Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 08:07
Coquelicots de mon enfance – Victor Varjac
 
 
 
 
 
Coquelicots de mon enfance
vous êtes revenus
comme une grande blessure
enflammer l’herbe folle
qui galope
sur les talus sauvages…
Papillon végétal
vous accompagnez notre marche
d’une touche légère
et d’un sourire de sang…
Ô cœurs libres et offerts
au milieu des blés mûrs
qui bruissent comme l’océan
sous les caresses de l’air…
Vous êtes la promesse et le rêve
de la saison de feu
incarnant le frisson
de cette couleur vive
qui surprend la prairie
allongée sous le jour…
Coquelicots mes amis
ne craignez rien
j’aime trop votre visage
tourbillons d’oriflammes
qui traversent la plaine
d’un rire incandescent
pour serrer
vos tiges fragiles
entre mes doigts curieux…
Ô que de souvenirs
et que d’images tendres
m’appellent et me lient
à cette fleur délicate
dont l’éphémère beauté
refuse en expirant
nos prisons de cristal…
 
©Victor Varjac
Antibes, 27 mai 2003

Extrait de « LE DRAGON DE POUSSIÈRE » aux éditions MELIS




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Victor Varjac
commenter cet article
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:44
Octobre en Avesnois - Béatrice Pailler
 
 
 
 
Octobre, les feuillages s’enflamment. Ruisselures, étincelles crépitent, frôlent les nues. Échappées des forges de l’automne, des broderies d’orfroi courent au ciel, elles sont de cuivre fondu. De loin en loin, parmi les verdures assombries, des oriflammes d’or roussi s’avivent noyés d’humide grisaille. Dans l’écrin trouble des houles enherbées, sous le camail cendreux des cieux, la Sambre se plisse de pluie et aux berges cages, les écluses serties de bruine scintillent.
Chienne ou louve, l’heure métisse, maîtresse du canal, se mire dans l’onde. Les rousseurs végétales et les berges s’estompent dans la torpeur froide des vapeurs automnales. Le ciel larmoie, un oculus rouge tache le rideau des brumes. Et au miroir des pluies, la Sambre, anguille dormante sous le voile d’étain, guette le couchant.
Octobre en Avesnois, ici, au banquet des forêts de l’ombre, l’automne festoie, et sur le canal cendré, dans la déchirure de ses eaux, une veine flamboie.
 
 
©Béatrice Pailler
Revue Traversées
N°79 Mars 2016
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit
Repost 0
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:46
Cri « Terre » - Michel Duprez
Vladimir Kush
 
 
La mine sombre, l'homme au large est sur ses gardes. Il crie plus fort que les vagues : « J'ai fait tout ce que j'ai pu mais tout se plie ou se brise et coule à pic. Il y a houle et le vent souffle, on est loin, très loin des côtes, seuls en pleine mer, face à la pluie, au feu du ciel, sur des flots de larmes, des larmes de sang, à voir nos corps, la mort dans l'âme, sous leurs draps de chair et d'os ».
 
Quand tout à coup une voix fend l'air : « Terre ! ».
 
Il y a du sable en vue, la vie de plus en plus proche.
 
« Ouf, on est saufs », dit l'homme à ceux qui se tiennent par la main près de lui, les nerfs à fleur de peau.
 
La terre, oui, la terre, celle qui nous laisse à tous le temps de vivre et le choix de l'heure où, presque à bout de souffle, on pense tout haut les trois mots qui nous font si peur : « Je suis prêt ».
 
©Michel Duprez
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit
Repost 0
Published by jdor - dans Michel Duprez
commenter cet article
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:41
Principes fragiles – Djida Cherfi
 
 
 
 
Parfois je me demande pourquoi quand tout va bien,
Tous les bons vieux principes prennent des vacances.
Alors que quand les choses vont de travers,
On cherche la foi et on espère pénitence.
On s’invente des bonnes volontés et des actions,
On fait des efforts ; on s’improvise « bon ».
On se surpasse ; on devient... prophète !
On se permet des conseils sur la vie, de quoi elle est faite.
On devient les meilleures personnes que dieu ait créées.
Mais voilà, le diable ressurgit aussitôt que le mal disparaît.
On oublie trop vite qu’on peut succomber,
Parce que dans la vie, il y a des choses difficiles à réaliser.
Des choses simples, évidentes et spontanées
Des valeurs qui n’auraient pas de délais.
De simples expériences, qui peuvent parfois marquer,
Dont on devrait parler pour se rappeler et se libérer.
Se libérer pour une plus grande sagesse d’esprit,
Qui parlerait mieux de ce qu’est vraiment la vie.
 
