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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 07:25

œuvre de Caspar David Friedrich « Moine au bord de la mer »

 

Tesselles-galets,
Toits,
À ciel ouvert ;
Le ciel,
Ciel-eau,
Profond,
Très haut,
Sur l’horizon
Corps-d’eau.
Tesselles-pavés,
Carreaux,
Mer-à-ciel
De blancs,
De bleus,
De blancs encore,
De gris,
De blancs.

 

Une ligne infinie
Et, comme un nerf, voici l’absence nouée au présent d’une ligne-genèse où l’horizon endigue, démêle la terre, du ciel, de l’eau.
Le proche s’avance, le lointain s’efface, séparés mais unis dans la lumière où figures et couleurs sont, telles des pierres, unies mais séparées au mur d’infini

 

©Béatrice Pailler
Recueil SACRE
Éditions Racine & Icare 2019
http://www.editions-racine-icare.weonea.com/
Carine Roucan : 10 rue Jean Lemarcis 76610 Le Havre
Prix public 13€.

 
 

 

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 07:45

Versions française et roumaine
 
 

 


J’ai vu un impala bleu qui courrait
dans sa peau toute la tristesse du monde s’encerclait,
comme le blanc de la robe de mariée elle brillait.
je cours, dans mes yeux, cette histoire s’est mise à saigner,
une blessure…
son cœur bat tout doucement, de plus en plus faiblement.
je cours comme un impala bleu et sur la robe de mariée
la tache dans mon cœur s’agrandit
comme l’épouvante de son œil
qui s’écoule à l’intérieur,
limpide, de plus en plus limpide,
comme dans nos yeux le bleu coule doucement,
rien ne peut l’arrêter.
je cours allongée sur un impala bleu
toujours et toujours.

 

                                 * * *

 

ultimul poem
 
am văzut o impala albastră alergând
în blana ei se-ncercăna toată tristețea lumii,
ca albul unei rochii de mirese strălucea.
alerg și-n ochi a-nceput să-mi sângereze,
ca o rană, toată această poveste.
inima ei bate din ce în ce mai plăpând.
ca o impala albastră alerg și pe rochia de mireasă
pata din inima mea se lărgește
precum spaima din ochiul ei
care se prelinge pe dinăuntru,
tot mai limpede,
așa cum, prin ochii noștri, albastrul curge lin,
nimic nu-l mai oprește
 
alerg pe o impala albastră.
iar și iar.
                                                 

©Elina Adam  
 

 

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 07:35


 

 


Si ton amour en un instant
S’est sublimé
Comme une langue de feu
Dans la mer
S’il n’a pas résisté
A un tremblement de coeur
Un bouleversement de la chair,
Avant de perdre tout mon sang
Je reprends le voyage
La quête infernale
D’un moment de lumière
Sans pouvoir effacer jamais
Le regard d’un poète,
Où la nuit tourbillonnait
Parmi la semence glacée
Des constellations.

©Denise Bernhardt
 
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.
 
 
 
 

 

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 07:31

 

Chronique de Sonia Elvireanu

 

 

Orientaliste, prosateur, essayiste, traducteur de plusieurs langues, Christian Tămaş écrit une prose compliquée, avec une structure épique qui renvoie à la psychologie abyssale, focalisée sur le labyrinthe psychique et mental de l’homme.


Son nouveau roman Un nom sur le sable (Ars Longa, 2021) fait partie d’une trilogie : Le Chevalier noir (1992), La malédiction des cathares (1993). C’est un roman énigmatique où les fils narratifs se mêlent de manière à ne pouvoir se démêler qu’à la fin. Les aventures, les personnages, les scènes sont très bizarres.


Le romancier explore en fiction une maladie psychique qui modifie la réalité et plonge dans l’irréel. Dès l’incipit, le lecteur a l’impression de projection onirique par lieux, personnages, atmosphère, faits et objets étranges. La narration hétérodiégétique se déroule en France, en lieux réels, mais enveloppés dans l’irréalité du rêve. Les personnages ne sont que des fantoches, dépourvus de tout trait individuel, y compris celui principal, un homme sans physionomie, ni nom, un médecin bouleversé par un vécu bizarre. L’auteur surprend ses états contradictoires, ses gestes dictés par ses impulsions et l’angoisse d’une obsession : une femme en blanc, sans visage, un fantôme associé à la mort.


Les lieux traversés, les personnes rencontrées, les aventures dont il est témoin semblent des hallucinations, les projections de son imagination malade. Ils ont l’apparence du cauchemar avec la captivité dans l’indésirable et la conscience qui ne distingue plus entre le réel et l’irréel. Les obsessions envahissent le réel, altèrent la réalité. La femme rencontrée dans le train se dématérialise un instant sous les yeux de l’homme, soumise à la même métamorphose de l’irréel. C’est une femme sans visage, le fantôme de la femme en rouge qui porte accrochée à son cou la clé étrange découverte toujours sur les lieux où quelqu’un disparaît. La même ambiguïté persiste sur décors, personnages, objets, atmosphère.


Une scène se répète comme un motif en peinture : quelqu’un meurt brusquement, le médecin est sur les lieux, le témoin ; une femme en blanc, sans visage y apparaît comme un fantôme, on découvre une clé, celle du pendentif de la femme en rouge qui accompagne un homme étrange. Elle se montre aussi en haut des murailles du Mont St. Michel, son embrassement est mortel.


La suggestion de la mort est présente dans les aventures étranges où apparaissent les deux femmes et les éléments énigmatiques empruntés aux légendes celtiques et orientales : triskel, corneille, louve, clé, eau, lettres mystérieuses sur le sable.


La trame du roman tourne autour de la psychose d’un homme hanté par l’obsession d’une femme en blanc qui trouble sa vie et sa psychologie, et fait de lui sa victime.


Les escapades nocturnes de l’homme semblent des hallucinations oniriques, l’apparence du réel est contredite par l’irréel des aventures, des lieux, des couleurs, par la présence d’un nom indéchiffrable sur le sable.


Le médecin vit le cauchemar de son esprit au seuil de la folie. Il avait tenté de guérir un homme souffrant de gynophobie (peur morbide de femmes accompagnée de haine), mais il s’est « contaminé » de la maladie de son patient, coupable de la disparition d’une femme dont le fantôme le hantait. Il est sous l’effet d’un transfert mental de personnalité du patient au médecin.


Le sujet du roman est donc la psychose, l’attaque de panique transférée au médecin. Les fantoches féminins, en blanc et en rouge, sont les images superposées de deux femmes, l’une du passé, l’autre du présent, confondues dans celle de la vie et de la mort.


À la fin on comprend que le médecin, victime de son patient pendant la thérapie, sera guéri par une femme qui lui apparaît en rêve, mais déformée par l’obsession de l’autre, empruntée au subconscient de son patient. Le fantôme en blanc de ses cauchemars est la femme médecin qui le surveille et le délivre de son obsession par un descensus ad inferos dans son subconscient pour trouver la source de sa maladie.


Le roman de Christian Tămaş explore un cas de psychanalyse, ce qui justifie la présence de l’onirique et du fantastique, l’irréel cauchemardesque où plonge le personnage. Le romancier s’intéresse à la psychologie, au soi profond où gisent les traumatismes refoulés qui peuvent perturber l’existence et déclencher d’impitoyables maladies psychiques.


Le fantastique onirique, l’exploration du soi, l’alternance réel/ irréel, le pathologique sont les éléments spécifiques à la prose de Christian Tămaş. Cela donne à ses romans la structure de labyrinthe, la vacuité des personnages, la focalisation sur leur psychique, la sensation d’irréalité, l’ambiguïté et la récurrence des expériences, la confusion entre la réalité et le rêve.


Malgré l’impression d’incohérence, délire, captivité obsessionnelle, le romancier mène le lecteur dérouté jusqu’à la fin pour lui livrer subtilement la clé du récit habilement imaginé et lui faire découvrir le mystère du nom indéchiffrable griffonné sur le sable, le leitmotiv du roman et le code de la compréhension du roman.

 

©Sonia Elvireanu      

 

 

 

 

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 07:29

 

 

9 février

Un plan, quel mot choisi, relié à la cible !
Axé sur le futur, de son puissant moteur
Il vise le succès et tout devient possible,
Même ce qui semblait énigme à son auteur.

 

10 février

Quelle énigme m’attire au flanc des routes blanches
Vers les jalons secrets, les relais inconnus ?
Je marche sans arrêt, semaines et dimanches,
Dans mes filets tirant les faits non advenus.

 

11 février

Les filets ramenés sur le sable du temps
Avec leurs éclats vifs, leurs soubresauts d’écailles
Peu à peu moribonds dans le flux haletant,
Un trésor entrevu passant entre les mailles !

 

A suivre…    


© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier      

 

 

 


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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 08:03

 

 
 
 
Mes racines 
Se sont éparpillées sur
Plusieurs terres, dans
L'amitié du souffle
Et du soufre, dans
L'argile qui se veut
Et la mer et l'air,
 
Mes racines,
Un pourquoi aujourd'hui
Quand le désordre règne ?
Un poète habite-t-il la terre,
Habite-t-il la langue
Dont il creuse les vers,
Un poète habite-t-il ses racines
Et le partage, et la confiance qui sont
L'enfance et l'amitié
Quand elles sont l'ordre rêvé
Qui donne l'espoir,
Un poète, s'il peut,
Enlace le verbe
Et les autres
( L'enfance
et l'amitié que
j'ai dit !)
Quand il en fait
Ses racines et l'air et le soufre !
 
Mes racines 
Sont éparpillées
Sur plusieurs terres
Et l'argile
Que Tu touches
Toi mon ami parmi
Les autres et toute
L'Enfance de notre monde !"
 
©MILOUD KEDDAR
 

 

 

 
 
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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 07:28

 


Oui, voici mon deuxième recueil ! Il existe grâce à la volonté, au travail et à l’investissement total de Sonia Elvireanu, excellente poète roumaine que je publie régulièrement sur mon blog. Elle s’est chargée de tout ! C’est extraordinaire ! Le choix des poèmes, la mise en page, le contact avec la maison d’édition ARS LONGA, maison d’édition roumaine et la demande de préface à ce cher Claude Luezior !

C’est un pur bonheur, je ne vous le cacherai pas ! A telle enseigne que je ne sais pas comment remercier Sonia pour tout ce qu’elle a fait en ma faveur.

Pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient se procurer mon nouveau recueil, je vous demanderai de bien vouloir m’écrire en privé sur twitter ou Facebook ou sur mon adresse mail, si vous la connaissez, sachant que je ne veux pas la publier à tous les vents mauvais des réseaux sociaux…

©Jean Dornac

Lannion, le 20 février 2021  

 

Au carrefour des tristesses - Poèmes - Jean Dornac
Préface de Claude Luezior
Editions ARS LONGA -Roumanie
118 pages
ISBN 978-973-148-364-1
     

 

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 07:26
Photo Serge Lascar©

 

Bercé
D’un feu si tendre que le ciel s’est troublé
D’un sentiment si doux qu’un rayon de soleil s’y est réfugié.

 

Percé
Au fond de l’âme d’une larme retenue, qui jamais ne s’épand
Cascade interrompue par le souffle du temps.

 

Jardin muet
Jardin secret
Peuplé d’ombre, de tombes froidement alignées
Envahi de silence
De souvenir qui dansent.

 

Il me faut m’en aller la mémoire muette
Ravaler mon chagrin, mes larmes désuètes
Renoncer à t’offrir mes œillets de poète.
Il me faut m’éloigner, te laisser à ta mort pour me perdre à ma vie
Affronter la quiétude qui vient après les cris.

 

Exercice de style
Me voici inutile
Et mes mots, et mes vers je le sais, je les hais et les jette à l’oubli.
Quiconque passera ne les reconnaîtra
Ne les remarquera
Qui sait ?
Même pas toi.

 

©Serge Lascar
Du sang dans l’encrier - Ed. LGR
 
 
 

 


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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 07:26


 

 


Rampent les heures en tapinois
ainsi qu’un funeste tournois.
Insaisissables elles ricanent,
se faufilent sous les arcanes
de nos journées et de nos nuits,
inaltérables et sans répit.
Et dans les instants de bonheur
elles nous trompent, elles nous leurrent
car elles nous guettent constamment
pour nous jeter dans le néant.
Elles sont d’autant plus pernicieuses
qu’elles avancent, silencieuses,
tout en creusant impunément
leur lot d’entailles dans le temps.
Oui, c’est une ronde infernale,
une véritable bacchanale.

©Ellen Fernex        

 

 

 

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 07:33
Pixabay - kellepics

 

Sur proposition de Michel Bénard, j’ai la joie d’accueillir Véronique Flabat-Piot, vice-présidente de la Société des Poètes Français. J’espère que vous lui réservez un très bon accueil.

 


Comme une aube qui s’étire
    les mots
    se sont effilochés
        dans mon cœur…

L’écharpe vermeille du jour
    emmitoufle
    d’un châle évanescent
    mes espoirs et mes rêves.

Un collier de rosée
    pare mes songes
    de perles d’espérance.

Le souffle éternel
    de la nature
    rythme mon être.

Chaque atome de vie
    converge
    vers cet infini
    de lumière palpable.

            Au terme du parcours
            le Verbe
            recompose la parole.

            Les mots renaissent
            pour colorier l’Avenir
            de leur puissance subtile,
                nuages dessinant
                la phrase
                où fleurissent
                les « Je t’aime ! »…


© Véronique Flabat-Piot
 
 

 


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