Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 06:33


 

 


j’ai toujours regardé par une sorte de fenêtre,
ce n’est que moi qui la voyais s’ouvrir vers le ciel
où je sentais ta présence, je ne t’apercevais pas,
mais je savais que tu existais quelque part
au-delà des nuages mousseux qui passaient
devant ma fenêtre comme un appel,

 

je te portais en moi comme une lueur,
sans voir ton visage, je ne pouvais pas t’imaginer,
car tu étais déjà créé,
tu existais au-delà des voiles de ma vie,
mais cette fenêtre qui n’était qu’à moi
te sentait quelque part,

 

je t’attendais sans comprendre,
je pouvais jurer que j’allais te reconnaître
si jamais tu venais dans mon univers
comme d’un conte, et un beau jour, bien tard,
je t’ai aperçu, éblouie, surgir devant moi,
c’était en été, tu n’étais pas fantasme,

 

mais celui de ma fenêtre invisible,
tu marchais sur la même terre que moi,
je me suis dirigée vers toi, souriant peut-être,
je ne me rappelle que ton visage de voyageur
venu des pays chauds et la lueur de ton regard
qui a troublé en un instant mon âme pétrifiée.

 

©Sonia Elvireanu                                          
6.02.2021


Poèmes extraits du manuscrit Ensoleillements au cœur du silence
       
 
 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 06:32


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021
 


 Papa maman je ne vais pas crier,
 Je ne vais pas pleurer,
 Je vais oublier.

 

Oublier ces années d’été où nous partagions nos goûters
Oublier ces années où les princesses tourbillonnaient sur les tourniquets
Oublier ces années où tous les héros s’amusaient à pédaler.

 

Papa maman je ne vais pas crier,
Je ne vais pas pleurer,
Je vais oublier.

 

Oublier l’odeur de la craie sur le sol de la cour de récré,
Oublier les cartes cachées dans le fond de nos poches déchirées,
Oublier ces rires qui envahissaient mes journées.

 

Papa maman je ne vais pas crier,
Je ne vais pas pleurer,
Je vais oublier.

 

Je vais oublier le printemps,
Celui qui m’a fait bondir dans le temps
Le temps des boutons de fleurs qui naissaient sur ma peau rosée.

 

Papa maman je ne vais pas crier,
Je ne vais pas pleurer,
Je vais oublier.  

 

Oublier les insultes des belles princesses sur la toile
Oublier les gestes bestiaux des héros qui ont tatoué ma peau
Oublier les amitiés subitement devenues des lames aiguisées

 

Oublier d’être trop bête, trop intelligent
Oublier d’être moche,
Oublier d’être gros, mince, petit et grand
Oublier d’être mal habillé
Oublier de ne pas être liké

 

Papa maman ne criez pas
Ne me pleurez pas
Je m’en vais.

 

©Mathieu MARINI

BTS – 1er PRIX TERMINALES-ETUDIANTS - NON SCOLAIRES 2020-2021
   
 
 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 06:36


 

 

Parfois, un seul mot suffit.
Par exemple : « écoute… »
Un esprit en éveil
peut, à tout moment,
se trouver sur le qui-vive
et guetter le moindre bruit
porteur d’un incroyable bonheur
en train de se réaliser.

 

« écoute…
ouvre-toi à ce premier murmure
aux tonalités si confidentielles
échappé de la chambre des secrets
où dorment tant de trésors
rêvant d’être enfin exposés à l’air libre,
au soleil exempté des lois de ton esprit.

 

« écoute…
Et l’avenir deviendra vite aussi léger qu’une plume. »

 

©Michel Duprez
 
 
   

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 06:35
Intimité - Etienne Fatras©

« La beauté c’est une femme qui se dévoile, laissant scintiller ses yeux dans le mystère d’une lumière tamisée. »
« Par l’amour des mots nous effleurons l’amour des corps. »

                       

En hommage à la femme source de vie, d’espoir et d’amour.


Pour vous simplement, je vais laisser s’égrener les musiques de mes secrets intérieurs, je vais confier à l’encre de ma plume la forme de mes pensées, pour vous je vais révéler ce que vous m’offrez de beauté, de paix, d’authenticité et de suprême vérité…


Et si les mots assassinent vos pensées, s’ils suppriment votre liberté et emprisonnent vos rêves, les miens se veulent les révélateurs d’un Amour que je ne pouvais pas même imaginer.


