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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 04:33
Le chat de Geluck

 

 

 

 

 

D’avoir vécu
Toute la vie
Depuis le premier jour
Je peux dire plein de choses

 

Je peux parler de la vie
Sans l’exagération qui convienne

– exagération répandue –
Parler de CE QUE JE VOIS

 

Ce que je vois c’est que le bonheur

Échappe à tous,
C’est que le bonheur est une fumisterie

Et aussi : Dieu, c’est l’homme

C’est une idée très répandue

Apollinaire et Brel l’ont dit avant moi

 

© David Chomier

  

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 06:32
Jan Davidsz de Heem (1606-1684), Vanité

 


Malgré qu’il n’y ait pas le moindre doute
sur le fait que son message si criant de vérité,
aujourd’hui encore, nous interpelle,
on est bien d’accord :
un livre ne parle pas.
Lorsqu’il s’adresse à vous,
un livre exprime sans s’exprimer
ni avoir la faculté de vous interrompre.
Et pourtant, il dénonce,
il ose aborder certains sujets qui dérangent.
Un livre, il est vrai, je le reconnais,
ne parle pas.
Et pourtant, s’il le pouvait,
si parler faisait partie de ses fonctions vitales,
je suis sûr qu’il vous confierait d’abord à voix basse :
« Au nom de notre longue amitié
et du plaisir que je vous dois
dès que vos doigts effleurent mes feuilles,
j’ai le devoir de vous informer
que chacune et chacun d’entre vous
représentez pour moi un merveilleux cadeau
et que, si l’on prend un vieux dicton à contre-sens,
les présents ont toujours raison. »
 

©Michel Duprez
 
 
 
 
 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 06:27

 

À cœur ouvert de Kathleen Hyden-David

Préface de Stephen Blanchard

Éd. France libris, 60 p.

 

 

Se dévoiler à cœur ouvert : opération périlleuse, s'il en est. La poésie est-elle une circulation extracorporelle permettant, par la magie des mots, l'oxygénation de l'âme ?

 

Ce recueil montre tout d'abord des qualités de cœur, une sincérité à fleur de peau, une sorte de véracité sans fioritures, une pudeur qui voile la souffrance contenue tout au fond du thorax. Il est vrai que la poésie permet cette approche à la fois intimiste et artistique.

 

L'amour /  n'est pas toujours / une robe blanche qui ondule (p.30) (...) Pourquoi ces amours-là / qui n'en sont pas ? (p.32) (...) Avant que se croisent nos regards / Me voici prise à ton sourire / Aussitôt je songe au départ /  Maintenant tu me regardes /  Moi la guerrière désarmée (p.34) : dans un texte dont le titre est Tango...

 

C'est bien dans ce corps à corps, dans cette danse de l'amour que s'inscrivent ces vers faits de remous, où alternent pulsions et retenue, désir et souffrance, abandon et manque : J'ai su la morsure du loup / Sous le doux baiser de l'amant (p.20). C'est le Je sens que je vais trop t'aimer (p.34) mais aussi le Je sens que tu vas trop m'aimer (p.35) comme finale du même poème.

 

Et l'auteur de se réfugier, quelque part, dans les souvenirs  de son père décédé avant sa naissance (mes rêves ont façonné / un père à ma mesure / un héros sans reproche) (p.16) mais également dans les réminiscences d'une mère-courage dont l'image sacrée ricoche sur la page blanche :  J'ai osé la poésie et elle m'a rendu ma mère / ma source (p.18).

 

Kathleen Hyden-David trouve également son oxygène dans la nature, dans une solitude fructifère, dans la peinture, dans la réflexion créatrice : Souvenirs, laissez-moi / Je vous aime trop / Pour ne pas vous fuir (p.48).  Elle respire, elle assume et va de l'avant.

 

La plume est saine. S'établit d'emblée une connivence de bon aloi entre l'écrivain et le lecteur. Le préfacier Stephen Blanchard relève que Kathleen Hyden-David, est de facto (au-delà de ses propres sentiments)  à l'écoute de l'autre. La photo de la couverture, prise par cette grande amatrice d'art, montre des arbres qui se penchent les uns vers les autres, en une sorte de complicité, de souffle partagé, de haie d'honneur sur chemin de l'existence.

 

Et circule en douce aisance le sang nouveau. Et battent des pulsations retrouvées.

 

Claude Luezior

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 06:38
fleur du désert

 

 

 

 

Une petite fleur, sentant sa fin venir,

En voyant que faner lui donnait des migraines,

Afin de préparer, au mieux, son avenir,

S’empressa sur le champ de fabriquer des graines.

