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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:29
Commons.wikimedia.org - Takasugi Shinji

 

 

 
 
 
Coeurs vacants
Bruit de talons sur le bitume
Perpétuelle tribune
Et nulle trace de ces passants.
 
Rendez - moi le désert et les dunes
L'empreinte des hommes qui savent se taire
Le sablier du temps, la lune
La terre entière.
 
Votre cœur n'était pas assez grand
Je donne mon amour à la rose des vents.
 
© Leafar Izen
 
 
Extrait du recueil « SOUVENIRS DU NÉANT »
illustré d'encres et acryliques sur toile de Pascale Met
(''Pour ne pas oublier que le néant n'existe pas,
c'est un trop plein...''L .I .)
 
LÉAFAR IZEN vient de publier
chez ALBIN MICHEL IMAGINAIRE
son nouveau livre : « LA MARCHE DU LEVANT »
 
 
 

 
 
 
 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 07:14
Tableau de Roland Souchon©

 

Janvier s’en est allé
  Février frappe aux volets
     Laissez moi vous offrir ce bouquet
 
 

Un ciel en exil aux nuages fuyants m’invite à tourner la page du calendrier.
 
La Seine a mis son manteau aux boutons de givre.
Elle déploie son ruban céladon, saluant square Viviani le robinier, vénérable de plus de quatre siècles. Il ouvre ses bras nus pour accueillir la fée des neiges.
 
Vêtu de frimas, le Petit Pont tend son regard vers le prophète :
                             Chemin perdu sur l’horizon des attentes
                                              Nuit glacée, voix égarée
                                                             Buisson brûlé
                                                                         Chimères aux arbres effeuillés
 
Tandis que les corneilles fuient au vent de l’oubli, l’espérance renaît au Pont au Double. ans un ciel blanc de neige se lève une main :
                                    Main muette et transparente
                                    Main lasse à la dérive
                                    Main de maraude
                                    Main de tendresse
                                    Main d’offrande
                                    Main de justice
                 Mains jointes devant les vingt-huit statues des rois de Juda et d’Israël
                 Mains ouvertes vers la grande rosace où demeure l’écho de la flèche
 
Le Pont de l’Archevêché conduit au square Jean XXIII drapé de sa toge d’ivoire. ans son dépouillement, l’hiver dévoile le chevet de Notre-Dame.
Cette hardiesse du Moyen Age nous offre la joie d’être, de comprendre ce que l’homme a crée de plus beau pour n’être jamais seul.
Comment quitter ce lieu magique ?
 
Un vent de neige plisse la Seine jusqu’au Pont Saint-Louis où convergent mille influences.
L’Île de la Cité et l’Île Saint-Louis livrent leurs âmes.
 
Au Pont au Change la Seine porte l’empreinte des passions. ’une rive à l’autre son chant s’élargit jusqu’à la houppelande des bouquinistes.
 
L’heure de vérité sonne Quai de l’Horloge. e glaive et la balance trouvent un point d’équilibre et rendent leur verdict :
                                                  Justice retrouvée
                                                  Neige sur l’arbre de Mai
 
Sous les douze arches du Pont Neuf résonnent les voix de Marquet et de Signac.
Parée de ses plus beaux atours, la Déesse Sequana déroule ses songes le long des berges enneigées de la Seine :
                                                   à Lutèce
                                                        sur le pilier des Nautes
                                                               la Seine se métamorphose
                                                                        en blanche aigrette amoureuse
 
Mes pas crissent sur la neige poudreuse quand s’ouvre la place Dauphine.
Sous la valse des flocons, j’entre au numéro 14.
Près de l’âtre, une Muse écoute Jean Ferrat :
 
          « Quand l’hiver a pris sa besace
             Que tout s’endort et tout se glace
             Dans mon jardin abandonné
             Quand les jours soudain rapetissent
             Que les fantômes envahissent
             La solitude des allées
             Quand la burle secoue les portes
             En balayant les feuilles mortes
             Aux quatre coins de la vallée
 
                                       Un grillon dans ma cheminée
                                       Un grillon se met à chanter
                                                                                           … »

©Roland Souchon
www.rolandsouchon.com  
 
 
 

 


 
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 05:32
Photo Émilie Grenier

 

( à Coline et Bilo, sur l'air de :
c'est une maison bleue -Maxime Leforestier)
 
 
C'est un petit panier
Il n'y rentre pas trois pommes
même en les serrant
il ne peut fermer
 
Un panier d'osier
de ceux qu'aiment bien les filles
pour transporter quoi ?
Du fil, une aiguille
et un napperon
à broder en somme
 
C'est un panier d'osier
tout rose et lumineux comme
le visage frais, les éclats de rire
des enfants des hommes
 
Il a un fermoir
qui ressemble à un sourire
et qui tient serré
rêves et secrets
et les mots pour rire
 
Des petits cailloux
y font un bruit de bisou
Quand on les secoue
on dirait des sous
 
C'est un petit panier
à deux anses et un couvercle
en osier tressé, il est tout petit
mais tient sur ses pieds
 
Et je l'offrirai
à Coline la coquine
qui transporte tout
son chat, sa cuisine
et vient voir Bilo
pour jouer là-haut
à cousin-cousine
 
C'est un petit panier
Il n'y rentre pas trois pommes
mais pour un doudou
le renard tout roux
il est vraiment chou !
 
© Jeanne CHAMPEL GRENIER      
 
 
 
 
 
 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 07:53


 

 

Les vieux arbres de l’oliveraie,
Sève enracinée au sol cicatriciel,
Tendent leurs branches orantes
Vers les échappées d’or célestes.
Un vent délétère délie              
Mes frêles poèmes suspendus
Au vert séculaire du feuillage,
Mots et lettres esseulés
S’envolent pêle-mêle
Tourbillonnent
Avant de s’abandonner,
Gorgés de liberté,
À l’humus de terres ameublies
Par l’imaginaire encré
Des jardiniers de la beauté
Fertilisant le pollen de la paix.     

     

©Nicole Portay

 

 

 

 
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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 07:48


 

 

La France fut le pays des lumières,
Elle a donné aux hommes
La joie de vivre dans la paix
La liberté de s’exprimer.

 

Ce n’est pas vous qui la décapiterez !

 

La France fut  phare
De la mode, du monde moderne
De l’aéronautique
Des scientifiques

 

Ce n’est pas vous qui la décapiterez !

 

La France a accueilli
Les malheureux qui souffraient
Aujourd’hui elle vous a accueilli
Mais elle a ses lois, sa culture.

 

Ce n’est pas vous qui la décapiterez !

 

Si vous êtes ici
C’est pour ériger en paix
Alors faites-là régner.

 

©Eliane Hurtado              

 

 


 
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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 07:36
Femme au cerceau, Anne Bachelier


 

 


Tout en métamorphose
La tête qui explose
La souffrance à petite dose
Et le choix qui s'impose
À trop vouloir satisfaire
Le cœur de lucifer
C'est son monde qui se perd
La fin de son univers

 

Flamboyante enveloppe
Tout en métamorphose
Elle prend le dessus la rêveuse
La fébrile nauséeuse
L'estomac noué
La gorge enrouée
La captive du monde stérile
Renonce et se met en péril

 

Elle avance d'un seul pas
Elle ne reculera pas
La patience paiera
La rivière de larme s'assèchera
Elle sera à son apogée
Et la fleur qui a fané
Prendra la lumière qui lui a manquée

 

©Djida Cherfi
 07/12/2020
 

 

 


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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 07:28
Myriam - sculpture d’Etienne Fatras©


 

 

Il y a très longtemps
Dans un moyen orient lointain
Une fleur encore en bouton
S'épanouissait confiante.

 

Rayonnante avant d'éclore
Elle assurait la descendance de sa race
De génération en génération,
Cette éternité-là, est humaine.

 

Regardez-la, comme elle vous regarde,
L’éclat de lumière de ses yeux
Vous perce le cœur.

 

Si les yeux dans les yeux
Vous n'avez jamais été foudroyé,
Alors, vous n'avez jamais été amoureux.


 
©Etienne Fatras  

 

 

 


 
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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 07:45
Photo Guillaume Bontemps / Ville de Paris


 

 

Quand mes cheveux blancs
Seront devenus
Ou ne seront plus,
Quand ma démarche
Moins assurée se fera.

Serais-je ce vieux,
Par les oiseaux, aimé
Pour les miettes de pain
Au parc, jetées?

Serais-je ce vieux
De douceur,
Par les enfants, entouré,
Pour le mystère merveilleux
Des histoires bien racontées ?

Serais-je ce vieux
Charmant, charmeur,
Qui à tous temps
Appartient et
Vers « l’après », doucement,
Sans crainte,
S’avance en souriant ?

Serais-je ce vieux
Grincheux, rabougri, aigri
Nauséeux,
Rejeté sans cesse
Par tous, comme
Blanche écume,
Pour avoir, Soi-Même,
Seulement
Toujours aimé ?

Serais-je ce vieux,
Haineux aux jeunes,
Des guerres glorieuses
Et imbéciles
Qu’ils n’ont pu faire ?

Serais-je ce vieux
A la démarche déambulatoire
Incertaine, sans but
Marmonnant sans cesse
Après le temps qui,
Sans cesse,
N’en finit pas
De ne pas passer
De ne pas finir ?

Serais-je ce vieux
Sans famille, sans ami
Laissé pour compte
De la vie et des gens
Dans la salle d’attente
D’un mouroir anonyme?

Serais-je ce vieux
Espiègle, coquin
Aux yeux pétillants
D’une impuissante
Concupiscence
Aux mains voleuses
D’une caresse aux fesses
De femmes charnues,
Toujours espérées
Jamais possédées ?

Serais-je ce vieux
Facétieux, à la
Gouaillante faconde,
A la verdeur
D’un printemps
Qui n’aurait jamais
Connu d’été ?

Serais-je ce vieux
Avivant ses regrets
Mâchonnant un passé
Toujours plus éclatant
Que la pâle réalité vécue
Et soliloquant
« Si j’avais su… »
Serais-je ce vieux
Sage, d’avoir connu
Toujours curieux,
Avide de mieux découvrir ?

Mais serais-je, jamais…
Un vieux ?

©Gérard GAUTIER                                               
Saint-Brieuc 1981


  


 
 

 
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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 07:42
William Blake, 1757-1827, Le rêve de Jacob

 

Versions française et roumaine de Sonia Elvireanu


 

 

Au Poète
              
deux voix graves s’entendent sur l’échelle de Jacob,
l’une s’élève, l’autre descend du Très Haut,
confondent leurs murmures en prière,

 

des signes bizarres d’une langue inconnue
s’alignent sur une feuille, impénétrables,
sages comme les hiboux, les voix continuent leur prière,

 

la voix étrange du Poète s’élève,
l’autre descend du Très Haut,
un seul murmure en une langue bizarre,

 

chaque voix est limpide, cérémonielle,
elles se rejoignent  dans l’harmonie
d’une fugue de Bach,

 

des lettres étranges sur la feuille, comme
la peau de lézard, n’éclairent pas les mots pour moi,
je n’entends que le murmure des voix rituelles,

 

la voix du Poète s’élève comme une offrande,
l’autre descend d’un Sommet invisible,
toutes les deux en parfaite communion.

 

©Sonia Elvireanu      
 10.05.2020

 
Sonia Elvireanu, extraits du manuscrit Ensoleillements au coeur du silence

 

 

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* * *


Vocile

              Poetului

 

două voci grave se-aud pe scara lui Iacob,
una urcă, alta coboară din Înalt,
se unesc într-un murmur, o rugă,

 

semne bizare dintr-o limbă necunoscută
se rânduiesc pe o foaie, nu se pot descifra,
grave ca bufniţele, vocile îşi continuă ruga,

 

vocea stranie  a Poetului suie,
cealaltă coboară de Sus,
amândouă murmură într-o limbă ciudată,

 

fiecare voce e limpede, gravă,
împreună ating armonia
dintr-o fugă de Bach,
 
pe foaie,  litere stranii ca pielea de şopârlă
nu dezleagă pentru mine cuvântul,
aud doar murmurul vocilor grave,

 

vocea Poetului se-nalţă ca o ofrandă,
cealaltă coboară dintr-un Vârf nevăzut,
amândouă în desăvârşită comuniune.

©Sonia Elvireanu

10.05.2020

 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 07:42
csidoc.com/blog/reflexions/descartes-au-lycee


 

 

Je pense, donc je suis ?
Peut-être.
Or, si j’en crois Descartes,
il me suffirait d’une simple pensée
pour être quelqu’un qui suit.
Quant à savoir vraiment qui je suis,
je n’en ai pas la moindre idée,
ou plutôt je suis en train de me demander
s’il ne me restait plus que l’embarras du choix
entre une majorité d’entre vous,
un maître incontesté
dont je serais devenu le disciple,
voire aussi, tout bêtement,
 personne d’autre que moi-même
à la recherche d’un sens à ce poème.

 

Ah, mais, maintenant que j’y pense :
ça y est, j’y suis !
Ton postulat, aussi génial que raisonnable,
m’avait carrément mis l’esprit
sens dessus dessous, Descartes

 

À présent, tais-toi, j’écris
et n’écoute plus désormais
que le cri du cœur,
le seul qui, d’après moi,
aurait  encore de la valeur.


©Michel Duprez          

 

 

 

 

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