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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 06:44

 

 

 

Vous dites que quelqu’un aurait vendu la mèche ?

Eh bien non, je n’étais pas au courant,

mais je comptais bien sûr sur vous pour m’éclairer

Il est vrai que je suis loin d’être une lumière…

Et puis, vous savez, on a beau avoir l’air d’un génie,

lorsqu’on vous surprend sous les feux des projecteurs

et que la tension monte,

pas facile de sortir d’une lampe

sans péter les plombs.

 

Pour ce qui est d’être une tête brûlée,

je suis par contre entièrement de votre avis

et bien sûr tout disposé à reconnaître

que cela fasse partie de mes défauts.

 

Néanmoins, si j’étais vous,

je me contenterais d’adopter la position

de celui qui n’a rien vu ni entendu,

car, étant donné les circonstances ou le fait de se dire :

« Après tout, qu’est-ce qu’on risque ?

À part, peut-être, de tomber sur un bec de gaz »,

je choisirais sans hésiter

de la mettre en veilleuse.

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 07:22
« Le petit Prince », sculpture d’Etienne Fatras ©


 

 

 

Ah la fugace illusion !
Quelle moqueuse, cette imagination !
Elle fait des tours de magie
Avec un brin de poésie.

Ce n'est qu'un foulard
Retenu par une main,
Avec lequel, un vent malin,
Joue au hasard.

Il m'a fallu figer dans la terre,
Ce moment éphémère
Et le four a pour l'éternité,
Transformer l'illusion en réalité.

Sculpteurs et poètes, quand j'y pense,
Votre privilège n'est pas mince,
D'une inspiration vous faîtes une existence,
Et pourquoi pas, un petit prince.
 

©Etienne Fatras
 
 
 
 
 

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 03:19
« Nuit étoilée sur le Rhône », Vincent Van Gogh

 

 

 

 

Il se peut que le firmament s'efface

Qu'il ne soit plus à hauteur de dire.

 

Il se peut que le poète plie le genou

implore d'une saison la sortie,

la puissance du ré enchantement.

 

Il se peut qu'envoûtées ses lèvres

regrettent de n'être pas pinceau

célébrant de l'univers la beauté,

 

ainsi que sut le faire sur sa toile

Vincent, pyromane averti qui

sut mettre le feu aux poudres.*

 

©Jeannine DION-GUERIN

 

*Vincent Van Gogh, d'après « Nuit étoilée sur le Rhône »

 

 

 

 

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 06:40
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Oeuvre de Cheryl Waale©

 

 

 

L’émotion suscitée

Par la simple magie

D’une gracieuse silhouette,

Se veut troublante.

 

C’est l’ intime caresse

De la finesse d’un  velours bleu,

D’une élégante présence

Le geste est d’un charme séculaire,

La main posée sur un livre ouvert

Est d’une tendresse maternelle,

Les corps en éveil s’embrasent

Dans la mélodie du silence.

Un rayon lumineux se mêle

A la transparence de soies blanches

Et aux rubans de satin garance,

Jouant avec la légèreté du vent.

 

L’émotion suscitée

Par votre prestance

Aux rutilantes paillettes

Se veut troublante.

 

Vous apparaissez virginale, belle et nacrée

Sur l’autel de l’amour,

Aux jeux de la lumière,

Soudain transportée dans un univers céleste

L’illusion devient complice de réel

Jusqu’à se mettre en marge du temps

Au cœur d’une flamme jumelle irradiante.

 

©Michel Bénard.
 
 


 
 

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 06:23

 

 

Suite du 15 juillet

 

 

18 juillet


Pensées d’un matin chaud et humide


Libellules bleues de nuit
Papillons aux couleurs chatoyantes
Sous les reflets de la lune
Mouches à feu
Lumineuses fées
M’accompagnent dans les nuits mon été

Les flots de mon grand Fleuve
Se jettent heureux dans l’océan
Et avec eux, je cours vers toi
Mon bel amour de toutes les saisons


 

Les secrets se révèlent
Les pensées, ourdies
Dans les dédales de l’été caniculaire
Tout en moi s’engourdit 
Tout attend
Prémices de changements

 Sera-t-il doux le temps des moissons ?

~*~


19 juillet

Tes petits mots polissons
Tes bisous dans mon cou
Me donnent des frissons
Partout, partout, partout

L’amour que tu me portes
Me porte aussi
Sans toi mon âme serait à la flotte
À la dérive de l’ennui

Même ici, les pieds dans le Fleuve
Devant toute cette Beauté
Je serais en peine, une veuve
Ce qu’il est bon d’être aimée


 

Sur ta moto, tu m’emportes
Dans tes bras aussi
La Déesse et les dieux nous ouvrent la porte
Des amants, le ciel de lit

Ton sourire me charme
Ta voix aussi
Lorsque tu chantes ou déclames
Les Leclerc, Brassens, tes mots pour moi, je suis ravie

Quel bonheur ce jour de te dire tout ça
Assise dehors, sous les arbres, à l’ombre
La brise du Fleuve et dans mon cœur, toi
Je t’aime, du lever du soleil à la pénombre

Et du clair de lune à l’heure bleue



© Ode

 

(A suivre)

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/carnet_05.htm 

 

 

Création Ode©



 

 

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 06:33
© Romolo Tavani Adobe Stock

 

 

 

 

 

Nous avions tout pour réussir

une belle rupture.

La vie nous avait doucement séparés

Tu ne faisais plus partie de mon quotidien

J’avais cessé d’occuper tes pensées.

Fini le temps des appels pour rien

Juste pour le plaisir d’entendre une voix.

De l’amour et sa bruyante impatience

Nous passions à l’affection de bon aloi

Sans explication inutile, en silence.

Dès lors tu n’insistais guère pour me voir.

A dire vrai, je n’en étais ni triste ni surprise.

Et puis, lors d’une rencontre de hasard

Tu as suggéré que peut-être un jour

Quelqu’un nous présenterait l’un à l’autre.

Derrière ton rire, dans l’éclat du regard

Ce que je n’avais pas su voir

m’apparut évident.

Nous l’avions bien ratée notre belle rupture…

 

©Kathleen HYDEN-DAVID

 

Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019



 

 

 

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 06:58

 

 

 

 


Dès que je t’ai aperçue
Je savais que mon cœur
A ton cœur appartiendrait
Mais j’ignorai si cet amour
Dépasserait les frontières
De mon esprit et de mon âme
Pour venir te blesser
Jusqu’à ce que tu te rendes…

Mais comment te rendre ?
Pieds et poings liés ?
N’y songe même pas
Je t’aime trop déjà
Pour recourir à ces armes
De faibles ou malades d’esprits
Te rendre sans te battre
Serait indigne d’un grand amour…

Alors j’ai attendu, espéré
Que tu te retournes
Pour me regarder
Et d’un regard doux et féroce
Me lancer un « passez votre chemin
Je suis déjà prise, on veille sur mon destin ! »
Pourtant, j’ai lu dans ton regard
Un je ne sais quoi de désir et d’espérance…

Parfois l’herbe est plus verte ailleurs
C’est ce que j’ai lu sur tes lèvres
Lorsque tu m’as regardé et que
Doucement, tu as murmuré ces mots !
Et j’ai senti un grand vent d’espérance
Envahir mon corps et mon esprit
D’autant que ton sourire m’invitait
Et me disait de m’approcher

Certes, pour des adultes
Nous étions bien trop timides
Nous n’avons pas osé dire les mots
Ceux du rapprochement
Et de l’amour naissant
Mais tes bras et tes mains
Se sont enroulés tout autour
De mon corps et de mon âme

J’ai voulu prononcer un mot
Mais d’un doigt délicatement fin
Que tu as posé sur mes lèvres
Tu m’as fait comprendre
Que je devais me taire et me laisser faire
Le courage dans ces cas
N’appartient qu’aux femmes
Puisque ta bouche est venue sur la mienne !

©Jean Dornac
Lannion, le 23 juillet 2020
 
 
 
 

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 03:54
Luca Combiaso – Bénédiction de Dieu le Père

 

 

 

A Dieu, s’il est un Dieu, devons faire pitié ;

De là-haut s’il regarde avec une lorgnette,

Il ne voit que fourmis qui vont à l’aveuglette,

Entassant mille brins sans bâtir la cité.

 

Il ne voit que conflits, que monstres irrités,

Tours de Babel qui dans le vide se reflètent,

Chacun tirant à soi les coins de la planète,

Posant sa pierre en monument d’absurdité.

 

Homme, à quoi t’ont servi le progrès et le rêve ?

Si demain dans un cataclysme tout s’achève ?

Arrête-toi ! Fais face à ton éternité !

 

Compte sur ta sagesse autant que ton génie ;

Sache que vanité… tout n’est que vanité

Dans un monde conçu sans un peu d’harmonie.

 

©Louis Delorme  

1974

 

Extrait du recueil « La Criée – Les Vagissements » de 1974. Recueil imprimé

Et gravé par l’Auteur sur sa presse artisanale.

 

 

 

 

 

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 06:32

 

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

 

 

 

Assis sur ses affaires

il regarde

ne plus passer personne

Plus de voitures sur la chaussée

plus de piétons sur les trottoirs

en pleine journée il est tout seul

sous le regard indifférent

de la caméra de surveillance

Les autres citadins sont confinés chez eux

lui comme toujours

est confiné dans la rue

à tous les vents mortels de virus

 

©Béatrice GAUDY

 

* * *

 

 

Lou sen – abri

 

 

 

Cheita sur soû afairei

o regardo

ne plu passa degu

Plu de veitura sur lo chaussado

plu de pietoun sur loû trepadou

en pleno journado o ei tout sou

sous lou regard endiferènt

de lo camero de suvihanço

Loû autrei cieutadin soun counfina cha i

se coumo toujour

ei counfina din lo charrièro

à tou loù vent mourtau de virus

 

 ©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:25

 

 

 

Le poète est cet être qui lacère ses idées de mots étranges, conjuguant souvent verticalité, rimes et rythmes qui donnent  à sa parole un air de prière ou de chanson.

 

Son allure est celle de l’orpailleur, courbé sur chaque goutte d’eau, traquant la plus folle paillette, fouillant de ses bras intuitifs les sables aurifères d’un merveilleux qui lui file entre les doigts.

 

Avec ses allures druidiques et son âme de marieuse, il confesse, furète et prospecte, présente un verbe à une élégante métaphore, élève les colombes d’un rêve.

 

Sous sa capuche, le voilà qui s’égare et partage, balise et ricoche

 

Le métier est rude, au petit matin des mots. Car son travail est celui d’un moine-laboureur. Mains dans la glaise du langage, le poète mesure sa solitude.

 

Crues et décrues profanes.

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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