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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 06:54

 

 

 

Littérature, peinture, musique et poésie renaissent à chaque printemps.
Dans les moments difficiles qui secouent nos jours, les arts doivent être la clef de l’ascenseur social.
Il faut être fier de notre pays qui possède un des plus importants patrimoines au monde.
L’art est un message intemporel qui fait reculer les ombres ; il n’a pas de frontières et tient sa lumière de la liberté.
C’est le plus bel écho de la respiration humaine.
 
Il ne faut cesser de nous émerveiller, d’avoir envie de connaître toujours plus les Fauves en peinture, le mystère d’une sculpture de Brancusi en écoutant une mélodie de Chopin, ou bien d’approcher les vierges du Quattrocento. L’art reste trop souvent une distraction, une activité annexe voire un artifice.
 
A côté de l’envie, il doit y avoir l’effort, un mot que l’on essaye aujourd’hui de gommer.
Sans effort, le monde de l’art restera fermé.
Ne laissons pas nos enfants aveugles devant un tableau, une sculpture, un poème.
Il faut accepter que les passeurs de lumières aient leur place dans nos villes et nos campagnes.
Ouvrons encore plus les bibliothèques, les musées, les centres culturels - en nocturne, le dimanche - afin que chacune et chacun prenne conscience du possible et cueille l’espérance.
 
Enfin, il faut restaurer l’écoute du silence et le respect mutuel ; ainsi, l’art nous fera entrer dans un autre monde, hors du temps.
 
Pour les jours qui viennent, je vous propose le romantisme d’une sonate avec la Sonate n° 5 « Printemps » de Ludwig van Beethoven, la magie d’un trait doublée de l’exubérance des couleurs avec « L’atelier au mimosa » de Pierre Bonnard, et le charme d’une sculpture avec « Les Trois grâces » d’Antonio Canova.
 
Ces vecteurs du rêve, porteurs d’émotions et de beauté, réveilleront des parcelles d’éternité qui sommeillent en chacun de nous.


©Roland Souchon
 site peinture et poésie, chroniques et nouvelles : www.rolandsouchon.com

 
 

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:33
Œuvre d’Ernest Pignon-Ernest

 

 

                                                      Texte dédié au fabuleux dessinateur Ernest-Pignon-Ernest

 

 

 

Visions prémonitoires,

Corps brisés, mêlés d’angoisse

Comme vielles bigarrures

De linges séchés sur des fils

De fers barbelés.

Les fantômes prisonniers

Errent encore derrière

Les barreaux rouillés,

Les messages perdus

Comme bouteilles à la mer,

Sonnent le glas du désespoir

D’un suaire drapé

Sur les cadavres oubliés.

Une âme anonyme passe

Dans le silence extasié

D’un ange aux ailes froissées.


©Michel Bénard.
 

 
 
 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 07:07

 

 

 

Erwan Lhermenier et à Pierre-Yves Prothais BuiSon d'eau

  

 

En cette fête des jardins

Nature indomptée portant

Témoignage des ondées

La longue file des passionnés

Sous le souffle léger du vent

S’allongeait ondulante

Nature exubérante

Le chant d’un oiseau s’éleva  

Faisant des regards

La source en chercher

Pour découvrir 

Dans les frondaisons

Un homme là-haut niché

En bouche ayant

Feuille musicale de brou

Voletant un instant

Pour dans l’herbe mouillée

Remettre les  pieds et

Sous les yeux curieux

Prenant  longue tige

Coupant délicatement

Les extrémités pour

Jouer douce mélodie

 

 

 

Nature vivante

Folles avoines, pissenlits,

Métamorphose, devinrent

Au gré du poète

Ephémères petits hautbois

Nature dansante

Canne de Provence,

Renouée du Japon

Frêle roseau

Espace furtif du temps suspendu

Furent métamorphose

Illico flutes de pan

Nature luxuriante

Sureau,  Bambou, 

Mutèrent en délicats instruments

Ode de reconnaissance à

Dame Nature complice

Offrant prêteuse

Aux artistes de talents  

A leur imaginaire débordant

Ses enfantements

Pour faire musique de tous bois.  

 

©Gérard GAUTIER

L’Echarpe 17 juin 2019  

 

 

 

 

 

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:28
Oeuvre en titre : « Le triangle Oiseau sacré » Bas-relief de Ode©


 

 

 


Partir pour le long été
Pendant que mûrit le fruit des attentes
Au fleuve de l'espoir sans fin
Pour enfin voir fleurir la rose du songe
Voyage dans la ouate des jours chauds
Où vient se reposer l'âme


 

Sur mes lèvres, l'espace du temps se rétrécit
Le passé, le présent, le futur, ne font qu'un
Qu'un seul mot dans ce hors temps : espoir
Les horizons se font superbes clartés
Soupirent aux infinis de la mer bleue
Sourient, complices, à la vie qui s'offre


 

Nul orage, nulle tempête ne viendra me troubler
J'y étancherai ma soif en une étreinte consentie
Plongerai mon corps dans l'immensité des eaux
Nagerai jusqu'à l'île du grand oiseau blanc
Là aux vagues d'écumes où s'arrête le temps
Là où le vent doux fait provisions de nuages


 

M'arrêter enfin le long de l'espoir
Jusqu'au bout de mon amour, de mon regard
M'y perdre jusqu'à l'horizon de mon âme
Me fondre dans les saisons de ma vie
Celles déjà venues à ma rencontre
Celles tant attendues qui viendront encor


 

Et le grand oiseau blanc me regardera
Il viendra vers moi, ses ailes grandes ouvertes
Il sera là, au rendez-vous du désir
M'enveloppera de son amour
Je m'allongerai avec lui sur les ailes de l'espoir
Au cœur de la plus belle saison, celle du songe


Ode©

3 mars 2004

 

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/long_espoir.htm

 

 

***Voir le site des oeuvres d'art de Ode***  

 

 

 

 

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 06:38
Evariste-Vital Luminais (1822-1896) - La Fuite du Roi Gradlon, vers 1884 - Huile sur toile, 2 x 3.11 m - Dépôt de l’Etat de 1896, transfert de propriété de l’Etat à la Ville de Quimper en 2013 © Musée des beaux-arts de Quimper

 

 

 

Je croyais que la vie durerait toujours
mais je vois avec tristesse que nos ans
sont toujours plus courts
et qu’au bout, nous sommes tous perdants…

Pourtant, je suis né avec quatre bonnes étoiles
ma mère et mon père
ma merveilleuse grand-mère
et mon frère plus doux qu’une brise légère…

C’était comme si j’étais né
Dans la soie et le coton
Tout pour rêver d’une vie sans fin
A jamais heureuse et sereine…
 
Mais à quoi bon ces étoiles bienveillantes
Dans un monde de sourds et d’aveugles
Qui ne comprennent que le bruit des bottes
Et n’aiment que voir couler le sang des autres ?
 

Mais pourquoi l’humain
Est-il stupide à ce point ?
La mort obligée
Ne suffit-elle pas à les rassasier ?

Faut-il donc
Pour d’illusoires honneurs
Tuer et se faire tuer ?
Tirer les larmes des innocents ?

Est-ce si bon de voir pleurer
Femmes et enfants
Pour des prétextes loin de toute vérité
Juste pour nourrir un inepte orgueil ?

Est-il donc nécessaire
De se proclamer chef
D’armées d’humaines
Dont seuls des fous sont volontaires ?
 

Car il faut avoir perdu toute lucidité
Pour lâcher la mitraille
Sur les innocents d’en face
Et offrir sa poitrine pour être tué !

En espérant encore
Au moment du dernier souffle
Qu’un petit chef trouvera entre les trous
Où accrocher la breloque inutile
 

Combien de temps encore
Ceux qui nous gouvernent
Politiques et banquiers
Voudront-ils notre mort

Dans ces horribles combats
Qui les enrichissent fort ?
Combien de temps encore
L’homme sera-t-il un abruti

Au point d’accepter
De balancer des bombes
Et des grenades
Espérant mutiler

Les membres et les vies
De ceux d’en face
Qui n’en peuvent plus…
Tout comme ceux d’ici !
 

Quand donc mes frères humains
Jetterez-vous les armes
Aux poubelles de l’histoire
Pour respecter enfin la vie !

Regardez le ciel et les oiseaux
Les arbres et les fontaines d’eau
La vie n’est-elle pas plus désirable
Que la boucherie des puissants ?
 
Ô peuples du monde !…

La mer en furie
Se fracasse contre les falaises
Il n’y a nul bruit
Car elle porte le deuil de la vie !

Mais le ciel gronde sa colère
Contre ces avortons
Qu’on dit humains
Et qui puent la haine !

Le ciel les vomit
Il lâche ses hordes d’éclairs
Pour effacer ces engeances
Aux mains rouges du sang des innocents !

Le ciel pleure sur les corps
Des femmes et des enfants
Pour laver leurs blessures
Infligées par les hordes de déments

Et la mer s’ouvre
Pour boire le sang et les larmes
Des morts et des mourants
Pour qu’enfin ils trouvent une paix éternelle…

Bientôt, la terre s’ouvrira
Elle précipitera les tueurs
Au cœur du brasier qui ne s’éteint pas
Pour dévorer à jamais l’orgueil des égorgeurs…  

©Jean Dornac
 Lannion, le 24 juin 2019

 
 
 
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:35

 

 

 

 

Elle s’en va

Et tu te demandes pourquoi

Ça te renvoie à toi

Dans le silence de ses yeux

Elle part pour d’autres lieux

Et tu t’inquiètes un peu

Elle s’en va

Et tu te demandes pourquoi

Sa chevelure est blanche

Si fragile sur la branche

Ma fille chérie

A l’infini

Nos sangs mêlés

Et surtout ne l’oublie jamais

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/    

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 06:49

 

 

                                                              (À cet enfant migrant de 14 ans, noyé en mer

                                                                              avec son espoir et son bulletin de notes de bon

                                                                              élève cousu dans son vêtement )

 

 

 

Dans les hautes branches de l'arbre Solitude

il a laissé grimper son âme menacée

C'est un grand baobab aux mille bras dressés

qui porte les questions du peuple agenouillé

Il est monté avec sa négritude

voir le soleil qui devait se lever

Longtemps il a guêté des signes d'amplitude

qui viendraient refleurir son horizon brûlé

Là, il est devenu un oiseau du vertige

« De quel côté l'aurore ? De quel côté la mer ?

Et d'où viendra la pluie ? Et d'où viendra la vie ?

Un oiseau sur le fil du rasoir de son rêve

Un oiseau acculé à renier son nid

 

Tremblement de l'esprit qui sait qu'il doit partir

bien au-delà de son arbre de vie

bien au-delà de l'argile maternelle...

Et qui l'attend là-bas ?

Sinon l'insondable profondeur

de la peur et du rejet

cet insondable trou noir capable de noyer

l'insubmersible espoir en apesanteur

le souriant visage de l'ange fraternel

assis au coin de soi

et qui ne trouve pas la voie

seule la voix blanche

seul le glacial abîme

des hauts fonds

de l'Indifférence

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 06:41

 

 

 

 

L’œuf de quelle nouvelle espèce

est égaré là, près du pont ?

 

C’en était fait de l’homme

et de ses inepties !

l’œuf éclorait

et tout repartirait

sans que nul dieu ne sache

ce qui adviendrait

de ce nouvel essai.

 

L’œuf à roulé ;

il s’est cogné,

il s’est brisé

et le néant à pu

décider par lui-même.  

 

©Louis Delorme  

 

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat

 

 

 

 

 

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 06:18
Plutôt la Colombe que la pierre – Dessin de Béatrice Gaudy

 

 

 

Traduction des textes en provençal et italien par Béatrice Gaudy

 

 

 

 

Une pierre lancée contre une personne

                         NIE

l'essence humaine de celle-ci

et peut-être même qu'elle est un être vivant

Lorsque des pierres sont lancées par les deux camps

hors situation de légitime défense

Il n'y a plus de droit

                 plus de civilisation

Ne reste plus que la barbare violence de deux forces

l'une fût-elle légale

en uniforme d'Etat

 

*   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *

 

                        LO PIERO

 

Uno piero lançado countro uno persouno

                           NEGO

l'essenso umano de quelo-qui

e beleu mèmo qu'elo è un èitre vivènt

Quouro de la piera soun lançadaper loû dou camp

foro situaci de llegitimo defènso

n'i o plu de drei

                     plu de civilaci

Ne reisto plu que lo barbaro vioulenço de doua força

fuguesso l'uno legalo

en uniforme d'Eitat

 

*   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *

 

                          LA PIETRA

 

Una pietra scabliata contro una persona

                          NEGA

l'essenza umana di questa

e forze perfino che lei è un essere vivente

Quando delle pietre sono scagliate dai due campi

tranne situazione di le gittima difesa

non c'è più diritto

                        più civilità

Rimane solo la barbara violenza di due forze

fossa l'una legale

coll'uniforme dello stato 

 

©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

 

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 06:42
Michel-Ange – Le jugement dernier

 

 

 

 

 

éteindre en moi

ces restes d’incendie

qui ravagent ma peau

et couvent encore

les morsures

de leurs exigences

 

ces destins enfiévrés

où la mort

en vif compagnonnage

a bu jusqu’à plus cendre

dans l’écuelle

des jours

 

je me suis battu

à l’extrême

de mes écorchures

aux carrefours

magnifiques

de leurs patiences

 

j’ai enkysté leurs peines

dans mon propre corps

et mes nuits sans limite

pour alléger un peu

les méfaits des affres

qu’ils ont voulu partager

 

et je me retrouve parmi eux

sans lumière et sans fard

devant la porte de bronze

où l’on va me juger

tel en Celte affamé

qui a rendu les armes

 

éteindre ensemble

ces révoltes, ces brandons

qui nous ont fait vivre

avant l’autre voyage

pour lequel on oublie

son passeport dernier 

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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