 

L'une d'elles, bohème, avec le vent d'Autan,

Partit à l'aventure à travers les nuages

Et vola jusqu'au jour où le vent, s'essoufflant,

Décida qu'il fallait mettre un terme au voyage.

 

Il posa la pauvrette au milieu d'un désert,

L'abandonnant en prise avec des grains de sable

Qui, tous, la regardaient plus ou moins de travers.

Une étrangère, ici, ce n'était pas pensable !

 

Elle eut beau déclarer que sa mère était fleur,

Qu'un jour, en grandissant, elle deviendrait belle,

Très vite, elle comprit que, n'étant pas des leurs,

Chacun s'efforcerait de lui chercher querelle.

 

La graine s'endormit pour oublier ses maux

Mais fut, lors d'un orage éclatant sur la dune,

Réveillée en sursaut par une goutte d'eau

Qui lui dit : « Permettez que je vous importune ! »

 

Un germe se forma, une tige, un bouton,

Puis une marguerite apparut souveraine.

Alors, les grains de sable, épris d'amour, dit-on,

Se battirent entre eux pour épouser la reine.

 

À la fin des combats, le valeureux vainqueur

Que l'on couronna roi pour prix de son mérite,

Prit la main de la fleur qui lui offrit son cœur

Et s’en fut effeuiller la Reine Marguerite. »

 

©Gérard Cazé

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 06:29
pinterest.fr, Gota, la dernière goutte de lumière


 

 

 


Les ronces s'écartèrent sur son passage, les arbres le saluèrent de toutes leurs feuilles, les branches basses le caressèrent doucement, les oiseaux se mirent à raconter leurs nids, les insectes à s'agiter, un vent léger l'enroula de toute sa tendresse.


Sur le pelucheux de la mousse, courut un rire de soie. La lumière frémissait et clignotait en guise de bienvenue. Le ciel se déchira, se fit myosotis. C'était comme une fleur offerte...


La forêt parlait, exprimait sa joie de le revoir. L'homme rentrait au bercail après trente ans d'absence. Il n'était pas seul. Il avait même cru voir un cheval blanc qui hennissait comme pour l'appeler. Il se sentait aussi léger qu'un frisson de flûte.


Dans l'air, frétilla une lueur d'espoir.
Oui chaque jour contient une goutte de lumière...

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 06:41

 

 

 

Mais où sont les rires des enfants ?

 

C’est un étrange silence

En ce printemps- là

Nous ne l’avons pas même vu venir.

Le marronnier est déjà en fleurs

Et les œillets de poètes

Eclatent en plein soleil,

Les roses couvertes de perles de rosée

Attendent le regard enjôleur

Et les clochettes de muguet

Osent à peine lever leur corolle.

 

Mais où sont les rires des enfants ?

 

Aux éclats lumineux,

Aux projets merveilleux

Aux turbulences dissipées

Dans ce monde insensé

Où le vide s’installe doucement.

L’homme a-t-il prit conscience

De sa responsabilité ?

 

C’est le temps du « coronavirus »

 

...où sont les rires des enfants

 

©Eliane Hurtado


 

 
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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 06:30

 

 

J'ai partagé un baiser avec un temps du passé,
Il m'a été envoyé avec un ange à son chevet,
Ce passé vécu et un peu rêvé,
Semble être de retour comme ressuscité,
Moi qui me croyais malade,
Et qui vomissais,
Au rythme de mes ballades,
Et tout ce que j'ai raté,
Je pensais que l'avenir n'était plus qu'accessoire,
Qu'il ferait de mon passé la voie du désespoir,
Je vois l'avant après
Quand j'ai fini mes traversées,
Aurais-je été aveugle ou juste désintéressé ?
Je vois l'avant après
Quand j'ai fini d'exister
L'avant m'arrive après
Je le revis en replay
Avec un goût de nostalgie et le regret avancé,
L'avant qui vient après
Me fait réaliser que,
Ce que j'ai raté
Je peux le rectifier.
 

©Djida Cherfi
19/06/2020
 
 

 
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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 03:58
« Ma première », sculpture d’Etienne Fatras ©

 

Ais-je été ému par cette fraîcheur juvénile
Qui s'offrait à mes regards,
Mon émotion n'était-elle due qu'à la tâche difficile
De transformer ma terre informe en œuvre d'art.

Comment donner à cette motte d'argile,
Les justes proportions
De cette beauté élégante et gracile,
Pour qu'elle transcende cette émotion.

La tête en feu les mains fébriles,
J'ai travaillé la matière,
Mes gestes étaient gourds et malhabiles,
Mais je ne me suis pas laissé faire.

Carlos était là, le conseil utile,
Tu étais ma première,
Je ne t'ai quitté qu'en ressentant un souffle subtil,
De ta bouche, s'exhalait un léger filet d'air.
 

©Etienne Fatras
 
 
 
 
 

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 06:41

 

 

 

Au creux du lit, solitude caresse du regard

le petit matin  brumeux. Des parcelles de firmament traversent le feuillage des grands arbres comme une dentelle ourlant un jupon de demoiselle.

Pas un souffle d'air. Triste est l'éveil du jour.

Il y manque  la tendresse de deux bras en corbeille autour d'un amant aimé...

 

Stupidité, sentiment suranné dans un monde robotisé. Les gens sensés dessinent dans le ciel les profils de la technologie avancée... On ne rêve plus de lune à offrir à une dulcinée. On fait la conquête de la planète pour la gloire et ses trophées. La tendresse, la poésie, la caresse d'un souffle épars sur une épaule, le petit mot salace chuchoté à l'oreille complice, le sexe que l'on effleure par intention, l'invitation d'une main baladeuse au bas des reins, une œillade coquine dans une rencontre publique.  Finis ces balivernes. Les concerts des âmes se réfugient dans l'Orient de l'utopie.

 

Se souvenant, la solitude courtise la nostalgie des moments perdus. Des heures privilégiées où l'on se fait beau dans chaque parcelle du corps pour l'offrir parfumé aux caresses orgasmiques de l'aimé.  Redessiner  le désir, la luxure, le plaisir, habitant les gestes des amants.  A l'iris de l'œil chavirer l'arabesque des criques complices des tempêtes sexuelles où l'élixir du sexe femelle s’offre à  la bouche gourmande et  au phallus triomphant. Bacchanale des dieux. Apaisés, reposer dans les odeurs mêlées de la jouissance acquise.

Il fera beau demain...

 

Demain comment trouver dans l'horizon incertain la beauté des mots d'amour.

Dire "je t'aime " dans l'instant et en confidence  réveiller l'écho du mot dans un élan de confiance...

 

Il fait peine se réveiller de rêve aussi beau. Dans ce monde on copule monsieur. Jusqu'à la volupté a pris l'exil. Sans préambule, on se décharge d'un trop plein amassé entre deux rendez-vous sérieux où l'on éparpille salive et sème temps précieux jusqu'à épuisement.

On refait le monde de moult façons. L'un se ment, l'autre se leurre. On se gargarise de mots creux en atteignant l'orgasme des joutes verbales.

 

La musique, la poésie, la tendresse, la sensualité d'un soleil épousant une fin de jour dans le tangage sensuel de la mer, c'est pour les chômeurs de plan d'avenir...

D'avenir dis-tu ? Il suffit du souffle asséchant d'un virus et tombent ces châteaux de cartes issues de tant de nuits de veille, de sueur et de larmes...

Que d'accouchements stériles.  Ne reste vivant que  l'amour. Puisez-y, c'est gratuit dans l'instant.

 

Il fait beau dans le petit matin brumeux si on est deux à s'aimer.

 

©Marie Alice Théard

 

 


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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 06:38

                                       

Jeanne Champel Grenier nous propose de découvrir, ici, une grande poète, une femme de lettres que certains d’entre vous connaissent peut-être déjà. Jeannine Dion-Guérin à donné son accord à Jeanne pour que je publie cette recension et l’un ou l’autre de ses poèmes. J’en suis plus qu’honoré et je la remercie grandement ! Bienvenue, Madame !

 

* * *

 

             Jeannine DION-GUÉRIN ( née en France le 8 juin 1933) est femme de lettres, poète, comédienne, conférencière, animatrice de radio française. Elle fut directrice d'école maternelle et Secrétaire générale de la Société des Poètes Français. Réalisatrice littéraire du Concours poétique international pour la commémoration du centenaire de Vincent Van Gogh en 1990 à Auvers-sur- Oise . Cet événement fut suivi d'une anthologie, ouvrage d'art numéroté : « Vincent, de la toile au poème » Grand Prix de l'Académie de Lutéce. En 2010, pour l'ensemble de ses œuvres lui fut attribué, par le Cénacle européen, le Grand Prix de poésie Léopold Sedar Senghor, en présence d' Henri Arphang Senghor, neveu du poète.

 

            Jeannine DION-GUÉRIN publie ici son dernier recueil intitulé : « Et que la joie demeure », livre illustré de très belles œuvres de Wilfrid MÉNARD.

 

              Bien sûr, le titre du recueil nous rappelle l'œuvre musicale « Jésus que ma joie demeure » de Jean Sébastien Bach, mais il n'est pas, ici, question de foi religieuse personnelle, ni de salut de l'âme ; il s'agit de faire de sa vie, jour après jour, une œuvre joyeuse, vivante, pleine d'humour, afin d'entraîner les autres, car, vivre c'est se mettre en harmonie avec l'autre, les autres, et si possible faire se mouvoir positivement l'univers autour de soi. Et d'ailleurs, l'auteur s'accompagne brillamment tout au long de ce recueil de l'assentiment d'autres poètes comme Marcel JOUHANDEAU : « De mon âme ce feu ! De mon corps ce buisson ardent ! »

 

             Jeannine DION-GUÉRIN nous dit de regarder la vie autour de nous, d'en prendre le tempo : ''L'arbre/ c'est de la géométrie qui danse/ L'autan sert la chorégraphie (Arbraresque p. 38) Nulle intention de s'illustrer en sublime poète aux pesants lauriers, car ''Mon idée fixe à moi, rimailleur de papier/ c'est de confisquer le mot/ dont je ne suis que le pâle écho ( Requête p. 23) Que voilà une humilité de bon augure ! Tout s'explique : la vie est courte, il est urgent de la vivre avec ardeur : '' Si brève la lumière/ qu'il importe de la bien fêter''(Bref l'incendie p.119) .

 

              Néanmoins, nous sommes loin du ''Mangeons et buvons car demain nous mourrons'', il s'agit d'une précoce prise de conscience de ce que la nature nous enseigne et de marcher de concert ; regardons autour de nous :''Tout ce qui fut à l'origine stable/ devint au fil du temps mouvant/ poulpes dansant/poissons volant/ anémones de mer s'épanouissant...à chaque espèce son rang.'' (Fin d'un monde p.153)

 

              Il faut en conclure que la position de l'auteur est bien loin de l'idée obscure, solitaire et contrite que l'on se fait du poète.  Si une longue vie toute dédiée aux arts et aux lettres, vous emmène, comme tout un chacun, insidieusement vers l'épilogue : ''Plus faible est le flux/ de la vague qui se replie/Plus forte l'ampleur/de la déferlante qui suit'' (Du don de vie p. 145). On reste digne  et créatif si possible ;  on n'en est pas moins bien loin des honneurs de pacotille (''Arbre, apprends à renoncer/à la séduction de tes ramures/ ignore les colifichets de deux sous''( Rimes de fin d'été p.177)

 

               Ainsi, au bout de tant d'années créatives, nous charme encore Jeannine DION-GUÉRIN, toujours aussi attachée au partage des joies de la vie :(Poète accueille ses bienfaits/ même si tu t'étonnes d'être/ encore ici à les célébrer. ( Du don de vie p.145)

 

               « Et que la joie demeure !» :Un recueil plein de vie et de jeunesse, de la couleur, un rythme alerte. Bien loin du poète tourmenté qui se préoccupe de ''triturer la guimauve des mots'' ( Bilan p.171), Jeannine DION-GUÉRIN pousse l'élégance du geste jusqu'à ''Témoigner de ces petits riens/ qui troussent la peau, précèdent/ les mots passeurs d'eau '' J de la joie avec un grand J évidemment ! Le tout, ajouté à ''cette frénésie du pinceau/ flattant la corrida des noces/païennes de la Chair et du Mot  ( De la vie la corrida p.184)

 

                En cette période de sérieuse remise en question des rapports humains en ce monde, merci pour ce riche témoignage ! ''Et que la joie demeure ''chez tous vos lecteurs !

 

Jeanne CHAMPEL GRENIER

( Enseignante - Poète - Peintre - Chroniqueuse de revues d'art et de poésie )

 

 

  « Et que la joie demeure » - Jeannine DION-GUERIN- Éditinter poésie

 

 

Extraits page142

 

Le septième jour

 

Las de créer des constellations

dont la multiplication rendit

anonyme le champ du ciel,

 

Dieu offrit aux astronomes

le pouvoir de les découvrir,

la capacité de les nommer.

 

Il ne voulait pas que l'homme,

création décevante, bien que de Lui

préférée, se languît à désespérer.

 

Il prit donc soin avant de se retirer

dans son inexpugnable éternité

 

de façonner ces grandioses hochets

que les poètes raffolent de célébrer.

 

©Jeannine DION-GUERIN

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