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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 06:44

 

 

 

 


Je suis le long chemin
Qui mène à l’horizon.
Voie prodigue de clarté rosée
Dans la lumière du matin
Je serpente,
Sente en liberté
Parmi les jeunes pousses
Tapies sous l’intime charmille.
Venelle sinueuse
De traverses en lacets pierreux,
Je rêve à me lover dans l’or des blés.
Buissonnier je cueille les parfums de la colline
Et m’enivre des fruits de la treille,
À me perdre de leurres en ombres
Au détour d’un labyrinthe.
Fuyant la sombre sylve
Guidé par une graine d’étoile,
Je me veux fière allée
Saluée par la flèche flammée
De cyprès en quête de l’esprit bleu.
Je suis un si long chemin,
Si loin est la lueur…  
 

©Nicole Portay
 Extrait du recueil « Fileuse d’espoir » aux Éditions les poètes français

                          
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

 
site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog: www.societedespoetesfrancais.net   
 

 
 
 
 

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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:04
Gangotri, expédition à la source du Gange !

 

 

 

 

 

 

L’une après l’autre,

Lâcher les prises

Qui agrippent leur proie.

 

Partir au fur et à mesure

En gambadant comme un cabri.

 

Goûter le thym et la luzerne,

Toutes les saveurs retrouvées.

 

Vers le sommet,

Boire à la source

Au pied du glacier tutélaire

Et de sa fonte nourricière.  

 

© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier  

 


 

 

 

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 06:41
Belle Île en Terre – Panta Rhei : En grec ancien signifie « Toutes les choses coulent » ou « Tout passe »… ©Photo J.Dornac

 

 

 

 

 

Liturgie du geste

Où tout est danse,

Où tout est vie

Qui n’a ni commencement ni fin.

Elle bat dans le vent,

Dans sa caresse végétale,

Aux ventres des pluies qui s’entêtent,

Sous le pas des bêtes,

La charge des troupeaux,

L’aile d’un oiseau.

 

Haletante,

Elle est rêve

Rêve des corps

Corps tournoyant

Brûlant dans la lumière des feux.

Rêve puisé aux tambours des reins

Où tout est vie,

Où tout est danse

Qui n’a ni commencement ni fin.  

 

©Béatrice Pailler

 

Recueil Mouvements-Panta Rhei

Editions La Porte 2017

 

(Commande chez Yves Perrine : 215, rue Moise Bodhuin 02000 Laon Prix public 4€)  

 

 

 

 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 07:09

 

 

 

 

                                                                           Nos âmes devenaient

                                                                           Des étoiles siamoises.

 

 

 

Donne-moi ta main,

Laisse-toi couler silencieux

Dans l’ombre de mon être ;

Ta bouche effleure mon visage

Et mes paupières se ferment

Sous ton souffle ;

La paix suprême m’envahit

Dans l’étreinte des âmes.

Notre destin doucement s’inscrit

Sur les ailes du temps,

Et ton bras où je glisse mes doigts

Ne s’étonne pas.

Car nous sommes au-delà

Du jeu de la conquête,

Pénétrant dans la suavité

Des milles plénitudes.  

 

©Denise Bernhardt


Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.


 

 




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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 07:04
Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) - Crédit photo : Christian Aussaguel

 

 

 

 

S’il n’y avait pas


Eu la beauté


Du chant du chardonneret

 

S’il n’y avait pas


Eu ça


À mes oreilles


À mon premier réveil

 

S’il n’y avait pas


Eu l’émoi


La poésie dans le regard de mes parents

L’avenir... comment ?


L’avenir... sans moi !

 

S’il n’y avait pas


Eu la beauté


Du chant du chardonneret  

 

© David Chomier

 

 

 

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 






 

 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 06:28

 

 

 

I.

Cette impassible solitude
Des vertigineux vergers de câpriers !
J’écoute, l’âme transportée,
Le chant saisissant des buissons et des arbres.
Ça sent si agréablement
La boue vivante des sentiers broussailleux
Et la pluie tombée des frondaisons.
Cela noue mon cœur et dilate mes songes.
Et cette élégante impassibilité des hérons
Dans le royaume silencieux des marais.

II.

Je pense soudain à Thérèse Neumann,
À sa mystérieuse théologie de la Croix rédemptrice
Et à la violence ardente de son destin !


Ah mon ange, que faire
Des blessures profondes et tenaces de nos vies,
Comment retenir près de nos cœurs
Les êtres que nous aimons
Et qui, pareils à l’éclat éphémère
Et éblouissant d’une comète
Nous quittent en laissant dans nos poitrines
Le tourment de leur insupportable absence !


Oui, que faire, mon ange,
De cette étonnante maniabilité des mots ?


Ô vie, arbre infiniment ramifié et feuillu,
Lumière du soleil et clarté du divin,
Musicienne des couleurs et mystique de la lumière !


Mais voilà que tous s’en vont,
S’en vont, s’en vont
Laissant derrière eux
L’incandescence tragique d’un océan de douleur !


Ô âme avance,
Viens à la rencontre de la Nuit, âme !  

©Athanase Vantchev de Thracy

 

 

 


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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 06:34
arcimboldo Vertumnus

 

 

 

Dans tous les cas où l’occasion se présente à nous, il s’agit de brosser le portrait d’un rêve arrivé à maturité d’après nature.

Un seul petit grain de fantaisie est souvent plus que suffisant pour qu’une poignée de paroles en l’air devienne aussitôt un poème au goût fruité et, cerise sur le gâteau, ne manque pas non plus de piment, surtout lorsqu’il vous asperge d’un parfum délicieusement exotique.

 

Un être inventif est censé produire au lieu de se contenter de reproduire, à l’abri dans son jardin secret, où il ressent les vers durs à fleur de peau et les vers lents comme un monde à l’envers imprimé par erreur à l’intérieur d’une feuille de chou au tirage extrêmement limité.

 

En résumé : quelques pétales par-ci, quelques pépins par-là… Ne vous inquiétez pas, cette vision des choses est plus que raisonnable.

 

Bien entendu, sans le recours à l’écriture, il est clair que la personne concernée deviendrait presque un légume.

 

Il est logique aussi, parfois, qu’une voix se répercute à l’infini ou se plante après n’avoir pourtant osé lâcher qu’un seul mot de trop.

 

Enfin, bref ! Si vous pouviez lui concéder juste un espace vert afin qu’une âme charitable ait l’excellente idée d’y insérer sa bio, plus tard, quand beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts, il se peut que, grâce à vous, l’on ne soit plus alors enclin à raconter des salades et que ce dont nous avons hérité ne compte pas pour des prunes.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 07:10
La Joie de Vivre – Dimanche au Bord de la Mer, Paul Signac, 1895-1896.

 

 

 

 

 

Effeuiller la joie


Égrener des rires


Moudre le blé de l'espoir


Jeter ses peurs aux orties


S'ouvrir, s'étonner, s'émerveiller


Être curieux de tout


Célébrer le quotidien


Voir le magique qui se cache derrière le banal


Traverser l'hiver à force de printemps


Être une lampe allumée non pour être vu mais pour donner à voir


Briser les verrous


Pulvériser la haine


Semer la paix


Être soi même la chance


Savoir demeurer dans l'énergie des commencements


Explorer ses espaces intérieurs 

Traverser ses propres labyrinthes


Faire face à la mouvance de la vie


Glaner des mots d'amour et les offrir comme on offre des roses...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

 

 

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 06:45
Photo J.Dornac

 

 

 

 

A la pointe du ressac

la mer ne lance plus ses jupons d’écume

pour faire l’amour avec le goéland

rageuse, la houle écharde les rocs

balafrés d’écume

le râle du minéral mutilé

s’élargit en sombres elébores

pour célébrer au fond d’une grotte

la messe des gisants

sur la grève rôdent des odeurs d’encens

les galets patinés entonnent

le requiem marin

taciturnes les caravelles s’ensouchent dans le sable

secrètes liturgies pour oraisons marines.  
 


 

©Nicole Hardouin.
 

 


 
 


 

 

 

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 07:05
Peinture "dans tes bras" Edouardo Rodriguez

 

 

 

 

 

Sans t’aimer

Beaucoup de temps

Me fût perdu

Mais depuis que je suis

Dans tes bras

Un rayon de soleil

S’est enroulé autour de mon âme

Qui réchauffe mon cœur

En moi tu es partout

Même dans les espaces de ton absence.  

 

©Eliane Hurtado

 

 

 

 

 

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