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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 07:14

photo ©Jean Dornac - Chêne à Guillotin de Brocéliande


En bout de sentier

l’Arbre centenaire
tente de se remémorer

les années perdues
à scruter son aubier

Y cheminent encore
feuillée haute, sève lovée

et niché, le secret gracile
du bouquet des mots.

© Jeannine DION-GUERIN                
 
Extrait du nouveau recueil « Silence à haute voix » aux éditions « éditinter »                  
 
 
 
 
 
 
 

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21 mai 2024 2 21 /05 /mai /2024 06:45

 

Il était une fois un humain
Qui se sentait le plus malin.
Il se croyait le plus grand chasseur…
« Ah, comme je suis invincible !
Et tout, sur terre, m’est accessible. »
« Oh, comme cet homme est arrogant :
Je vais corriger ce pédant »,
Pense un microbe silencieux
Qui s’approchait de ce monsieur.
« De lui, ne ferai qu’une bouchée.
Car, toi, je te dévorerai,
De haut en bas, sans m’arrêter.
A terre, exsangue, te laisserai.
Apprends, donc, que dans la nature,
Il n’y a pas de créature
Qu’un minuscule microbe ne sait
Anéantir, à tout jamais ! »

©Annie Leroy                                                                        

Extrait du recueil « Petits ou grands, pas si bêtes! » - Editions Thierry Sajat    
 

 

 

 

 

 

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20 mai 2024 1 20 /05 /mai /2024 06:38


 
D’un coin de mon œil, le vert de la feuille de palmier coule tel le lait du sein guérissant de la mère. Le soleil tisse son linceul au rythme impassible du jour estival. Sur la terrasse, des mouettes nerveuses se disputent les mots que je n’ai pas encore écrits. Au-dessus, dans le ciel farceur, l’eau est l’air et l’air l’eau. Une aile invisible égratigne l’autre coin de mon œil. Il est bleu le rayon qui vient maintenant d’en haut, qui chuchote des tendres mots de pardon. Le silence : son murmure couvre le rugissement des vagues. Est-ce tout ?


© Elina Adam                                                                       
 
 

 

 

 

 

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19 mai 2024 7 19 /05 /mai /2024 07:12


 

Authentiquement déchirés
Aux genoux des filles,
Bas résille des temps démaillés,
Les jeans sont troués
Par tout le corps, par tous les pores,
Petits trous pour respirer.
Jean effilochés, rapiécés,
Mue de lézards défraichie,
Usée. jusqu’à la trame,
Jean, quel chagrin XXL
Traînes-tu dans tes guêtres ?
Corps sanglé dans un haillon
Qui s’affiche teigne destroye
Garçon manqué, bad boy.
Trame déglinguée jusqu’à l’âme,
Rescapée d’un concert punk piranhas
Dans une piscine javellisée.
Jean effiloché, décousu,
Seconde peau mise à nue
Aussi tailladée que la première
Jean déchiré, dernier cri.

©Michelle Grenier
Extrait du recueil « Poémienne » chez « les Amis de Thalie »
 

 
 
 

 

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 06:45

 


 


©Béatrice GAUDY                            
 
 
 

 

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17 mai 2024 5 17 /05 /mai /2024 06:48

 

 

©Pierre MIRONER          
 
 
 

 

 

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16 mai 2024 4 16 /05 /mai /2024 06:34


 

 
Si la ligne est pure et le regard profond, l’entreprise séduit, s’impose pour ainsi dire à l’artiste. Mais si le modèle est un défi, si sa chevelure est rousse et hirsute, si les yeux sont vides et trop bleus, compensant mal des lèvres trop rouges ; si la tête en se penchant n’évoque pas la tendresse et n’incline pas l’axe des yeux ; si la face est plaquée au mur et trop maquillée comme ces faces de cirque, que peut y voir le peintre hors ce qu’il veut y mettre ?


Sans doute le port altier, le visage ovale presque oblong, l’oeil noyé dans son propre bleu et qui noie mon regard lorsque j’y plonge, sans doute n’étaient-ils pas vraiment étrangers au modèle.


Mais ne faut-il pas y voir l’œuvre rédemptrice, chirurgicale presque, de l’éternel Pygmalion qui nie les défauts de la créature élue quand il la pose au chevalet, et qu’il impose à une poupée sans grâce cette aristocratie qu’il ne porte qu’en lui-même, et cette finesse qui n’est que la sienne ?


Elle porte deux boucles d’oreilles, elles seules discrètes : princesse foraine, elle ne porte pas d’autres bijoux de la couronne.


Princesse tout de même.


L’auteur ne certifie nullement que ce texte soit de lui : il l’a retrouvé dans ses notes prises dans les années 60 durant une formation à l’écoute du professeur Michelin, émérite de la Sorbonne, et follement attachant.
Lors d’une séance devenue atelier d’écriture, ce texte fut soit présenté, soit composé dans l’instant. Sa facture, son sujet et surtout sa « chute » invitent l’auteur à le reconnaître pour sien, mais toute personne pouvant identifier une autre « paternité » sera vraiment remerciée.


©Pierre Guérande            
 
 

 

 


 
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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 08:44

 

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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 07:09


 

 

Sais-tu le reste
De ces
Échanges silencieux
Entre le ciel
Et les arcanes rongeurs de destin…
 
Sais-tu la route pervenche
Meublé de tant d’absence
Ou coule insouciante
Comme un fleuve sans eaux
La marée ocre et blanche
Des sables
Sur mon cœur délaissé…
 
Comme au milieu de cette terre roide
Organiser…
Dans ce désert du spéculé
L’ombre inverti
Comme un nuage de sang
S’ameute sur mon âme
Et cri.
 
Sais-tu ce qu’il y a
Au delà de la naissance
Ce qu’il y aura quand la mort sera passé
Quand l’effroi nous aura avalés
Et que ne nous serons plus que des ombres
Dans ces déserts isolés
 
L’Âme entre deux mondes
Figé dans le sourire glacé
D’avant et d’après les temps……
 
Là j’ai vu l’aura qui tremblait
Un souvenir gauche
Au milieu de la nuit
Qui n’est ni , ni de demain
Rien que le geste d’un spectre
Qui passe en souriant,
Tenant en ses mains un univers verdoyant….
 
Laërte te disais Ulysse :
’ « Qu’il n’y a que le voyage
«  Et que le but n’est qu’un rêve glacé
Geler entre les mondes
Qui ont été, seront,
Et ne seront plus
Qu’une étincelle souriante
Dans un monde à venir qui n’existe plus. »
 
Te souviens-tu…
 
Ici s’achève l’appel
Des êtres qui répondent qu’ils ne sont plus
- « Présent »
J’y étais
J’y suis
Et je demeure
Au milieu de tous les ombres
D’hier, d’avant d’autrefois et
De l’incertain
Le virtuel de mes absences
Ou je me plais  à jouir de la flamme de ce corps
Avant de vous rejoindre
Demain….
 
Toi sais tu le reste
De ce qui nous ressemble
L’histoire des dieux que nous avons créés ensemble
Et de ces matins d’amours fous
Ou nous avons peuplés les mondes
De nos rêves les plus étranges
Aux frontières heureuses de l’insoumis et du réel
 
OH ! Tu le sais comme moi
Nos enfants ne porteront pas des langes
Ils seront dieux
Et dans un titanesque effort de se souvenirs
Ils créeront les univers…
Et nous par surcroîts….
 
 
Dis-moi
Toi, Sais-tu le reste
De ces
Échanges silencieux
Entre le ciel
Et les arcanes rongeurs de dieux
 
Il semble que notre destin
Soit d’êtres des anges  dans le monde des cieux.
 
Dis-moi
Toi, Sais-tu le reste
De ces
Échanges
Entre le ciel
Et les dieux
Moi qui t’aimais jusqu'à l’étrange
Au cœur des dieux.

 


Yves Drolet©

mercredi 5 mai 2010

 

 


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12 mai 2024 7 12 /05 /mai /2024 08:24

D’après Ohara Koson

 

 

Une âme se faufile, surgie d’entre les arbres.
Froide caresse lissée de marbre
Elle ruisselle, s’évanouit.
Une seconde apparait, marque le pas et puis la suit.
Gracieusement parée d’un tulle de fortune
La première s’étire dans un halo de lune.
Songe d’une nuit d’été, souffle de l’innocence
Les amants se rejoignent, secrète connivence
Et puis s’élancent dans la danse
Offrent le mirage d’une transe
Passent sans fard sur l’autre face
Du disque pâle qui s’efface
Pour, dans l’aube vermeille
Laisser place au soleil.

©Serge Lascar
Nouveaux Cahiers de Poésie                        
 
 
 
 
 
 
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