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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:36
Par Rayyar — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

 

 

 

 

Les hommes régnaient sur la Terre.

Ils s’imaginaient tout-puissants,

Se déclaraient parfois la guerre,

Il fallait bien tuer le temps.

 

Ils se targuaient d’être invincibles,

Mais se fendirent d’un rictus,

Quand un intrus les prit pour cible.

Il aura suffi d'un virus,

 

D’un petit corps microscopique,

Pour que sournois, silencieux,

En vous, il s’installe et vous pique

Votre bien le plus précieux,

La vie.  

 

©Gérard Cazé

 

PS : Pour combattre l’intrus, Il est recommandé

De se laver les mains et de se confiner.

 

 

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 06:28

 

 

 

Texte sans I : le temps des pleurs.


Le monde est sens dessus-dessous, un monde hébété, estomaqué, paralysé où hommes, femmes et enfants sont enfermés, bouclés, calfeutrés dans des appartements de poupées, un monde en détresse au bord du gouffre, un monde en guerre contre un coronavorus dévorant voracement des êtres sans défense. Alors une grande peur gluante vous colle à la peau et sème la torpeur sur une planète désenchantée.


La mort est en marche, rôde et fauche.


Les poumons s'époumonent, les cœurs sont écœurés, les muscles se nouent, les cerveaux déboussolés sécrètent des pensées nauséabondes. Tout est en souffrance, en désespérance.


Et pourtant, dans cette sombre atmosphère, poussent un peu partout, des fleurs, celles du partage, de l'amour, du réconfort, du courage. Chacun met tout en œuvre pour sauvegarder la santé de l'autre.


Espérons qu'une nouvelle aurore, aux couleurs prometteuses, va se lever dans les cœurs douloureusement saccagés...  

 

©Michèle Freud

 

 

 

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 04:03
Premier hommage à Louis Delorme - Jeanne Champel Grenier

Un poète est mort, une étoile s’est éteinte dans le ciel des beautés immatérielles. C’est aussi un ami parti bien trop tôt, parti bien trop vite. Nous avons eu le temps de l’estime réciproque, mais pas vraiment la durée suffisante pour mieux se connaître.

 

Louis Delorme était un artiste rare, un touche-à-tout de génie. Mais, ce qui m’a le plus attiré chez lui, c’est son humanisme, son amour de la vie et des humains, de la terre aussi. Vous pouvez relire chacun de ses poèmes sur ce blog pour comprendre ce que je veux dire.

 

Grâce à Jeanne Champel Grenier si proche de lui qu’ils ont composé et publié plusieurs recueils ensemble, je vais pouvoir continuer à le faire vivre ici. Je laisse la place à Jeanne, elle m’a envoyé plusieurs documents qui seront le premier hommage à notre merveilleux ami Louis. (Jean Dornac)

 

 

Jeanne, extrêmement affectée, m’a envoyé ce poème qu’elle a écrit dimanche, jour du décès de Louis…

 

Dimanche19 avril 2020

Au cœur des fleurs et des pleurs...

 

Ce matin, à l'heure où s'éveillent les merles,

dans les bras de la glycine et du lilas, enfouis

j'apprends la mort de mon grand frère Louis

Le silence est tout rempli de sa présence...

Je sais qu'il demeure près de ceux qu'il aime

au cœur des fleurs et des pleurs

et que du haut de son échelle

des valeurs

il continue à fustiger ce monde

qui, par moment, s'en va à vau l'eau

noyé de malheurs

Il cherche ses mots les meilleurs

tout en caressant de l'œil

l'éternelle pervenche

dont le regard rieur

se moque

et se penche

avec au cœur

un morceau de ciel

du dimanche

 

                                                           Jeanne Champel Grenier

 

 

Autoportrait de Louis Delorme

 

 

Autre document très précieux que m’a envoyé Jeanne rédigé par elle-même…

 

 

Louis DELORME, ce valeureux poète, peintre et sculpteur qui fut à la fois enseignant, créateur de pièces de théâtre et de chansons ; maintes fois honoré par des prix de littérature,

cet homme originaire de la région du Puy et qui vécut aux Granges - Le - Roi près de Paris ;

cet homme passionné autant par la cause humanitaire que poétique et dont j'ai publié les poèmes maintes fois

nous a hélas quittés ce dimanche 19 avril 2020.

 

En hommage à sa poésie si riche et variée dont certains textes sont appris dans les classes ( Editions de Retz)

voici ce qu' il écrivait, il y a trois mois à peine, s'interrogeant avec un certain humour, sur notre fin dernière

 

Texte extrait du tout dernier recueil ( co-écrit avec Jeanne Champel Grenier)

intitulé REBONDS, édité chez Thierry Sajat

 

 

L'ETERNEL DILEMME

 

Le départ sera-t-il vraiment définitif ?

Auquel cas, nous serions tous plus ou moins marron ?

Faudra-t-il traverser le Styx ou l'Achéron ?

La vérité sans doute est très loin des poncifs.

 

Qu'ai-je le plus ? De l'actif ou bien du passif ?

J'aurai bien quelques vers à donner à Charon :

En voudra-t-il ? Ce n'est peut-être qu'un viron

Après quoi l'on revient, personnage fictif ?

 

Tout cela pour m'interroger puis reconnaître

Qu'on ne sait vraiment pas ce que devient notre être,

Cependant plus précieux que ne l'est l'avoir ;

 

Pire lorsqu'on en prend mille fois sa part !

Ce n'est pas sûr qu'on finisse par savoir

Si notre avenir est ailleurs ou nulle part.

 

Louis DELORME

 

 

Autoportrait de Louis Delorme

 

 

Pour terminer ce premier hommage voici un dessin de Jeanne Champel Grenier avec un texte prémonitoire de Louis Delorme… Ils étaient de merveilleux complices d’arts…

 

 

 

Grand merci à toi, Jeanne pour ces documents si précieux, si importants pour qui aimait Louis…

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 06:24
par Ary Scheffer en 1855

 

 

 

Mirage, mirage dans le sang des mots, dans les rumeurs poussiéreuses des racines, sur des sentes à enluminer.

 

Faire l’amour comme des éclairs dans l’orage, comme les feuilles sous le vent, comme deux esquifs en perdition sous le regard de Méduse, comme des fantômes dans le lit du torrent, comme des feux de brousse, comme l’encens qui étouffe le jasmin, comme les cernes bleus autour d’une imploration.

 

Mirages, mirages, les rêves en échos s’enfuient, les énigmes s’enroulent dans l’insolence du vent, dans des traces sans passé.

 

À s’en rendre fou à s’en rendre sage, ouvrir l’espace du vivre pour une petite mort.

 

Nuit de lave,  drap de suie.  
 
©Nicole Hardouin

In Lilith, l’amour d’une maudite

Ed  L.G.R Paris, préface A. Duault
 
 
 

 
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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 06:40
Gestuelle : œuvre d’Eliane Hurtado©

 

 

 

Des pas résonnent sur le trottoir

Je me retourne

Personne

Ce sont les miens

Qui résonnent sur l’asphalte

Suis-je sur une autre planète

Ou est-ce un rêve ?

 

Des pas résonnent sur le trottoir

Ce sont les miens

Je suis seule dans cette ville.     
 


©Eliane Hurtado
 
 
 
 
 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 06:50
Photo Roland Souchon©

 

 

 

Entends-tu la flûte du vent

Sur le bourgeon ébloui de tendresse

Cœur intemporel à la source de l’aube

Les nymphes à coiffes blanches

S’envolent sans fin

Errance vers la brume des rêves

Où l’enchanteur embaume les étoiles  

 

©Roland Souchon

 vendredi 26 mars 2020


www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 06:28
Collage de Michel Bénard©

 

 

 

 

Dans l’ultime repli

De l’énigme d’une grotte isolée,

Les légendes clandestines

Se font balayer par les turbulences

D’écume et de sable,

Jusqu’à oublier pesanteur et temps.

C’est comme un défi lancé

Aux rythmes des marées

Jusqu’au bout de la vie,

Pour s’adonner aux douceurs

D’une main caressant dans l’étreinte

La source frémissante de la femme.    

 

©Michel Bénard.

 

 

 

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:23

 

 

 

 

 

Pendant que tu œuvres à tes structures

J’œuvre à mes créations, mes sculptures

Ces mots, je les écris pour toi

Je dessine tes lèvres à la noblesse d’un baiser

 

 

~*~

 

 

Mentre tu lavori alle tue strutture

Io lavoro alle mie creazioni, le mie sculture

Queste parole, le scrivo per te

Disegno le tue labbra alla nobiltà di un bacio  

 

~*~~*~

 

Ode©

 

Extrait du nouveau recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction de Mario Selvaggio
 
 

 

 
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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 06:21
PHOTO Personnels du Centre hospitalier de Dunkerque

 

 

 

 

J’ai vu et j’ai lu tant et tant de sottises sur la liberté ces temps derniers, que mon cœur de poète vieillissant  a besoin de rappeler à ceux qui l’ont oublié ce qu’est la liberté bien comprise même si beaucoup d’autres le feraient mieux que moi… je vais tenter de l’écrire sous forme de poème libre, plus proche de la prose que de la poésie… Jean Dornac

 

 

La liberté, l’un des biens les plus précieux

Dont tout humain devrait bénéficier

Ne va pas sans esprit de responsabilité

Ce dont trop de confinés n’ont que faire

Sous les cieux d’un été précoce…

Ils oublient que « la liberté des uns

S’arrête où commence celle des autres »…

 

Parmi eux, certains se pensent libres

Ayant le droit de se livrer

A toutes leurs envies

Tous leurs désirs

Et qu’importe le reste du monde !

 

Oui le virus rôde partout

Mais ces fiers citoyens ignorent

Qu’ils sont volontaires pour le disséminer !

Ils sont libres n’est-ce pas

Alors qu’importe si d’autres vont mourir…

 

Puisqu’ils sont libres

Ce n’est pas de leur faute

Si des médecins

Et des infirmières n’en peuvent plus !

 

Ils pensent encore

Que le confinement est une loi

Voulue par le pouvoir

Pour réduire la liberté du peuple

Car eux, « les libres » savent

En gourmands des thèses complotistes !

 

Ils ne réalisent pas

A quel point, ils sont manipulés

A quel point, ils piétinent

Leur propre liberté

En parfaits ignorants !

 

 

On oublie ou on n’a jamais su

Que nous faisons partie

D’un énorme tout ;

Nous sommes responsables

De chaque vie, connue ou inconnue

D’ici comme d’ailleurs !

Et chaque vivant, sur cette terre

Est responsable de notre propre vie !

Le lien de la vie nous unis tous !

 

Si nous voulons être

Des relais sincères d’amour

Avec ou sans religion

Le confinement et ses légers sacrifices

Ne peuvent être un poids

Puisque nous sauvons des vies !

 

Cela s’appelle aussi, respect

Et le respect est synonyme d’Amour !

Proclamer que l’on rejette au nom d’une fallacieuse liberté

Le confinement, seule arme aujourd’hui certaine contre le virus

C’est refuser l’amour, c’est rejeter l’amour

Et au bout, ce rejet, tue !

 

©Jean Dornac

Lannion, le 10 avril 2020 

 

 

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 06:40

 

 

 

Des pieds qui marchent seuls

dans le métro et dans la ville

systématiquement

et mécaniquement,

sans cerveau pour les commander.

 

Parce qu’il faut vaquer

à ses inutiles affaires,

puisqu’il faut les recommencer

chaque jour que Dieu fait.

 

J’aimerais mieux les voir déambuler

dans la campagne, la forêt,

vagabonder, flâner

parmi les fleurs qui se lamentent

de ne plus voir personne les cueillir

bien qu’elles soient à profusion

et qu’elles aient délégué

quelques-unes des leurs

pour nous tenir compagnie

et profiter de nos conversations.

 

©Louis Delorme  

 

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat

 

 

 

 

 

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