©Djida Cherfi
 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit
Repost 0
Published by jdor - dans Djida Cherfi
commenter cet article
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 07:45
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
Editions Les Poètes français – 2016 – 77 pages – format 15 x 21 - Postface Vital Heurtebize. (Illustration de couverture : Roland Flabat.)
 
 
 
Ce nouvel ouvrage de Véronique Flabat-Piot « Les chemins de lumière » s’offre à l’espace de liberté d’un ciel parsemé de routes informelles s’ouvrant sur autant de destinations inconnues et soulevant mille et une interrogations et réflexions. Où vais-je ? Qui suis-je ?
Avant de poursuivre, est-il bien nécessaire de rappeler ici combien Véronique Flabat-Piot maîtrise toutes les techniques et formes d’expressions poétiques, passant du plus rigoureux classicisme, sonnets, triolets etc. ...allant jusqu’aux textes les plus libérés.
Sans en abuser il me semble judicieux de souligner, car le fait devient de plus en plus rarissime, notre amie sait ce que poésie est sensée impliquer et surtout ce que cela veut dire.
Quittons cependant la forme pour nous retrouver et débattre sur le fond, auquel je demeure très sensible.
Telle des pierres angulaires, l’importance de l’art et de son cortège réside sur les chemins de l’humain et quelles qu’en soient les sources, elle se fait le révélateur de l’amour.
 
« Si l’artiste parvient à murmurer « je t’aime »,
Des arcanes du doute, il sortira vainqueur ! »
 
« Les chemins de lumière » renvoient l’homme aux arts et à leurs créateurs afin de les extirper du doute.
L’art devient une possibilité de côtoyer une forme de vérité, de vivre une certaine idée de l’absolu.
Par sa passion de l’art et de la poésie Véronique Flabat-Piot rapproche les oppositions, le feu et l’eau, le verre et le plomb, l’encre et le parchemin. Ne rejoignons-nous pas la symbolique du vitrail, des passeurs de lumière ? Des « oeuvriers » pour reprendre un terme qui nous tient au cœur.
Questionnement, révélations, la ligne de conduite est tracée, elle devient transcendance.
Véronique Flabat-Piot effleure l’intemporalité d’un monde informel en gestation sous les doigts de l’artiste, de l’artisan, du poète.
Tout ceci est souligné avec délicatesse, finesse à l’aune de l’expérience.
Le « dit » sonne clair et juste.
Poursuivons ces chemins qui nous conduisent sur les degrés du sacré où de l’ésotérisme.
La poésie, l’art ne sont-ils pas des actes sacrés ? Si assurément !
 
« Tu toucheras l’occulte, en regardant les choses
Et verras le réel, en palpant le Divin... »
 
Etre poète c’est aussi savoir s’effacer au profit de l’humilité, de la pure beauté, d’une certaine vérité le plus souvent intangible, ineffable.
 
« N’être qu’un souffle
dernière expiration
de l’âme qui s’envole... »
 
Le poète est drapé de sensibilité, de vibrations profondes, de résonances intérieures, c’est peut-être pourquoi il en appelle encore plus à la tendresse.
 
« .../...je trouve, en mon tréfonds,
les fleuves de tendresse.../... »
 
Ingrédient difficilement dissociable de la poésie, le mysticisme n’est parfois pas bien loin, il frôle l’invisible, l’impalpable, il pressent un nouveau « prophète » qui pourrait dispenser des promesses d’amour à l’infini.
Au détour d’un poème, d’un vers, il nous arrive de rencontre une étrange allégorie, avec sa faux sur le dos : la camarde... Mais le poète est confiant, provoquant, il la défie, l’attend sans la craindre, car il sait que seul l’Amour perdure.
 
« Et j’aimerai,
j’aimerai,
j’aimerai...
...de toute la force de ma Vie,
aux confins de l’Eternité ! »
 
Permettez-moi ici de vous conseiller d’emprunter « Les chemins de lumière », faites en bel usage, en espérant qu’ils vous conduisent loin. Osez vous laisser transporter de l’humain au Divin, précisément là où :
 
« .../...tout et rien fusionnent,.../... »
 
Michel Bénard.
Recension : « Les chemins de lumière » de Véronique Flabat-Piot – Michel Bénard
Repost 0
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:40
Muse et Poète de la guerre - Ode
 
 
 
 
 
Muse
Poète, prends ton calame; quitte ta thébaïde
Va et regarde au loin, baigne ton âme à ton encre
Hurle devant le fait, ce que voient tes yeux humides
Trempe ton cœur lourd, libère-toi du chancre
Poète
Je suis fille de la Terre Ô ma Muse
Et j'ai peur pour Elle, tout est si sombre
J'ai peur pour mes sœurs, mes frères, Ô Muse
Je vois des voiles noirs, des brumes épaisses, des ombres
Ce que mes yeux voient m'effraie, ne me plaît guère
Je ne vois plus la Planète Bleue mais seule la guerre
 
Muse
Poète, prends ton calame; arme-le de courage
Regarde la jonquille en ton jardin, elle te parle
Te raconte la vie qui renaît. Laisse monter en toi la rage
Te rends de par les Terres, du bout du monde jusqu'à Arles
 
Poète
Mon âme voyage de par le monde Ô ma Muse
Je n'y vois que désolation, peurs, pleurs et sang
Mon calame tremble sous ma main inquiète, diffuse
Le mal est partout, pluriel, les barbares sont en rangs
Leur bras est armé pour la pire des forfaitures
Je rage devant ces incultes illuminés ainsi les sépultures
 
Muse
Poète, prends ton calame; dénonce, crie ce que tu vois
Que les dieux t'entendent ! Que par le monde on entende ta voix
Que le vent glacial porte ton message et crie ton désespoir
Que tes mots fassent taire enfin, des barbares, la rumeur
 
Poète
J'irai Ô ma Muse, j'irai là où de moi on a besoin
Mes mots d'abomination partiront de par le monde
Fasse que les dieux m'entendent et partout au loin
Qu'ils tonnent plus forts que leurs canons immondes
Qu'ils fassent enfin cesser de la guerre la clameur
Que de l'Amour et la Paix reviennent à jamais les odeurs.
 
Ode©
14 mars 2003©
 
Création Ode©

Oeuvre en titre de Ode©
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit
 
 
Repost 0
Published by jdor - dans Ode
commenter cet article
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 05:43
À quoi bon ?… - Jean Dornac
 
 
 
 
 
À quoi bon être nés
Si c’est pour être battu
Dès les premiers instants
Par des brutes qui paraît-il
Seraient des parents ?
 
À quoi bon être né
Si c’est pour être enrôlé
Toujours innocent gamin
Un fusil dans les mains
Pour faire la guerre des grands ?
 
À quoi bon être né
Si c’est pour crever de misère
D’être écarté du savoir
Au profit de quelques privilégiés
Qui confisquent la vie pour être plus fortunés ?
 
À quoi bon être nés
Si c’est pour être exploités
Par des êtres vils, des moins que rien
Qui se croient importants
Au nom de leurs pouvoirs et rapines ?
 
À quoi bon être nés
Si le corps ou l’âme
Doivent être violés
Par d’immondes obsédés
Du sexe ou de la force physique ?
 
À quoi bon être nés
Si c’est pour n’avoir jamais le droit de dire
Aux puissants leurs quatre vérités
Sans risquer la prison
Ou d’être torturés avant d’être tués ?
 
À quoi bon être nés
Si l’on nous enlève toute liberté
Au nom des morales étriquées
Justes pour assurer le pouvoir politique
Des imbéciles, nos futurs assassins ?
 
À quoi bon être nés
Si après la mort
C’est pour connaître le néant
Ou des brûlures infâmes
Derrière les portes de l’enfer ?
 
À quoi bon créer des œuvres
Elles se perdront dans le labyrinthe du temps
Inutiles, elles disparaîtront
Avec toutes les illusions des vivants
Tant la vacuité est notre seule vérité…
 
À quoi bon être nés,
Je vous le demande
Si vous ne vous posez
Aucune de ces questions
Qui torturent les poètes ?...
 
©Jean Dornac
Lyon, le 29 janvier 2017
 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Jean Dornac
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:55
Elle a choisi le gris – Salah Bekka
 
 
 
 
 
Sans remède dans sa vie,
Elle peine dans un silence,
Elle stagne dans les débris
De sa lointaine romance.
 
Ses yeux sont balayés
Par les cris de son cœur,
Qui lui reste attaché
Au pilot des torpeurs.
 
Elle vit dans la douleur
Sans ressentir le mal,
Elle n’écarte plus l’erreur,
Tout lui paraît normal.
 
Elle a pris comme témoins
Toutes les étoiles du ciel,
Elle noie dans leur chemin
Les p’tites causes de son fiel.
 
Elle déteste son miroir
Qui lui parle au présent,
Elle pleure sans le vouloir
Une fois qu’il est absent.
 
Dans sa chambre, sur son lit,
Elle souffre le traversin,
Puis le mouille, le punit,
Et accuse son destin.
 
Elle a fait de ses anges
Des gardiens de faiblesse,
Dans sa tête elle les range
Comme soldats de tristesse.
 
