Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 06:23


 

 

en ce temps là
tu étais ma voisine
je n’avais de yeux que pour toi
toi la femme presque accomplie
et moi l’homme en devenir
quelques poils au menton l’affirmant

 

l’avenir semblait nous appartenir
et pour nous, l’éternité
était encore notre réalité
ne pouvant imaginer
dans notre ingénue naïveté
que la mort serait notre avenir…

 

tu devais devenir ma femme
c’était écrit dans notre ciel
mais un jour ton regard
vers un autre s’est tourné
tu m’as oublié, rejeté, écrasé
pour toi, je n’étais plus rien

 

d’un seul coup
l’éternité s’est effondrée
ne voulant plus rien dire
l’amour que nous partagions
était bien mort
avec la signature de ton visage sans remord

 

pourquoi tant de méchanceté ?
que t’avais-je fait
qu’attendais-tu de moi
sans jamais me l’avoir avoué ?
je n’était pas devin
j’étais juste ton amoureux…

 

ta cruauté quotidienne
a enterré mes belles années
sans discours ni sermon
tu m’as jeté comme un déchet
tu ne m’as plus offert que ton mépris
alors que je t’aimais encore

 

et je m’en vais
sur ma route solitaire
vers un avenir qui n’a plus de sens
puisque tu ne le partageras plus
illusions ne rime pas avec vérité
l’une fait rêver là où l’autre fait mourir…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 19 mai 2021  

 

 

 

 

     
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 06:37

Jean, la lecture de vos poèmes m’en a inspiré un, en remerciement, pour vous.
Amicalement


Poète mon ami, ton chant désespéré
Tout au long de ta rue, et de tes chemins creux
Appelle la femme, qui un jour t’a manqué
Oiseau insouciant, parti sous d’autres cieux.

 

Tu n’as pas oublié, miné par le chagrin
Ta colère se tourne vers ce monde insensé
Que tu ne comprends plus, lassé de son dédain
Pour les êtres blessés,
Pauvres, désemparés.

 

La révolte t’étreint, tes mots sont des brûlots
Tu appelles au sursaut des hommes oublieux
De la vie d’avant, quand tout était plus beau
Joie et insouciance, loin des calculs haineux.

 

Par leur véhémence et leur sincérité
Reflets de ta tristesse et de ton désespoir
Tes paroles interpellent, disent ta vérité
À la fin dispersées par la brise du soir.

 

Un matin joyeux dissipe ta détresse
C’est dans les mots d’amour, émouvant messager
Que tu trouves la paix, que plus rien ne te blesse
Animé par l’espoir d’aimer et d’être aimé.

 

©Bernard Delpech 
 
 

 

 


 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 06:30


 

 

 

Rien n'est moins aisé que d'écrire
Prendre le parti de la Beauté
qui frise parfois la démence
et respirer, pleurer, vivre à sa mesure
Il faut le lâcher- prise adolescent
la foi et la magie du chaman
une confiance ( qu'on fiance)
au Big bang créatif des pensées
obéir à la vive morsure du Vrai
et à la fièvre imaginative
pour mettre à jour la nuit
qui vous traverse
et vous enfante
avec ses fulgurances
Il faut un souffle vital d'enfer
pour assumer le coup de foudre
capable de sacrer ce qui ne doit périr
Il faut savoir écouter sa primitive mer
bercée d'hippocampes et de léviathan
cette eau qui éclabousse, souffle sur les brûlures
remue à la fois les épaves et les nacres
cette eau abreuvée de ciel et qui y retourne
tandis que brillent dans les replis du sombre
les attentives moires du mystère

 

Rien n'est moins aisé que d'écrire
décrypter l'indicible et livrer sa lumière
battue de troubles, plombée de galères
Il faut une vie...peut-être deux...

© Jeanne CHAMPEL GRENIER                  
 
20-4-2021

 
 

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 06:26


 

 

Un corps dont l’imagination
Parvient à se représenter
Des morceaux imbriqués
Dans une forme étrange
Sans reconstituer
Le plan
L’image !

 

Prélude à quel enfantement
Que ce ventre mâture
Enflé de quelle proche géniture ?
La création pose problème.
Que peut-il y avoir avant ?
Et qu’en restera-il après ?

 

Toute oeuvre en train de naître
Est déjà sur son déclin.
Le foetus perd des neurones
Et le sait-il quelque part ?
Un organisme a-t-il idée
de sa désorganisation prochaine ?


©Louis Delorme  

Extrait du recueil « Alternances » aux éditions Thierry Sajat  
         

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 06:42

Editions France Libris, 2021

 

Ici, toute la terre se repose de sa fécondité et tout son bonheur est tendu entre deux gazelles et deux nuits distantes à peine d'un pli dans la lumière et le défi tranquille de l'horizon imprenable.

Lorand Gaspar, in Sol Absolu

 

C'est certainement pourquoi dans ce recueil, nid de lumière, l'auteur traverse les branches, les nuées, pour inscrire la plénitude de la nature dans ses phrases alors que le soleil comme volaille rousse se couche doucement.

