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12 mai 2024 7 12 /05 /mai /2024 06:58

 

 
 
Aucun livre pour nous sauver
la dernière page lue, l’illusion s’estompe
On n’échappe pas à sa solitude, on l’habite
elle naît et part avec nous
sa maison est petite, on y étouffe vite
la porte ne s’ouvre plus, on a perdu la clé

M’évader, dresser une échelle de mots
de tendresse et d’amour, sur son toit me hisser
vertige de liberté, ivresse de soleil
       qui chavire mon cœur
Sans peur, vers l’azur m’envoler
tracer ma route, guidé par l’étoile inconnue
attraper votre main, chaude de tendresse
       vibrante d’amour
Nos doigts veulent tant, veulent tout
contre moi vous serrer, des mots nous viennent
palpitants, si délicats.
Serrons-les contre nous
cachons les au secret, tout au fond de nos cœurs
Un jour, peut-être, en naitra un livre
 
 
 
©  Bernard Delpech                                   
 

 
 
 
 
 

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10 mai 2024 5 10 /05 /mai /2024 09:23

Etienne nous a quittés, hélas, mais nous ne l’oublions pas ! Pour ma part, tant que j’aurai des oeuvres qu’il m’a envoyées, je le publierai ! C’est mon hommage à cet homme de talents et d'amitié sincère !(Jean Dornac)

 

 

©Etienne Fatras                                    
 

 
 

 

 

 

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10 mai 2024 5 10 /05 /mai /2024 06:34


 


Fil conducteur, fil dériveur
Pavés en volées sans aucune retenue
Direction franche qui ferme tout détour
Plaire à la chair et aux mélodies altières
En avant vers de nouveaux éthers
Où tremblent les attentes millénaires
Enfilant les mailles frémissantes de ton avenir

 ©Gérard Leyzieux                                  
 
 
 

 

 

 

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9 mai 2024 4 09 /05 /mai /2024 06:34

Illustrations Bernard Capelle


Il était une fois une petite fille. Elle s’appellait Autumn.
Elle serrait contre elle un lapineau qu’elle avait sauvé des phares d’une voiture.
Chaque nuit, Autumn apparaissait au bord des routes de campagne pour sauver les petits lapins…
- Et les gens ? dit l’enfant.
- Et les gens » ai-je répondu.
Vous n’y croyez pas ? Vous avez tort. Moi je l’ai vue, une nuit sur ma route, serrant contre elle un petit lapin.
 
29 avril 2019.

©Chantal Capelle.
Histoire extraite de HISTORIETTES et CHANSONNETTES POUR L’ENFANT QUI EST PARTI…                                                  
 
 

 


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8 mai 2024 3 08 /05 /mai /2024 06:46


                        
                                                                                  à Jean DORNAC

 

Et si ce qu’on appelle « La vieillesse »
n’annonçait pas un quelconque déclin,
mais plutôt l’arrivée
d’une éternelle jeunesse ?
 
L’enfant n’a-t-il pas toujours personnifié
l’élève le plus naturel qui soit
pour aborder en toute simplicité
cette poésie au départ si ludique et divertissante
qui, au fil des années ainsi que des siècles,
n’a jamais cessé de se renouveler ?
 
Aussi vrai qu’un rêve à réaction
laisse des traces sur son passage,
à nous de transformer tous ces jets d’encre
en fontaines de jouvence.
 

©Michel Duprez                                                    
 
 
 
 

 
 
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7 mai 2024 2 07 /05 /mai /2024 06:45

Crédit photo : Nicolas Rénac/Flickr/CC BY-SA 2.0

 

 


Il suffit de dire... « SABLE » ...
pour imaginer le désert,

Et de dire « DESERT » pour penser à ...
« personne »

Ici, le psychanalyste demandera :
_ « QUI ? »...

Alors que le sage méditera sur
... « PERSONNE »...

 
©Lydia Montigny  
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris                    
 
 
 
 
 
 
 
 

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6 mai 2024 1 06 /05 /mai /2024 06:30

Photo : Daniel Ramirez

 

Sur le rivage de la mer, troublée par un rayon
de soleil, par le toucher soyeux d’une vague,
sur le sable mouillé par la tempête, parmi des coquillages
étonnants comme la crête d’un arc-en-ciel,
 
sur la ligne verdâtre d’algues qui sépare
 l’eau et la plage, le silence et moi,
l’immensité de la mer et mon regard,
l’attente d’entre les rivages, l’œil du ciel,

un doux crépuscule sur nous, on n’est pas
encore sortis des brouillards de nos tourments,
de la carapace trouble du monde,
la lumière quand même nous éclaire au carrefour.


 ©Sonia Elvireanu                   

Poèmes extraits du manuscrit Le regard... lever de soleil
       

 
 
 

 

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 06:35

Le rêve d Ania by gyurka

 


Dans le silence d'un jour absent
Patiente un navire amarré
Pris dans l'écluse du temps
Il flotte sur l’éternité

Demain reviendront les gens
Voir passer ce navire calme et lent

Demain à nouveau coulera le temps

  © Leafar Izen      


Extrait du recueil « Oeuvre incomplète »  

     
L'auteur travaille actuellement sur un 4eme roman : "L'Homme qui n'existait plus"


Le site de Leafar Izen et son site de vente par correspondance  

http://www.leafar-izen.com

http://www.leslibraires.fr/          
 
 

 

 

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4 mai 2024 6 04 /05 /mai /2024 06:50

Dessin au trait, reproduit deux fois ailleurs.

 


METTRE EN BOUTEILLE LE SOLEIL – 2008 – © Monique Thomassettie


L’intérieur ressemblait de moins en moins à celui d’une maison. Ça devenait une espèce de grotte aux multiples galeries, elle s’y enfonçait donc sans appréhension et avec détermination.
Son avancée lui soufflait : Tu te cherches une histoire ! Non pas : des histoires, mais : une histoire.
Elle en était consciente, et se répondait : Je suis moins le fil d’une histoire que celui d’une musique, comme à un opéra dont les paroles indistinctes parlent moins que les notes.
Où allait-il donc, cet homme pressé et tant désiré ?
Lui aussi poursuivait quelque chose, à défaut de quelqu’un ou quelqu’une.
Invariablement ce quelque chose se nommait :
Solution !
Quel problème qui le préoccupât, il en cherchait :
La solution !
Tandis qu’elle courait après les problèmes.
Elle se sentait question, elle le sentait réponse.
Il était donc assez logique qu’elle lui courût après. Comme il était cohérent qu’il harcelât ce qui lui échappait, à savoir : La-So-lu-tion !
Mais, à la femme, cette tension de l’homme paraissait fuite. Pourquoi me fuit-il ? se morfondait-elle.
La solution qu’il cherchait présentement était celle de mettre en bouteille le soleil, afin qu’il éclairât partout et toujours. En quelque sorte, il voulait faire provision d’énergie pour le cas où la solaire viendrait à s’épuiser.
À ce stade de mon récit, l’on peut se demander qui se trouvait en bouteille : l’astre ou la recluse.


© Monique Thomassettie


2008. Extrait de mon roman : LE FRUIT D’ÉDEN…
Publié en 2009 à mes Autoéditions M o n é v e i L.
Le début de mon roman en question a été reproduit sur Couleurs Poésies 2 le 08/10/2022.
Le présent extrait se situe un peu plus loin, soit à la page 14 de mon livre.      
 
 

 

 

 

 

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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 12:53

 – Editions Editinter - collection poésie – Illustration couverture Marie-Geneviève Simon-Ballou - nombre de pages 119 – format 14x21 – Mai 2023 –

Prétendre aborder un poète de l’envergure de Jeannine Dion-Guérin demande toujours

de l’ humilité, du respect et beaucoup de recul. Car elle appartient à ce cercle très restreint des Princes de la Poésie et croyez bien que ce titre n’est nullement usurpé.

Le grand poète belge Auguste Marin, ne disait-il pas : - Il y a toujours péril à parler d’un poète. Certains êtres, il faut les aimer de loin, d’aussi loin que le silence. -

Voici des ans, des lunes, que je connais la poétesse Jeannine Dion-Guérin, que nous avons souvent échangé pour nous retrouver sur le même chemin, celui de la haute poésie, sur la même fréquence et pourtant dès qu’il s’agit de l’aborder au travers de son œuvre, d’effleurer donc la femme, alors je me sens le besoin de prendre de la distance, car avec Jeannine Dion-Guérin nous touchons au suprême, nous croisons un haut chant de poésie.

Elle a le don de la transcendance avec les gammes de pureté ne révélant que l’essentiel. La note juste et intime.

Une nouvelle fois, avec son dernier recueil – Silence à haute voix – nous démontre si besoin était que sa poésie s’ouvre sur un grand silence épuré, une volonté presque minimaliste.

A la lecture de la poésie de Jeannine Dion-Guérin une énigme m’aiguillonne, car elle a toujours manifesté une certaine complicité avec les corbeaux, ces grands oiseaux si intelligents, il me semble que cela remonte à une période où elle consacra beaucoup de temps et d’énergie à Vincent Van Gogh son peintre d’âme et de cœur. Le corbeau a toujours déposé son mystère sur la poésie de notre amie : - C’est l’heure aux corbeaux, l’aube des matins ambigus qui piaillent à la brume…/… -

Jeannine Dion-Guérin laisse les mots de son imaginaire se mêler aux éléments naturels, recouvrir un galet, l’écorce d’un arbre, perdre leur virginité entre les draps d’un lit nuptial et de marivauder avec l’amour. Elle joue de la métaphore possédant l’art de nous dérouter. Ces mots en goutte-à-goutte finissent par polir la pierre de vie, afin de mieux y graver les initiales de son identité. Son regard s’inspire de l’insolite, des rejets sociétaux, du drame de l’humanité.

L’univers de Jeannine Dion-Guérin s’ouvre à nous en son double sens, imprégné de l’illusion du miroir, de l’image fragile et fugitive, où tout se révèle n’être qu’illusion. J’avoue aimer la facette libertine de notre poétesse malicieuse avec ses clins d’œil là où nous ne l’attendons pas. 

-Ayant du goût perdu le sens au fil du temps s’amenuisant, que me reste-t-il à sublimer sinon le parfum de la « Chose » ? -   

Il faut savoir accepter avec beaucoup de patience le temps qui s’égrène et signer avec lui un pacte de vitalité. Le défi semble absurde, mais à bien y réfléchir il ne l’est pas tant que cela, c’est un acte de bon sens et de bon voisinage. À quoi bon lutter lorsque le verdict de la destinée est inéluctable, mieux vaut composer. Néanmoins la grande question avec Dieu que nous voudrions bon, reste en suspens et nous permet de douter lorsque que nous dévoilons l’image de l’homme. La vie est souvent masquée comme la nature en automne qui à son déclin nous interprète l’air de l’embellie.

Jeannine Dion-Guérin laisse pousser les vignes vierges jusqu’aux pieds de son bureau, elle humanise la nature, vois les arbres en prière face au ciel vide et indifférent, mais où est donc Dieu cet éternel absent ?

Dans ses pérégrinations oniriques elle se découvre des lieux communs avec Colette – Bourguignonne, ma sœur éprise d’amour et de verdure – Petits plaisirs fantaisistes de la vie, besoin de croire en l’âme sœur.

Le langage est parfois codé, Jeannine Dion-Guérin y brode ses images, ses métaphores étonnantes, elle fait en sorte de saisir l’éphémère pour en extraire la quintessence.

Il faut se méfier de l’habitude, du quotidien, il faut se renouveler, bien que ce ne soit pas toujours aisé.- Tant de pistes négligées demeurent à arpenter -

Notre poétesse qui malheureusement a déjà connu une guerre lui laissant des stigmates douloureux, se préoccupe de l’actualité et ne demeure pas insensible à l’incohérence et à l’absurdité criminelle des tyrans qui répandent le sang des innocents et jettent la confusion. Comment se peut-il que pour une simple volonté égocentrique et personnelle un seul homme et quelques bouffons puissent mettre en péril des nations, en semant le feu et la mort.

La question reste posée ! Qui apportera une réponse ?

Sans doute la cohorte silencieuse des cœurs et du bon sens.   

Beaucoup de poèmes à double sens sont à lire entre les lignes, d’une image, Jeannine Dion-Guérin nous donne à découvrir son négatif, manière permettant de nous rapprocher du mystère créateur.

Par sa poésie notre amie reste simple et modeste tout en veillant à ne pas tomber dans le piège de consumérisme : - restons « écrivaillon » peut-être mais seul maître à rédiger. -    

Jeannine Dion-Guérin a toujours été une semeuse de vie, une complice de l’amour et même avec l’âge qui avance elle porte toujours bien haut le flambeau d’une lumière d’espérance : -Pourvu que demeure en elle, le plaisir d’écrire. – Elle donne une vie à ses poèmes, ne sont-ils pas ses petits, ses peines, mais surtout ses joies. Un souffle de liberté fleurte avec le libertinage, le plaisir du corps : - Offre-lui du « jouir » les friandises qu’il mérite. - Oui notre poétesse, femme avant tout, peut bien s’octroyer ce droit : - d’en avoir en son temps croqué la pomme. - 

Elle joue et jongle avec les mots, se fait bateleuse et improvise sans partition.

Jeannine Dion-Guérin se met en quête de bienveillance absolue, de pacifisme contrôlé et d’écologie mesurée, loin de toutes velléités et absurdités partisanes : - En finir avec les éclats de voix, de haine des échanges mortifères de répandre les guerres sous de fallacieux prétextes de terres vierges à ensemencer. –

Le doute parfois s’installe, peut-on encore faire confiance en l’homme aujourd’hui trop plein de dilemmes.  

Elle possède ce don de magnifier le Verbe, de le transcender tout en demeurant dans la modestie et la mesure, de détourner les vocables et leurs formulations de leurs sens originels.

Jeannine Dion-Guérin est une éternelle première, sorte de Diane chasseresse inconditionnelle toujours à l’affût du beau, du bien, du bon, du charnel. Dans cet esprit, je resterai sur la marque de fabrique de notre amie, qui est nourrie d’espoir et de confiance en l’Amour et laisserais la conclusion à : - un ultime coït triomphant. –

 

Michel Bénard

Lauréat de l’Académie française.

Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

Poeta Honoris Causa du Cénacle européen des Arts et Lettres.

 

 

 

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