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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 07:30
Photo JDornac©

Traduction en roumain par Sonia Elvireanu
 

 

une mouette rêveuse
égrène la nostalgie
sur la pierre d’un château,

les rochers arrêtent la mer,
comme un seuil où l’on attend
l’amour et le ciel,

comme sur un fil fragile,
on peut plonger
dans une seule eau.

©Sonia Elvireanu      

 

 

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* * *

 

Pe stâncă - Sonia Elvireanu
Photo JDornac©


un pescăruş visător
deapănă nostalgia
pe piatra unui castel,
 
stâncile opresc marea,
ca un prag  pe care aştepţi
iubirea şi cerul,

ca pe o sârmă subţire,
te poţi scufunda
într-o singură apă.

©Sonia Elvireanu      

 

 

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 07:30
Photo JDornac©


 


Si vous êtes dure de la feuille, adoucissez-la et vous entendrez le frémissement d'un papillon dans une haie de chèvre-feuilles.

Mais point n'est besoin d'avoir l'oreille fine pour admirer la petite feuille rouge palpitante de vie, accrochée à un rameau de chêne,
une petite feuille rouge toute en nuances de jaune, d'orange et de vermillon. Un amour de feuille, une beauté qui met du rose aux joues et donne de la fraîcheur à l’horizon.

J'aime lui tenir compagnie, pourtant je sais qu'elle n'est pas seule.
Elle a les caresses du soleil, les câlins du vent et les bavardages des oiseaux.

Avant que tu ne te dessèches, petite feuille, je te glisserai entre les pages d'un livre. Tu ne me quitteras plus. J'en rutile déjà de plaisir.

Comment ne pas éprouver l'intense besoin de retenir cette plénitude et d'en pénétrer l'essence passagère ?

J'ai le désir fou de prendre la vie dans mes bras et de l'embrasser sur ses joues d'arbres et de fleurs. Malgré tout  la vie est bonne à vivre. Savourons-la jusqu'à la dernière miette...

©Michèle Freud          

 

 

 

 

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 07:31
Photo : Valérie Voinchet

 

 
 
 
Portés par une étrange langueur,
Nous avançons jusqu’au seuil
Des reflets de la mémoire,
De l’oubli à la révélation
Où l’espace fusionne
Au geste de l’espérance.
 
C’est l’éveil !
 
L’instant fascinant
D’une hallucination 
Où passent les rêves intimes
Du jardin des délices,
C’est le temps du recueillement
Où nos regards s’orientent
Vers le silence de nos flammes.
 
©Michel Bénard.
 
 

 
 

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 07:39
Oeuvre de Gérard BEAULIEU

( à Michelle Bigot pour son oeuvre inspirante )

 

Toi la femme imaginaire
Celle que l’homme désire
Celle qui est sa maîtresse
Sans jamais t’avoir connue
 
Toi la femme sur mesure
Pour homme fantasmique
Existes-tu que dans son esprit
Ou sur une île perdue
 
Belle tu es, de désir et de passion aussi
Tes cheveux sont de feu
Ton corps est d’ambre
L’âge ne t’atteint pas
 
Toi l’amante désirée
Toi la femme non encore née
Il t’attend, te veut
À l’heure crépusculaire
 
Tu viens le voir dans ses rêves
Les plus fous, les plus utopiques
Aide-le à vivre jusqu’au bout
Car tu es sa muse, sa création
 
Il aime, le poète
Il est fou, le poète
Fou de toi
Femme imaginaire
 
Il est bien connu que les hommes n’ont que deux femmes dans leur vie : celle qu’ils imaginent, l’autre n’est pas encore née

~*~


23 août

Ce n’est pas le fait de faire ce que l’on a à faire qui est dur, c’est de ne pas faire ce que l’on croit qui serait le mieux.


à suivre
 
Ode©
 
 
http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/carnet_05_2.htm    
 

 


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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 07:38
Photo site comptoir.org - Pourquoi notre droit accepte-t-il le blasphème ?

 

 
 
 
Qu’est une société
où quelques religieux fanatiques
tentent de soumettre
croyants, incroyants, esprits libres
ou totalement indifférents
à leurs croyances
parfois absurdes
souvent criminelles
que nul esprit laïque
ne peut suivre ni accepter ?!
 
Qu’est une société
où une frêle jeune fille
libre comme l’air
dans sa tête et dans son corps
est menacée de viol et de mort
par des esprits bouchés
des esprits dévoyés
par des chefs, fils de la haine ?...
Cette société là
est une société de mort !
 
Mila est son nom
excédée elle a dit
tout le mal qu’elle pensait
de ceux qui s’arrogeaient
le droit de la juger
au nom d’une croyance
qui n’est pas la nôtre
et ne le sera jamais !
A chaque crime ou menace
le danger de conversion s’éloigne !
 
Qu’est une société
où une bande de racistes
d’imbéciles consternants
un troupeau de lâches
bien caché par l’anonymat
sur des réseaux qu’on dit sociaux
peut jeter son venin
sur une jeune fille, April Benayoum
parce qu’elle est juive
et le dit en public ?
 
Ces infectes racistes
n’hésitent plus
de faire référence à Hitler
ce spectre monstrueux
bavant de haine et de crimes
mains rouges de sang
âme noire, spécimen d’être inférieur
que nos pères heureusement
ont réduit au silence
à jamais !
 
Ces antisémites, âmes incultes
sont les frères de crimes
des islamofacistes
pareillement
ils aiment la mort, les larmes
la peur qu’ils inspirent
car alors, ils croient
qu’on les respecte
ne voyant pas notre total mépris
pour ce qu’ils sont et représentent...
 
Ces épouvantails
ne sont que des mâles
impuissants
sinon de corps
du moins d’esprit !
Ceux-là
lâches devant les nations
veulent voir couler
le sang des innocents
des agneaux sans défense
 
Ils espèrent
faire taire les foules
par leurs actes
et menaces
car ils ne supportent pas
que l’on juge leurs méfaits
eux qui s’imaginent
être les héros
des temps actuels
alors qu’ils n’en sont que les excréments…
 
 
Mais voilà, les poètes
les artistes, les vrais journalistes
et les foules de ce pays
sont libres dans leur têtes
libres aussi dans leur coeurs !
 
Ils disent ce qu’ils doivent
en conscience et quoi qu’il arrive
 
ils livrent la vérité des coeurs,
la vérité de l’aimer
contre les menteurs
et tous les manipulateurs
qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs !
 
©Jean Dornac
Lannion, le 23 décembre 2020
 
 
 
 
 
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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 07:22
Salvatore Gucciardo – Le lieu lumineux©
 
 
« De la pensée les mots
ne prennent que des bribes
comme des lambeaux de brouillard
Je vous écris d’un au-delà
où je ne suis pas encore,
où je ne vais
qu’épisodiquement
Un endroit merveilleux
celui de la paix retrouvée
J’y reviens, j’en repars
mais j’y serai bientôt
définitivement
à tout jamais
pour cette éternité
paresseuse
qu’on ne sait
mesurer... »
 
©Louis Delorme  
 
Extrait du recueil « Les poètes ne meurent pas » hommage à Louis Delorme. Editions Thierry Sajat

 
 
 
 
 

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 07:27
Photo : LP/Arnaud Journois.


 

Une certaine Marie et son homme, un certain Joseph, il y a 2000 ans furent chassés de partout alors qu’elle attendait son petit… Chance, ils ont trouvé une étable accueillante… En 2000 ans, qu’est-ce qui a changé ?… (Jean Dornac)

 

 

Sur un matelas deux places
sous l’abri de l'arrêt de bus
« République » à Paris
une maman indéfiniment
entre ses jambes berce son bébé
en même temps que son inquiétude de la vie
Blottie contre son flanc
sa petite fille apeurée
regarde passer gens et voitures
comme autant de possibles menaces
L'arrivée de l’aîné
un garçonnet de sept - huit ans
qui d’un pas alerte
apporte un menu sac de course
éclaire les visages
de l'ébauche d'un sourire
Un instant
le monde leur paraît moins adverse
l'enfant n’a pas été tué
par le trafic automobile
il a trouvé
l’aliment ou le médicament
en quête duquel il a été envoyé

 

Sur son matelas deux places
sous l’abri de l'arrêt de bus
« République »  à Paris
une maman indéfiniment
entre ses jambes berce son bébé
en même temps que son inquiétude de la vie
Et devant tant d’inacceptable dénuement
en ce début de 21ème siècle
je cherche la République
         de France

 

( in A VOTÉ!
Recueil inédit )

 

©Béatrice GAUDY
 
 
 
 
 

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 07:30
Photo Claude Luezior

Comme un conte pour la veille de Noël… Merci cher Claude ! (J.Dornac)
 
Je n'ai pas bien compris cette histoire de sapin soudainement transplanté dans un coin du salon. Et de bébé dans une mangeoire assiégée par une noria de cadeaux. Coexistence d'une crèche toute simple et d'une opulence tape à l'œil où se disputent boules, guirlandes et autres artifices.

Fête de lumières, certes, mais quand j'essaie de m'approprier discrètement l'une de ces boîtes enrubannées et de la cacher avec mes provisions sous la table, je me fais gronder ! Doucement, il est vrai, car il y a dans la maisonnée une sorte de trêve où la tension électrique entre humains, chiens et loups, canins et félins semble avoir baissé d'un cran. Comme si ce nouveau-né de la Dame au voile bleu était une mise à terre venue du ciel. J'ai bien tenté de le porter délicatement dans mes crocs mais je me suis fait remettre à l'ordre par un bœuf et un âne, couple atypique de vigiles qui se disent assermentés.

Bref, une histoire assez étrange avec des moutons que je ne suis parvenu à rassembler, un charpentier au chômage, des anges apprentis aérostiers et, au loin, des rois couverts d'or, d'encens et de myrrhe : peut-être des demandeurs de niche fiscale à ce petit peuple de santons. Qui sait ? On ne se méfie jamais assez…

Toujours est-il que, le soir venu, juste avant une messe au beau milieu de la nuit (sans doute une de ces idées venue de Palestine !), éclate une effervescence sans pareil. Tout le monde s'embrasse, déchire les emballages jusque-là si précieux, se papouille, se congratule avec frénésie. Pour ma part, j'ai droit à un long fuseau transparent dans lequel trône en majesté une double friandise.

Cette naissance au solstice d'hiver a du bon car j'avoue justement avoir une petite faim... d'éternité.

©Elia

 

Photo d’Elia Luezior par Claude Luezior


 
 

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 07:29

 

 

 
 
Suis-je l’errance
ou le messager
l’aube ou le crépuscule
qui marche
entre deux Royaumes ?…
Suis-je le songe
ou le secret
l’envol ou la chute
qui chevauche
la Grande Roue du Temps ?…
Pauvre créature
d’ombre et de matière
enchaînée à la Mort
je tente la folie
pour vaincre le décor…
L’absence de souvenirs
ne me détourne pas
de ma quête sauvage
je sais que mon corps
est bien plus qu’une image
même si j’ignore
la nature et le nom
de la force qui l’habite…
L’existence est si brève
les heures trop pressées
je suis bien plus qu’un rêve
je suis l’éternité !...
 
© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
 
 
 
 
 

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 07:28


 

Je n’ai plus le temps
Je ne l’ai pas perdu
Il m’a juste échappé
Il s’est enfuit
L’espace d’une souffrance
J’ai ouvert la main
Il a filé

 

Mais je le sais
Le temps reviendra
Sur l’aile du bonheur
Quand ta main
Se posera sur la mienne
Je refermerai les doigts
Et le temps s’arrêtera

 

©Kathleen HYDEN-DAVID
 
Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019

 

 


 
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