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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 07:05


 

dans ma torpeur
souterraine
s’enchevêtrent
vouivres et succubes

ne plus être la proie
de cet inconscient
qui me transperce

de toutes mes forces
m’extraire
de cette gangue

à tout prix
réinventer
le soleil

ressusciter l’alliance
avec la Pâques
avec un dieu
en quelque sorte

©Claude Luezior  
Extrait du recueil « Au démêloir des heures » éditions Librairie-Galerie Racine, Paris                   
 
 
 

 

 

 

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23 mai 2024 4 23 /05 /mai /2024 06:52


 

 

    Autrefois j’ai régné. La glaise première m’a façonnée. J’en possède tous les pouvoirs, tout le magnétisme et la violence. Toutes les mutations contre la pesanteur d’un destin d’errance.
La porte de l’intensité essaie de s’ouvrir.

    Hors norme, j’incarne l’unité perdue.

    Lointaine et présente, arbre et bûcher, entre le gué du réel et du virtuel, dans la nuit du silence, je vis. On m’appelle Lilith.

©Nicole Hardouin
Extrait du recueil « Lilith, l’amour d’une maudite » aux éditions L.G.R Paris                              
 
 

 

 

 


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22 mai 2024 3 22 /05 /mai /2024 07:14

photo ©Jean Dornac - Chêne à Guillotin de Brocéliande


En bout de sentier

l’Arbre centenaire
tente de se remémorer

les années perdues
à scruter son aubier

Y cheminent encore
feuillée haute, sève lovée

et niché, le secret gracile
du bouquet des mots.

© Jeannine DION-GUERIN                
 
Extrait du nouveau recueil « Silence à haute voix » aux éditions « éditinter »                  
 
 
 
 
 
 
 

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21 mai 2024 2 21 /05 /mai /2024 06:45

 

Il était une fois un humain
Qui se sentait le plus malin.
Il se croyait le plus grand chasseur…
« Ah, comme je suis invincible !
Et tout, sur terre, m’est accessible. »
« Oh, comme cet homme est arrogant :
Je vais corriger ce pédant »,
Pense un microbe silencieux
Qui s’approchait de ce monsieur.
« De lui, ne ferai qu’une bouchée.
Car, toi, je te dévorerai,
De haut en bas, sans m’arrêter.
A terre, exsangue, te laisserai.
Apprends, donc, que dans la nature,
Il n’y a pas de créature
Qu’un minuscule microbe ne sait
Anéantir, à tout jamais ! »

©Annie Leroy                                                                        

Extrait du recueil « Petits ou grands, pas si bêtes! » - Editions Thierry Sajat    
 

 

 

 

 

 

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20 mai 2024 1 20 /05 /mai /2024 06:38


 
D’un coin de mon œil, le vert de la feuille de palmier coule tel le lait du sein guérissant de la mère. Le soleil tisse son linceul au rythme impassible du jour estival. Sur la terrasse, des mouettes nerveuses se disputent les mots que je n’ai pas encore écrits. Au-dessus, dans le ciel farceur, l’eau est l’air et l’air l’eau. Une aile invisible égratigne l’autre coin de mon œil. Il est bleu le rayon qui vient maintenant d’en haut, qui chuchote des tendres mots de pardon. Le silence : son murmure couvre le rugissement des vagues. Est-ce tout ?


© Elina Adam                                                                       
 
 

 

 

 

 

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19 mai 2024 7 19 /05 /mai /2024 07:12


 

Authentiquement déchirés
Aux genoux des filles,
Bas résille des temps démaillés,
Les jeans sont troués
Par tout le corps, par tous les pores,
Petits trous pour respirer.
Jean effilochés, rapiécés,
Mue de lézards défraichie,
Usée. jusqu’à la trame,
Jean, quel chagrin XXL
Traînes-tu dans tes guêtres ?
Corps sanglé dans un haillon
Qui s’affiche teigne destroye
Garçon manqué, bad boy.
Trame déglinguée jusqu’à l’âme,
Rescapée d’un concert punk piranhas
Dans une piscine javellisée.
Jean effiloché, décousu,
Seconde peau mise à nue
Aussi tailladée que la première
Jean déchiré, dernier cri.

©Michelle Grenier
Extrait du recueil « Poémienne » chez « les Amis de Thalie »
 

 
 
 

 

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 06:45

 


 


©Béatrice GAUDY                            
 
 
 

 

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17 mai 2024 5 17 /05 /mai /2024 06:48

 

 

©Pierre MIRONER          
 
 
 

 

 

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16 mai 2024 4 16 /05 /mai /2024 06:34


 

 
Si la ligne est pure et le regard profond, l’entreprise séduit, s’impose pour ainsi dire à l’artiste. Mais si le modèle est un défi, si sa chevelure est rousse et hirsute, si les yeux sont vides et trop bleus, compensant mal des lèvres trop rouges ; si la tête en se penchant n’évoque pas la tendresse et n’incline pas l’axe des yeux ; si la face est plaquée au mur et trop maquillée comme ces faces de cirque, que peut y voir le peintre hors ce qu’il veut y mettre ?


Sans doute le port altier, le visage ovale presque oblong, l’oeil noyé dans son propre bleu et qui noie mon regard lorsque j’y plonge, sans doute n’étaient-ils pas vraiment étrangers au modèle.


Mais ne faut-il pas y voir l’œuvre rédemptrice, chirurgicale presque, de l’éternel Pygmalion qui nie les défauts de la créature élue quand il la pose au chevalet, et qu’il impose à une poupée sans grâce cette aristocratie qu’il ne porte qu’en lui-même, et cette finesse qui n’est que la sienne ?


Elle porte deux boucles d’oreilles, elles seules discrètes : princesse foraine, elle ne porte pas d’autres bijoux de la couronne.


Princesse tout de même.


L’auteur ne certifie nullement que ce texte soit de lui : il l’a retrouvé dans ses notes prises dans les années 60 durant une formation à l’écoute du professeur Michelin, émérite de la Sorbonne, et follement attachant.
Lors d’une séance devenue atelier d’écriture, ce texte fut soit présenté, soit composé dans l’instant. Sa facture, son sujet et surtout sa « chute » invitent l’auteur à le reconnaître pour sien, mais toute personne pouvant identifier une autre « paternité » sera vraiment remerciée.


©Pierre Guérande            
 
 

 

 


 
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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 08:44

 

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  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
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