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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:39
Photo Tibet - Martin Beaulieu©

 

 

Au clair matin du jour chargé de soleil sur mes plaines
Je regarde les cieux, souris, m’apprête, preste
Et je vais boire ailleurs les eaux de la fontaine
En soupirant vers qui me viendra de l'Est

Mon pays est de ceux où baignent les ambres
Aux désirs antiques venus d’inatteignables chambres
Il est un pays imaginaire, il est un pays, mon pays secret
Celui que j’habite en tout temps, seule, sans nul regret

~*~

Des orfèvres de là-bas cisèlent des légendes
Filets entremêlés aux parures les plus rares
Esquisses de trophées d'or, belles offrandes 
Corbeilles fabuleuses où mon désir se pare 

~*~ 

Voici venir celui qui surpasse les ors
Précieux à jamais, tellement désirable
J’incline vers lui, il porte des trésors
Depuis toujours j’en connais la fable

~*~

Je suis moite du parfum de vanille dont suintent mes paumes
Qu’à la seule idée il viendra, son navire chargé de présents
De livres, de cuivres et d'étoffes de tous les royaumes
Enfin, il sera là le conquérant, il sera là mon amant

~*~

Il embaumera des encens les plus rares
Et sur nos chairs enlacés là où l’âme bat
Ravissant, superbe, qu’à nul je ne le compare
Les étoiles et la lune seront témoins de nos ébats

~*~

Nous serons sans nul pareil ainsi sera notre alcôve
Dévoilant mon ventre ivoire et mes seins d’ambre
Unis dans un charmant ouvrage comme des fauves
Dans les tendres effluves de vanille et de gingembre

~*~

Que de délicatesse noble et de grâces jolies
Ferons bombance d’amandes et de miel vivifiant
La figue, la mandarine se feront au soleil de nuit
Ainsi triompheront nos plaisirs ardents 

~*~

Mais la longue attente est amère à ma couche
Le désir brûle en mon ventre et mon sein
Que vienne le jour où il viendra y poser la bouche
Plaise aux dieux de ne me réserver un cruel destin

~*~

La rencontre de nous deux est exigeante au fil du temps
Une brume épaisse et floue le dérobe à ma face
Se dénouent mes cheveux en de longs flots rougeoyants
Sur mes épaules nues que seule la lune cette nuit embrasse

~*~

Vents d’Est et du Nord, soufflez vers ma couche
Conduisez mon cher amant dans mes draps de cannelle
Qu’il me couvre de son ombre et de sa bouche
En ces odeurs de nous que le désir emmêle

~*~

Mélange de rêveries aux odeurs de vanille et parfums exotiques 
Rêveries nordiques pour pays chauds, pays des amants
Magnifique voyage aux odeurs portées par les vents antiques
J’y reviendrai encor car ils varient avec le temps



Ode©

3 mars 2004



Création de la page
 Ode©


 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/parfums.htm

 

 

 

 

 

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 06:21
La divine comédie par Domenico di Michelino d’après l’œuvre de Dante — Jastrow, Photographie personnelle

 

 

 

 

 

 

Dans les ténèbres de mes angoisses

Je vous appelle, vous que j’ai aimés

Vous sur qui mon cœur se reposait

La vie, sans compassion

Vous a arraché à mon amour

A l’amour sans nuages…

 

Pour aimer encore

Il faut que je combatte

Mon double en moi

Qui ne veut que hurler

Que montrer le poing

Contre le ciel indifférent

 

J’ai vu les cieux s’ouvrir lors d’un songe

Ceux qui l’habitaient,

En nous regardant

Etaient triste ou pleuraient

Et, au centre, de l’intense lumière

S’échappait un flot humide et amer…

 

J’ai vu un autre soir

S’ouvrir le sol sur l’enfer

Là, contemplant

La brutalité stupide

Des humains ivres de pouvoir

Les démons et leurs chefs riaient à la folie !

 

Ils se frottaient les mains

Voyant des rois, des présidents

Des évêques et des cardinaux

Qui bientôt allaient les rejoindre

Pour un feu sans flamme

Qui brûle les cœurs à l’infini

 

Il n’y avait pas que des puissants

Des gens qu’on dit « petits »

Allaient aussi être cueillis

A cause de leurs médisances

Des mensonges sans nombre

Des jalousies parfois criminelles

 

Mais le plus grand nombre

Sans le savoir encore

Allait rejoindre les ténèbres

Surtout à cause de l’argent

Adoré comme étant l’unique Dieu

Celui qui autorise tous les crimes…

 

Effrayé, malheureux, angoissé

Je me réveillais enfin

Ne sachant si j’avais rêvé

Ou si j’avais eu le droit de voir

Pour savoir et le dire

Dans mes mots avec cœur…
 

©Jean Dornac

Lannion, le 1er juillet 2019
 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 06:23
L’herbe est toujours plus verte ailleurs… Photo de James Rickwood

 

 

 

 

 

Tu aimerais comprendre

Et la rassurer

Tu aimerais être sûr

Qu’elle part au loin

Et que c’est aussi bien

Tu imagines c’est certain

Qu’elle va trouver demain

Les réponses aux questions

Que tu enfouis au plus profond

Tu aimerais comprendre

Et te rassurer

Elle s’en va réconcilier

Chanter les blessures

Combler les fissures

Que tu gardes en secret

Et c’est à tout jamais 

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/    

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 06:31
Dessin de Jeanne Champel Grenier inspirée par une fresque

 

 

 

 

 

Le ciel était d'un bleu comme seule l'Italie les invente

Avec de profonds degrés, des douceurs émouvantes

La chaleur épongeait les ombres les plus denses

Des cyprès de cigales assoiffés de silence.

Alourdie que j'étais de mes siècles passés,

Les yeux défaits, le cœur en déshérence

Ne sachant pas de quoi demain serait tissé,

J'entrai dans la chapelle isolée de Giotto...

Que ne l'avais-je visitée mille ans plus tôt !

 

Il me sembla voir le ciel, les nuées s'engouffrer

Avec moi, tant le fond et la fresque étaient bleus

Çà et là sur la paroi céleste volaient des anges,

Des anges gais comme on n'en voit nulle part

Oiseaux ou papillons, créatures en suspens

De pures figures rêvées simplement oubliées

Et naïvement présentes en gestes familiers.

Tendrement penché, Saint François d'Assise

Versait la manne en poussière dorée

Devant les oiseaux rassemblés sur la terre :

 

Communion du silence dans les mains du mystère...

Tout en buvant à pleins poumons

Au bleu profond des voûtes de l'église

Je crus entendre une voix au milieu des nuées

« Quoi de plus doux en ce monde enténébré

Que le chemin de Giotto qui mène à Assise »

Je calai bien mon âme entre deux pierres d'or

Et sortis retrouver ma dépouille dehors

Après quoi je repris ma vie démesurée

Avec un grand trou bleu dans le cœur emmuré.  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

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15 juillet 2019 1 15 /07 /juillet /2019 06:51
©Dessin de Louis Delorme

 

                                  à Jean Dornac, le poète ami des poètes.

 

Elle est belle la vie quand s'ouvre son printemps !


Et qu'on se sent gaillard pour conquérir ce monde,


Quand le moindre rayon de soleil nous inonde


Et que pour l'aventure on est toujours partant.



 

Elle est belle la vie quand s'ouvre à deux battants


L'espérance sur quoi notre avenir se fonde,


Et qu'on sait conquérir tout terrain que l'on sonde,


Lorsque pour le meilleur on se veut existant.



 

Elle est belle la vie lorsque l'on prend son temps


De se connaître un peu pour entrer dans la ronde,


Lorsque chaque passion, la raison la féconde


Et que l'on sait toujours y trouver son content.



 

Elle est belle la vie lorsque, de chaque instant


On tire quelque chose et que l'amour abonde


Pour tout ce que l'on fait, que de chaque seconde


Ce qui sort on le prend sans besoin d'excitant.



 

Elle est belle la vie lorsqu’un aîné nous tend


La perche qui permet de ressortir de l’onde


Pour un nouveau départ du cœur qui vagabonde, 


Elle est belle la vie quand s'ouvre son printemps !



 

Qu'elle est belle la vie quand s'ouvre son été !


Et qu'on prend du plaisir à traîner sur la plage,


Qu'on lit de vieux bouquins, qu'on soigne son bronzage


Et que l'on peut bénir sa mère d'exister.



 

Elle est belle la vie qui dit la vérité,


Loin de la comédie, des meurtres, des carnages,


Quand on peut profiter de tous ses avantages


Et que l'on vit dans un pays de libertés.


Elle est belle la vie dans sa tranquillité,


Quand la région n'a pas à souffrir du chômage,


Quand la richesse est là mais qu'aussi l'on partage


Le travail et ses fruits, les soins et la santé.



 

Quelle est belle la vie dans sa complexité !


Quand on admet toutes les tailles de bagage,


Quand on accepte l’autre et son propre langage 


Et que l’on sacrifie à la seule beauté !



 

Qu'elle est belle la vie dans la sincérité !


Quand on a des élus pacifiques et sages,


Quand elle s'épanouit et que rien ne l'outrage :


Elle est  belle la vie quand s'ouvre son été !




 

Elle est belle la vie lorsque vient son  automne


Qu'on peut lâcher du mou, prendre un peu de repos,


Mais qu'on sait s'occuper, être  toujours dispos


Pour aider son voisin qui vit seul, sans personne.



 

Elle est belle la vie lorsque le chat ronronne !


Tu ronronnes aussi buvant tous mes propos,


Quand on sent que l'on a l'amour à fleur de peau,


Et que la cloche au loin paisiblement nous sonne.



 

Elle est belle la vie quand on dit : " Je pardonne !


A ceux qui m'ont blessé par de méchants propos,


Quand on vit simplement sans trop payer d'impôts,


Qu'on sait que tout s'enfuit, que tout nous abandonne.



 

Elle est belle la vie loin du canon qui tonne,


Quand on laisse la ville et ses leurrants appeaux


Quand on sait que l'agitation, c'est du pipeau


Qu’à la nature, au charme des bois l’on s’adonne.



 

Elle est belle la vie quand rien ne nous étonne


Mais qu'on peut s'étonner en voyant un crapaud


Traverser la route avec ses œufs sur le dos


Elle est belle la vie quand s'ouvre son automne.




 

 

Elle est belle la vie quand surgit son hiver


Et qu'on sait profiter des dernières vacances


Avant le grand départ, qu'on mesure la chance


Qu'on a d'avoir tenu malgré quelques revers.


Elle est belle la vie lorsqu'on s'est bien offert


Pour remplir son devoir afin que tout avance,


Regrettant seulement qu'elle ne recommence


Malgré certains moments où l'on a trop souffert.



 

Elle est belle la vie en dehors de l'enfer


Des bombes, des fusées, très loin des ambulances,


Loin de la barbarie, loin de l'intolérance,


Des exodes, des camps, des départs, des transferts.



 

Elle est belle la vie du moment qu'elle sert


De l'air, de l'eau pour tous, du pain en suffisance ;


Elle est belle au-delà de tout ce que l'on pense


De tout ce que l'on rêve en dépit de l'hiver.



 

Elle est belle la vie lorsque c'est un concert


Où tout homme a son rôle avec intelligence,


Où l'on sait accepter toutes les différences


Quand le cœur de chacun n'est jamais un désert.  

