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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 06:33
Photo Jdornac©


 

 


Parfois il arrive que la poésie ouvre son chemin, par surprise, sans avertir le monde des poètes...
Ainsi nous arrivent des témoignages qui ne savent même pas qu'ils sont poèmes vivants
Tel est ce court texte envoyé à Jeanne Champel Grenier par une amie de longue date : Anne Gary-Reck plus connue dans le milieu de la mise en page sous la rubrique de ''Clair de plume''.
À vous d'apprécier cet instant suspendu…

 

 

* * *

 

 

UN SOIR… - Anne Gary-Reck

                                              

...Un soir, sur notre route, un héron.
...Un héron qui marchait d'un pas de sénateur
sur notre route...(ou plutôt la sienne!)
Incroyable, au beau milieu, tranquille !!!
...alors on a roulé à 2 à l'heure, calés sur son pas...Incroyable !
Et puis, il a fini par se souvenir qu'il avait des ailes

 

©Anne Gary-Reck   
 

 
 

 

 

 

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 06:44
L’autre son de cloche, René Magritte

                      

 

                                                                                     À Jean DORNAC


Vous n’imaginez pas ce que je ressens
quand on me comprend de travers
et que cette interprétation-là,
qui n’est évidemment pas la mienne,
a plus de sens par rapport au message initial
auquel je faisais référence.
Excusez-moi, je n’ai pas bien entendu.
Auriez-vous, s’il-vous-plaît, l’obligeance
de me répéter ce que vous venez de dire ?
Ah, je vois : vous faites allusion à un autre son de cloche.
Allons, il faut savoir parfois raisonner
et ne pas toujours tenir pour acquis
cet adage inventé par La Fontaine affirmant
que tous les chemins mènent à Rome.
Au contraire : erreur, lamentable erreur !
Les cailloux blancs semés dans un conte pour enfants
ont tendance à s’user avec l’âge
jusqu’à nous contraindre un jour
à laisser le hasard choisir notre véritable destination.

 ©Michel Duprez                                    
 
 

 

 

 


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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:23

 

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 06:29

 
 
Les mots que j’écris s’accumulent
Les mots que tu me dis aussi
Nous en ferons un opuscule
Opus de notre vie

~*~
 
Le parole che scrivo si accumulano
Le parole che tu mi dici anche
Noi ne faremo un opuscolo
Opus della nostra vita

 
Ode©
 Extraits du recueil Médaillons poétiques

 Medaglioni poetici Extraits du recueil du même nom par Ode,
traduction de Mario Selvaggio Édizioni Universitarie Roma
     
 
 
 
 
 
 
 
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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 06:32

   
Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2022
 

 

Dans l'univers, il y a un système solaire
dans ce système solaire, il y a des planètes
parmi ces planètes, il y a la terre

 

Sur cette terre, il y a des continents
parmi ces continents il y a l'Europe
dans l'Europe, il y a la France

 

Dans la France il y a des villes,
parmi ces villes, il y a Toulouse

 

Dans Toulouse il y a une école,
dans cette école il y a une classe,
dans cette classe il y a des casiers,
dans un casier il y a un cahier,

 

Dans ce cahier, il y a un exercice,
dans cet exercice il y a des fotes !


© Elias DUPUIS PUTELAT
 – 31500 TOULOUSE
                                                   
PRIX PREVERT JEUNESSSE 2022

 

 

 

 

 

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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 06:43
L'Enfer, détail du panneau de droite (Le Chariot de foin, triptyque antérieur au Jardin des délices, de Jérôme Bosch).


 

 

écoute avec tes yeux
ce qu’elle te dit avec son coeur !

 

écoute le vent
qui porte son message

 

entends les voix
de l’amour qui t’appelle

 

Lis la couleur du ciel
et entend le dessin des nuages

 

homme, apprends à écouter
la nature te parle
elle se meurt
elle crie
et tu ne l’entends pas !

 

Ta compagne aussi
se plaint, mais en vain
Elle-même ne t’écoute point
l’humain choisit d’être sourd

 

Et pourtant…

 

écoute les gémissements
d’un peuple assassiné
par un faux tsar
vraie brute
qui se croit tout permis

 

Alors, écoute encore
la terre qui pleure
labourée par les bombes
des tyrans assassins

 

Ecoute les hommes des forêts
que l’on chasse et tue
pour leur voler leurs terres
et détruire leurs vies et leur culture

 

oui, la terre se meurt
et tu ne veux rien entendre
rien savoir
pour avoir
la paix…

 

Alors oui,
tu es sourd !
Mais tu es également
aveugle…

 

Si tu voulais écouter
tu saurais que bientôt
la mort viendra
et détruira
ce que tu croyais immuable

 

alors, tu sauras enfin
mais trop tard
que tu n’es rien
que poussière d’univers…

 

©Jean Dornac
Lannion, le 8 juillet 2022                                    
 
 

 
 
 
 
 
 
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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 06:34
Illustration de Jeanne Champel Grenier


 

 

 

Il a dit à tout le poulailler :
-Taisez-vous, c'est Moi qui parle !
Il a dit à la basse-cour et à la haute cour
-C'est Moi qui décide !
Il a appelé ses potes
(épuisés, en compote) :
-Toi tu fais ça !
Toi, tu viens là ; toi, tu vas là-bas
et vous, voilà ce que vous avez à faire :
vous direz : OUI CHEF !
Rien à discuter !
Vous allez voir,(et entendre) on va s'éclater
Ils ne vont pas en revenir !

Ils ont dit :
-Et si on faisait...
-Pourquoi on ne ferait pas...
-Y en a qui disent...

Il a dit :
-Tous virés : Virés ! Virés !
Sauf toi, là-bas, ma jolie !!!

Ils se sont rassemblés
comme des moutons dans les rues...
tous, tous les pingouins qui avaient voté,
sans le savoir, pour la canicule
tous les chameaux, et dromadaires qui avaient votés,
sans le vouloir, pour la banquise
et ils ont crié :
-À bas LUI ! On voulait l'AUTRE !

Il a dit :
-Trop tard !
C'est celui qui dit qui est !
Voilà mon programme :

-À bas TOUS les autres !
Je vais monter des murs
démonter les échafaudages
brûler les échelles
noyer les ports
augmenter les montagnes
clouer les portes et fenêtres
ET LES BECS !
Je vais clouer aussi les avions
crever les bateaux
et flinguer les OVNI

Ils ont dit :
-Et bien ! Il ne fait pas de cadeaux !
Il a répondu :
SI !
À Noël: un colt à chaque enfant
qui a fait ses premiers pas !
Il n'est jamais trop tôt pour faire la loi !

Diriger, c'est du boulot :
Il faut flinguer tous les opposants
flinguer aussi les journalistes
et ne pas faire de taches
Alors repeindre la Maison Blanche (ou le Kremlin)
en ROUGE....3 couches

Il était cuit comme un homard
avait sifflé, cul sec, 1 litre de whisky (ou de vodka )
chanté : ''on les aura, tous les étrangers on les aura !''
Puis il est parti repousser les frontières
le bazooka à la boutonnière...

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER  ( Extrait du recueil : Terre adolescente-2015 )                                  
 
 

 

 

 

 

 

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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 06:37


 

 


Nous les avons connus dans la force de l’âge :
Qu’avons-nous fait pour les empêcher de vieillir ?
Reconnaissons que nous n’avons guère été sages,
    Que nous n’aimions pas obéir !

Ils ne nous ont donné que le meilleur d’eux-mêmes,
Ce qu’ils avaient mûri de rêve et d’idéal
Mais nous considérions comme tarte à la crème
    Leur parler franc et proverbial.

Nous étions rebutés par leur lente démarche,
Leurs manières à eux de mépriser le temps
Et nous n’avons pas su retenir de leur arche
    Le sable pour argent comptant.

Nous ne nous souvenons plus que de quelques bribes
Parmi le lot, si fourni de leur testament ;
Nous regrettons qu’ils n’aient pas eu l’âme de scribes
    Pour tout conserver noir sur blanc

Les cerises sauvées comme pendants d’oreilles,
« L’os du bonheur », vite détaché du poulet,
Les coupas frappés sur les verres et les bouteilles
    Jusqu’à ce que tombe un soufflet !

De ce festin nous n’avons qu’épargné les miettes :
Les muscles du géant gonflés à pleins poumons,
Une bouffée dérobée à sa cigarette
    Avant d’être hissé au plafond.

Tous ces trésors que les moissons de notre enfance
Avaient, jour après jour lentement amassés
Nous les avons, sous prétexte de délivrance,
    Au hasard des mues dispersés.

« Ils » nous ont bien des fois remercié d’un sourire
En croisant leur enfance au coin d’un de nos jeux ;
Vers les plus hauts sommets ils voulaient nous conduire,
    Loin de tout sentier périlleux ;

Mais nous ne comprenons cette sollicitude
Que bien longtemps après qu’elle nous fait défaut
Quand vient pour nous le temps de la décrépitude,
    Quand souffle le vent de la faux ;

Et nos enfants nous rendent notre indifférence :
Notre froideur d’alors est payée de retour
Et c’est du bout du coeur que leur exubérance
    Répond à nos marques d’amour !

 

©Louis Delorme  
Extrait du recueil « La Criée – Les Vagissements » de 1974. Recueil imprimé et gravé par l’Auteur sur sa presse artisanale.                            
 
 
 
 

 

 

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 06:43


 

 

Ombres empoisonnées
par le visage de nos rêves
vos masques
engendrent le désir
comme une délivrance
recroquevillée…

 

De l’arbre de nos corps
l’obscur
enfante le mensonge
et nos mains alourdies
par les prières
osent croire encore
en cette nourriture
insipide et soumise…

 

Mais la vie… la vie
peut-elle revêtir
dans la confusion
de nos êtres
l’étreinte éternelle
et la cicatrice
du sang ?…

 

L’espace déborde
et l’infini rejette
l’interrogation du monde
comme une grande blessure
au fond de mon silence…


 
© Victor Varjac
  Antibes, le 28 novembre mai 2000


Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS

 

 

 

 

 

 

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5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 06:42

 

 

allons rallumer les étoiles
en cette île
où l’on oublie de mourir

 

arrosons les racines
en cette terre
où l’on ne cesse de renaître

 

essaimons les rues
de cette ville
où la parole unit les étrangers

 

traversons les frontières
de ces pays
où personne ne doit pleurer ou prier

 

depuis qu’elles ont été incendiées par les dieux
oubliées par les hommes
baptisées par ta source et la lumière

 

©Hafid Gafaïti    
 
 
 
 

 

 

 

 

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