Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 07:30
Mot à mot comme goutte à goutte…

 
 
 
Le premier mot appartient au pur hasard,
le deuxième à un choix généralement audacieux,
le troisième à l’humeur du moment,
le quatrième au mode opératoire,
le cinquième au sens de l’humour,
les vingt suivants,
y compris ceux qui ne sont compris qu’à demi,
à un tempo qui déchire.
Quant au dernier, il est à moi, rien qu’à moi.
Si, si, j’insiste.
Il n’est pas question de changer la donne :
ajoutez-le sur mon ardoise.
Faites-moi confiance,
on réglera bientôt ça entre nous
dès qu’une autre opportunité
se présentera
dans de meilleures conditions.
 
©Michel Duprez
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 07:30
Photo site lapressegalactique.com

 

 
 
Elle m’a dit
Revenez dans un quart d’heure
Je dois finir avec une cliente
Alors je suis sorti dans la rue criblée de soleil
Et je t’ai cherché aux terrasses
Mais aucune femme n’avait ton visage
Ni ton beau sourire d’aube d’été
Et comme je ne savais pas quoi faire
Je suis entré dans la librairie
Direction rayon poésie
Et j’ai feuilleté les meilleurs poètes
Les femmes surtout
Louise Labé
Emily Dickinson
Elisabeth Browning
Anna Akhmatova
Et toutes parlaient d’amour
Et je continuais de penser à toi
Revoyant ton visage dans les mots des autres
Et quand je suis sorti de la librairie
J’ai vraiment cru que tu étais avec moi
Et j’ai souri à tous les gens que je croisais
Et je trouvais bon de vivre comme ça
Avec des mots dans mon cœur
Qui me rapprochaient de toi
Tandis que la coiffeuse m’attendait
En fumant une cigarette
Sur le bord du trottoir.
 
©Pascal Hérault
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 06:46
Photo JDornac©


 

 


Je t’écris en septembre,
 
dans la clarté qui caresse mon feuillage
 
où toutes les choses parlent
 
dans une langue pure,
 
parler c’est lumière,
l’infini y coule et éclaire
les mondes que l’on ne voit pas,
le miracle où tu grandis chaque jour
telles les feuilles nourries d’eau et de soleil,
 
aux tréfonds
frémit ton silence,
l’argile au lit de la rivière
aux bords verts et à l’eau vive,
 
des jardins de silence en moi,
des torrents d’eaux prêts à parler
traversent la prairie que j’aimerais
toucher des semelles de l’amour
qui articule mon silence.       

©Sonia Elvireanu
 17.09.2020
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 06:37
Photo : fotomelia.com
 
 
Sur un fil un
funambule danse
et puis s'arrête
brusquement.
Pourquoi? Il écoute
un oiseau qui chante
bizarrement,
traçant dans l'air
des messages vivants.
Écoutez braves gens
ces notes inconnues,
mélange de violon,
de harpe et de guitare.
Beauté de l'harmonie,
étrangeté des sons.
Réelle est la surprise,
grand est l'enchantement.
Ébranle le monde,
Petit oiseau de lune
et conduis-le vers la bonté.
 
©Michèle Freud
 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 05:56
Photo JDornac©

 

 
C’est un souffle étrange
Et paisible qui s’instaure,
Ébauchant un paysage
Sur le ruban d’argent du canal,
Se transformant en miroir
Pour conter aux nuages
Des histoires d’eau.
Un silence règne
Sous une mystérieuse ambiance
Où se pressent la part des rêves.
Comme pour officier
La nature a revêtu
Son étole d’apparat,
Les ramures des saules
Qui caressent l’onde deviennent
Des calames incisant
Sur la brillance limpide,
Un poème d’amour et de paix
Adressé aux hommes
D’une terre en déviance.
 
©Michel Bénard.
 
 

 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 06:31
Photo : www.quebecviachalets.com

Suite du 22 juillet

25 juillet

Un oiseau allège mon ennui
Mon Fleuve me console des vagues à l’âme
Un oiseau me dit l’espérance
Mon Fleuve porte l’oiseau

~*~

Un voilier à la mer passe et divague
Sur mon île bleue je médite
Le temps file et se jette dans l’océan
Le soleil se cache derrière les nuages

~*~

Le silence est d’eau
Les jours m’envahissent
Mes nuits sont sommeil d’attentes
Mes matins sont recommencement

~*~

Je me coucherai au creux de tes mains
Pour me sentir au chaud de mes étés
Aux chairs humides de la renaissance
Boucle de l’éternel recommencement

~*~

Je suis à bout de souffle
Il vente trop fort en ma tête
J’ai besoin d’une épaule
Pour m’y reposer

~*~

Et je larguerai mes amarres
Pour fuir sur les grandes eaux
Le vent dans mes cheveux et mes voiles
Goût de sel et de liberté

~*~

29 juillet

Rêveries d'un petit matin
Je me ferai petite
Pour ne pas contrer ta course
Je me ferai immense
Afin qu’elle cesse
 
Je te submergerai de mon amour
Je t’envahirai corps et âme
Ainsi se cicatriseront tes plaies
Et ton esprit assiégé ne te trahira plus
 
Tu t’abandonneras à la douceur
Tu renaîtras dans mes aires
Tu ne voudras plus quitter notre île
Et le Grand Héron soignera ses blessures
 
Jamais, non jamais il ne faut renoncer
Il n’est nul temps, pour revivre, nul âge
Le vent de mon Fleuve t’apportera mon message
Et je t’ouvre mes bras pour que tu viennes y pleurer
 
Je t’attendrai pour célébrer la noce
Nous épouserons nos sens
Mêlerons nos sangs
Montera de la terre, un parfum d’encens  
 
Tu laisseras tomber ton armure de soie
Ton treillis de lumière
Je t’offrirai ce lien si précieux
Mon bel Oiseau, ce fil de l’eau tendu du Fleuve
 
Oh mon frère, comme il sera doux et chaud
Ce feu attisé par l’ouest
Sera à nous, juste retour d'éternité
O mon amour, O ma vie
 
Et je surgirai hors de ma chair
Tes appétits trouveront mon pain d’épeautre
Tu es le frère de la beauté, je suis ta mie
Je te veux toi et aucun autre

à suivre

 

Ode©


http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/carnet_05_2.htm


 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 06:37

 

                                                 Dédié à ma petite-fille née le 19 octobre 2020 dans la matinée...
 
 
Depuis plus de cent ans
Les hommes de ma famille
T’attendaient, ô petite fille
Nous qui ne savions
Faire que des garçons !
 
Tes parents t’ont choisi un prénom
Qui est parfait selon mon cœur
Tu t’appelleras joliment Clémence
C’est doux comme les plus belles romances !
Tu ne peux pas encore imaginer ton importance !
 
Oui, depuis plus de cent ans
Nous autres hommes de ma famille
Nous espérions une petite fille
Et te voilà, tu arrives !
Tu viens saluer le monde et sourire
A nous tous avec tes petits rires !
 
Nous n’avons pas regretté
Nous, les gars de ma lignée
Les garçons qui sont arrivés
D’eux nous étions fiers et heureux
Mais tous nous aurions tant espéré
Découvrir enfin dans son berceau
Le sourire d’une jolie petite fille !
 
Tu vas naître très loin de ton papy
Et si Lyon rime avec Breton
Et si covid rime avec vide
Je devrais découvrir bientôt
Ta petite frimousse souriante
Grâce aux écrans d’aujourd’hui
Et je serai fier de toi
Ma merveilleuse petite-fille !
 
A l’existence, je devrai reconnaissance
De t’avoir donné la vie, douce Clémence !
Dans mon âme, dans mon cœur
C’est la fête et les réjouissances
Comme ton petit cousin
Tu es aussi un « ti-bout »
Mais tu es de la vie l’espérance
Car tu seras femme ma chère Clémence !
 
©Jean Dornac
Lannion, le 11 octobre 2020

 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 06:29


 

 


La main de grand-père est une plage de chair
Où mon petit doigt fébrilement se promène ;
Là, c’est une crevasse, une blessure ancienne
Et là-bas des rochers qui surplombent la mer.

 

Il y a si longtemps c’était du bois vert,
Si longtemps qu’on portait de petites mitaines ;
On ignorait alors qu’il s’agissait d’un chêne,
On se moquait par mal des pincées du pivert.

 

Mais aujourd’hui l’on sent la morsure du ver ;
Dans le milan du coeur on découvre les veines :
C’est le travail des ans, c’est l’atteinte des peines
Et la lente métamorphose des hivers.

 

Sur la main de l’aïeul sont des sentiers amers
Mais aussi, quelque part, une route sereine
Qui évite les heurts et la mauvaise graine,
Toute bordée d’enfants qui poussent de travers.

 

Il y a des marins qui savent les vieux airs
Et de blonds paysans qui chantent leur rengaine ;
Quelquefois un gros sou que l’on baptise étrenne,
Une poignée de fruits pris au diable vauvert.

 

C’est là que j’ai mes champs, mes antres, mes déserts
Je tire sur les doigts qui sont pourvus de rênes
Et je n’en finis pas d’arpenter mon domaine
Car la main de l’aïeul est tout un univers.

