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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 07:27

Traduction en Occitan Limousin par Béatrice Gaudy

 


Lorsque le Sage montre la démocratie menacée
le Fou regarde son nombril

Ou est-ce l’inverse :
Lorsque le Fou montre la démocratie menacée
Le Sage regarde son nombril

                            ?

A chaque citoyen de décider
si le nombrilisme est une sagesse
ou si la sagesse est de penser aussi aux autres
aux autres du temps présent
aux autres du temps d’avant
et puis aussi ou surtout
aux autres du temps à venir
à la société dans laquelle ils naîtront
et que nous leur léguerons


* * * * * * * * * * * * *


Quouro fou Sage moutro lo démoucracio menaçado
lu Fòu regardo soun ambouni

O ei-co lou countrari :
Quouro lou Fòu moutro lo democracio menaçado
lou Sage regardo soun ambouni

                            ?

A chaque ciéutadin de decida
se l’ambounisme ei uno sagesso
o se lo sagesso ei de pensa oussi à loû autrei
à loû autrei dau tèms presènt
à loû autrei dau tèms d’avans nou
e puei tambè o subretout
à lou autrei dau tèms à veni
à lo soucieta din lo qualo  naisseran
e que nou lour legarem
 

©Béatrice GAUDY
 

 
 
 
 
 

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 07:38
Paul-Emile Bécat - La Religieuse

 

 

L’odeur de l’encens, liée à celle des lys
s’échappe de la pénombre. Des
réminiscences se collent à ma peau, notes
d’harmonies premières.
 
Oui, j’ai mordu à pleine chair dans la
volupté, oui j’ai bu dans des gobelets ciselés
de lèvres, oui je suis gorgée de tentations.
 
Puis-je les suivre ?
 
Au sanctuaire des tourments, l’attente
creuse la morsure. Les moniales, pétales
d’âme, s’ouvrent, leurs corps, enclos de
mémoire, quémandent encore.
 
Désarroi sur mes croyances.
 
 
©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.
 

 
 
 
 
 
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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 07:39

Éd. Encres Vives, coll. Encres blanches, 16 p., Colomiers, ISSN 1625-8630, ISBN 2-8550, nov. 2020


Avec la candeur de l'orpailleur sur le point de séparer le sable de l'or, Gérard Le Goff fouille, dans sa mémoire et  quelques albums de photographies sépia, ses souvenirs de famille et d'enfance, éprouvant la déférence que l'on porte aux tables sacrées. Cheminement au gré d'archives rendues presque secrètes par le passage du temps et la rencontre, à la manière d'une madeleine de Proust, dans le prisme puissant d'un vécu subjectif et enchanteur.


Sans emphase et avec une pudeur toute bretonne, Gérard Le Goff nous confie les clés de mon (son) enfance, comme l'écrit en toute simplicité René Guy Cadou qui est cité au tout début de cet opuscule. Lequel, sans prétention, amadoue rapidement notre rétine.


L'auteur se passionne pour l'épaisseur humaine, l'infime détail, la jungle du rêve, les personnages telle son aînée : Que virent ses yeux gris, de la bonté ?  / Sinon celle des bêtes / Qui flairaient l'indulgence des fleurs. Ce, dans un écrin, Au bord d'un village, agrippé autour de sa croix, / Fait de maisons en glèbe et roc, / Qu'un unique carrefour écartelait. Car il faut de suite mentionner que cette prose, au demeurant savoureuse, est entrecoupée de superbes poèmes, ce qui donne à l'ensemble légèreté mais aussi profondeur d'âme :


Mère, que crains-tu ?
La cécité du cœur.


Mère, qu'aimes-tu ?
Que l'on m'aime un peu.


Mère, où vas-tu ?
Juste à côté du silence.


Ainsi s'égrainent des pages précieuses, trop peu de pages, il est vrai. Sachant que ce qui est écrit a, finalement, moins d'importance que la manière dont c'est décrit. À l'instar d'un tableau de van Gogh : ce qui compte, ce n'est pas le semeur mais bien la façon, sur plusieurs toiles successives, avec laquelle il est traité. L'atmosphère de cette enfance modeste, si riche en interactions humaines du chroniqueur mais surtout du poète Le Goff, nous fait penser au Château de ma mère de Marcel Pagnol. Les forgerons des mots Louis Delorme, Jean Desmeuzes ainsi que le prosateur, peintre et sculpteur Henri Vincenot, tous viscéralement attachés à la terre, ne sont pas loin...


Hélas, ces territoires sacrés sont peu à peu saccagés, non seulement par les années mais aussi et surtout par une modernité qui se pourlèche de béton et de profits : ils se sont acharnés sur le moindre recoin de mes territoires de songes (...)


La mémoire s'estompe
Dans une buée
Qui s'efface gris à gris


 (...)


Sous mes paupières closes
Glissent les bois flottés des heures


Et l'auteur quelque peu désabusé de dessiner sur la page, pour solde de tout compte, l'esquisse d'un sourire valant promesse.


En vérité, comme le dit le titre de cet opuscule, l'oubli qui infiltre et magnifie la mémoire telle une encre au cœur du  buvard, n'est pas nécessairement triste: il lui donne de l'élégance. C'est la manière de voir du philosophe et du poète.

 

©Claude Luezior


 
 
 

 


 
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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 07:49

Mes amis poètes me gâtent entre comptes-rendus et recension pour mon nouveau recueil. Aujourd’hui, c’est Jeanne Champel Grenier qui m’offre ses mots comme un bouquet de fleurs printanières… Merci chère Jeanne !

* * *

Une joie inattendue peut vous débouler dessus sans crier gare ! Et c'est ce qui m'est arrivé à la réception de ce recueil de JEAN DORNAC  intitulé pourtant : « AU CARREFOUR DES TRISTESSES »

Ce poète généreux et discret qui occupe son temps à ouvrir ses portes et fenêtres aux multiples poètes qui frôlent sa maison de leurs ailes timides, est un ami de beaucoup d'entre nous. Sa maison ? Un nid tout simple mais ouvert à la beauté, ouvert aux autres. Un genre de phare, avec l'océan en vue en pays bigoudin. Autant dire un coin isolé face à l'immensité.

Tels sont les vrais poètes, toujours ''AU CARREFOUR DES TRISTESSES''.

Ici, on vous parlera d'homme à homme et sans maniérisme, de solitude, de besoin d'amour, du temps qui raccourcit et de la liste des maux qui s'allongent ; mais on vous dira surtout la BEAUTÉ, que ce soit celle des femmes ou celle des fleurs :'' Ô Femme...Malgré les doutes/ Et les questions/ Je vis sur ta route/ En quête de passion... Tu es ma force/ Je suis ta faiblesse. ''

On vous parlera d'amour, d'affection inoubliable :''Mon cœur reste en deuil/ Son absence est trop lourde/ Mon âme pleure/Dans le secret de mes jours...''

On vous parlera de liberté :'' Et pourtant, en contemplant le vol de goélands/ Comment ne pas croire en la liberté... ?''

Et l'on vous fera rêver de rencontre comme dans ce sublime texte intitulé ''ELLE''( Poème à Andrée)

Je ne l'ai jamais rencontrée/ Et pourtant elle a réussi à me troubler...

''Elle a du charme c'est sûr/ Et sans doute un humour ensoleillé.''..

Bien sûr, on croisera souvent la colère d'un être épris de justice, mais je suis touchée par les accents d'innocence dont nous manquons tant en ce monde de brutes : ''Heureux les cœurs simples/ Émus par le charme des fleurs !''/ ''Les orgueilleux rient de l'innocence/ Ils préfèrent la fleur au fusil...''

Un recueil positif qui donne envie d'aller à la rencontre de ce poète, de marcher en direction de Pen Hir : ce haut lieu de la côte bretonne sauvage, si belle, et dont la magnifique photo (signée Jean Dornac) orne la couverture de cet ouvrage. « AU CARREFOUR DES TRISTESSES » : une grande joie poétique !

Recueil de qualité, élégamment organisé par Sonia ELVIREANU et magnifiquement préfacé par Claude LUEZIOR !

Jeanne CHAMPEL GRENIER

édition Perséide-ARS LONGA-2020

 

Si vous souhaitez acquérir mon recueil, il suffit de m’en faire la demande à mon adresse mail ou dans la partie privée de twitter. Vous serez les bienvenus. (Jean Dornac)

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 07:52


 

 


Egaré sur ma table
d’encre et de papier
un rêve jeune et timide
n’a pas saisi la main
de l’ombre qui se retire…
Comme il tremble
sous l’aile de ma lampe !…
Le trouble dans ses yeux
me parle de sa détresse…
La grande marée du jour
brisera la magie
de cet univers fragile
si je n’interviens pas
dans les secondes qui suivent…
… Mais comment sauver
un rêve échoué
sur le seuil de l’aube ?…
Dans ses prunelles
des images
venues de mon enfance
telle une source neuve
portant mes souvenirs…
Comment a-t-il franchi
la rivière du passé ?…
Perdu dans la blancheur
des feuilles en devenir
l’imprudent s’efface
en soutenant le regard
de l’heure fière et hautaine
pressée contre la vitre
encore ensommeillée…
Si je laisse mourir
ce miroir d’espérance
si près de mes voyages
où tout mon être s’éveille
j’éteindrai la voix
qui chant les merveilles
de la Grande Prophétie…
Alors je tends mes bras
à ce mirage d’âme
qui disparaît en moi
tel un phénix
au milieu des flammes
accouchant de ma Vie!…

 

© Victor Varjac
Antibes, 25 novembre 2012  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 
 
 

 
 
 
 
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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 07:22

 

Il reste à rentrer en soi, y percevoir un silence aussi ancien que l'être, plus ancien même

Cioran. De l'inconvénient d'être né. 1973, VI

 

Préface


Etonnante chevauchée que ce beau livre de folie que Nicole Hardouin dépose sur la plage du temps ! On en sort chaviré, comme après avoir bu un alcool fort, le corps chaloupe, l’esprit danse, la peau frissonne.

Les deux premiers mots du livre sont une clé qu’on glisse dans la serrure de ce corps multiple qui s’exalte : « Désirée, désirante ». Car il n’est question que de cela, du désir, dans cette épopée de Lilith, fausse autobiographie du succube fameux mais autobiographie « vraie » (si l’on croit à la vérité dans l’écriture) de celle qui écrit, la femme poète, la femme qui jette sur le monde un regard fatal. Comme si elle nous attirait vers une fin en forme de brasier où se jeter toutes et tous dans un bain d’ultime et définitive jouissance. Gustave Courbet a su nous montrer l’origine du monde : la fin du monde a-t-elle à voir avec ce trou noir, fascinant, cette terra incognita dont nous venons ? Qu’est ce qui annule le monde, le conduit à son crépuscule, à sa nuit, à sa fin ? Ce n’est peut-être qu’en nous que cette fin s’avère – comme ce n’est peut-être qu’en nous que le monde existe. Vertige des questions infinies. Pourtant, la fin du monde – si l’on met de côté les fantasmes qu’elle véhicule – demeure une question essentielle parce qu’à la fois métaphysique et poétique. C’est ce qu’ouvre comme perspectives ce livre qui invite à partager l’intimité d’une femme sans pudeur : « Oui, impudiquement, j’ai aimé la jouissance » ou « Impudique, contre la peau du temps, cruelle aux avenirs trop vite décidés, je caresse la licence de tous les possibles ». Le fameux vers de Dante semble résonner sous ce souffle ardent : « Abandonnez toute espérance, vous qui entrez là ».

Car ce livre est flamboyant, au sens de ceux, les « flambeurs », qui risquent tout pour assouvir leur désir, pour ressentir cette « petite mort » que procure le jeu pour certains, la vitesse pour d’autres, les étreintes pour d’autres encore. Nicole Hardouin est une flambeuse des « corps ruisselants », elle campe au milieu des orages, elle s’exalte des « éclairs au bleu des étreintes », elle appelle à « faire l’amour comme les éclairs dans l’orage », dans « l’immersion totale de l’indécence » (Et comment ne pas entendre les résonances de ce mot : l’un des sens, l’Inde des sens…). Et ce ne sont, page après page, que « frémissements de la luxure », accelerandos des corps : « peaux écartelées, noyées, dénouées de spasmes, les langues brûlent dans le naufrage des sucs ». Avec soudain, un vers nu, bouleversant, qui dit tout : « Nuit de lave, drap de suie ». Car, bien sûr, l’embrasement infiniment réitéré de cette « amante nocturne, vénéneuse » prend tout son sens d’être un formidable emportement de langue, avec un époustouflant baroquisme de mots, avec des rythmes qui se croisent et s’emmêlent, comme les corps, mais avec toujours cette force d’un souffle et ce miroitement presque infini des couleurs de la langue. Et l’on se laisse emporter par ces vagues, ce théâtre ardent, avec cette étonnante et obsédante résurgence de tout ce qui coule et se boit, des sucs, des crues, de la salive et du sang, des mille coulées du corps où se plonger comme on se plonge dans cette langue soyeuse, crissante, grisante.

Bien sûr, il y a l’épopée de Lilith qui porte l’étendard féministe depuis le fond des âges (« j’incitais à des pratiques intolérables en dehors de toute procréation »), mais si elle est prétexte à ces tirades virtuoses, ces grands airs lyriques célébrant les corps embrasés (avec lesquels on imagine la musique formidable d’une des scènes les plus folles de toute l’Histoire de l’opéra, celle de la Gorge-aux-Loups dans Le Freischütz de Carl-Maria von Weber), ce qui constitue aussi la force et l’originalité de ce livre est sa désespérance (« Il y a si longtemps que je n’ai pas déchiffré le paraphe d’un torse en désir »), sa discrète méditation sur l’âge, et puis cet effroi noir quand le grand opéra des corps en couleurs laisse la porte ouverte à des perversions mortifères : « A la douane de l’abject, enfants-jouets martyrisés entre les mains d’adultes, pris dans les filets de regards concupiscents » – avec ce cri douloureux : « Ce mal est-il de mon fait ? ». Des remords alors ? Non, bien sûr, Lilith est peut-être maudite mais c’est une flambeuse sans retour – d’où cette superbe interpellation : « lorsqu’un arbre brûle, rembourse-t-il le soleil ? » ;

On a compris que se jeter dans les draps de ce livre n’est pas de tout repos. Mais c’est un parcours haletant qui, dans sa métaphore assumée, est un somptueux miroir qui tournoie jusqu’à se retourner vers le lecteur qui ne peut qu’avouer son désir. Il faut le lire dans la même transe que celle qui en faufile les trames, le crier parfois, le chanter, le chuchoter, s’en recouvrir, et lâcher pour chacun la bride aux chevaux de nos souvenirs, de nos fantasmes, de ces forêts secrètes et brûlantes de notre inconscient. Le commandement impératif, en forme de clé, y résonne quelques pages avant la fin : « Prenez-moi ».

Alain Duault

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 07:37
photo de Kathleen Hyden-David©


 

 

coeur qui chavire
tout à l’envers
terre en amour
du ciel

 

dans le miroir
que du bleu
mon coeur oiseau
en vol céleste

 

instantané
reflet
de l’impossible


 
©Kathleen HYDEN-DAVID
 

 

 


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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 07:39

Il est des jours où l’on ne sait quoi dire sinon un énorme merci aux amis, aujourd’hui à Sonia Elvireanu et à Claude Luezior.

 

Sonia m’a envoyé, très tôt ce matin, un lien qui m’a bouleversé ! Le voici : https://mondesfrancophones.com/espaces/pratiques-poetiques/au-carrefour-des-tristesses-de-jean-dornac/

 

J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel honneur !

 

 

« Au carrefour des tristesses » de Jean Dornac


 

Ce recueil a été magistralement organisé par Sonia Elvireanu, elle-même femme de lettres et critique littéraire. Jean Dornac est non seulement poète, mais également photographe et esthète : il a fondé le site Couleurs Poésies 2 où il accueille nombre d’écrivains contemporains dont il illustre les textes avec goût et de manière originale.

La présente démarche se situe hors les murs, puisqu’elle est élégamment publiée en Roumanie. Elle touche à l’universel. Le premier poème commence en effet par une ode à un pays aimé. Non celui de ses origines, mais celui du cœur, à savoir la Bretagne. De fait, cette recherche d’identité passe les frontières et se cristallise à travers l’écriture.

Sur les ressacs de l’amour (souvent avec un grand “A”), la vie ressemble à un bateau ivre, dans les roulis de l’inaccessible : parfum du désir / rêves insensés. L’être aimé est femme-terre, Gaïa, vol de goélands aux accents baudelairiens.

On l’a compris, Dornac élargit une vision qui, bien que sensuelle, dépasse l’attirance physique. Il parcourt les sentes humaines, s’engage sur les voies de la fraternité qui s’effiloche, de la paix constamment malmenée à nos portes, des Lumières qu’engloutit la violence omniprésente. Ses propos adossés à l’Histoire sont également contemporains face aux troubles sociaux, au virus avec sa couronne mortelle, à l’indifférence ambiante tout autant qu’au racisme endémique qui ronge les uns et les autres, à ces océans de souffranceEntre les deux rives d’une même humanité, il nous fait penser au poète Louis Delorme dont les vers furent autant de véhémences contre les injustices et d’appels à la beauté qui cicatrise.

Et le poète de s’exclamer avec des allures bibliques (mais également laïques) : Heureux les cœurs simples / Émus par le charme des fleurs (non celles que l’on met, au champ d’horreur, au bout d’un fusil, mais celles qui parsèment le val de Rimbaud…

Au carrefour des tristesses, mais également Au temps des solitudes, le poète doute, hésite, se rebelle, erre, se calfeutre dans les mots, véritables baumes face à la destinée. De manière poignante, il évoque les souvenirs émus de son frère, fibres et racines, tissage d’un propre soi-même.

Visions noires pour un monde où prolifèrent les scories. Mais au-delà des cendres, Jean Dornac perçoit, dans nos corps, des mémoires d’étoiles, pures étincelles. Rédemption où s’organise en intime communion le sens de nos vies.

Jean Dornac, Au carrefour des tristesses, Iasi, Ars Longa 2021

 

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 07:50


 

 

Pour être Soi,
Il faut faire abstraction
de Tout
... Voire de...
soi...

 

©Lydia Montigny  
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris            
 
 
 

 


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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 07:21
Comédie d’aventures signée Nicolas Vanier

 

C’est l’échappée belle
L’envolée onirique
L’hystérie partout
Que c’est bon quand c’est pas réel
Que des trous
Dans le ciel
Oh le ciel cylindrique !
 
C’est dès fois quand je respire fort
Que je me réveille
C’est vraiment le bordel
Le gros bordel
Quand je dors...
 
Quand je dors
C’est l’échappée belle
L’envolée onirique...
 
© David Chomier
Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris            
 
 
 
 
 
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