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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 06:41
Le Grec - Sculpture d’Etienne Fatras©


 

 

Est-ce la courte vie d'autrefois,
Une vie rude, vite fauchée
Par la maladie, par la violence...
Est-ce la mort dans la souffrance...
Comment ne pas se sentir apaisé,
Par l'autre vie, promise par la foi.

 

Quand personne ne maîtrise les éléments,
Quand chacun peut disparaître à tout moment
Victime de la fantaisie du destin
Qui frappe puissant et misérable
Les innocents comme les coupables,
Alors on s'en remet au divin.

 

Une éternité heureuse,
Voilà la recette miraculeuse
Pour apaiser tous les tourments
Pour faire peur aux méchants,
Car seule une vie exemplaire
Permet d'éviter l'enfer.

 

Cette vie post-mortem est de toutes les religions,
On y retrouve les morts d'avant,
On y attend les morts d'après.
Par la réincarnation ou la résurrection
Nous retournerons vers les vivants.
C'est un aller-retour, partez en paix.

 

L’amour ou le hasard nous a tiré du néant,
Personne n'en a de mauvais souvenirs.
Pourquoi alors une éternité hypothétique....
Ne serait-il pas plus simple et plus logique
D’accepter sans peur d'y revenir,
Comme tous les êtres du monde vivant...

 

 ©Etienne Fatras    

Sculpture et poésie          
 
 
 
 

 

 

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 07:11

 

 

Si c’est de l’endroit  où je suis qu’il s’agit,
alors là, c’est le monde à l’envers !
Ecoutez, je suis bien placé pour le savoir :
au lieu de vous obstiner à me poser cette question
que d’autres que moi pourraient considérer comme déplacée,
regardez d’abord droit devant vous.
Et maintenant dites-moi :
là, vous me voyez ?
évidemment que je suis ici,
même si j’admets volontiers avoir la tête ailleurs,
mais il n’y a rien d’anormal à cela
puisque mon ailleurs, aussi, est ici
et que je peux d’ailleurs même vous confirmer
qu’après m’avoir minutieusement observé de haut en bas,
vous me scrutez à présent aussi bien par devant
que par derrière,
ayant choisi pour finir,
en tout bien tout honneur,
d’achever votre intéressante activité
sous couverture.

 

©Michel Duprez
 
 
 
 

 

 


 
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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 08:26

 

Isabelle Poncet-Rimaud, Dialogues avec le jour, éditions unicité, 2021

 

Le quotidien bouleversé par la pandémie ne manque pas de surgir de façons différentes dans l’écriture des poètes et des prosateurs. Le ressenti de ce temps,qui a renversé les habitudes de tous, est le noyau du recueil Dialogues avec le jour d’Isabelle Poncet-Rimaud.


Face à l’agression d’un événement qui oblige au confinement, la profonde sensibilité de la poète cherche refuge dans la poésie. Un dialogue avec soi-même, jour à jour, lui permet d’observer plus attentivement la réalité et de s’observer soi-même à travers ses sentiments et ses états d’âme. Mais elle se garde de faire de son écriture une chronique de ce temps, comme le font certains poètes et romanciers qui adoptent la forme du journal intime. Isabelle Poncet-Rimaud ne cède pas la place de la vraie poésie au minimalisme, au prosaïque du réel trop accrochant, elle se tient à la hauteur de la grande poésie qu’elle a toujours écrite.


Les poèmes s’enchaînent sans titres, il n’y en a que de très rares à en avoir un titre pour marquer un événement, comme le premier, Confinement, pour nommer une situation hors du commun, vécue non seulement par la poète, mais par le monde entier. C’est le début d’un temps fracassé, lourd, paralysant, celui de l’exil imposé.


Elle surprend l’atmosphère pesante de l’espace qui se rétrécit et se ferme sur l’homme, la sensation d’être prisonnier, l’incompréhension d’une force obscure qui s’infiltre dans la vie des gens, les tenant immobilisés contre leur volonté, l’inquiétude et la peur face à la mort, autant d’images qui renvoient à l’absurde existentiel de Camus. On se rend compte de l’authenticité du vécu pendant l’isolement, chacun se retrouve dans les vers d’Isabelle Poncet-Rimaud.


La première image est celle de la ville immobilisée, où le rythme de la vie s’arrête brusquement. Un silence écrasant règne partout, pareil au linceul, présage de la mort, il pèse comme un fardeau sur l’âme :
« La ville
en arrêt,
comme un chien de chasse
renifle la proie cachée.
Tout se tait. »


La ville est paralysée, suspendue entre la vie et la mort, l’homme solitaire, isolé, désorienté, en attente : fin ou renouveau.


Seul l’oiseau traverse le silence de la ville immobile, symbole du vol, de la liberté, alors que la poète, « sentinelle au balcon », guette l’heure de vie ou de mort, nuit et jour, entre l’angoisse et l’espérance:
« Attente traversée de l’humeur vagabonde
des oiseaux-sémaphores
qui relie l’homme mis à terre
au langage oublié du ciel.»


Rendu à la solitude insupportable, à la claustration, à la peur, le dialogue avec soi devient source de résistance psychique, de même que le printemps qui fait renaître les arbres, alors que les mots s’efforcent de livrer des sentiments confus, faire sentir la fragilité de l’être dont les heures semblent comptées.


De fenêtre en fenêtre, le long des rues désertes, les regards de survie, de reconnaissance d’une humanité vouée à l’incertitude du demain, l’appel à la vie, l’amour, le souvenir, le regret sans consolation pour ceux emportés par ce temps « fou », malheureux.


Comment faire face à la solitude, à l’isolement, à la peur de mourir sinon en les affrontant, rêver, espérer, retrouver le rythme naturel de la vie paralysée par la peur ? La fête de Pâques  devient « signe d’Espérance » :
« Faire de l’exil
une terre de retour,
de l’immobile une transhumance,
de la distance
un accueil,
de la perte
une partition
pour les notes de la vie. »


La métaphore ne manque pas de créer les images de la vie sur l’horizontale et sur la verticale, surtout celle de l’oiseau que retient le regard captif. Il ranime l’envie de s’échapper du confinement, de se réjouir de la vie ; ou  l’image de l’arbre, lien entre la terre et le ciel, riche de sens :
« Chien de garde tapi
en creux d’âme,
le manque attend
prêt à bondir
sur l’ombre fugace
d’un souvenir de liberté. »

Dialogues avec le jour d’Isabelle Poncet-Rimaud ne reste pas dans la pesanteur de l’isolement et, de la peur, mais retrouve l’espérance, exhorte à la vie, « à la ferveur d’exister  »

 

Sonia Elvireanu

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 06:43
Sous l’horizon des mers - Tableau d’Eliane Hurtado©


 


Du clair à l’obscur
Aux ombres enluminées,
C’est l’ébauche renaissante
D’un grand violoncelle vermillon
Aux reflets carminés.
En orée de foret
C’est le reflet miroir
Sur le bleu turquoise
Du talisman de l’aube.
C’est l’évanescence envoutante
D’une jeune femme troublante
A peine vêtue d’écume de mer,
Tutoyant amoureusement Schubert.


©Michel Bénard.          
 
 
 

 

 

 

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 06:43


 
 

 

Qu'un rêve
Vous n'étiez qu'un rêve
Secret, que je portais, enfoui en moi
Je l'effleurais, à peine, du bout de l'âme
Le touchais, délicatement, de la pointe du cœur
Mais jamais n'osais le regarder


Et pourtant, il a bien fallu qu'un jour
Vous apparaissiez dans la Lumière
De mes Temps Sombres
Vous avez suivi le Chemin
Tracé par le Grand Topographe
Décodé les Signes, les Symboles
Et êtes arrivé jusqu'à moi, guidé par Éole


Mon Prince des Ombres et Lumières
Vous m'apportez sur ce Plateau d'Or
Les rites secrets des Amours Anciennes
Vous offrez sur cet Autel Sacré
Vos joyaux les plus fins
Votre âme, votre corps
Vos yeux d'émeraude dans leur velours-écrin


Vous m'apportez la Beauté
Aussi les mots des Poètes
Ceux qui se sont tus
Qui ont emporté les Secrets les plus sombres
Les cris des âmes blessées
Les sanglots des délaissés
Les Écritures retrouvées
Vous n'étiez qu'un rêve


Vous voilà réalité
Mon Prince des Ombres et Lumières
Don de l'Univers
Je vous ai rêvé
Je vous ai créé


Vous n'étiez qu'un rêve...

Ode©  

       
Poème extrait de mon recueil primé en France à la Société des Poètes Français : «Le Fleuve donne Naissance aux Enfants des Étoiles »

ISBN : 2-84529-118-8

 

Source : https://www.facebook.com/ode.beaudry/posts/609685122718628
 
 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 06:37


 

Ce n’est qu’un cri du coeur que je lance comme une bouteille dans l’univers…

 


La mort est une erreur de la vie !
Du haut de mon insignifiance
je n’hésite pas à le proclamer :
à quoi bon naître
si c’est pour disparaître ?

 

Elle aurait pu être belle
cette étrange chose
mais ô combien
elle coûte cher
en tristesses, souffrances et larmes !

 

Tu veux lui faire confiance
mais elle se rit de toi !
elle n’en fait qu’à sa tête
pour facilement te faire ta fête
autour des deuils qu’elle sème…

 

Alors, oui, je suis iconoclaste
un malotru qui insulte
l’ordre établi et les lois
des dieux de l’Olympe
confirmés par les rois !

 

II en est qui font la fête
par bombes et crimes interposés
toujours avec grande lâcheté
espérant se faire tuer pour
trouver soixante-dix vierges !

 

Je leur souhaite bonne chance
qui sait, vu leurs crimes
ce seront peut-être
soixante-dix sorcières
en charmantes vipères !

 

Si un dieu existe
je doute qu’il apprécie
que d’insignifiants humains
détruisent les oeuvres qu’il a voulues
et plus odieux encore, en Son Nom !…

 

Oui, la mort est une erreur de la vie
une faute dans la programmation d’origine
une bêtise lors de la frappe sur le clavier céleste
qui nous fait passer par les fourches caudines
des maladies finales pour mieux nous effacer !

 

allez-donc m’expliquer
pourquoi l’école
pourquoi les années de travail
pourquoi la culture et les efforts
puisque tout doit être exterminé ?

 

pourquoi l’amour
pourquoi les enfants
pourquoi la terre
et tous les animaux
puisque tout doit disparaître…

 

pourquoi tant de souffrances
de joies, d’inventivités
d’amour ou de guerres
puisque rien n’a plus de sens
dans le gouffre du néant…

 

©Jean Dornac
Lannion, le 12 octobre 2021

 
 
         
 

 

 

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 06:34
Photo Hélène Bourgès©


 

 


Un hameau du Val d’Aoste,
Dans la douceur de fin d’été.
Blotti contre la vieille église,
Un cimetière de poche, oublié,
Brillait comme un sou neuf
Au soleil un peu voilé.
Des tombes anciennes, serrées,
Sur chaque croix, un portrait émaillé
Et un nom presque effacé.
Il n’y avait personne.
Au bord d’une tombe, je me suis assis,
J’ai écrit les mots qui venaient,
Des mots de mort, des mots de vie,
Des mots tristes, des mots gais.
Un souffle, soudain, m’a effleuré,
Je me suis retourné,
Il n’y avait personne.
Sur la croix, j’ai lu Angela – 1923-1936.
Quand j’ai repris mon cahier
Les mots ne venaient plus
Sur la page blanche, une larme coulait.
Dans la douceur de fin d’été
Dans mon cœur dansait un ange.
 
 ©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 
 

 
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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 06:32


 

 

Camargue sauvage - Septembre 2021

 

Une île comme le regard
de ceux qui attendent...

 

Pluie légère à petits bruits
qui essaie de noyer la vie
Va-t-il finir mon roman ?

 

Je marche le long du fleuve
Il m'attire ce soir
tout le ciel coule avec lui
les deux filent faire peau neuve
où fleurissent les flamants

 

Qu'importe ! Je vois sa lumière
derrière la frange des roseaux
Là-bas où des larmes de géant
entre blancs salins et rizières
se perdent sur la joue des sables...

 

Je me souviens d'une île perdue
joyau sauvage et misérable
comme un visage bohémien
lisant une éclaircie des cieux
au creux des lignes de la main

 

Une étrange enluminure
y brode la cime des cyprès
si noirs, si droits et si vieux
une écriture de belle facture
tracée par de blancs cormorans
libres de jouer aux dieux

 

Et toujours s'enfuit le fleuve
tirant l'infini du ciel avec lui
plein de nuages aux allures neuves
navigant sans aucun bruit

 

Pieds nus dans cet infini
J'ai changé l'eau de mon âme
et tout doucement elle revit...

 

©Jeanne CHAMPEL GRENIER
       
 
 
 

 

 

 

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 06:39
Le poète inspiré - Dessin de Louis Delorme


 

On n’écrit pas toujours selon ses envies ; et selon son coeur ?

 

 

C’est le démon de l’écriture
Qui me pousse sur son chemin ;
Nous avançons à fière allure,
Car c’est lui qui me tient la main.

 

Il me parle de la nature
Et m’affirme que les humains
Devraient bien changer de monture
Car leur monde est sans lendemain

 

Va savoir pourquoi je l’écoute :
Il ne fait que semer le doute,
Cache à mes yeux toute beauté ;

 

Fasse mon ange qu’au plus vite,
Je reprenne ma liberté
Que lui seul me rende visite !

 

©Louis Delorme  

Extrait du recueil « REBONDS – écrit avec Jeanne Champel Grenier » de 2020. Editions Le Brontosaures et Thierry Sajet            
 

 

 

 


 
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 06:49
Dessin de Béatrice Gaudy

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

Entends la lumière te conter
l’histoire du jour
des siècles
Naissances et morts joies et souffrances
toute la diversité des faces de l’existence
presque douloureusement concentrée
dans l’intensité de la lumière
d’un instant

 

    * * * * * * * *

 

Senti la luce raccontarti
la stria del giorno
dei secoli
Nascite e morti gioie e sofferenze
tutta la diversità degli aspetti dell’esistenza
quasi dolorosamente concentrata
nell’intensità della luce
di un istante

 

    * * * * * * * *

 

Enten lo lumiero te counta
l’istorio dau jour
dan sièclei
Neissènça et mort joia e soufrènça
touto lo diversita de la faça de l’esistenço
preque doulourousamen councentrado
din l’intensita de lo lumiero
d’un instant


©Béatrice GAUDY              
 
 
 

 

 

 

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