 

©Louis Delorme  
 
Extrait du recueil « La Criée – Les Vagissements » de 1974. Recueil imprimé et gravé par l’Auteur sur sa presse artisanale.
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 06:35

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy
 
 
Un jeune homme marcha dans le fleuve
longtemps
longtemps
si longtemps qu’à la fin épuisé
il s’endormit
Lorsqu’il se réveilla
il n’était par un poisson
il était le remords
des mauvais garçons
qui avaient causé sa noyade
 
©Béatrice GAUDY
 
 
             * * *
                *
 
 
Un jóune ome marhè din lou flum
loungtèms
loungtèms
tant lougtèms qu’à lo fi eipuisa
s’endurmi
Quouro se revelhè
o n’erio pa un peissoun
èrio lou remors
daù mauva garçoun
que avian causa so negado
 
 
             * * *
                *
 
 
Un giovanotto camminò nel fium
molto tempo
molto tempo
tanto tempo che alla fine spossato
si addormentò
Quando si svegliò
non era un pesce
era il rimorso
delle cattive persone
che avevano causato il suo annegamento
 
©Béatrice GAUDY
 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 06:22
Voyage Grand-Tournesol - Recension de Jeanne Champel Grenier

De Murielle COMPERE-DEMARCY
& Khaled YOUSSEF

                Embarquons pour ce tour du monde poétique, grand ouvert à la découverte des autres dans l'esprit du respect et du partage : Tunisie, Colombie, Ethiopie, Zanzibar, Jordanie, Iran, Myanmar, Ouzbékistan, Liban, Géorgie, Sardaigne, Andalousie, Angleterre, Montréal, Cuba...nous ouvrent leur cœur. Laissons-nous charmer par ces rencontres qui nous grandissent et nous agrandissent puisque nous voici momentanément condamnés au confinement et au repli.
''Vivre dans la poésie, c'est dérailler des routes habituelles pour suivre les chemins inaccessibles d'un pélerinage à la recherche de la vérité, même si cela l'emmène vers l'incertitude de l'inconnu.''
nous dit Chiara DE LUCA dans sa préface, et c'est ce que mettent en pratique les deux auteurs de ce livre : Murielle COMPERE DEMARCY et Khaled YOUSSEF.
                Dès réception de ce lumineux ouvrage, je l'ai qualifié de ''brique de soleil'', ''brique'' au sens de richesse en or et aussi au sens de construction, car, son contenu monté à deux, tel un mur de fondation, devient vite un abri face au danger d'égoïsme que chacun porte en soi et dont la triste et  monstrueuse apothéose est le racisme.
                Tout comme un grand nombre d'écrivains et poètes connus, entre autres : Rimbaud, Cendras, Edgar Poe, Sthendal, Stevenson, Serstevens, nombreux sont ceux qui pourraient dire comme Murielle COMPERE DEMARCY :
« Notre chemin est une conversation, les bonnes actions se trouvent seulement dans une communication mutuelle, et non pas dans l'isolement'' et plus direct et plus fort encore : La mer bien que morte roule sa cargaison d'espoirs ./.Que chaque homme soit une terre promise ./. Où tendre la main aux égarés de l'exil ./.Donnez asile ./. Un horizon libre ./.aux naufragés de l'histoire
                À l'heure sombre et néfaste où se ferment les frontières, où se claquemurent les vies devant le danger, il est réconfortant de lire les mots de Khaled YOUSSEF, ce poète chirurgien et photographe, cet éternel voyageur que nous connaissons par ses photos originales de lieux, de monuments ou bien de magnifiques visages capturés dans des bulles de pure poésie :
 ''Les visages cubains... Blancs, noirs et mulâtres, les traits de ces visages où fusionnent les caractéristiques humaines des différents continents, effacent toutes les distances et font tomber tous les murs de la peur obsolète de l'autre, grâce à la beauté renouvelée par les mélanges et par l'indéniable pouvoir pacifiant de l'échange...Dans les rues, la beauté est à fleur des regards.''
Je me garderai de paraphaser ce livre, encore moins d'en faire une étude ; il doit rester cette offrande  solaire de grande qualité poétique, pleine de surprise et d'éclats de lumière partagée, que ces deux auteurs bien connus et appréciés des revues de poésie nous offrent en témoignage : une bonne idée de cadeau culturel pour éclairer les jours à venir !

© Jeanne CHAMPEL GRENIER
 

Voyage Grand-Tournesol
Murielle COMPERE DEMARCY
& Khaled YOUSSEF
Z4 EDITIONS

 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Voyage Grand-Tournesol - Recension de Jeanne Champel Grenier

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche