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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 07:28


 


Chapitre : PREMIERES MESURES

 

                  II


Il te fallait déployer tes ailes
Dans le froid de la nuit,
Va maintenant,
Va vers l'autre
Puisqu'il se débat comme toi,
Va vers l'autre, vers lui,
Vers l'aurore de vous deux,
Va comme l'oiseau va, sillon,
Sillon dans la lumière, il suffit...

©MILOUD KEDDAR
 
Extrait(s) de CHEMINS DE SOI de MILOUD KEDDAR
aux Éditions « Flammes Vives »

 
 

 
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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 07:34

 

Hommage à Louis Delorme

 

L’annonce du décès de ce grand poète fut une véritable douleur pour beaucoup de monde, celui de la poésie, mais aussi de la peinture, de la sculpture et de la littérature…

Pour ma part, je n’ai eu la chance de le fréquenter que quelques mois. Une belle amitié naissait, mais trop vite rendue silencieuse par la maladie qui allait emporter Louis.

Alors, ô combien j’ai été heureux de l’initiative de Jeanne Champel Grenier, très grande amie du poète lorsqu’elle m’a parlé du livre hommage qu’elle préparait pour Louis, m’invitant moi aussi, à y participer.

C’est l’univers des poètes amis de Louis Delorme qui défile page après page, chacun lui rendant hommage par un écrit et par la présence ici !

 

Aux amis et admirateurs de Louis Delorme je ne peux que recommander ce livre hommage !

 

 

Editions Thierry Sajat

5 rue des Fêtes

75019 Paris

 

 

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 07:36
Photo bergotbenedicte.blogspot.com


 


Au-dessus de l'océan, le volcan rageur brasse l'incendie des profondeurs, une coulée pourpre éperonne le flan de la montagne.
Le feu originel roule, palpite dans le ressac.
La roche réveillée crache les cicatrices d'avanies retenues.

Langage du secret outragé.

Complices, les grandes marées dévident l'écheveau des clameurs, lacèrent des paupières de sel.
Les ondes sont désaccordées.
Rétiaire, le magma serpente, délire dans la nasse des marées.

Baveuses morsures.

Les cendres assassines étouffent le tatouage des derniers gréements. Les fonds marins revendiquent leur butin

Les oiseaux morts gisent dans l'acier d'une légende.


©Nicole Hardouin

 In Lilith, l’amour d’une maudite
Éditions L.G.R. Paris  2020

 
 
 
 
 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 07:28
Le Libraire – André Martins de Barros


 

 

Un livre, une page,
Un numéro, une ligne,
Un livre est un message,
Une histoire que l’on signe...

 

Un livre s’écrit avec le sang,
En rouge, en noir et blanc,
Avec le sel de ses larmes,
Et le charme innocent
D’un regard si troublant...

 

Un livre n’est féminin
Que dans la légèreté,
L’érotisme effleuré,
Désinvolte, et dévoré !
Mais il n’est masculin
Qu’en sujets bien musclés,
La rime masculine
Jamais ne le décline !

 

Ni ambigène, ni arc en ciel
Le livre n’a de pareil...
Simplement : « il est »...


 
©Lydia Montigny
 
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris
 
 
 
 
 
 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 07:28
Photo : Sciences et avenir 2017

 

La réalité objective
De la matière
N’est pas pénétrable
Par l’esprit humain

 

La matière est composée
De corpuscules
Invisibles pour l’humain

 

Nous ne voyons rien,
Sommes aveugles...

 

Rêvons donc !

 

© David Chomier

Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

  
 
 
 
 
 
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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 07:34

 

 

Décembre brame impatient. Dans ses bois un bouquet vert, d’aiguilles et de braises, brûle la saison. De bleu et de gris son regard pers lisse le ciel. Vêtu des forêts de l’hiver, il avance vers le terme. Sa main gauche porte le gui, sa main droite le houx. Sa ceinture pèse de l’or d’une serpe. Il avance et chaque pas, chaque enjambée, lui ôte son poids d’homme, le poids du temps.

Décembre adolescent marche vers l’enfance de son histoire, à ses lèvres demain balbutie.

 

©Béatrice Pailler 

 

 

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 07:30
Photo www.rtbf.be

 

 
 
je suis entré comme un païen, admirant en secret ta beauté de jade,
ses flammes pâles ou trop intenses m’appelaient d’entre les buissons,
mais je marchais près de toi avec l’arrogance de celui qui est seul.
 
mes pas pesaient trop lourds sur ton corps,
car je voulais tant faire semblant de ne pas te voir,
ô, combien j’ai voulu t’ignorer,
te sourire arrogamment d’un poème trop court
mais je n’ai pas su comment le faire...
 
je me suis allongé par terre près de toi
et nous sommes devenus cadavres
que la neige de leurs rêves couvrait trop tôt,
la neige où trottaient des agneaux
et le cri étouffé des nourrissons jamais nés,
le cri des silences impalpables aussi
qui auraient pu se revêtir de chair,
mais nous ne leur avons jamais permis de dire la vérité,
la vérité qui aurait pu nous rendre libres.

©Elina Adam
 

 
 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 07:25

 

 

Voici un an déjà
J’étais assassinée,
Doublement, c’était par mon amour.
De son corps j’ai appris
Que j’étais un fantôme.
Pourtant se taisent les miroirs,
Les photos sont muettes,
Et les mots qui coulent de mon coeur
N’ont pas d’actes de naissance.
Depuis que je suis morte, j’erre dans la vie,
Avec tout le jour, son visage,
Son regard, que mon regard caresse,
Et le souvenir d’un « abominable amour »
Que je ne connus pas.
 
©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 
 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 07:49

 

 

Tropiques suivi de Miserere/ Tropice urmat de Miserere. Traduction en roumain et Postface de Sonia Elvireanu. Préface de Jean-Noël Chrisment, Ars Longa, 2020, 133 p., 10 euro

 

Prix Naji Naaman 2020, Liban

 

Un souffle de mélancolie s’exhale des poèmes de Michel Herland du recueil bilingue Tropiques suivi de Miserere/ Tropice urmat de Miserere, inspirés par le paysage tropical, en même temps que la nostalgie d’une époque surannée à laquelle il emprunte fréquemment la forme du sonnet, comme une musique d’un temps révolu.

L’exotique et l’érotique se conjuguent en une sorte de duo provocateur, comme nous aiguillonne la beauté sauvage de visions rappelant certains poèmes de Baudelaire. Le paysage tropical, ses couleurs fascinantes et ses senteurs enivrantes excitent la sensualité du poète qui s’abandonne à une passion troublante pour sa noire déesse. La douceur de l’air, quand ce n’est pas la torpeur torride ou la moiteur humide des forêts, fait s’épanouir en la mystérieuse femme d’ébène un archétype qui hante les mythes et les littératures du monde.

La femme qui envoûte Michel Herland prend cependant de multiples visages : ceux d’Ève, d’Aphrodite, incarnation de la beauté et de la sensualité, de Laure de Pétrarque, d’une jeune fille diaphane et innocente, d’une femme frivole et sensuelle, habituée des fêtes galantes, objet du désir et des plaisirs, d’une touchante femme-enfant, d’une beauté noire, sauvage et mystérieuse, d’une femme raffinée et inaccessible, d’une fille du désert. Quelle que soit la forme sous laquelle elle s’incarne, la muse de Michel Herland est toujours une sorte de déesse qui ensorcelle par sa beauté.

Rêve ou passion, accomplissement ou déception, admiration ou dédain, innocence ou dépravation, sensualité délicate ou obscène, toutes les variantes de l’amour et des sentiments se manifestent dans ces poèmes.

Il y a chez Michel Herland de la désinvolture, voire du plaisir, à évoquer la séduction et le désir, ce qui nous renvoie à l’hédonisme du XVIIIe siècle, si ce n’est à l’amour courtois. Est-ce la nostalgie du libertinage savant de ces temps jadis, d’un art de séduire oublié que le poète aimerait ressusciter ? Ou est-ce la beauté sauvage et troublante des paysages exotiques découverts par les romantiques ? Les deux certainement. Le choix du sonnet, la musique des vers renvoient d’emblée à l’atmosphère des fêtes galantes d’autrefois.

Si les vers rappellent parfois Verlaine, les paysages et les personnages de Michel Herland, malgré leur charme mystérieux, ont une troublante réalité grâce à la précision des détails. Ainsi dans certains poèmes, les toponymes permettent-ils de situer précisément le décor des Caraïbes où le poète est désormais installé.

L’art de rimer et d’évoquer la passion sont remarquables chez Michel Herland, poète marqué par l’harmonie classique comme en témoigne sa prédilection pour le sonnet. Le lecteur découvre avec surprise en lui un poète raffiné, qui s’assume à l’écart du postmodernisme dont se réclame la poésie du XXIe siècle. Comme s’il voulait prouver que rien n’est jamais démodé en art, que l’on peut faire renaître d’anciennes formes, les mettre au service d’une sensibilité actuelle.

L’exotisme et l’érotisme de Tropiques s’opposent au triste et au sordide qui dominent dans Miserere, intégré dans le même recueil. Les misères de la vie (pauvreté, souffrance, chagrins, dégradation, perversion, vieillesse, solitude) sont évoquées par une mosaïque d’images souvent hideuses, voire abjectes de la ville. Ainsi, au charme envoûtant du paysage tropical s’oppose brutalement un espace repoussant, ses maux et ses vices. Les plaies du monde contemporain sont peintes sans fard dans des poèmes comme Migrations ou La fureur est tombée sur la ville écarlate. Là éclate la révolte du poète contre la condition humaine et les injustices ; sa plume se fait aigre et la poésie tourne à la satire sociale.

Conclure le recueil par la figure du poète est éminemment symbolique. Le poète est plus que quiconque sensible à toutes les beautés, toutes les laideurs du monde. C’est donc à lui qu’il revient de les raconter.

Sonia Elvireanu

 

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 07:34
©Getty Images/Lonely Planet Images


 


2 février
Mais nous déambulons au milieu de colonnes :
Celles des amis chers, sans parti ni tabou,
et les arbres dressés, de printemps en automnes,
sous la voûte du ciel solidement debout.

 

3 février

Voûte est mon horizon si je lève les yeux,
Telle est sa profondeur que j’en ai le vertige !
Les bienveillants, les purs, des êtres merveilleux
S’y trouvent rassemblés, surprenante voltige.

 

4 février

C’est bien haute voltige et danse révélée
D’observer les ébats de mes anges gardiens.
Il y en a plusieurs, je reconnais d’emblée
Ceux qui servent d’escorte à mes pas quotidiens.

 

A suivre…    

© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier    

 

 


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