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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:30
Photo: Trois-Pistoles, Québec. Ode©

 

 

 
 
Ils chevauchent dans la plaine
Sous un soleil de plomb
Heureux, libres
Amoureux

 
Ils se promènent en silence main dans la main
Dans les sentiers touffus du frais boisé
Dans les yeux, un avenir certain
Ce soir ils vont s'aimer

 
Ensemble ils enrubannent les heures
D'un sourire, d'un baiser, d'une fleur
Nudité et splendeur des amours tendres
Que rien jamais ne viendra surprendre

 
Ils sont Un dans l'âme
À fleur de cœur

Affinités électives
À fleur de peau

Ils se sont reconnus
À fleur d'antique mémoire

Ils s'aiment
À fleur de corps


Ils s'allongent
À fleur d'étoiles

Ils s'abreuvent
À fleur de source

 
Les amoureux venus de la plaine
 
Ode©
21 juin de l'An Deux

 

 

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Published by jdor - dans Ode
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:30
avecgildef.forumpro.fr/t95-la-belle-passante

 

 

 
Toi que j’ai créée
A chaque seconde
Des rêves troublants
De mes nuits
Trop chaudes
Ou trop froides
 
Toi, je t’aurais aimée
Jusqu’au bout des temps
Sans nuances
Sans retenue
Même au bord de la folie
Cœur brûlé par la passion
 
Tu m’es apparue
Comme l’essence de la femme
Comme un rêve
Un mirage
Une Femme de toujours
Une Femme pour toujours…
 
Toi, tu étais la vie
La lumière, la joie
La certitude du bonheur
Tes yeux tenaient
Du brillant des étoiles
Et du mystère des nuits
 
Ton sourire éclatant
Etait une cascade
De lumière
Qui donne la vie
Qui donne l’envie
Qui crée l’amour
 
Toi, tu m’aurais délivré
Si tu n’étais pas passée
Sans me voir
Sans que tes yeux
Ne me touchent…
Sans te retourner…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 30 juillet 2017




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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 06:31
http://capturesdinstants.blogspot.fr/2010/04/joli-pont-de-pierre.html
 
 
 
 
 
On ne reverra plus le petit pont de pierre,
ne serait-ce qu’un temps, on n’y reviendra pas,
Saurait-il partager les pleurs de nos faux-pas,
être consolateur à l’ombre de son lierre !
 
Sage recoin de paix, penché sur la rivière,
quand nous venions pêcher ou chercher des appâts :
on était seul au monde et mon cœur sans compas
aime encor tes yeux bleus sous ta frange si fière…
 
Ni ton nez, ni ton front, n’étaient plus beaux pour moi :
aimer c’est avant tout, vibrer dans son émoi,
quand chaque jeu se mêle aux rires d’un enfant…
 
On a grandi depuis, ton tablier bouffant
Est devenu serré sur ta douce poitrine…
Sage instant d'autrefois couché dans la feutrine.
 
©Robert Bonnefoy
 
"On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage"
(Publilius Syrus).
 


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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 06:36
©Francis Fritsch, huile sur toile, 63 x 50 cm

 
Traduire les craies
qui échappent des doigts
teignant nos épidermes
de poussières astrales
 
Traduire l'encre
qui coagule ce bec d'acier
liant et déliant
mes plus blondes pensées

 
Traduire une page blanche
qui crie sa virginité
se rebellant à mes lignes
pour d'ardentes fiançailles
 
Traduire les ombres
qui déclinent leurs stances
refoulant les trilles
d'un soleil nouveau-né

 
Traduire la toile
qui saigne ma fibre
luttant en désespoir
comme Jacob et l'ange
 
Traduire la pâte et l'huile
qui se font clairs-obscurs
refusant à ma palette
les lueurs de l'aimer
 
©Claude Luezior  
 
 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:38
Paysage au moulin – Brueghel Jan l’Ancien - photo MP

 

 
 

La vie est un moulin dont les ailes câlines,

Toutes voiles dehors visitent l’horizon,

Que leur voyage pousse en quête de raison,

Il y va du désir d’enchanter la colline

 

Mais le sort y vient voir, contraire lui décline

Au moins facétieux, d’en brusquer l’oraison,

Au besoin d’un palais en sceller la prison…

Jugez-en ! Pompéi - dixerunt nos deux Pline !

 

Quand j’aborde ce char me tient à cœur surtout,

D’en visiter les flancs, la mécanique itou,

Dont l’âme s’aventure aussi haut que l’espace ;

 

Tandis que le meunier après Dieu, maître à bord,

Mieux que ne sut l’Icare, en sait brider l’audace,

Avec, humble cocher, le pur esprit d’un mors.

 

©Claude Gauthier  

 



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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 06:52
collectiondartjaviermendez.fr.gd/Peinture-Suisse

 

 

 

« Clotilde, si tu es prête, nous partons maintenant, tu sais que nous ne pouvons aller vite avec notre vieille guimbarde qui ressemble plus, question vitesse, à une charrette qu’à une automobile. »
 
Sans plus attendre, ils commencent à rouler. Le tacot a fière allure avec toutes ces fleurs multicolores peintes sur la carrosserie : on dirait une prairie ambulante, généreuse et souriante. Mais le moteur ne rigole pas : il a des problèmes digestifs et manifeste sa mauvaise humeur par des borborygmes et divers bruits insolites et bruyants. Il est impossible aux deux passagers de regarder le paysage qui défile lentement, tant leur esprit est absorbé par le langage discordant de la machine tandis que leurs douloureuses oreilles lancent un appel à l’aide.
 
« Je pense, dit Clotilde, qu’une pause est nécessaire pour savourer quelques instants de silence. Viens, le ciel nous invite au bonheur et à je ne sais quelle ivresse tranquille, dans la contemplation et dans la paix. » Et ils garent leur voiture sur une plate-forme herbeuse. Ils ont la chance de trouver rapidement un chemin de terre qui leur semble prometteur.
 
Très vite, il se transforme en sentier et zigzague parmi les fougères, entre des arbres aux essences variées. Puis il contourne une ancienne maison forestière qui disparaît presque sous des guirlandes de clématites. Il s’exhale de toute cette végétation, à la fois sobre et luxuriante, un apaisement indéfinissable, une sérénité harmonieuse qui dénoue toutes les tensions. Ils sont sous le charme de cette forêt, mais ce qui les attend plus loin est absolument extraordinaire. Et c’est vrai : ils ne tardent pas à pénétrer dans un champ dont l’herbe est douce et moelleuse comme du velours. Plus ils avancent, plus ils ont l’impression d’entrer dans le parc d’un château du temps passé : ici des ormes imposants dont le feuillage traîne jusqu’à terre, abritent une combe verdoyante, là, un petit marécage dort, piqueté de fleurs violettes, plus loin, un bosquet de bouleaux accueille un troupeau de moutons et sa bergère. L’ensemble est si somptueux, si féerique que Pierre et Clotilde s’attendent à voir arriver le Prince Charmant sur un nuage d’or. Une joie douce et bienfaisante les enveloppe et ils restent là, immobiles, à boire, à petites goulées, toute cette beauté inattendue. Et sur la pointe des pieds, ils quittent ce domaine enchanté, qui restera imprimé dans leur cœur, tel un souvenir précieux.
 
©Michèle Freud




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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:41
www.hellopro.fr/sticker-adhesif-mural-fenetre-et-mer-en-trompe-l-oeil
 
 
 
 
Les poèmes viendront
Avec leurs cohortes
De rêves et d’aurores.
Les fenêtres s’ouvriront
Vastes sur la mer
Où la vague étourdie
Par les cris des oiseaux
Annoncera au monde
La naissance attendue
D’un nouvel amour.
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 06:33
www.photodenature.fr/photo-paysage-flou-2/photo-photo-paysage-flou-3

 

 
 
C’est dans l’inachevé
Que la route s’élonge,
Ainsi qu’une rivière
Aux nombreux affluents.
 
Je puis la suivre
Et l’explorer,
La remonter,
La redescendre.
 
Mais ma meilleure volonté
Ne pourra jamais la quitter
Car elle est ma personne même.
 
Ce que je veux qu’elle soit
La déroule devant moi.
 
© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:38
JE VOIS DES ODEURS 55 par 54 huile sur toile GIL POTTIER

 

 
 
 
Combien de lèvres ont- elles lissé votre prénom
combien de lèvres l’ont mordu
combien de lèvres lui ont donné corps ?
Sous chaque bouche l'homme est nouveau
l'homme est premier
l'homme se redécouvre, renaissant, ultime.
Vos mots m’ont troublée
étrange douceur  enveloppante
pétales.
Respiration, oxygène.
Mots de nuit, hors temps
virtualité et réalité, être, non-être
intelligence du dire, intelligence de la peau.
Est-ce ou n'est-ce point ?
Au creux du corps
au large du cœur vos élans d'homme
j’ondule dans votre lente montée.
Gorge à gorge
naufrage de salive
spasmes, sueur, sperme.
Vos syllabes de feu à mes lèvres.
                Ma bouche festoie.
                Avons-nous rêvé ?
 
©Nicole Hardouin
 



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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 06:42
perlesdorphee.wordpress.com/tag/surrealisme
 
 
 
 
 
Je me souviens
du papillon de lumière
posé sur ton visage
et de l’odeur nacrée
du rêve de ta peau
et de ton sourire épanoui
telle une fleur sauvage
et de cette joie printanière
plus vaste que le monde
qui blessait d’amour
l’inconnu touché
par l’infini de tes yeux…
 
Oui… je me souviens
mais au pays du temps
nul ne peut entrer
dans la chair des jours
appartenant à la mémoire…
 
… alors… j’écoute le passé
debout… face à moi-même
et je vois… oui je vois
la flamme de ton corps
chevaucher
la force de ma vie
dans un cercle
aux couleurs d’arc en ciel…
 
A la taverne du soir
le breuvage des heures
enivre l’illusion
de mes pas oubliés
mais la splendeur d’hier
conserve ton parfum
dans un calice inépuisable
où le charme de la nuit
se mêle au sang capricieux
du souvenir
mendiant l’image
de ma vie
aux étoiles qui passent…
 

© Victor Varjac
Antibes, le 24 décembre 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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