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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 07:28

  « Ce sont les rêves d’enfance qui érigent la mémoire d’homme. » M.B
 
 
Bonjour chers amis et amies de la poésie
 
L’occasion est trop belle pour encourager les jeunes qui aiment et écrivent de la poésie.
Un encouragement n’est jamais de trop, il vous est possible ici de le concrétiser.
Très poétiquement vôtre.
 

Michel Bénard.
Vice-président de la S.P.F et responsable des expositions.
 
 
Site : www.societedespoetesfrancais.eu
+ Blog : www.societedespoetesfrancais.net

 

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 07:29
Une vue de la fontaine de Trevi, à Rome, en Italie, le 14 mars 2020. PHOTO / REUTERS/ Alberto Lingria


 

 


Le temps ne passe plus
Il stagne

Une chape de plomb
S’est abattu sur la ville
Tel un couvercle
Silence oppressant
Vide et solitude anxiogènes

Le temps ne passe plus
Il stagne.

©Eliane Hurtado          
 
 
 

 


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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 07:31

 

 

 

Un jour vint, le très puissant roi des animaux,
A son tour, devint bien malade et fort vieux,
Perdant sa pelisse, sa vie n’était que maux,
Lui qui jadis, avait fait tant et tant d’envieux

 

En ces temps, secouant sa royale crinière,
Et dominant, de la savane, les herbes,
Par lui terrorisées, les hardes entières,
Sa Majesté, grondait de sa voix superbe

 

Nulle vie, prétendait lui ravir son trône,
Chacun en lui, pouvant imaginer sa fin,
Il régnait, comme un émir, sur la faune,
Dans ce vaste empire qui était le sien

 

Mais l’âge venant, ses forces l’abandonnant,
Il sentait à présent son pouvoir décliner,
Les ans lui rappelant ainsi, fort cruellement,
Qu’un grand roi, aussi, finit par capituler

 

©Jean François Di Murro
  fait à Hendaye, le 14 décembre 2020

 

 

 


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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 07:46

 

 
 
Je t'ai vu en rêve cette nuit,
M'as-tu vue toi aussi ?
Nous étions assis sur un banc,
A regarder passer le temps.
On se demandait certainement,
Ce qui viendrait comme événements...
Tu étais dans mon rêve cette nuit,
Dis-moi si tu l'as senti !
Nous étions tous les deux assis
Sous le mystère d'un ciel gris.
Il n'y avait pas de mélancolie,
Mais j'ai senti beaucoup de nostalgie !
T'arrive-t-il de penser a moi ?
T'arrive-t-il de maudire la nature et ses lois ?
Je te vois dans mes rêves
Je te revois a chaque instant.
Et le temps qui s'achève,
Me fait oublier le présent…

©Djida Cherfi 
 07/12/2020
 

 

 


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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:33
Melle de Douai - sculpture d’Etienne Fatras ©


 


Demoiselle en dentelles

Dentelles de demoiselle
Vous demeurez cette inconnue
Mais votre élégance
Ne vous laisse aucune chance
De passer inaperçue.

 

Cette tenue d'un autre âge
Cette fierté hautaine
Cette silhouette sans visage
C'est peut-être la tienne.
J'ai capté ton image dans ma tête
Un jour ou là-haut c'était la tempête
Je l'ai imprimée dans la terre
Pour te tenir prisonnière.

 

Cette fois ma muse tu es à moi
Je peux te donner le visage que je veux
Tu vois je fais un vœu
Cette femme qui regarde, c'est toi.

 

©Etienne Fatras
 
 

 


 
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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 07:45

 

Louis DELORME et Jeanne CHAMPEL GRENIER                                  


 

 

  Aussi profondément artistes que poètes, Jeanne CHAMPEL GRENIER et Louis DELORME avaient déjà uni leurs talents en de remarquables ''Contrepoints'' organisés en grands thèmes sur trois volumes. Les voici récidivant avec ''Convergence'' dans lequel, contrairement aux livres de ''Contrepoints'' qui privilégiaient légèrement la poésie à la peinture, une place égale est faite aux arts visuels et à l'art du verbe. Pas un texte qui ne s'accompagne d'une peinture, ou, exceptionnellement, d'une sculpture, de Louis ou de Jeanne, et tous deux étant fort talentueux, le regard est immédiatement enchanté.   

  Jeanne et Louis, ici, ont choisi de réunir des œuvres sur les sujets les plus divers : souvenirs d'enfance ou de quelques êtres aimés disparus, œuvres un peu intemporelles comme, à tous les âges, en peut inspirer la nature, réaction à des faits d'actualité, que sais-je encore ? Les choses de la vie tout simplement. A être aussi artistique que poétique, leur recueil serait déjà fort original - rares sont les auteurs qui brillent autant en poésie qu'en peinture- mais leur duo a de plus la particularité de mettre en évidence la convergence profonde de leur inspiration. Certes, il est des sujets dont il ne faut pas s'étonner que tous deux les aient traités. Ainsi, nombre de poètes ont de tout temps honoré une aïeule, un aïeul par un texte ; de même la forte émotion ressentie lors de l'incendie de Notre Dame a été formulée par bon nombre d'autres poètes français ou par des poètes étrangers comme les italiennes Isabella Michela Affinito et Mariagina Bonciani, sans oublier la brésilienne polyglotte Teresinka Pereira.

             Mais il est des thèmes beaucoup moins traités en poésie comme la submersion complète de villages entiers lors de la construction de grands barrages dont l'intéret général est contestable, sujet frappant qui inspire à la fois Jeanne et Louis sur les deux plans tant littéraire qu'artistique, des œuvres particulièrement fortes ( ex : La cathédrale engloutie -Louis Delorme ; le lac de Naussac en Lozère - Jeanne Champel Grenier)

             En fait, quel que soit le thème, le lecteur est frappé par la ''Convergence'' de sensibilité qui fait sourdre tout naturellement chez l'un ou l'autre des deux auteurs, la même force des mots, la même vérité dans les images, même si le ton et la personnalité de chacun sont toujours identifiables bien qu'humainement apparentées. Il advient même que d'une œuvre de l'un naisse une œuvre de l'autre sans aucun plagiat ; il arrive aussi que deux œuvres sœurs soient nées, comme en écho, tout à fait indépendamment de celle de l'autre. Le résultat, pour le lecteur est fascinant. De poèmes et peintures de Louis en poèmes et peintures de Jeanne, on a véritablement l'impression d'assister à la conversation sur les sujets les plus divers de deux âmes qui se parlent quotidiennement de ce qui donne du sens à la vie, dans une convergence profonde de deux individualités, sans qu'on n'ait jamais l'impression que l'un influence l'autre car on le sent, ce sont deux fortes personnalités.

Picturalement, ce recueil donne un aperçu étonnant des diverses facettes du talent de chaque artiste : Louis, le plus souvent réaliste, développe parfois une expression surréaliste non dénuée d'originalité, parfois même d'humour, dans la lignée de Jérôme Bosch à qui il rend hommage au sujet de ce ''pigment rouge impossible à retrouver '', et s'approchant aussi d'artistes du XXème ; Jeanne, dont le lyrisme magique peut occasionnellement se styliser pour rejoindre la pureté de la vision première, et parfois carrément emprunter les chemins de l'abstrait pour lancer et épurer le mouvement ( peintures de plan d'eau, de vent dans les roseaux ). La terre semble l'élément dominant de la veine réaliste de Louis tandis que l'air et l'eau semblent prévaloir dans l'expression plastique de Jeanne. Qoique tous deux soient sensibles à la lumière, ils la traitent différemment et sont immédiatement reconnaissables. On pourrait parler de dialogue presque permanent entre deux amis fraternels.

           En peinture et sculpture comme en poésie Jeanne Champel Grenier et Louis Delorme font preuve d'un incontestable talent sans tape à l'oeil, tout en vérité, de sorte que ce recueil ''Convergence'', à une époque de divergences exaltées, fait le plus grand bien. Il offre un moment de grâce à notre époque, dans une société qui en manque singulièrement. Non que Jeanne et Louis ne soient lucides et ne luttent pas discrètement contre les maux de notre temps. Ainsi Louis dénonce''un monde qui ne sait plus nourrir notre rêve // Qui réduit chaque jour le champ des libertés. '' Tandis que Jeanne déplore que ''l'humanité s'émousse, l'amitié manque d'air / On épuise la mer juste pour le profit /Quel sage nous dira de prier pour la terre ? '' L'un et l'autre ne manquent pas de rappeler la barbarie nazie dont les braises brûlent encore puisque l'on oublie de s'indigner à haute et intelligible voix quand des esprits tordus d'aujourd'hui, attisant la haine de l'autre, multiplient d'odieux actes profanateurs.

             Ainsi, à montrer sans orgueil la richesse de leur âme, les deux artistes-poètes entraînent avec force, le lecteur vers tout ce qui peut, dans l'existence être raison de vivre et d'espérer ; leur dialogue artistique et littéraire est un vrai enchantement.


CONVERGENCE- Art & Poésie - de Louis DELORME et Jeanne CHAMPEL GRENIER - Liminaire de Claude LUEZIOR- Editions France Libris - 84 pages - 20 Euros

©Béatrice GAUDY          

 

 

 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 07:26


 


Si je crois ?
Non, je ne crois pas.

 

Je vois. On se croit plus malin,
tout d’un coup tout permis…
Mais alors, là, on croit rêver !

 

Un mot de plus, un seul,
et je sens que je pourrais vous avaler tout cru.

 

Je ne suis pas celui que vous croyez.
Croyez-moi si vous voulez :
j’ai beau passer des heures à vous écouter,
pour finir, je n’en crois pas mes oreilles
et n’ai d’ailleurs rien à confesser
qui ne soit déjà connu.

 

Le seul dieu que je reconnaisse
est celui qui, depuis ma naissance,
m’a accepté tel que je suis
et veille à l’intérieur de moi
sans discontinuer
comme au chevet d’un enfant
fatigué par ses récents voyages
à travers le temps encore accessible.

 

évidemment, il m’est arrivé à certains moments
à moi aussi d’espérer,
d’être en proie à l’incertitude
plutôt que de me rendre à l’évidence.
Et combien de fois aussi n’ai-je pas dû
me démener comme un diable
afin que tout porte à croire
que la poésie est bien ma profession de foi.

 


©Michel Duprez
 
 
 
 
 

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 07:51
Les amoureux de Vence - Marc Chagall

 

 


Tu es mon pays païen
Aux courbes alanguies
Et douces comme les collines

Je suis l’herbe sous tes pieds
La rosée sur tes seins
Le vent léchant ton ventre velouté

Tu es Terre
Je suis Eau
Nous sommes le désir fertile

Qui fait renaître
Ce qu’on croyait perdu
Les pivoines du dernier printemps

Et l’amour
Le don d’aimer exultant
De ton corps offert

A la fraîcheur du matin
A mes mains de chèvrefeuille
A ma bouche avide

Se grisant jusqu’au vertige
De la fleur solaire
De ton sexe.

©Pascal Hérault

 

 


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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 07:30
Photo JDornac©

Traduction en roumain par Sonia Elvireanu
 

 

une mouette rêveuse
égrène la nostalgie
sur la pierre d’un château,

les rochers arrêtent la mer,
comme un seuil où l’on attend
l’amour et le ciel,

comme sur un fil fragile,
on peut plonger
dans une seule eau.

©Sonia Elvireanu      

 

 

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* * *

 

Pe stâncă - Sonia Elvireanu
Photo JDornac©


un pescăruş visător
deapănă nostalgia
pe piatra unui castel,
 
stâncile opresc marea,
ca un prag  pe care aştepţi
iubirea şi cerul,

ca pe o sârmă subţire,
te poţi scufunda
într-o singură apă.

©Sonia Elvireanu      

 

 

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 07:30
Photo JDornac©


 


Si vous êtes dure de la feuille, adoucissez-la et vous entendrez le frémissement d'un papillon dans une haie de chèvre-feuilles.

Mais point n'est besoin d'avoir l'oreille fine pour admirer la petite feuille rouge palpitante de vie, accrochée à un rameau de chêne,
une petite feuille rouge toute en nuances de jaune, d'orange et de vermillon. Un amour de feuille, une beauté qui met du rose aux joues et donne de la fraîcheur à l’horizon.

J'aime lui tenir compagnie, pourtant je sais qu'elle n'est pas seule.
Elle a les caresses du soleil, les câlins du vent et les bavardages des oiseaux.

Avant que tu ne te dessèches, petite feuille, je te glisserai entre les pages d'un livre. Tu ne me quitteras plus. J'en rutile déjà de plaisir.

Comment ne pas éprouver l'intense besoin de retenir cette plénitude et d'en pénétrer l'essence passagère ?

J'ai le désir fou de prendre la vie dans mes bras et de l'embrasser sur ses joues d'arbres et de fleurs. Malgré tout  la vie est bonne à vivre. Savourons-la jusqu'à la dernière miette...

©Michèle Freud          

 

 

 

 

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