 

Jeanne Champel Grenier sait très bien accorder son dire, son ressenti, à son environnement ; elle en restitue les pulsions, les odeurs, les cris, les battements d'ailes de l'oiseau qui ne se demande pas pourquoi les astres alignés par les hommes s'allument sous la lune ...et qui dort, la tête au creux de ses rêves, alors que sa cervelle d'oiseau lui en dit long sur la bêtise des hommes qui chassent et tuent pour une noix de chair, toute une nichée de musique : Bel hymne à la nature.

 

Séparant la brume du vent, l'auteur se faufile dans l'invisible gué, pour y décrypter son environnement, les couleurs dans le foisonnement des plantes qu'elle connaît parfaitement, les rosiers beaux comme une nuit étoilée, les glycines accompagnées d'une haie de violettes, de lilas bleu et d'iris de Florence ; ces rosiers qui se tendent vers la lumière, la tête embrouillée d'abeilles, tel un couvent de novices en prières.

Ne pas oublier que Jeanne Champel est aussi aquarelliste d'où la précise délicatesse de ses descriptions : ce bleu aux milliards de tons que l'on dit ''dégradés'', ce bleu aux camaïeux qui se déclinent à l'infini, ce bleu est en vie, il parle à l'âme.

 

Sans nostalgie, avec une grande douceur, elle retrouve ses souvenirs ; comment ne pas être ému à l'évocation de la maison de son enfance : je revois les couleurs sur les plafonds surpris par l'heure endimanchée, la bouille réjouie des faïences fleuries rangées sur la crédence ; je revois mon enfance et ma tante Louise qui aimait les surprises aux heures du silence.

L'auteur traverse le miroir, l'ombre prend feu, la silhouette d'une main se tend : c'est une île, son île dans laquelle elle s'enlierre, une île où murmure toujours la silhouette de la mère de l'auteur : ton souvenir c'est toujours une écriture de printemps, je garde encore de toi la douceur des lumières qui passent sur les fleurs...je ne t'ai pas perdue, tu es juste devant moi, à quelques pas, je t'aperçois en train d'écarter les ronces sur mon chemin...Superbe ! C'est une présence absence où tout continue de s'engendrer dans la transparence des mots.

L'auteur aime les mots, les roule, jongle avec, balles lancées qu'elle rattrape toujours avec humour et lorsqu'il s'agit de décrire un enfant ''neuf'', elle en invente en jubilant : elle se jupe à fleur du matin et s'aurore les joues de menu fretin, ses cheveux se tobbogandent le soleil et tous les papillons s'antennent de poudrin de chou ; le chat miaule mi-raisin, le rouge-gorge se carrousselle...

L'auteur ne fait pas pourtant l'économie de réflexions métaphysiques: la vie est secrète, elle n'est pas à nous, elle se prête et nous échappe car trajectoires

filantes nous sommes...

 

Planète solaire est un flacon de lumière, une île d'heures opalines qui réjouissent l'âme et l'esprit.

Murmures de l'écho de l'auteur, son rire devient l'ombre de celui du lecteur / malgré les mauvais coups, les coups bas ; oui, la vie, on l'aime encore, on continue à chercher un reflet positif dans son regard.

Regard tourné vers la source, Jeanne Champel Grenier écoute le feu du levant ; elle y puise l'amour, le soleil et ses étincelles ; elle les transmet, en ces temps troublés ; qu'elle en soit remerciée !

La poétesse est une rêveuse d'encre, pétales au souffle de sa plume, étamines pour la nuit de ses lecteurs à qui elle conte les fables de l'espoir, de la vie, du souvenir ; et comme l'écrivait K. Giibran, se souvenir c'est en quelque sorte se rencontrer.

Bien évidemment nous ne saurions omettre de signaler que toutes les illustrations sont de l'auteur, et la mise en page impeccable de Anne Gary Reck

 

©Nicole Hardouin

Partager cet article
Repost0
15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:36
Photo AFP - PHILIPPE LOPEZ

 

Les traductions en occitan limousin et en italien sont de Béatrice Gaudy

 

Paris du glacial couvre-feu
Dans les rues désertées
entre deux patrouilles de police
des hommes des femmes
et même des enfants
    sans abri
    errent
    mangent
se recroquevillent sous une couverture
regardent changer l’année
mais pas leur vie


        * * * *     

Sant-Silvèstre à Paris

Paris dau glaciau coubro-fio
Fin la charrièra desertada
entre doua patrouilla de pouliço
daû omei de la fenna
e memo daû eifant
    sen abri
    erren
    minjen
se recrouquihen sous ‘no cuberto
regarden chagna l’annado
    ma pa lour vido

 

        * * * *     


San Silvestro a Parigi

Parigi dal glaciale coprifuoco *
Per la strade disertate
tra due pattuglie di polizia
degli uomini delle donne
e perfino dei bambini
    senzatetto
    errano
    mangiano
si rannicchiano soto una coperta
guardano cambiare l’anno
    ma non la loro vita
 

*alle 20

 


©Béatrice GAUDY
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 06:33
Photo Jdornac©


 


 
La lumière s’abreuve au creux des rochers, elle s’initie à la dureté,
nous portons la crue rebelle de nos illusions.
Vide au cœur, solitude en bandoulière, fuir l’indifférence, réenchanter la solitude et partager quelques gouttes de rosée.

 

L’hiver range ses tréteaux, les jachères refleurissent, les couleurs percent la brume
passe un vol d’hirondelles.

 

Dans les vibrations du matin, un axe d’or se profile
les héliantes décoiffent la mousse.

 

Sur les manèges, l’amour sourit de nouveau
bec ouvert un oiseau s’envole au-devant du fruit
la lumière fait la roue sur mon corps
lisse les obliques


                                     renaissance.

 

L’amour se suspend à un lit d’impatiences et le ciel a des songes d’alcôves.
Andante, nos yeux se renvoient des flammes
crescendo
corps en accords
remets tes empreintes dans les miennes.
                                 Secret au goût d’airelles.

 

                                                                                                    
©Nicole Hardouin.

In Fontaines Carnivores, éditions L.G.R, Paris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 06:37
Création Ode - Québec © 2004


 


Je ne vends pas du vent,
Je ne donne que du rêve.
Accepte ce présent,
Ta vie sera moins brève.

 

Psyché, je suis plus que ton frère.
Enchante moi en toutes saisons.
Ton ami aime en toi la mère,
Et l'amant devient Cupidon.


Je t'emmènerai tout là-haut
Sur un nuage de lumière,
J'y peindrai ton corps en rehaut,
En amazone, ma Cavalière!


Nous boirons le filtre d'amour,
Transfigurés comme des soleils.
En ton temple, mes nuits seront jour,
Notre fusion sera vermeil.


Sur ce tableau je tracerai
Une longue traînée d'étoiles,
Et mille oiseaux j'ajouterai
Pour chanter VIE sur notre toile.


Je ne vends pas du vent,
Je ne donne que du rêve...
Réalité se vend,
Mais souvent on en crève !


Du rêve à la réalité,
La descente est souvent amère...
Si l'Amour nous a transportés,
Le paradis nous suit sur terre.


Lorsque mes rêves volent au vent,
Bien attachés à leurs fils d'ange,
Les nuages cachent moins souvent
Le soleil, et notre vie change.


Je ne vends pas du vent,
Funambule, troubadour,
Fou rêveur bien souvent,
Je transporte l'Amour !

 

Pierfetz©

2009

 

Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-5fildange.htm

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 06:46


 

 

En bocaux, nous avons mis quelques mots. Comme ces confitures à l'automne des récoltes. Fruits d'une attention pur sucre, de soins que seule une marmite enceinte peut donner à sa progéniture. Brûlure des mots, brûlures des baies. Oui, la précieuse mixture est là, si bouillonnante qu'elle s'avère presque dangereuse. Elle requiert tout à la fois respect et savoir-faire, doigté et zeste de folie olfactive. D'un coup, le branlebas de combat va précipiter le concentré d'amour dans un bataillon de verreries disparates, soudainement transformées en coffres à trésor.


Et le verbe de se cristalliser en phrases, les adjectifs de luire tels des grains précieux, les ponctuations de gonfler une fois dernière en bulles d'or. Ici et là se coagulent poèmes et proses en laves chatoyantes, images nées du feu et de l'ombre, senteurs langagières tout droit échappées d'un bedonnant dictionnaire, fumets régionaux et grands crus d'assonances, moutonnements de rimes en vadrouille et rougeoiements d'italiques comme autant de sucs au bord de chemins perdus.


Dompté par la flamme, voici le graal des mots, tel un concentré de saveurs. Comme si le jardin de la pensée voulait exprimer ses bouquets avant une très longue pause, celle d'une claie ou d'une bibliothèque. Avant l'ultime renaissance sur rétine ou sur papille en extase.


©Claude Luezior
 
        

 


 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 06:51


 


Le Temps est une mesure
une cadence insensée
qui suce la force…
la brûle… l’épuise…
Ce goutte à goutte
corrompt les cellules
et cristallise la chair
mais heureusement
il existe un chemin
une trace d’espoir
où les battements du coeur
ne s’arrêteront jamais !…
L’infini nous entoure
il bruisse en moi
comme en toute créature
issue d’un songe d’étoile
aux lèvres de lumière…
J’ignore ma naissance
et tous les petits pas
qui font de chaque jour
un compte à rebours
jusqu’à cette brutale
et cruelle échéance
qui dévore le souffle
l’identité de l’être
et même sa mémoire !…
Je dois apprendre aux hommes
la chanson de la Vie
cercle magique
où se mêlent
nos mains… nos voix
et nos regards
métamorphose pure
d’un Printemps absolu
qui change notre vécu
et le sang de nos corps
en comète d’azur
que chevauchent les dieux !…

© Victor Varjac
Antibes, 2 février 2013  
 
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume  
 
 
 
 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche