Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 06:56
auxbellespensees.centerblog.net

 

 

 

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

Gestes désespérés

cherchant le plaisir

 

illusion envolée au matin

telle un oiseau craintif

 

vide de l’âme

repoussant le souvenir

 

frissons du corps

contre cœur meurtri

 

vif désir à peine né

fragile comme un nourrisson

 

Pourquoi ces amours-là

qui n’en sont pas ?

 

©Kathleen HYDEN-DAVID

 

Extrait de « A cœur ouvert » Éditions France Libris 2019



 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:07
Maternité (1893), Elin Danielson-Gambogi

 

 

                                                                       A ma mère

 

 

Le long mûrissement

des jours

enfante la moisson

cachée depuis toujours

qui ressurgit chaque fois

lorsque nous croisons

notre pierre de naissance…

L’Automne par bonds successifs

invente un paysage

où flambent les couleurs

figures changeantes

en mirages de Signes…

… chants profonds des arbres

Montant des racines…

… parfums mélancoliques

d’une heure trop brève

où le peintre un peu fou

met toute sa Vie

dans l’arc en ciel

de son pinceau !...

Sur le chemin paisible

tu poursuis Maman

au bras de l’univers

cette marche admirable

vers l’invisible point

où s’accomplit le miracle…

Quatre-vingt-huit années

de tempêtes et de joies

entre la solitude

et le cri des blessures

avec toujours la foi

la force et le combat

pour un autre futur…

Ce jour anniversaire

révèle les sentiers

invisibles et secrets

qui comme les ruisseaux

murmurent à ton oreille

la berceuse du cœur

qui protège ta Vie !...

 

© Victor Varjac

Antibes, 29 septembre  2012

 

Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 06:28
Photo J.Dornac©

 

 

 

 

Ici le ciel est tombé tout entier

dans le grand bassin bordé d'ajoncs

et ce n'est que surprise et battements d'ailes

Cols verts, pigeons, hérons ou tourterelles

se noient peu à peu dans le firmament

 

Glissement de silence perpétuel

Et pourtant l'eau d'en haut et l'eau d'en bas

continuent de converser

L'azur à mes pieds s'évanouit lentement

et puis revient comme l'âme de fond

On ne sait quelle était sa position originelle

 

Il se devine entre deux profondeurs

un bleu de Klein qui se décline

en douceurs et transparences divines,

si émouvantes que le vertige vous prend

et qu'il est bon de s'adosser à un tronc

sorte de mât aux cordages de lierre

 

Où est la terre ? Quelle est cette île ?

Où est la vraie position du monde ?

Canopée d'algues alanguies palpitantes

où se suspend la lumière en tremblant

ne permettant plus de différencier le haut du bas

Vertige de manège d'enfant...

 

Passe ondulant un rayon émeraude

qui ne dit pas son nom

suivi d' un tendre remous vaporeux

Poudroiement et silence d'or 

Ni souffle de vent

Ni clapotis

 

Les jacinthes d'eau à l'étiage

ont des renoncements d'Ophélie

dans les draps frissonnants des nuages

que l'ombre d'un grand saule bleuit

 

Reflets mêlés d'indigo, d'or et de turquoise

qui se noient dans le vert des feuillages

à peine teinté du bleu des lavandières

Blancheur des ibis tombés des prières

Douceur des pigeons à gorge d'ardoise

 

Ici, les constellations de saxifrages

ont un parfum de vanille et de miel

 

Vitrail vivant émergeant du rêve de Dieu

Tel est ce jardin d'eau illuminant les lieux

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 06:42
"Just breathe" de Chrissy H.

 

 

 

 

 

Lorsque vos mains se referment sur une déchirure et que les anémones s’inclinent, pousse d’hiver en recherche de chaleur, suis-je feu de brousse dans le glissement des ombres ? Débris flammés enveloppés de bure, braise pour un nid cendré, onde mendiante venue des contrées lointaines, je ne sais plus.

 

Lorsque, indifférente à mon désarroi, la lune bâille tenaillée par le vent et que les étoiles tremblent contre la galaxie des rêves en ébauche, suis-je  frileuse dans les rets de l’enfer ?

 

Harmoniques sans partition, lèvres en gémir à la douane des chimères, je ne sais plus.

 

Lorsque les mots s’effilochent aux berges du vertige et qu’une plume, valse lente, calligraphie un ciel déchiré de regrets, je suis un oiseau sans ailes au bord d’une source de silence.

 

©Nicole Hardouin

 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 06:24

 

 

 

 

Si je suis lasse de tous ces maux,

De toutes ces guerres,
Des regards jetés trop fiers
Des feux, du fer, de l’eau

Des immondes ignorances
De ces incohérences...
Si je suis lasse de tout ce temps

Violant, volant, violent

Explosant le présent
Dans le désert des serments...

 

Mais je ne suis pas lasse de t’aimer...

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 06:29
Alfred de Musset, Souvenir – Aquarelle d’Eugène Lami

 

 

 

 

19 janvier

Les scènes du préau ravivent la mémoire,

Souvenirs imprécis dans le passé béant.

Entre deux, l’existence et son grand champ de foire,

Avec maint épisode enfui dans le néant.

 

20 janvier

Le dernier épisode approche à pas de louve

Cherchant pour ses petits quelque chose à croquer.

L’esprit est resté net, mais le corps désapprouve,

De fatigue accablé, prêt à se disloquer.

 

21 janvier

Autrefois, la fatigue était la bienvenue.

On aimait revenir au bercail, au repos.

Maintenant, chaque geste en fait nous exténue

Et l’on recherche un port où demeurer dispos.

 

A suivre…   

 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier
 

 

 



 Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 06:27
Edvard Munch, Mélancolie

 

 

 

                                                          Dédié au généreux semeur de poèmes, Jean Dornac

 

 


Triste réminiscence,
C’est le retour d’un vent servile
Aux émanations anonymes.
Trahissant le meilleur de l’humain,
Il froisse et musèle    
Les signes mellifères.
Poignets liés au seuil
Du sanctuaire de l’éveil,
Le poète ne cesse
De tremper son stylet rebelle
Dans le sang des mots altérés.
Il anime les lettres en agonie
Les martèle,
Les cisèle finement,
Les modèle sur les pages en larmes,
Les grave en partage
Sur le bois, la pierre, les pavés, les piliers,
Sur les feuilles qui d’un envol
Se régénèrent au mystère
Des flambeaux célestes.
Patiemment, de son cœur en pleurs,
Il baigne la beauté libérée.
C’est la résurgence du fleuve des mots
Gorgé de lumière
Sur les terres censurées.
 

©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
site: www.societedespoetesfrancais.eu        
blog: www.societedespoetesfrancais.net         

 
 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 06:48

 

 

 

 

 

Pour te laisser en paix

Je dérivais sur des mers inconnues,

Parcourue par la vents salés

Perdue dans les embruns.

Aussi je m’arrimais

Dans un port de hasard.

Des algues lascives

L’étreinte fut suave,

Et leurs langueurs

Sur ma coque émoussée.

Ses doigts caressaient

Mes paupières noyées,

Sa bouche me sauva

De la peur des abîmes,

Et son corps m’entraîna

Vers les grèves offertes.

Mais une fois que je fus

Repue, désaltérée,

Se réveilla la peine.

A nouveau mon âme

Etait emplie de toi.

Et je suis, tandis que m’emportait

La vague souveraine,

Qu’inexorablement je revenais

A mes amours premières.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 06:45

 

 

 

 

 

Telle la lumière plissée

D’un œil qui se garde,

La craie du jour glisse

Des moucharabiés de verdures.

Au socle du soir,

Une brume calcaire,

Sonnant doux,

Cueille à petit glas

Le rêve.

Sous la paupière

Le mur se délite,

Lamelles sur l’œil mouché.

 

La fenêtre semble nue,

Cernée d’une ecchymose.

Visage du soir,

Visage de verre,

Le carreau respire

Métissé d’incertitude.

L’œil

Dans le temps

Cale la fenêtre

Et dans l’embrasure,

Ne cherche plus mais accepte.

 

Visage calqué sur le soir,

La vitre a disparu.

Et dans l’œil en suspend

Le mur n’attend plus son rêve ;

Il l’est devenu,

Tout à la fois marbre et sciure.

 

©Béatrice Pailler 

 

 Revue Traversées N°88

https://revue-traversees.com/les-auteurs-de-traversees-2/

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 06:49

 

 

 

 

 

La lutte est sanglante

Et semble sans fin

 

Tantôt un vainqueur
Une saignée plus profonde

Vaines veines éclatées
Tout se remet
La lutte reprend au cœur

D’un niveau plus immonde

 

La lutte est sanglante

Et semble sans fin

 

Les coups sont mortels

Mais nul ne meurt

Increvables ces deux moi

Eh oui, regardez-moi

Victime éternelle

D’une (cruelle) lutte intérieure

 

© David Chomier

  

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche