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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:20
L’As des As – Michel Duprez
 
 
 
 
 
 
Si le cœur vous en dit,
laissez-le dire,
ouvrez bien grandes vos oreilles.
Il a tant de secrets que la raison ignore,
tant de raisons de livrer ses secrets ;
et son cri, quand quelque chose ou quelqu'un
fait son bonheur,
tout ce qui vient de lui,
son soupir
lorsqu'il n'a pas ce qu'il désire,
ou bien, après avoir été offert et s'être fait joli,
se voit quand même refusé.
 
Il s'ouvre à vous,
Écoutez-le.
 
En amour comme en affaire,
il possède une intelligence intuitive
et n'est pas toujours aussi volage qu'on l'affirme.
Vous l'avez au contraire à tout moment sous la main.
C'est votre principal atout,
abstenez-vous de le quitter des yeux.
 
S'il vous parle,
ce sera avec franchise,
pour vous apprendre à mieux vous connaître
et si quelques larmes perlent sur vos joues
en prêtant foi à ses prétendus vagues pressentiments,
il saura trouver les mots qui vous rendront le sourire
ainsi que la méthode à suivre
afin d'éradiquer le mal qui vous pourchasse
avant qu'il soit trop tard.
 
Écoutez-le, écoutez-le bien,
parce qu'en vérité, sans la qualité de cette écoute,
il pourrait croire, au moindre doute de sa part,
qu'il ne vous porte pas en lui.
 
©Michel Duprez




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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:48
Le beau passé – Djida Cherfi
Photo J.Dornac©
 
 
 
 
Gardons en mémoire les souvenirs
qui ont révélé nos sourires.
Gardons les instants passés dans la joie,
la seule joie d’être ensemble même
si c’était pour la dernière fois.
Souvenons-nous du beau passé,
parons le présent de ces instants consommés.
Oublions l’avenir qui ne nous appartient pas,
retenons ce qui a été à nous et qui nous accompagnera.
Conjuguons chaque précieux instant au « beau passé »,
mettons le reste à « l’imparfait ».
Profitons des bons moments,
faisons un rêve du présent.
Pour un meilleur avenir
Gardons les bons souvenirs.
Rappelons-nous du beau passé,
qui apaise les blessures.
Effaçons l’imparfait,
qui ouvre les fissures.
 
©Djida Cherfi
19/06/2016.




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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:40
Sur le paysage de nuit – Michel Bénard
 
 
 
Texte dédié au peintre Joseph Ladislas Domjan.
 
 
 
 
Sur le paysage de nuit
Apparaît un visage diaphane,
Sa chevelure serpentine
Embrase la féerique forêt,
Des ruines aux reflets soufrés
Lentement se consument,
Sous l’énigmatique regard
D’une jeune fille en rose.
Insolite portrait caressé
Par un souffle de liberté,
Etrange cohorte humaine
Louvoyant en procession
Vers une terre promise
A cette heure encore innomée,
Dont se détournent
Un couple d’anges effrayé,
Défiant un monde luttant
Contre le métronome du temps.
 
©Michel Bénard.




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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:50
Œillade - Ode
Dessin en titre de Ode©
 
 
 
 
Ton baiser me saute à l'âme
Ton souffle est une œillade
Au parfum d'une pivoine
Subtile et odorante fleur

Un baiser tendre sur mes reins
Sensuelle œillade sur mes seins

Je suis argile entre tes mains
Tu me fais œuvre d'art

Bel oiseau d'or
Mon ange
Je suis l'airain qui coule
Qui moule ton destin
Je veux te couvrir de baisers
D'un seul regard
 
Tu m'as sculptée

Œillade
assassine
sulfureuse
amoureuse

Je suis ton chef-d'œuvre
Sculpteur parmi les sculpteurs

Et le rêve nous appelle
Dans un baiser éternel


Ode©

Source :
http://zodode.5.50megs.com/CS/oeillade.htm

Création Ode©





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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 06:43
Consciences – Jean Dornac
 
 
 
 
 
C’est quoi, la vie ?
Réalité ou illusion ?
Eternité ou brève envie ?
Beauté ou simple aberration ?...
 
La vie est fulgurance
Mélange de particules
Ordonnées ou coup de chance ?
Avec un dieu ou sans férule ?
 
On dit qu’elle est un vrai cadeau
Mais ne nous mènerait-on pas en bateau ?
J’ai plus souvent vu du sordide
Qu’une humanité solide…
 
J’ai vu le rejet de l’amour
Par choix d’orgueil ou de cupidité !
J’ai vu le mal dès le début du jour
Et tant d’incroyables lâchetés !
 
J’ai appris que pour ne pas mourir
Il faut tuer pour toujours se nourrir
On dit qu’il ne s’agit pas de cruauté
Mais juste une évidente nécessité !
 
Oui, mais, moi j’aimais tout le vivant
Depuis les plantes jusqu’aux humains
Depuis les vieux jusqu’aux enfants
Et des animaux jusqu’aux plus petits grains…
 
Alors oui, ils disent que la vie est belle
Que tout est ordonné selon l’amour
Contre ce mensonge je suis rebelle
Sans nul doute et pour toujours !
 
La terre n’est pas un havre de beauté et de paix
C’est un horrible navire pourvoyeur de mort
Perdu dans un univers qui n’est qu’un essai
Dont nous sommes les cobayes d’un triste sort…
 
Pourtant, je sais qu’au-delà des apparences
En dépit des cruautés que la vie impose
Elles pourraient être belles, nos existences
Si nous acceptions l’amour et ses métamorphoses…
 
Si nous le voulions
Nous pourrions transformer l’accident
En superbe partition
Pour créer enfin une terre d’enchantement…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 21 mai 2017




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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:33
Fleur aux pétales doux – Robert Bonnefoy
Photo J.Dornac© –Oct 2015
 
 
 
 
 
FLEUR aux pétales doux, je vois dans ta chaleur
D'AUTOMNE les pastels d'un été qui s'étire…
QUI d'autre mieux que toi, peut avec ta pâleur
ME dire tous ces ans d'un passé qui m'attire ?
RAPPELLE moi la joie qui berçait ma valeur !
 
DOUCEMENT tout d'abord, cela semblait nourrir
A l'étoffe d'un rêve, en une brume blanche…
ELLE ondulait en moi, se fixant sans pourrir.
ELLE m'envahissait, puis telle une avalanche,
ME soufflait doucement, "Comment peut-on mourir ? ".
 
PARDONNE-moi, ma vie, d'être comme un voleur,
D'AVOIR pillé mes jours et vécu bien trop vite !
QUITTE donc mon esprit, folle idée de malheur !
PRINTEMPS, ô mon passé, reste encor, je t'invite !…
ETE, ma passion, laisse-moi tes couleurs !…
 
D’après Eloix, un ami d’Ode
 
©Robert Bonnefoy




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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:37
Larmes – Yves Romel Toussaint
 
 
 
 
Un jour je chevauche
Une vapeur
Et d’un moment de silence
Les dieux boivent
Mes larmes
A mon chevet
 
Alors j’ai pris ta bouche
Pour boire la sueur de l’île
Sur le menton du jour
A l’au-delà du soleil maudit,
Et l’eau est tellement
Profonde dans tes yeux d’ange
Qu’elle m’envoie ton cœur
Tout noyé
Pour tuer le temps
Dans sa chaumière humide.
 
Alors je téterai l’étoile filante
Au berceau des amours
Dans la folie des vents contraires
Et sur le pont de Guayamunco
J’irai pécher des loas
Avant que mes larmes
Ne renversent les bols humides
Du ciel.

© Yves Romel Toussaint

Extrait du recueil « La face double du rêve » aux éditions Le Vert-Galant
Ecrit par Denise Bernhardt & Yves Romel Toussaint




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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:41
Mes 18 ans – Kacem Issad
 
 
 
 
Un temps, un instant
J’avais dix-huit ans
J’avais dix-huit ans et je foulais les champs
J’écrasais ce qui me restait de cette vie
De ce sang qui fait son bout de chemin en moi
Dans mes veines vers un but en vain.
J’avais dix-huit ans
Et à tout bout de champ, je criais ma joie,
Ma foi.
Mais quelle foi ?
Cette foi en la vie ?
Non, en moi.
J’avais dix-huit ans
Oui, je les avais !
Et je dominais tout en ce temps.
 
©Kacem Issad




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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 06:31
La roue – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Il était une fois une roue, une vieille roue solitaire, qui dévalait à toute allure un petit chemin de terre. Heureusement qu’en fait de vélo, elle en connaissait un rayon ! Sans perdre les pédales, elle évita toutes les ornières, les petites et les grosses bosses, les rochers traîtres, les coups bas des cailloux pointus. Mais la roue n’en finissait pas de rouler en grinçant des dents, et les folles avoines s’agitaient pour se moquer d’elle : « Eh petite reine, qu’est-ce qui t’arrive ? Tu es toute tordue, tes rayons sont fracassés, et sans l’ombre d’un doute, tu me sembles crevée. Il est grand temps de prendre ta retraite ! »
 
Comme elles étaient cruelles ces herbes folles ! Que savaient-elles de sa vie ? Elle avait tant roulé sa bosse, sous le soleil et sous la pluie, dans la neige et dans le vent… Elle était bien courageuse, jamais à plat, jamais crevée. Elle en a connu des chemins et des routes. Elle était heureuse alors, elle rayonnait de bonheur. Il y a seulement un instant, elle savourait l’ivresse de la descente sur une petite route de montagne. Et puis, il y eut cet accident provoqué par un chauffard inconscient. Après ce choc terrible, son compagnon fut projeté en l’air comme un fétu de paille. Le vélo n’était plus qu’un amas de ferrailles. Une roue attirée par la pente quitta le lieu du drame. C’est elle que les herbes folles saluèrent avec cruauté. Pourquoi percer de flèches un cœur endolori ? La pauvre roue, blessée à mort, n’aspirait plus qu’au repos, rêvait d’un coin discret pour y finir ses jours. Soudain, son rêve devint réalité : en bas du sentier sur lequel elle rebondissait, une prairie l’accueillit avec douceur. Et la vieille roue, au milieu de ce champ fleuri semblait une couronne tressée de boutons d’or…
 
©Michèle Freud




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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:43
Je veux ta bouche savante – Denise Bernhardt
Vladimir Kush
 
 
 
 
 
Je veux ta bouche savante
Butinant mes pollens
Et le miel de ta langue
Jouant les gammes du plaisir.
Je caresserai tes cheveux
Dans la chaleur de mes rives
Se refermant sur toi
Et nous roulerons
Comme une déferlante
Dans les délires de l’étreinte
Où je m’enivrerai de ta virilité
Pour que perle à mes lèvres
Le lait nacré du désir.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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