Alors laissez-moi vous déposer sur un croissant de lune, laissez-moi vous habiller de lumière, laissez-moi seulement tenir votre main pour un voyage que je souhaiterais pérenniser… Non surtout ne souriez pas, je vous parle avec toute l’humilité de mon cœur même si parfois il bat un peu en démesure… mais vous êtes là pour replacer sagement les notes sur la partition !


Vous êtes là pour ébaucher l’issue de la possible solution… le jeu réside entre vos doigts, vous en connaissez la loi.


Très souvent les essences de vos parfums dorment au creux de mes mains, je vous voudrais mélodie dans l’Opéra de nos vies, je vous voudrais fardée de mille couleurs pour composer quelques notes de bonheur et même si dans l’ombre de la nuit je ne vois que votre aura, sans oser vous l’avouer je voudrais reconstruire et poursuivre la vie. Nos vies !


Pour l’heure mieux vaut nous laisser guider par la sagesse, mieux vaut suspendre pour quelques temps la folies de mes écrits, de mes envies, de mes rêves d’enfant et de placer dans notre livre d’intimité le signet qui nous verra parapher la vérité pour achever l’œuvre de la destinée d’un Amour bien singulier.


Plaçons-nous dans l’attente, l’espérance et la perspective de notre promesse d’Alliance.

 

©Michel Bénard.
 
 
 
 

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit

Partager cet article
Repost0
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 06:38


 

                         Inspiré par le dire de Riss, Charlie Hebdo

 

Comment panser la Liberté blessée
Quand la tienne et la mienne
Sont nôtres,
Sur un même fil solidaire ?
Que penser de cette haute Lumière
Quand elle sauve
Ou condamne tous et chacun ?
Comment élaborer un juste choix
Sur la vie et la mort terriennes
Si mon dilemme inocule ton altérité ?
Que crient les voix
Des « milliers de cadavres de la fosse planétaire »
Qui contemplent ces palabres
Au nom d’un idéal niant la réalité ?    
Panser les mots nobles     
Pris en otage
Dévoyés récupérés
Souillés sur le pavé
En un pêle-mêle démagogue,   
Apaiser les nouveaux « résistants » indécents.
Auraient-ils biffé de leur mémoire
Résistance, Shoah et camps de la mort ?
« Arbeit macht frei », (1)
Que penses-tu, toi rescapé,
De ces présumés claquemurés
Bien-pensants ?

Il restera toujours à l’homme
La liberté de se penser, de se recréer.
Il restera toujours au poète
La liberté de salir ses mains
D’une coulée d’encre bleue
Et de panser la couleur de l’espoir
Sur l’humanité.


©Nicole Portay  

Sociétaire des Poètes Français.
Juillet 2021

       (1) « Le travail rend libre » inscription à l’entrée du camp d’Auschwitz


 
 
 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 06:26
98080248/likoper - stock.adobe.com


 

 


Un premier regard
Celui de tes yeux
D'eaux d'été
De larmes de mers
De désirs des attentes
Des promesses
De ciels bleus
Je suis femme bleue
Noyée
Dans un océan de voiliers
Submergée
De rêves
De fantasmes avoués
Que me réservent les dieux ?

 

Toi, doux-rêveur
Mon absence lunaire
Toi qui funambule sur les rêvasseries
Poète du geste et des mots
Sculpteur d'amour
Dès que ta main touche
La matière et mon rêve...
Qui es-tu ?

 

C'était le lieu, c'était la rencontre
Au bord du long Fleuve
Les grands voiliers faisaient la course
Tels des papillons aux ailes collées
Majesté des ondes
Vision en trompe-l'œil
Ou bien chimère ?
Vers moi tu es venu
Est-ce toi
Que j'attends depuis si longtemps
À mon appel as-tu répondu
Toi le poète sans âge
Le visage que tu as pris
Est-il celui de mon aimé ?

 

Je te vis depuis si longtemps
Je t'ai abandonné et puis repris
Au fil des attentes trop longues
Des espoirs évanouis
Et de l'illusoire espérance revenue
Et tu es là
Enfin !

Ode©  

Source : Publié par Ode sur Facebook
 https://www.facebook.com/ode.beaudry
 


 
   

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 06:55
Dessin Eric Laplace


 

 

Je suis d’un pays admiré
envié par beaucoup !
Le pays de la Liberté
dit-on après chaque manifestation !

 

Oui, ces citoyens
qui suivent benoîtement
les politiciens dévalués
crient, hurlent : « Liberté ! »

 

Nos voisins ne se doutaient pas
qu’une féroce dictature
sévissait en terre de France !
Horreur ! Le pouvoir veut sauver le peuple !

 

Ce qui lui vaut d’être insulté
maudit, vilipendé, ostracisé !
Poutine, Hassad et quelques autres
sont, eux, de sublimes démocrates !

 

Nous sommes un pays curieux
on devrait nous psychanalyser…
Ceux qui hurlent à la dictature
interdisent aux autres de s’exprimer !

 

Ils veulent qu’on tienne compte
de toutes leurs peurs
mais oublient que seul le petit vaccin
les sauvera du naufrage dernier !

 

Diable, Marianne à pris
un sacré coup de vieux !
Trop de rides et la poitrine qui tombe
elle ne sait plus que radoter !

 

Elle vacille à chaque pas
des révoltés du samedi !
Elle panique, notre effigie
et devient la risée des étrangers

 

Liberté ! Liberté de contaminer les autres
pour éviter une petite piqûre !
Liberté de tuer certains autres
par contamination imposée !

 

Enfants gâtés
sales gosses
carrément pourris
il serait temps de se réveiller !

 

Ils ont oublié que la liberté
ne se trouve pas dans la facilité
Elle est combat d’abord pour les autres
et ensuite seulement pour eux-mêmes !

 

C’est sans doute trop demander
aux gens qui préfèrent
hurler avec les loups
plutôt que d’écouter sagesse et dignité !

 

©Jean Dornac
Lannion, le 2 août 2021
           

 

 

 


 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 06:40
Photo Hélène Bourgès©


 

 

Pourquoi les nuages
Échevelés et fous
Cavaliers de passage
Au ciel en son courroux
Loin, gronde l’orage
Vengeur ou messager
De son éclair sauvage
Il sait nous effrayer
 
Pourquoi le ruisselet
Bavard et malicieux
Court à travers les prés
Éternel amoureux
D’une libellule
Tendre et irisée
Qui, sur sa campanule
Lui fait un pied de nez

Pourquoi ce bel amour
Plus fort que les remords
Plus doux que le velours
Nous éblouit toujours
Il n’a pas de dessein
Que de semer la joie
L’évidence en son sein
Mon cœur rien que pour toi
 
©  Bernard Delpech  
 
 
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 06:59


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

Tu t’assieds sur le banc, où elle aimait s’asseoir,
Ce banc de pierre grise, où elle venait le soir.
Des roses d’un blanc brillant poussent tout autour,
Elle aimait bien sentir leur doux parfum d’amour.
Elle adorait entendre le chant des moineaux,
Mais elle nous a quittés, elle est partie trop tôt.
Temps d’amour et de joie ne reviendront-ils plus ?
La mort sur la Terre est-elle la seule issue ?
               Assieds-toi sur le banc,
               Repense à ces instants.
               Penses-y vraiment fort,
               Pense de tout ton corps,
               Pour qu’ils soient à jamais
               Dans le banc qu’elle aimait.

©Arnau RIPOLL GRANJOUX

 

3ème - PRIX DU TAPUSCRIT DES COLLEGES 2020-2021
   
 
 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 06:39
www.lci.fr/international/coronavirus le brésil dépasse le seuil des 3000 morts et s'enfonce dans la crise

 

 

Un temps pour périr ?

Il fait un temps
à ne pas mettre un chien
ni dehors ni dedans
un temps de miasmes
et dommages collatéraux
un temps de virus
qui aime le froid russe
et le soleil à l'eau
Il fait un temps
d'homme que l'on pique
comme un chien
pour éviter qu'il meure
Il fait un temps soit peu de rêve
qu'on en crêve
La mort aura beau faire
elle aura belle allure
du genre Baudelaire
sur toutes les coutures
Et pourtant...
chaque jour sans bruit
se lève une couvée d'aubes
nouvelles à visage d'enfant
dans le nid de la nuit...
 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER


Extrait du recueil :
''La Vie dans l'âme'' 2020

 

 

 

 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche