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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 06:34
Madagascar - Photo Ellen Fernex©


 


Ellen Fernex a parcouru le monde durant tant d’années qu’elle sait parfaitement de quoi elle parle, et son humanisme fait énormément de bien !


Tant de regards au monde
comme des ondes profondes…
Tant et tant de regards
qui viennent de toute part !

D’Europe ou bien d’Afrique,
d’Asie ou d’Amérique.

Des villes et des campagnes,
des vallées et montagnes,
des déserts et forêts,
des savanes et marais,
des deltas et plateaux,
des banlieue et hameaux.

Regards :
ces miroirs ambivalents
du dehors et du dedans ;
du dehors, l’environnement
et les événements ;
du dedans, les bouillonnements
et leurs jaillissements.

Ces regards
qui s’infiltrent et pénètrent
tout au fond de notre être,

qui pleurent ou bien qui rient
qui se taisent ou qui crient ;
qui s’ouvrent ou qui se ferment,
qui haïssent ou qui aiment ;
qui chantent ou qui supplient,
qui gémissent ou sourient
qui doutent ou qui appellent,

tous, ils nous interpellent.

Ces regards sur la terre
comme autant de lumières
qui vivent et scintillent,
qui s’éteignent ou qui brillent,
dans les nuits, dans les jours,
hier, aujourd’hui, toujours,

Regards
de soie ou de métal,
d’eau trouble ou de cristal,
de soleil ou de brume,
d’étoile ou bien de lune.

Regards
énigmes où l’on se perd,
déserts où chacun erre ;
bourbiers où l’on s’enlise,
alcools où l’on s’enivre ;
jardins où l’on fleurit,
étés où l’on jouit ;
flammes où l’on se brûle,
abîmes d’où l’on recule ;
cendres qui nous consument,
aurores que l’on hume.

Regards
épées qui transpercent
ou brises qui caressent ;
poisons qui démolissent,
coups de poing qui meurtrissent ;
sources qui désaltèrent,
ou murs qui désespèrent ;
printemps qui réconfortent
ou fleurent qui emportent.

Tous ces regards du monde,
c’est la vie de ce monde ;
ses interrogations
et ses fascinations.
Le monde en gestation
dont nous sommes un maillon.

Ces regards sont tous frères ;
par-dessus les frontières,
les langues et les coutumes,
les peaux blanches ou brunes,
ou noires, ou cuivrées,
fraîches ou bien ridées ;
par-dessus religions,
croyances et pulsions,
toutes les diversités,
toutes les disparités.

Ces regards sont tous frères,
car tous d’une même terre.

©Ellen Fernex        
 
 
 

 

 

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 06:33

 

Recueil de Kathleen Hyden David

   
                                    
Préface de Claude Luezior
                                  Éditions France Libris, juin 2021

 

                             Ceux qui rêvent éveillés ont connaissance
                             de mille  choses qui échappent à ceux qui ne rêvent
                             qu’endormis. Edgar Allan Poe

 

Depuis l’origine du monde, l’arbre est le fidèle compagnon de la vie de l’homme. N’est-ce point sous un arbre, au jardin d’Eden, qu'Adam et Ève échangèrent leurs premières caresses? Du berceau au cercueil, l’arbre est présent. Trace conservée au plus profond de l’être, taillée dans notre histoire / et qui résonne au cœur de la  nef végétale.


C’est pourquoi souvent, les images de la vie et du rêve se confondent. Tout comme Gounod, inspiré par Goethe dans la nuit des Walpurgis, l’auteure fascinée par les arbres perçoit, dans leur écorce tourmentée, les reclus du temps qui l’attirent, l’inquiètent. D’où cette trentaine de photos pour en garder la trace.


Hésitation des souvenances, jaillissement et métamorphoses du regard.


Les cernes du mirage brisent les barrières du visible pour retrouver le dialogue perdu avec tous ces êtres qui apparaissent devant Kathleen Hyden-David.


