face à la puissance de l’inexplicable. Tout comme Rilke, il a très tôt compris que le futur doit vivre en toi, bien avant qu’il ne survienne. Tu n’as qu’à attendre la naissance, l’aube d’une nouvelle clarté. C’est tout le cheminement de Golgotha.

Il est à souligner que les illustrations de Golgotha, mines de plomb et encres sont de l’auteur : elles ont aussi été réalisées au même âge que les textes. En les observant on pense aux encres de Cocteau.

Superbe recueil qui par la magie de l’image, de la poésie, permet d’accéder à une lumière véritable.

Nicole Hardouin


 

 

Claude Luezior : « Golgotha »

Préface d'Albert Longchamp, sj, anc. Provincial des Jésuites en Suisse et Rédacteur en chef de Choisir. Illustrations de l’auteur.

Editions Librairie-Galerie Racine – Paris – 2020 - format 13x20 ½ - 93 pages


« Alors, ils le crucifièrent au lieu nommé Calvaire, en hébreu, Golgotha.»

 

« On n’est pas sérieux quant en a dix-sept ans...» disait un certain Arthur Rimbaud.

Écrit précisément à l'âge de dix-sept ans, « Golgotha », tout au contraire, semble être une sorte de passerelle confirmant l'éblouissement de l’adolescence face à la Croix. Les ressentis de Claude Luezior vont à l’essentiel. Ils sont les fruits d’une sorte d’épuration au-delà de la connaissance.

Ce recueil composé à l’aube de sa jeunesse porte l’empreinte d'une maturité déjà profonde. Et d'une foi qui se veut libre, provocante, déroutante, bousculant les canons habituels. Celle qui va justement aux sources initiales, à l’écart de la dogmatique, le mystère de ce souffle ne pouvant exister qu’en portant les ailes de la liberté.

« Les lances des gardes se firent plumes d’archanges. »

Nourri des textes sacrés du Nouveau Testament, « Golgotha » est le fruit d’une suite d’observations, d’interrogations, de réflexions dont l’extrême brièveté ne fait que confirmer la limpidité clairvoyante. Claude Luezior se révèle être ici un authentique poète mystique.

« Confusément / Nous eûmes / Faim / D’éternité »

Le chemin de la Passion est une source majeure d’interrogations où les clés et interprétations sont multiples. Le jeune Luezior est certes un homme de foi mais il est avant tout un poète délicat, un orfèvre jouant sur l’épure ciselée des textes fondamentaux, lesquels sont puissamment métamorphosés par son calame.

« Trop humaines, nos boues se dressèrent et s’ouvrirent comme fleur. »

Avec « Golgotha » nous sommes au cœur d’une très belle analyse du comportement humain sous ses facettes les plus variées. Textes justes, denses, incisifs mais explicites. tout en demeurant lucides. Nous percevons entre ces lignes un petit côté incrédule à la Saint Thomas, avec ce besoin de voir pour croire et de vouloir poser un doigt sur les stigmates. Sans doute une belle manière de se libérer en soignant ses propres blessures.

D’ailleurs est-ce un hasard si l’auteur de la préface est un jésuite ?

Claude Luezior développe des images nouvelles autour du « Golgotha ». L’ouvrage engendre une sorte de mirage, une vision surréelle où se mêlent écritures et prophéties.

« La blessure s’ouvrit comme une lèvre / à la recherche d’une autre lèvre. »

Avant de vous laisser face à vos propres impressions de ce « Golgotha », je soulignerai que les sobres illustrations graphiques, qui sont de l’auteur, sont appropriées à la forme des poèmes, lesquels sont souvent semblables à des haïkus et dont nous apprécions le dépouillement.


Et l'auteur de conclure :

« Sa chair redevint chair

Son sang

Fut le nôtre

Et notre chant éclata

 

Beau comme le chant de l’Homme. »

 

Michel Bénard.


 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 07:49
Moïse par Michel-Ange

 

 

Je confie à votre regard deux génies de la Renaissance.

 

Le premier arrive, par ses sculptures, à transcender les limites de l’art.

Pour y parvenir, il abolit toute idée de grâce au profit de la puissance.

 

Cette puissance s’inscrit dans le héros qui libéra le peuple d’Israël du joug égyptien. 

 

                                                      C’est MOÏSE

                           Tombeau de Jules II, 1515 – St Pierre-aux-Liens, Rome

 

                  Pour réaliser ce colosse vêtu de marbre, Michel-Ange s’est inspiré des œuvres antiques tel l’Apollon du Belvédère (An 50 avant J.-C.), qui suscitait chez Michelangelo Buonarroti une véritable vénération.

 

La musculature de Moïse évoque la force. Pied gauche en retrait, il est prêt à bondir sur celui qui voudrait s’emparer des tables de la loi.

 

Feu intérieur de l’homme, son regard pénétrant illustre à la fois force et sérénité.

 

Le format colossal de cette sculpture est accentué par les cornes sur le haut du front de Moïse ; elles sont le symbole de la grâce divine.

 

La puissance fait merveille sur une autre sculpture de Michel-Ange.

 

             Il s’agit de L’ESCLAVE appelé aussi L’ATLANTE , 1530-1534 

                                              Galerie de l’Académie, Florence

 

Le corps puissant semble lutter avec le marbre pour se dégager, lutte ininterrompue de la vie, éternel combat des Centaures inspiré des Métamorphoses d’Ovide.  

 

 

Le second  est  capable de répondre par la grâce à tous les possibles.

Pour lui, peindre est l’art universel.

 

Des quarante-deux Madone à l’Enfant du Maître d’Urbino, c’est avec

 

                                 LA MADONE du GRAND-DUC

                                             Huile sur bois, 1505

                                            Galerie Palatine, Palais Pitti, Florence                    

 

que Raphaël nous offre la grâce de l’ovale parfait du visage ; vierge sereine dans la douce lumière, drapée de dignité dans son hiératique manteau bleu.

Dans cette toile, Raphaël fait fleurir la grâce à chaque battement de cœur..
Raphaël Sanzio d’Urbin est mort trop tôt à l’âge où son pinceau dessinait les collines toscanes jusqu’au berceau des voûtes ; une harmonie qui s’inscrit à jamais dans la grâce du sourire des Madones.

 

Ces deux génies de la Renaissance ont, par la puissance et la grâce, libéré la forme pour exprimer la beauté.

 

La Madone du Grand-Duc - Raphaël


 
©Roland Souchon


www.rolandsouchon.com  

 
 
 

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 07:47
 
 
 
 
Du haut des murs, de tous les murs de la pensée en fleur
le ciel verse tous ses bleus, sa douceur, ses oiseaux blancs
et le soleil dore sur pied les blés dansants...
Il sent si bon le pain doré des lendemains
Pourtant, une fumée s'élève place de grève des cœurs
 
Je conjure la pluie, la pluie des larmes, des mots sans armes
et des circuits rouillés des anciens charmes, des alarmes
d'éteindre le feu qui monte et brûle la crinière des rêves
Oh ! Ces bêtes sauvages harnachées de hargne
qui reviennent à la charge, hurlant, ferraillant
piétinant l’ancolie fleurie au saut du lit
Hallali de l'arme blanche qui blesse le ciel
et sa douceur de miel qui penche...
 
S'effritent le temps présent et les printemps
Rampent sournoisement les hivers de l'âme, aveugles dévastateurs
d'un bout à l'autre de la terre ouverte, front bandé, en sueur
à l'heure glauque et sourde où mutent les virus dans les étangs
 
Les bras nous en tombent, les mots nous font défaut !
Allons-nous avorter ''les Droits de l'Homme'' qui nous incombent
à peine ensemencés, portés haut, en flambeau
à la boutonnière des cœurs ennoblis jusque dans la tombe ?
 
Rêves fraternels, relevez-vous, irradiez de Vérité et d'Espérance
Frappez fort sur toutes ces terreurs violentes qui pourrissent les cerveaux
Frappez fort aux paupières des esprits claquemurés de l'Ignorance
Frappez fort à coup de bleuets, colombes et coquelicots
N'ajoutez pas de sang à la démence !
 
© Jeanne CHAMPEL GRENIER      
 
 
 
 
 
 
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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 07:48


 

 

 

C’est un noir de nuit sans lune,
Voici les voix de la colère
Voix en tourment
D’un peuple d’hommes
Dans le tunnel de la réclusion.
Liberté trahie
Vérité travestie,
Le peuplier expirant étire sa ramée sacrée
En quête d’un signe d’éclaircie
Mais le ciel a tendu son voile gris
Sur les mots tus des tissus apeurés,
Haine ou soumission grimées.     
Comment déférer au mandement
De l’enfermement ?
S’inquiéter et œuvrer,
Ne jamais transiger avec sa singularité
Son droit absolu de penser,
Ne jamais baisser les yeux,
Clarifier.
Se souvenir que la poésie,
Et toute création, c’est agir !
Mots, notes, couleurs, terre, verre     
Racines, pierre, glaise ou braise
Choisir sa matière.
Écrire, peindre, pétrir, jouer, chanter, dessiner
Témoigner.
Le dire et le redire,
Le chuchoter, le déclamer, le crier
À tire-d’ailes :
Viennent les voix éprises d’utopie
Rappelant la réalité de l’humain,
Les voix dignes, celles de l’Amour.
La paix se modèle,
Que demain soit joie !

©Nicole Portay

 

 

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:47
Gravure - Eliane Hurtado


 

 


L’homme n’a pas peur,
Il en a vu d’autre !
On lui a dit que ce n’était rien
Seulement une simple grippe,
Que le masque ne servait pas
D’ailleurs, ils avaient déjà jeté la réserve.
Alors, l’homme n’a pas peur !

 

Les chiffres officiels apparurent
brusquement tout changea,
Tout fut suspendu, il ne fallait plus sortir
Le masque devint obligatoire
Mais il n’y en avait plus...
L’homme n’a pas peur,
Il en a vu d’autre

 


La simple grippe
est devenue un monstre insaisissable
on ne le connait pas
il semble invincible et peut perdurer longtemps
la quarantaine imposée va s’éterniser .

 

l’homme n’a pas peur, il en a vu d’autre !

 

©Eliane Hurtado          

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 07:44

 

 

A l'intérieur,

Mon coeur se tord de douleur,
S'envole mon esprit dans le vide du mépris.
Mes pensées philosophes observent la catastrophe,
S'échappent les principes plantés dans mes tripes.
L'intelligence émotionnelle remplacée par le rationnel,
Boude ce moi profond appelé subconscient.
La sensibilité se déguise en subtilité,
Ainsi les émotions se fâchent avec les sentiments...

 

©Djida Cherfi
01/11/2020

 

 

 

 

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:32
Beauté africaine, superbe sculpture d’Etienne Fatras ©

 

 

 

 

 
Jeune Afrique
Lointaine descendante
De cette ancêtre unique
Toujours renaissante.
 
Jeune beauté d'argile
Pétrie sans modèle, sans outils
De mains libres et agiles
Jusqu'aux formes accomplies.
 
Vous la croyez fragile,
Vous vous trompez,
Ce corps frêle et gracile
Est le berceau de l'humanité.
 
Le créateur l'a faite à son image,
Tel qu'il existe,
Ou hypothèse moins sage,
Dieu est un artiste.
 
©Etienne Fatras
 
 
 
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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 07:38
Photo du site : effervesciences.info
 
 
 
Pour vous résumer la situation,
c’est parti comme un coup de feu
jusqu’à me transpercer le tympan.
J’avoue n’avoir rien vu venir,
ni perçu précédemment aucun sous-entendu.
J’avais l’impression d’être encore dans la lune
et d’allumer les fusées éclairantes
d’un ultime appel de détresse,
embarqué malgré moi
dans une aventure aux péripéties
plus que rocambolesques,
à bord d’un engin affrontant
le souffle enragé d’un monde imaginaire.
Après quoi, tiré d’affaire et libre d’élire,
parmi l’une ou l’autre idée a priori déjà bien avancée,
la plus apte à produire en vous
un tas d’effets secondaires,
il m’a suffi d’être moi-même
et de prouver par écrit
que l’arrivée d’un premier jet
a toujours lieu par surprise.
 
©Michel Duprez
 
 
 
 
 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 07:25

 

La vie comme un fil
La Parque qui la coupe

L’ami déjà mort
Si vivant la veille

Vie cruelle
Vie belle

Fil de soie
Robe ouverte

Ce qui vit
Meurt

Ce qui vit
Désire

Fil de vie
Fil de soie

Robe ouverte
Fleur de soie

Où plonge
Mon désir

En souvenir
De l’ami mort

Encore vivant
En moi.

©Pascal Hérault




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