 

©Louis Delorme  

Extrait de Chansons que tout cela - 35ème volume


à Paraître chez Thierry Sajat éditeur

 

 

 

 

 

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 07:42
Des "gilets jaunes" dénoncent des violences policières, le 2 février 2019 à Paris AFP/Archives - Zakaria ABDELKAFI

 

 

Traduction en provençal de Béatrice Gaudy

 

 

 

Je parlerai des fleurettes

pour ne pas parler des coups

des gazages des gardes à vus

                abusifs

 

Je parlerai du merle de la mésange

pour ne pas parler des journalistes

délibérément blessés

         de la liberté attaquée

 

Je parlerai de la paisible nature

pour ne pas parler de la violence d’Etat

qui s’abat sur toute contestation

de la répression qui peu à peu abat

              la démocratie

 

 

* * *

 

 

Parlarai de la floureta

pèr ne pas parla daû co

daû gazagei de la garda à visto

    abusiéu

 

Parlarai dau merle e dau pamparrin

pèr ne pas parla daû journalista

deliberadamen blassa

      de lo liberta atacado

 

Parlarai de lo pasible naturo

pèr ne pa parla de lo vioulènço d’Eitat

que s’abat sur touto countestacioun

de lo repressi que pau à pau abat

           lo democracio  

 

©Béatrice GAUDY

 

 

 

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 06:19
Mercy est née à bord de l'Aquarius en mars 2017. Crédits : SOS Méditerrannée

 

 

 

 

 

d’un geste, elle ajuste

ses haillons ténébreux

 

l’enfant sans âge se colle

à un sein lactescent

 

sur le pavé se confondent

leurs corps de misère

 

sa main tend une maigreur

aux limites de la décence

 

une main défroquée

jette une piécette

 

une autre se signe

pour stériliser la scène

 

devant l’Opéra Bastille

deux êtres embastillés

 

dans leur dos, on époumone

une très lyrique tragédie

 

soudainement vomie

par les tranchées d’un métro

 

la foule acide part

à l’assaut des ombres

 

tandis qu’un sein vide

inutilement ballotte

 

là, une paume pour rien

l’autre étreignant le nourrisson

 

image corrosive, image

d’une errance qui s’achève

 

vierge à l’enfant  

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 06:24
©Photo Jean Dornac

 

 

 

 

 

Quand l’heure n’est plus

qu’un visage qui brûle

le paysage devient une grimace

qui se laisse mourir

dans la poussière du soir…

 

Le ciel bouillonne et s’effondre

comme une irruption

hurlant ses couleurs…

 

L’invisible dégrafe

la longue robe noire

du rêve encore assis

sur la branche d’un saule…

 

Les bêtes et les fleurs

s’estompent et se dispersent

dans l’espace couché

au milieu des racines…

 

L’ombre n’a pas encore

ouvert les yeux

mais déjà le monde s’engloutit

dans la clarté

qui se referme…

 

L’image disparaît

au bras d’une prière…  

 

© Victor Varjac

Antibes, janvier 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 06:10

 

 

 

 

 

Sur le grand tableau noir

De l'école du passé


Je conjugue l'espoir


Au plus que parfait.

 

J'additionne les jours

Du bonheur au carré

Et refais la dictée


De l'Ecume des jours.

 

L'histoire et la géo


Ne sont pas révisées ?

Qu'importe la météo,

Je préfère y aller !

 

Je compte sur mes doigts

Et cet anneau de bois...

Déjà du grand tableau

Disparaissent les mots

Dès que la cloche sonne...

Sonne... sonne... résonne...  

 

©Lydia Montigny

 

 

 

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 06:27
Tableau de Lydie Godbillon

 

 

 

 

Les joyaux de Mère GAÏA, nous traversent.

Ils font de nous, les porteurs de Lumière

De la nouvelle énergie de l’Amour inconditionnel.

L’Ame-Our de la terre s’expanse,

Nous imprègne de la beauté cachée de toute chose.

Nous pénétrons au Cœur du monde,

Au Cœur de nous-mêmes.

L’Ame de GAÏA, nous révèle ses secrets,

Elle ouvre les portes de ses trésors,

Pour célébrer ensemble, la venue de temps nouveaux.

 

©Lydie Godbillon


 

 

 

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