Étonnant ailleurs, inquiétants visages aux regards immobiles qui, impassibles, observent, épient dans leur tronc d’arbre pour seul refuge (page 20). Veulent-ils renaître, ou entraîner une proie ? Mais aller à l'envers du miroir est toujours dangereux car le dragon veille et les fantômes, resurgissant dans l’hésitation du devenir, transforment celui qui les voit : ils me rendent étrangères.


Leur écorce est le canevas de quelques âmes errantes, vouivre ou gorgone, c’est une chambre de mémoire qui fascine la poétesse.


Écorce, titre du livre, interroge. Le lecteur peut se demander pourquoi le singulier au lieu du pluriel : chacun aura sa réponse.


Lorsque les alvéoles des branches s’égouttent sur les ombres, l’auteure écoute, en conjurant les puissances d'un au-delà pour en retrouver les racines. Souvent, selon Cesbron, un arbre humanise mieux un paysage que ne le ferait l’homme ;  il faut alors la justesse du regard et la précision du mot pour le démontrer, ce que fait très bien Hyden David.


Les photos sont toutes plus surprenantes les uns que les autres, accompagnées par des textes qui suggèrent le rêve : illusion de rétine / ou rêve secrété / du fond des siècles / troll ou fou du roi, raconte-t-il ses ancêtres ou quelque farces grotesques? L’esprit laisse faire le rêve et quelque dieu généreux / aurait-il mélangé à la sève / quelque gouttes / de génie ?


L’auteure, en créant une image, oriente l’imaginaire du lecteur. Comme le souligne Bachelard : créer une image, c’est vraiment donner à voir.


La forêt manifeste la permanence de la vie. En s'identifiant au monde végétal l’auteure nous fait échapper à notre condition matérielle, à notre individualité périssable. Mais la  vie se nourrit d’interrogations sans réponses. Peut-être en trouverons-nous dans ce recueil ?


Dans cette forêt vit tout un peuple d'ombres, mais rien n'est vain aux racines du ciel. Hyden-David, en ouvrant la forêt au regard, a su retrouver quelques genèses sculptées.


Sur les routes forestières se blottit une vie entre deux mondes. Malgré la rouille des lichens, la sève est toujours jeune : c’est ce que le lecteur ressent en s’imprégnant des photos et en lisant les textes qui les accompagnent. Nous avons ici un dialogue entrent l’énergie cachée des éléments, entre la chair du végétal et la chair de l’homme.


Nous ne saurions terminer cette recension sans souligner l’élégante préface de Claude Luezior qui se glisse dans les failles du soir. Par un flux de l’esprit et une grande sensibilité, ses mots captent les rumeurs de la forêt et soulignent la richesse de ce recueil.

 

Nicole Hardouin
                  
 
 
 

 

 

 

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 06:29
Photo : Ramin Rahmani Nejad Asil


 

à toutes celles qui ne respirent plus et que nous continuons à aimer

Des oiseaux brodés s’embrassent sur le couvre-lit lorsqu’elle apparaît.
Sa présence me transporte en Iran, près du bassin de la mosquée rose de Chiraz où les nymphes s’ouvrent et se referment en corolles odorantes.
Avec la grâce d’un battement d’ailes de colibri, un soupçon de lumière se pose sur ses paupières aux reflets céruléens.
Ses grands yeux fixent la patine d’un luth d’où s’échappe la danse du soleil.
 
Aussitôt, elle se met à chanter.
Sa voix est un souffle ardent comme la poussière rouge d’un vent de sable.
Me vient l’image d’un caravansérail : cette étape des routes caravanières reliant le golfe Persique et la Méditerranée, cette oasis où défilent chameaux chargés de soieries, d’épices avec femmes et hommes en quête de bruissements de palmes et du ruissellement de l’eau.
 
D’accords en arpèges, les rimes vont de l’ombre à la lumière. Sa voix cristalline brode la parure du ciel et, tel un papillon, rejoint le croissant de lune.
 
La lueur fauve des braises pousse un dernier soupir quand retentit un ghazel de Hafiz* :
 
     « … Ô ma rose,
                   J’ai vu dans les plis de ta robe
                            le vent qui renverse,
                                    et ce n’est pas sans raison… »
 
                                                                                                   

Morpho, 2021

www.rolandsouchon.com  
 
*
Né à Chiraz (Iran) au quatorzième siècle, Hafiz est le plus grand poète lyrique persan.
       Son œuvre tient en un recueil de divân (vers) qui comporte 500 ghazels (poèmes).

 
        
         

 

 

 

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15 août 2021 7 15 /08 /août /2021 06:33
Jean Jaurès, un homme pour la paix !

 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

 

Je ne sais pas qui tu es
Je ne sais pas ce que tu fais
Je ne sais pas d’où tu viens
En tout cas sûrement de loin
Je ne sais pas ta religion
Mais tous nous maudissons
Les guerres, où nous, êtres humains,
Martyrisons et massacrons les innocents
Ils pleurent et crient en vain
Insensibles, nous tuons même les enfants !
Je ne sais pas qui tu es
Je ne sais pas ce que tu fais
Je ne sais pas ce que tu veux
Mais si tu appelles à un cessez-le-feu
Même si je dois mourir quand je t’aurai aidé
De bon cœur je le ferai !


©Albeline MAURIN
- 5ème PRIX DU TAPUSCRIT DES COLLEGES 2020-2021

 

 

 

 

 

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 06:36

Moi l’orage

 

Montagnes comme vagues sur la mer
Mon lac dans ma forêt
Ma forêt dans mon lac
Ma cabane dans ma forêt
Mon lit dans ma cabane
Et moi dans mon sac

 

Dans le sac de moi-même
N’existent plus les chaînes
N’existe plus la peine
Je ne sens plus rien
Mais l’opaque silence

 

Puis tu éclates
Immense
Énorme
Envahissant
Alourdi du tonnerre
De noirs et d’éclairs
De grêle aussi bruyante
Que cent mille crécelles
Pour me prendre ma vie
Orage de cette nuit


 
Tes bruits sont tant si grands
Que plus rien je n’entends
Et je suis devenue
Ce que je n’entends plus
Je suis l’eau de la pluie
Je suis le vent,
Je suis le tonnerre
Je suis la clameur

 

Et j’ai peur
De moi-même


Marcelle Tesssier-Lebarbé
Recueil 2013    

ECHARPE AMIS  2021 Marcelle Tessier Lebarbé Présentation
 

 

Née en janvier 1929 à Rockland, petite ville ontarienne sur les rives de l’Outaouais, Marcelle Tessier est la huitième d’une famille de neuf  enfants survivants. Rapidement, la famille s’installe à Ottawa où son père fait de petits métiers  pour nourrir femme et enfants. Le milieu est humble, mais non sans culture.


Les racines d’un talent


Le père, Adélard, fera l’écrivain public*. Pour des clients du petit restaurant-épicerie qu’il tenait, il a écrit des lettres destinées aux soldats basés ailleurs au Canada ou dans le monde pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Rudel, frère aîné et seul garçon de la famille, est déjà journaliste quand Marcelle est encore une enfant. Les histoires et les visites de gens connus se succèdent à la maison.

 

Grâce à Rudel devenu soutien de famille après la mort du père Tessier en 1945, Marcelle et sa sœur Paule fréquentent l’École des Beaux-Arts de Montréal.

 

* Le talent de communicateur d’Adélard Tessier se perpétuera du reste dans sa descendance. Parmi ses enfants, petits-enfants, arrières-petits-enfants et conjoints de ceux-ci, on trouve : journalistes, rédacteurs, réalisateurs, dessi-natrice de costume, photographes, directeur de plateau, auteurs de mots-croisés, libraires, typographe, éditeurs, webmestre, illustrateur, publicitaire... et une poète.


 
Poésies

 

Pendant ses études, dessinant joliment, Marcelle illustre quelques livres. Elle publie aussi des caricatures dans des journaux populaires.

 

Cette carrière naissante cesse en 1950 quand Rudel propose à Marcelle et Paule de l’accompagner en France. C’est que Rudel appartient maintenant au milieu intellectuel de Montréal, et il est normal pour les membres de cette communauté d’aller séjourner quelque temps au pays des ancêtres.

 

Ce sera un séjour de douze mois dans le Paris d’après-guerre, celui de Saint-Germain-des-Prés, des existentialistes et des artistes de la chanson qu’elle aura l’occasion de croiser (de Félix Leclerc aux Compagnons de la chanson, d’Édith Piaf à Juliette Gréco).

 

Marcelle rentre au Canada en mars 1951. Sur le navire, il y a des immigrants, certains sont français ; parmi eux se trou-vent les Lebarbé, et parmi les Lebarbé, Gaston* (de CARHAIX 29)


.
De fil en aiguille, Marcelle et Gaston se marient en août 1952. Trois garçons naîtront : Martin  en 1953, François en 1954 et, pour clore, Daniel en 1957.


 
* Gaston Lebarbé a écrit deux récits autobiographiques. Face à la vie, publié en 2011, raconte, parmi d’autres souvenirs, sa rencontre avec Marcelle et leur vie commune durant plus de soixante années. Dans un premier volume, paru en 2002, Ar sonj, l’auteur dépeint son enfance dans la Bretagne d’avant la guerre, la guerre vue par un adolescent et les doutes d’un jeune homme que sa famille destine à la prêtrise.


 
Mère et épouse, s’occupant de sa marmaille, Marcelle l’artiste n’a pas perdu sa sensibilité et son besoin de créer. Ce sera, pour ses enfants, bricolages et dessins, décorant murs et vêtements. Et, pour la sensibilité, un univers de chansons de France et d’ici diffusées par l’appareil accroché au mur de la cuisine. Toujours à la radio de Radio-Canada où Gaston travaille. Ce sont les années soixante et soixante-dix, années de grandes chansons aux textes riches. (Entre autres, l’œuvre de Gilles Vigneault, qui est, disons-le, un réel fantasme textuel pour Marcelle.)

 

Alors, même si c’est sans musique, lorsqu’il y a surplus d’émotion, spleen, maladie, adolescents déprimants, rêves d’un ailleurs... le crayon dessine des mots sur les feuilles, les faisant chanter. Des mots pour soi et non pour les autres. Des mots pour guérir.


 
Puis viendront d’autres choses à dire, d’autres mots, d’autres raisons d’écrire, sans drame, des mots dessinant des images. Enfin, s’offrira la possibilité pour Marcelle d’aider avec ses mots, de les partager avec des jeunes de maintenant...

 
Par Gérard Gautier
 
 
     
 

 

 

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 06:23
Photo ©Jean Dornac



 

                                                       « S’il chante c’est bon signe »
                                                       Jacques Prévert

 


Pour révéler
Le mot paix du poème   
Gisant crucifié
Parmi épines et ronces,
Héler l’oiseau.
Quand la colombe est là    
Ôter de son aile
Une plume,
L’encrer aux pépites
De l’oliveraie
Émergeant de la brume,
Calligraphier les racines entrelacées
Sur la partition
Des sons et des couleurs.
Quand vibre le la
Au cœur de la spirale d’or
Du tournesol,
Récolter les braises du ciel
À l’apogée du jour
Pour éclairer le jasmin des poètes,
Et écrire des graines de promesse
Sous les feuilles argentées.
Si la lumière
Hésite à se poser
Sur les lettres pacifiées
Rappeler l’oiseau
Puis essayer,
Essayer encore !

 

©Nicole Portay

 

 


     

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 06:41
Fulgurance - ©œuvre d’Eliane Hurtado


 

 

Trois coups de pinceau
Sur cette toile blanche
Ont ouvert le chemin
D’un paysage cristallin
Où la lumière joue
Avec des nuages bruns.

 

Trois bateaux sont échoués
Sur les lointains horizons
Leurs mâts sont inclinés
Sur cette ligne bleue.


Trois oiseaux se sont posés
Sur un fil d’ariane doré
Reliant les êtres entre eux
Sans qu’ils ne le soupçonnent.

 

©Eliane Hurtado                  
 

 

 

 


 
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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 06:10
FEMME TRISTE

 

 

Je dédie ce poème a ma chère prof Mme Bahia Azrar. Car elle a vu dans mes yeux et  m'a inspirée.... Merci.
 
 
 
 
Dans mon regard,
Il n'y a pas de hasard,
Il n'y a pas de tristesse,
Pas de désespoir,
Mais vous y voyez bien clair,
Oui, vous y voyez vrai.
Dans mon regard,
Il n'y a pas de mélancolie,
Pas de désenchantement,
Pas de mépris.
Dans mes yeux,
Sans prétention,
Un feu sans grande considération,
Se cache là où coulent à torrent,
Mes plus profondes ambitions.
Dans mon regard,
Pas de regrets...  mais
Quelques traces du passé,
Il n'y a pas de drame,
Le malheur n'expose que son charme !
Dans mon regard j'offre mon âme,
Sans cérémonie sans vacarme.
Et dans mes yeux,
Mon cœur...
Vous emplit de joie,
Alors qu’il se trouve en sueur !
 
©Djida Cherfi
06/07/2021.
 
 
 
 
 
 
 

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 06:44
Ma belle inconnue - Sculpture d’Etienne Fatras©


 


Ma belle inconnue
J’ai su que c’était toi
La première fois que je t’ai vu
Mon cœur était tout en émoi.

 

J’avais pris un peu de terre,
J’ai modelé des jambes de rêve,
En aveugle, j’ai travaillé sans trêve,
Inconscient de ce que j’allais faire.

 

Je voulais pour toi, une belle robe,
Soulevée par le vent, suggérant ta silhouette,
Découvrant un joli sourire fessier.
Voilà que peu à peu ton corps se dérobe,
Que s’est-il donc passé dans ma tête,
Pour que tu perdes la tienne, j’en suis stupéfié.

 

Ton écharpe a couvert ton visage,
De toi, je n’en saurais pas davantage.
Curieuse pulsion que la création,
Qui nous révèle notre subconscient.
Aller au-delà de nous-même, pure invention
Et pourtant tu es la a présent
Et quand je ne serais plus
Tu témoigneras de ce que je fus.

 

©Etienne Fatras    

Sculpture et poésie    
 
 

 

 


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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 06:33


 

 


j’ai toujours regardé par une sorte de fenêtre,
ce n’est que moi qui la voyais s’ouvrir vers le ciel
où je sentais ta présence, je ne t’apercevais pas,
mais je savais que tu existais quelque part
au-delà des nuages mousseux qui passaient
devant ma fenêtre comme un appel,

 

je te portais en moi comme une lueur,
sans voir ton visage, je ne pouvais pas t’imaginer,
car tu étais déjà créé,
tu existais au-delà des voiles de ma vie,
mais cette fenêtre qui n’était qu’à moi
te sentait quelque part,

 

je t’attendais sans comprendre,
je pouvais jurer que j’allais te reconnaître
si jamais tu venais dans mon univers
comme d’un conte, et un beau jour, bien tard,
je t’ai aperçu, éblouie, surgir devant moi,
c’était en été, tu n’étais pas fantasme,

 

mais celui de ma fenêtre invisible,
tu marchais sur la même terre que moi,
je me suis dirigée vers toi, souriant peut-être,
je ne me rappelle que ton visage de voyageur
venu des pays chauds et la lueur de ton regard
qui a troublé en un instant mon âme pétrifiée.

 

©Sonia Elvireanu                                          
6.02.2021


Poèmes extraits du manuscrit Ensoleillements au cœur du silence
       
 
 

 

 

 

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