Des fois elle se ranime,
Dans l’ombre de son blasphème,
Puis se repent et renferme
Les saccades de son âme.
 
Elle dégrade sa toilette
Pour faner sa beauté,
Certains regards l’embêtent
Et lui donnent nervosité ;
 
Sa vision sur les hommes,
Tarde à trouver les yeux
Du vrai porteur de pomme,
Comme l’ont prédit les cieux.
 
Elle fatigue sa mémoire
À nourrir son passé,
Du regret des déboires
Qui la hantent sans arrêt.
 
Elle a choisi le gris
Comme couleur de sa vie,
Le noir pour ses habits,
Pour renforcer l’oubli ;
 
Elle a pris le silence,
Comme étameur d’échos,
Il la lâche dans l’errance
Sans lui mâcher de mots ;
 
Comme une veuve indignée,
Elle se retrouve isolée,
En doutant de sa foi
Quant on évoque la joie ;
 
Elle rejette les plaisirs
Et les choses de la vie,
Elle a comme seul loisir,
Le poids de l’interdit.
 
Comme une fleur de montagne
Qui survit à une guerre,
D’un printemps pris au bagne
D’un interminable hiver,
 
Elle souffre dans un froid
Sous un soleil timide,
Les nuages forment son toit
Et autour d’elle un vide ;
 
Elle attend du néant
Un salut invisible,
Il occupe tout son temps,
Et il la rend amovible,
 
Les années se répètent
Dans ce cycle figé,
Dans son âge elle s’entête,
Et elle vieillit isolée.
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France

 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0
Published by jdor - dans Salah Bekka
commenter cet article
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 07:43
Transition – Charles Cros
 
 
 
 
                                               A Edouard Manet.
 
 
Le vent, tiède éclaireur de l'assaut du printemps,
Soulève un brouillard vert de bourgeons dans les branches.
La pluie et le soleil, le calme et les autans,
Les bois noirs, sur le ciel, la neige en bandes blanches,
Alternent. La nature a comme dix-sept ans,
Jeune fille énervée, oscillant sur ses hanches,
Riant, pleurant, selon ses caprices flottants.
 
Pas encor le printemps, mais ce n'est plus l'hiver.
Votre âme, ô ma charmante, a ces heures mêlées.
Les branches noires sont pleines d'un brouillard vert.
Les mots méchants et les paroles désolées,
Sur vos lèvres, bouton d'églantine entr'ouvert,
Cessent à mes baisers. Ainsi les giboulées
Fondent, et le gazon s'émaille à découvert.
 
Votre moue est changée en rire à mes baisers,
Comme la neige fond, pâle retardataire,
Aux triomphants rayons du soleil. Apaisés,
Vos yeux, qui me jetaient des regards de panthère,
Sont bien doux maintenant. Chère, vous vous taisez
Comme le vent neigeux et froid vient de se taire.
Votre joue et le soir sont tièdes et rosés.
 
Charles Cros
 
 
Repost 0
Published by jdor - dans Charles Cros
commenter cet article
27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 07:38
Trois petites notes de lumière – Michèle Freud
 
 
 
 
 
Lumière ! Je m’attarde autour de ce mot, je le prononce, je le chuchote, je le chante, je le danse : c’est si léger, si aérien, comme une cascade de poudre d’or. Et puis, joyeusement, je me lave avec cette lumière, douce, onctueuse, jusqu’à ce que je sente naître au plus profond de mon cœur, une lueur, une lumerette, une lumerotte
Je voudrais vous l’offrir, amis de la poésie…
 
Au petit matin, la lumière se posa doucement sur une écorce d’eucalyptus. Elle s’y attarda pour faire chanter les rouges, les jaunes et les verts : elle était comme une caresse, un baiser. Et puis, la lumière s’enroula amoureusement autour du tronc et grimpa lentement jusqu’à la cime.
Alors l’arbre tout entier devint lumière !
 
Dès qu’elle se réveille, vite, elle se lève, ouvre les persiennes, les fenêtres et devant les grands arbres majestueux, devant une abondance de fleurs sauvages, elle respire amplement, se frotte avec volupté aux premiers rayons du soleil, n’en perd par une miette, car il lui faut, chaque jour, sa ration de lumière, pour que sa journée ressemble à une route fleurie.
Oh, cette lumière, elle la boit, s’en nourrit, s’en enveloppe. Elle la sent rayonner, palpiter dans tout son être. Son cœur bat tout doux, léger comme un oiseau. Soudain, elle prend son envol, laissant derrière elle, un sentier lumineux, comme une poussière d’étoiles…
 
©Michèle Freud

 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Repost 0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche